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L'Afrique du Sud durcit la réglementation sur la chasse légale au rhinocéros

Publié le par Gerome

L'Afrique du Sud a décidé de durcir la réglementation de la chasse dès lors qu'elle implique un rhinocéros, imposant la présence obligatoire d'un inspecteur de l'environnement «du début jusqu'à la fin» de la chasse. Cette mesure, signée le 30 mars par la ministre Edna Molewa, sera promulguée «en avril», a précisé Albi Modise, porte-parole du ministère.

 

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L'objectif des autorités est de crédibiliser un secteur important pour l'économie et le tourisme en Afrique du Sud mais source d'abus, alors que l'Afrique du Sud connaît une inquiétante progression du braconnage.

Image ternie de la chasse légale

Plusieurs affaires ont terni l'image de la chasse légale, des trafiquants détournant les permis obtenus sous des prête-noms pour monter des trafic de cornes à destination de l'Asie sous couvert d'exportation de trophées de chasse. Désormais «les chasses au rhinocéros ne pourront avoir lieu que sous la supervision d'un agent de la protection de la nature, de préférence un inspecteur en gestion environnementale de la province concernée», selon le ministère.


Interrogé pour savoir si l'inspecteur fera uniquement un contrôle avant la chasse, notamment pour vérifier que l'identité du chasseur correspond bien au nom figurant sur le permis, Albi Modise a précisé que «non, l'inspecteur sera présent du début jusqu'à la fin». «Le but est de protéger les rhinocéros et d'éviter tout litige autour du système» de chasse légale, «nous voulons crédibiliser le système» a-t-il ajouté.

 

 


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Les Français prêts à consommer autrement

Publié le par Gerome

Un sondage publié à l'occasion de la Semaine du développement durable révèle que près de neuf Français sur dix estiment que la crise économique devrait être l'occasion de changer de mode de vie et de consommation.

 

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Près de neuf Français sur dix (88%) estiment que la crise économique devrait être l'occasion de changer de mode de vie et de consommation, c'est ce que révèle un sondage publié ce lundi par le cabinet conseil Ethicity à l'occasion de la Semaine du développement durable.

 

Cette enquête, présentée chaque année, montre que la crise a provoqué chez les consommateurs une aspiration au changement. «Les gens prennent conscience qu'il faut se serrer la ceinture, mais il y a quand même une volonté de vivre mieux», explique à l'AFP Gilles Degroote, le directeur associé d'Ethicity. Ils sont plus nombreux que l'année dernière à estimer que le mode de consommation peut avoir un impact social, environnemental et économique positif.

 

Cette volonté se traduit par des gestes quotidiens pour gaspiller moins et consommer de manière plus responsable. 79% d'entre eux affirment trier systématiquement leurs déchets, 47% veillent à réduire leur consommation d'énergie et 45% celle d'eau. Près de la moitié d'entre eux (49%) évitent aussi les produits trop emballés. L'information sur les produits comme le lieu de fabrication et les composants prend de ce fait une importance accrue. 85% des personnes interrogées ont indiqué privilégier les entreprises ayant préservé une implantation locale et 76% ont regretté la faiblesse des informations sur les conditions de fabrication des produits. En revanche seuls 28% pensent à diminuer leur consommation de papier.

 

«En comparant l'enquête aux sondages politiques de la campagne électorale ce message de volonté de changement montre que les gens prennent conscience que cela ne viendra pas des politiques, mais bien des individus et des entreprises», précise Gilles Degroote. La volonté de changement reste cependant encore modérée. Si pour 33% des personnes interrogées la crise a montré que ce système n'est plus viable et qu'il faudrait repartir de zéro, plus de la moitié des Français (57%) souhaitent simplement revoir certains aspects du système de la société actuelle. 8 % pensent même qu'il faut préserver nos modes de vie actuels. Les priorités de consommateurs restent en effet le bien-être de la famille, la santé et le coût de la vie. Le besoin d'être heureux prend la quatrième position.

