les bonnes nouvelles

France : un arrêté pour protéger les mammifères marins

Publié le par Gerome

La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a indiqué jeudi en Corse qu’un arrêté visant à interdire toute perturbation intentionnelle des mammifères marins avait été pris. Ceci concerne les activités humaines, commerciales, scientifiques tout comme de loisirs.

 

mammiferes-marins-391.jpg

Jeudi, au cours d'une visite en Corse, la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé qu’un arrêté visant à interdire toute perturbation des mammifères marins avait été pris le 1er juillet. Selon les pouvoirs publics, ces animaux attirent en effet de nombreuses activités qui leur sont particulièrement dérangeantes : tourisme (observation des baleines, plongée), activités scientifiques, navigation commerciale (collisions), de plaisance ou certains aménagements en mer.


"Jusqu'à maintenant, vous n'aviez pas le droit de destruction, mais vous pouviez gêner par vos activités. Là, il n'est plus possible de déranger les mammifères marins", a indiqué la ministre citée par l'AFP. Elle explique, "vous n'avez pas le droit désormais de trouver que les baleines c'est formidable et donc d'aller les voir et de les empêcher de vivre. Avant, vous n'aviez pas le droit de les tuer mais vous pouviez avoir une attitude extrêmement agressive à leur égard et donc perturbatrice, pourvu que vous ne les détruisiez pas. Maintenant elles sont protégées au-delà de la simple destruction".


L’arrêté interdit également la dégradation des aires de repos ou d'alimentation de ces animaux, prévoit "l'obligation de déclarer toute capture non intentionnelle" et enfin, interdit toute importation de produits dérivés de phoques, afin de limiter la chasse de ces espèces dans plusieurs pays extra-européens. Selon Mme Kosciusko-Morizet, depuis l'entrée en vigueur de l'arrêté, aucune verbalisation n'a encore été recensée.


Des guides pour protéger le détroit corse


La ministre s'exprimait depuis le détroit des Bouches de Bonifacio, qui vient d’être classé "zone maritime particulièrement vulnérable" par l'Organisation maritime internationale (OMI). Selon elle, grâce à ce nouveau statut, l'OMI pourra bénéficier de mesures de protection particulières, visant notamment à inciter les bateaux transportant des matières dangereuses à embarquer, le temps du passage, un pilote italien ou français connaissant bien les lieux. Le recours à ce "guide" pourrait devenir obligatoire par la suite et cette mesure pourrait intervenir dès 2012, espère la ministre.


Chaque année, le détroit voit passer quelque 4.000 bateaux, dont 10% contenant des matières dangereuses, indique Sciences et Avenir. "Or le détroit est à la fois dangereux, parce que les fonds sont hauts et qu'il y a beaucoup d'îlots, et en même temps il est très fragile d'un point de vue écologique", a encore dit la ministre. "La vraie solution est donc d'avoir un pilote à bord qui connaît le coin".

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Explosion de diversité dans une réserve sous-marine

Publié le par Gerome

En dix ans, le nombre de poissons du parc sous-marin de Cabo Pulmo, au Mexique, a augmenté de 460%. Le mérite en revient à la surveillance menée par les populations locales.

 

pulmo-kayak-15.jpg

Une renaissance inespérée

Le parc de Cabo Pulmo, niché près de la pointe sud de la péninsule de Baja au Mexique, est désormais considéré comme la réserve marine la plus “robuste” du monde selon une étude menée sur dix ans par les scientifiques de la Scripps Institution of Oceanography.

La zone était en déperdition, épuisée par des années de pêche intensive, quand les populations vivant autour ont décidé de créer cette réserve en 1995. “A l’époque nous avons décidé d’aller de l’avant parce que les gens étaient déterminés mais le site n’était pas en bonne santé environnementale” se rappelle Exequiel Ezcurra , Directeur de l’Institut de l’Université de Californie pour le Mexique et les États-Unis.

N’y subsistaient plus que des poissons de taille moyenne. Aujourd’hui “la zone est pleine de grands poissons-perroquets, de mérous, de vivaneaux, elle est aussi occupée par plusieurs espèces de requins. Une augmentation de la biomasse de 463 pour cent dans une réserve aussi importante que Cabo Pulmo (71 kilomètres carrés) représente des tonnes de poissons nouveaux chaque année. Aucune réserve marine dans le monde n’a montré une telle reprise du poisson” s’étonne Octavio Aburto-Oropeza, de la Scripps Institution.

Créatrice de ressources nouvelles

Dans un article publié dans la revue Public Library of Science (PLoS), les chercheurs estiment que cette formidable renaissance doit beaucoup aux populations locales qui ont assuré la surveillance, l’entretien et le respect des règlements du parc.

Une surveillance qui s’avère rentable puisque de nouvelles activités liées à cette embellie apparaissent. L’écotourisme se développe avec notamment des plongées près des récifs coralliens, qui abritent maintenant homards, poulpes, raies ainsi que pleins de poissons de petite taille. En surface, les bateaux sont peu nombreux contrairement aux kayaks loués par les visiteurs.

"Peu de décideurs sont conscients que la taille des poissons et leur abondance peuvent augmenter à l’intérieur des réserves marines à des niveaux extraordinaires en seulement une décennie, une fois la protection établie. Ils ont encore moins nombreux à savoir que ces augmentations se traduisent souvent par des avantages économiques pour les communautés côtières", souligne Aburto-Oropeza. Un exemple comme celui-la devrait assurément les interpeller.

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Des bactéries transgéniques pour nettoyer les eaux polluées par le mercure

Publié le par Gerome

Des bactéries transgéniques pouvant supporter de fortes doses de mercure ont été capables d'en débarrasser leur environnement. Cette avancée pourrait faciliter le nettoyage biologique de zones polluées, selon des scientifiques...


Quelque 6.000 tonnes de mercure sont rejetées chaque année dans l'environnement par les industries chimiques et minières, polluant eaux et sols, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Ce métal, qui peut s'intégrer à la chaîne alimentaire, est très toxique, surtout sous la forme de méthylmercure, pour l'homme et l'animal. Oscar Ruiz et ses collègues de l'Université interaméricaine de Puerto Rico voient dans les bactéries transgéniques qu'ils ont créées «une alternative» aux coûteuses techniques actuelles de dépollution.


Capables de proliférer dans une solution contenant 24 fois la dose mortelle de mercure pour des bactéries non-résistantes, les souches transgéniques ont pu absorber en cinq jours 80% du mercure se trouvant dans le liquide, selon une étude publiée à Londres par BMC Biotechnology, revue scientifique accessible gratuitement sur internet. Les bactéries Escherichia coli ont été rendues résistantes à de fortes concentrations de mercure grâce à l'insertion d'un gène leur permettant de produire de la métallothionéine, une protéine jouant un rôle de détoxification de l'organisme chez la souris. Elles se sont avérées près de deux fois plus résistantes au mercure que d'autres souches que l'équipe avait dotées du gène de l'enzyme polyphosphate kinase.


Une utilisation pour dépolluer les sols n'est pas exclue


Il s'agit, selon les chercheurs, de la «première étude» montrant que la métallothionéine «assure une résistance au mercure et permet son accumulation dans la bactérie» qui l'absorbe. Le mercure récupéré par les bactéries dans les zones polluées pourrait être réutilisé dans de nouvelles applications industrielles, selon l'équipe scientifique.

Les bactéries transgéniques ayant montré, lors de l'étude, qu'elles pouvaient retirer le mercure d'un liquide, «la première et principale application pourrait être de récupérer le mercure dans l'eau et d'autres liquides», a précisé à l'AFP M. Ruiz lors d'un échange par mail. Une utilisation pour dépolluer les sols n'est pas exclue à plus long terme: «nous avons des idées quant à la façon dont cela pourrait marcher», a-t-il noté.


Relevant que les techniques actuelles de dépollution «coûtent de 40.000 à 70.000 dollars par livre» de mercure (100.000 à 150.000 dollars par kg), M. Ruiz estime que le nouveau procédé devrait être «plus abordable». Il serait aussi «moins perturbant pour l'environnement», car la dépollution pourrait être réalisée sur place, sans devoir déplacer les énormes quantités d'eau polluée.


«Dans l'approche que nous envisageons, l'eau peut être pompée in situ dans des colonnes contenant la bactérie modifiée et, une fois nettoyée, l'eau peut retourner sur le site entrainant le minimum de perturbation pour l'écosystème», explique M. Ruiz. Quant aux bactéries transgéniques utilisées, elles sont «sans danger», assure-t-il, et seraient confinées dans les «colonnes de filtration ou bioréacteurs sans pouvoir être relâchées dans l'environnement».

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Chine: des milliers de personnes dans la rue font fermer une usine chimique

Publié le par Gerome

article_manif-chine.jpg

 

 

Les activités d'une usine chimique du nord-est du pays, fabriquant du paraxylène, provoquent l'inquiétude au sein de la population. Les manifestations en nombre ont contraint les autorités à fermer l'établissement...