 

 


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Extinction des enseignes : une idée lumineuse !

Publié le par Gerome

Un arrêté encore en phase de finalisation par les services du gouvernement et demandant l’extinction des éclairages des bâtiments non-résidentiels entre 1h et 6h du matin suscite actuellement l’émoi chez certains commerçants et syndicats de l’éclairage. Cette mesure est une évidence pour France Nature Environnement pour qui tous les gisements d’économie d’énergie doivent être exploités, surtout dans un contexte de renchérissement des prix de l’énergie. Explications.

 

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Une idée lumineuse : éteindre !


L'extinction obligatoire des éclairages des bâtiments non-résidentiels la nuit entre 1 heure et 6 heures, à partir du 1er juillet 2012, devrait permettre d’économiser l’équivalent de la consommation électrique de 260 000 ménages. Cette mesure, portée par FNE lors de la Table ronde nationale sur l’efficacité énergétique menée par Nathalie Kosciusko Morizet en 2011, fait partie d’une vingtaine de propositions visant à réduire les consommations d’énergie. Elle est essentielle dans la mesure où elle permet de lutter contre un gaspillage flagrant et stupide d’électricité. A quoi servent ces bâtiments éclairés la nuit et ces enseignes lumineuses qui perturbent la biodiversité nocturne, qui nous empêchent de voir les étoiles et qui parfois gênent le sommeil des voisins.


Un devoir d’exemplarité


Les efforts pour réduire nos consommations d’énergie et d’électricité en particulier ne peuvent pas être demandés uniquement aux ménages. Ce sont tous les secteurs d’activité qui doivent se sentir concernés. Pour Maryse Arditi, responsable du réseau Energie de FNE « c’est une mesure de bon sens que nous saluons et nous espérons que d’ici sa publication, l’arrêté ne sera pas vidé de sa substance. » Et d’ajouter : « On est à la limite de la provocation lorsqu’on demande aux français de faire des efforts conséquents d’économie d’énergie et qu’on leur donne à voir des immeubles vides et des commerces éclairés comme des sapins de Noël en plein milieu de la nuit »


Stop à l’ébriété énergétique


Bruno Genty : « Cet arrêté met fin à une absurdité économique et écologique dont les conséquences sont payées par toute la société. Le gaspillage énergétique doit cesser. Cette énergie que nous jetons par les fenêtres aujourd'hui manquera demain. Nous devons engager la transition énergétique et faire de la sobriété et de l’efficacité énergétique les fondements d’une société durable.»

 

 


 

 


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Nicaragua: les éco-guerriers veillent sur la forêt

Publié le par Gerome

Une unité composée de 580 hommes parcourt les réserves naturelles du pays et lutte contre des menaces d'un genre nouveau. En limitant la déforestation, le Nicaragua espère atténuer les effets du changement climatique et préserver ses ressources en eau...


Le succès est au rendez-vous pour la première mission des soldats de la Garde Verte nicaraguayenne, baptisée Oro Verde. L’opération, consistant à démanteler une exploitation forestière illégale, a permis la saisie de 3.165 mètres cubes de bois coupés illégalement dans la réserve du mont Wawashang. Destinées à approvisionner le marché noir des matériaux de construction, les grumes ont été trouvées sous des filets et des arbustes afin d’empêcher leur détection depuis les airs.


Depuis 1983, la couverture forestière du pays est passée de 63% à 40%. Au rythme actuel de déforestation, elle pourrait descendre à 25% d’ici 2030 si rien n’est fait. La menace est prise au sérieux par le gouvernement. La constitution du Nicaragua établit que: «Toute action affectant gravement l’environnement du pays sera considérée comme un danger pour la sécurité nationale.»