Les autorités chinoises ont ordonné dimanche la fermeture immédiate d'une usine chimique, après une manifestation rassemblant des milliers de personnes; dans une ville du nord-est de la Chine, qui réclamaient le déplacement de l'unité. Ces derniers mois, la Chine a connu plusieurs manifestations, dont certaines étaient accompagnées de violences, en raison d'une montée de la grogne des citoyens à propos des inégalités sociales, des abus de pouvoir et de dégâts environnementaux.


Dimanche, quelque 12.000 habitants de la ville portuaire de Dalian ont défilé devant le bâtiment des autorités de la ville, sous les yeux de centaines de policiers, une manifestation qui a été émaillée de quelques échauffourées, selon l'agence officielle Chine Nouvelle. Des centaines de protestataires se sont détachés de la foule pour se diriger vers d'autres endroits de la ville. Selon des messages sur Twitter qui n'ont pu être vérifiés, des véhicules blindés de la police parcouraient les rues de la cité. Les protestataires s'inquiétaient de l'activité d'une usine chimique, qui fabrique du paraxylène --un liquide inflammable utilisé dans la production de films et de tissus en polyester-- et qui appartient au groupe Fujia.


Une croissance économique aux dépens de la protection de l'environnement


Le 8 août, les occupants de logements situés près de l'usine ont été évacués. Des vagues provoquées par une tempête ont rompu une digue protégeant l'usine et menaçaient de mettre en danger le bâtiment, faisant courir le risque d'une pollution chimique. La digue a été réparée mais les habitants de la zone s'inquiètent des effets de l'activité de cette usine sur leur sécurité et leur santé. Quelques manifestants ont affronté la police mais aucun blessé n'a été signalé, selon Chine Nouvelle.


Selon des photos publiées sur le site de microblog Sina Weibo, l'équivalent chinois de Twitter, les manifestants ont défilé dans les rues, brandissant des banderoles sur lesquelles était écrit: «Nous voulons survivre, nous voulons un environnement sain, rendez-nous notre Dalian». Les censeurs chinois de l'internet ont ensuite bloqué toute mention à Dalian sur le site de Weibo. «Les résultats de la recherche ne peuvent pas apparaître en raison de la loi, des règlementations et des politiques en cours», indique le message lorsqu'un internaute tape le mot «Dalian».


Les craintes liées à des catastrophes écologiques sont nombreuses en Chine, où la croissance économique très forte de ces dernières années s'est réalisée aux dépens de la protection de l'environnement. Un des mouvements de protestation les plus célèbres date de 2007: les travaux de construction d'une usine pétrochimique à Xiamen (sud-est) avaient été stoppés définitivement après d'importantes manifestations des habitants.

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Le cheval fait son grand retour en centre-ville

Publié le par Gerome

Les centres-villes vont-ils ressembler à ce qu'ils étaient il y a deux siècles? Peut-être pas. Il n'empêche, le retour du cheval dans plusieurs villes du nord de la France a de quoi surprendre. Beauvais, Hazebrouck, Verdun… ont franchi le pas il y a quelques mois. D'autres grandes villes devraient s'y atteler d'ici à la rentrée.

 

article_1404-LIL03-VEOLIA1.jpg


Un modèle pas déclinable partout

«Moins polluante et moins bruyante, la collecte hippomobile s'impose de plus en plus comme un mode de collecte alternatif éprouvé», explique-t-on chez Sita France, qui a développé un partenariat exclusif  avec les Haras nationaux, et met à disposition des collectivités un ramassage des ordures à cheval selon leur demande. «Les villes qui l'ont choisi ont observé une progression du tonnage des emballages collectés comprise entre 15 et 17%», assure l'entreprise. Preuve selon elle que cette initiative sensibilise davantage la population au tri.


Sita reconnaît toutefois que ce modèle n'est pas déclinable partout. «La collecte à cheval s'adapte parfaitement aux zones pavillonnaires et aux centres urbains où les distances à parcourir sont limitées et les arrêts très fréquents.»

Interrogé à l'heure d'un premier bilan en avril dernier, Didier Tiberghien, président du Smictom (syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères) d'Hazebrouck, où le prestataire est Veolia Propreté, expliquait que «le surcoût de 5 à 7% est largement compensé par le gain social et environnemental, avec la création de 3,5 emplois et l'économie de 13.000 litres de carburant par an.»


Selon les différentes enquêtes de satisfaction menées localement, les habitants seraient également ravis du retour du cheval.

 

Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article