Si les membres de l’éco-bataillon peuvent compter sur leurs  fusils pour lutter contre les bucherons clandestins, ils disposent aussi d’un matériel plus rudimentaire. Armés de pelle, ils assurent le reboisement et participent à l’effort national consistant à planter 560.000 arbres dans les zones où la forêt a disparu.


L’effet conjugué du réchauffement climatique et de la déforestation a des conséquences dramatiques sur le régime de précipitations et sur l’agriculture. Selon Paul Oquist, conseiller présidentiel pour le Développement et délégué aux sommets mondiaux sur le climat, près de 9% des récoltes sont perdues ainsi chaque année depuis 2006.

L’élévation des températures oblige les producteurs de café à grimper toujours plus haut dans les montagnes, et met en péril l’une des principales exportations du pays.


La forêt, source de pluie… et d’énergie


En veillant sur ses ressources naturelles, le Nicaragua espère aussi préserver son potentiel énergétique. À l’heure actuelle, les combustibles fossiles assurent la majeure partie de la production d’électricité. Mais l’objectif est de couvrir prochainement 50% des besoins grâce à l’hydroélectricité.

«Pour cela nous devons préserver et protéger nos réserves naturelles et nos forêts, afin de disposer de suffisamment d’eau pour construire ce qui sera la plus grande centrale hydroélectrique d’Amérique centrale: Tumarín», explique le colonel Juan Ramón Morales. Mais si nous n’avons plus de forêts, nous ne produirons pas les pluies nécessaires au développement de ce projet. On ne peut pas construire une centrale hydroélectrique dans le désert.


Particulièrement touchés par les effets du réchauffement planétaire, les pays d’Amérique centrale ne peuvent se permettre de rester les bras croisés en attendant que la communauté internationale réagisse. Le gouvernement du Nicaragua sait qu’il doit mettre en œuvre au plus vite ses propres solutions, et le bataillon écologique est l’une d’elles. Philosophe, le colonel conclut: «Le monde change, et les militaires devront s’adapter aux nouvelles menaces.»

 

 


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Du venin d’araignée comme insecticide naturel

Publié le par Gerome

La technique est encore à l’étude, mais le venin de plusieurs espèces d’araignées pourrait être utilisé comme insecticide naturel.

 

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Agriculteurs et jardiniers mènent un combat sans merci contre les insectes ravageurs. Et ce sont les araignées qui pourraient bien devenir de solides alliés pour nombre de fermiers. Des chercheurs de l’Institut pour la bioscience moléculaire de l’Université du Queensland (Australie) ont en effet identifié des centaines de protéines naturelles dans le venin de plusieurs espèces, protéines qui permettraient de tuer les insectes nuisibles proliférant dans les cultures, rapporte le site d’informations The Australian. L’araignée à toile entonnoir, la tarentule et l’araignée orbe seraient les producteurs de ces insecticides naturels, et d’après les scientifiques elles pourraient aussi servir à contrôler la propagation de parasites, en supprimant par exemple les moustiques, vecteurs de maladies.



D’après Glenn King, responsable de l’équipe de scientifiques, les insecticides les plus efficaces ont été trouvés chez les espèces d’araignées primitives qui tuent leurs proies en sautant dessus avant de les mordre avec leurs crocs, sans même attendre qu’elles se retrouvent piégées dans leur toile. Le venin de l’araignée à toile entonnoir contiendrait quant à lui jusqu’à 500 « protéines insecticides » différentes, chacune possédant sa propre puissance et son espèce cible. Chaque protéine pourrait en théorie être « fabriquée » par les scientifiques, lesquels utiliseraient alors des bactéries pour produire des quantités suffisantes et commercialisables d’insecticides naturels.



Si la recherche est toujours en cours – d’après M. King, il faudra encore de 5 à 7 ans pour que la technique soit au point -, le venin d’araignée pourrait constituer une alternative intéressante aux produits chimiques, auxquels ont recours beaucoup d’agriculteurs. En Australie comme ailleurs.

 

 


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