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Des chercheurs français et britanniques découvrent une nouvelle alternative aux herbicides

Publié le par Gerome

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Certains insectes de la famille des coléoptères pourraient contribuer à diminuer l’utilisation des herbicides, fléau environnemental bien connu entre autres des abeilles. Une trouvaille intéressante dans le cadre du plan gouvernemental Ecophyto 2018 et que l’on doit à une équipe de chercheurs de l’INRA (Institut national de recherche agronomique) de Dijon (Côte-d’Or) et de la station expérimentale de Rothamsted (Grande-Bretagne).


Celle-ci a trouvé une alternative aux produits chimiques pour lutter contre les mauvaises herbes qui se propagent dans les champs : des carabidés, insectes aux noms barbares issus de la famille des coléoptères, comme l’Amara, le Calathus, le Harpalus ou le Pterostichus. Lors d’une étude réalisée outre-Manche, les scientifiques ont en effet remarqué que ces petits insectes, naturellement présents dans les champs, se nourrissent des graines des mauvaises herbes, les adventices. Ce faisant, ils enrayent leur développement.


L’idée n’est cependant pas d’introduire davantage d’insectes bienfaiteurs mais plutôt de les conserver. « Cela pourrait par exemple passer par la conservation d’espaces hors champs comme les haies ou les bordures et par une adaptation des pratiques agricoles, plus spécialement du travail du sol, qui est le lieu de vie de ces insectes. Ainsi, un labour profond n’aura pas le même impact qu’un travail plus superficiel sur la capacité de ces insectes à boucler leur cycle de vie », a décrypté Aline Boursault, co-auteure de l’étude.

 

Une très bonne nouvelle pour l’environnement donc, car même si les insectes nuisibles et autres champignons pathogènes pâtissent d’une réputation plus mauvaise, les adventices sont tout autant problématiques. Il a ainsi fallu près de six mille tonnes d’herbicides pour pouvoir traiter plus de trois millions d’hectares de champs de céréales en Grande-Bretagne en 2008.

 

Quant au plan Ecophyto 2018, instauré à l’automne 2008 dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, il instaurera des mesures qualifiées de « drastiques » par Mme Boursault, selon laquelle « De nombreuses molécules d’herbicides seront interdites. Il faut donc trouver des alternatives à la gestion chimique des adventices ». Les coléoptères semblent donc en être une. Peut-être y’en a-t-il d’autres que les experts découvriront dans les mois à venir. Les recherches doivent en tout cas être approfondies et toutes les pistes explorées. Englobant des thématiques liées à la santé publique et à la préservation des écosystèmes, l’enjeu est en effet de taille.

 

 


 

 

 

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Eolien en mer : lancement du premier appel d’offres

Publié le par Gerome

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Ce lundi, le gouvernement doit lancer le premier appel d’offres pour l’installation en mer de 600 éoliennes sur cinq sites au large des côtes de la Manche et de l’Atlantique. Les turbines devraient être opérationnelles d’ici quatre ans.


"Je lance lundi l'appel d'offres sur les éoliennes en mer avec l'objectif d'une production de 6 gigawatts, soit 6.000 mégawatts en 2020 et 3.000 mégawatts (MW) dès maintenant et surtout plus de 10.000 emplois attendus", avait indiqué vendredi sur France 2 la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Ce 12 juillet, le gouvernement publie donc les conditions de cet appel d'offres, qui a pour enjeu la création d'une véritable filière industrielle. Et demain, mardi 12 juillet, le ministère de l'Environnement réunira les industriels pour discuter des modalités à venir. L’Usine Nouvelle précise que les offres des consortiums devront être rendues en janvier 2012 pour une attribution en avril 2012. Ensuite, un deuxième appel d'offres pour 3.000 MW supplémentaires doit être lancé.


Les éoliennes en mer françaises vont être installées sur cinq sites couvrant une surface de 533 kilomètres carrés : Le Tréport (Seine-Maritime, Somme) avec une puissance maximale de 750 MW ; Fécamp (Seine-Maritime) avec 500 MW, Courseulles-sur-Mer (Calvados) avec 500 MW, Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) avec 500 MW et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) avec 750 MW.

Selon Libération, GDF Suez, qui se présente comme le premier producteur éolien national, s'est déjà associé au groupe de BTP Vinci et au nucléaire Areva pour déposer conjointement leur candidature sur trois des cinq zones concernées : Tréport, Courseulles-sur-Mer et Fécamp.


La France accuse un certain retard dans ce domaine


En matière d’éolien en mer, la France semble en retard par rapport à ses voisins européens. Plusieurs d'entre eux (le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, etc.) ont déjà des turbines à l’horizon alors que l’Hexagone, malgré ses 5.800 kilomètres de côte, n’en a aucune pour l’instant. Pourtant, Nathalie Kosciusko-Morizet ne l'entend pas ainsi : "Il n’y a pas de retard… ce n’est pas une filière sur laquelle on est en retard. On a, au contraire, une filière en pleine constitution et on peut espérer faire partie des acteurs mondiaux", a-t-elle assuré.


Le montant total de l'investissement a été chiffré à 20 milliards d'euros. Un projet financé au final par les consommateurs au titre de la contribution au service public de l'électricité (CSPE), selon le gouvernement. Cette contribution sera relevée entre 2015 et 2020 et devrait représenter un surcoût de 25 euros par ménage et par an.


Ce projet de fermes éoliennes en mer, annoncé fin janvier, s’inscrit dans l’objectif fixé par le Grenelle de l’Environnement, de consacrer 23% de l’énergie consommée en 2020 aux sources renouvelables, rappelle l’AFP. Ainsi, sur les 25.000 MW produits par l’éolien, 6.000 doivent venir de 1.200 installations offshore, qui devraient assurer 3,5% de l’électricité consommée en France. A l'heure actuelle, l'éolien terrestre fournit moins de 2% de la consommation française.


Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, ce nouveau projet va également favoriser le développement économique. "Mon objectif, c’est de créer des emplois en France", a-t-elle déclaré. Avec l'éolien offshore elle attend la création de "plus de 10.000 emplois".

 

 


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La Tanzanie renonce à la route trans-Serengeti

Publié le par Gerome

À la grande satisfaction des défenseurs de l'environnement, le gouvernement tanzanien a abandonné son projet de tracer une voie express traversant le parc du Serengeti, route qui risquait de compromettre tout l'écosystème du parc national et son attrait pour les touristes.

 

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Sensible aux avertissements des scientifiques et des écologistes, le ministère des Ressources naturelles et du tourisme tanzanien, dans une lettre envoyée au Centre du patrimoine mondial à Paris, a confirmé l'abandon du projet de construction d'une grande route goudronnée à travers le Parc national du Serengeti pour relier le lac Victoria aux ports côtiers, se contentant de l'actuelle piste caillouteuse de 50 kilomètres dédiée au tourisme et à l'administration.


Des études avaient montré l'impact potentiel du tracé d'une nouvelle route sur la grande faune du parc, notamment sur les migrations de zèbres et de gnous, ces derniers risquant de passer d'un effectif de 1,3 million à 300.000 individus. Avec, à la clé, une incidence sur les populations de prédateurs - lions et guépards - qui participent à l'attrait touristique du parc national, grand pourvoyeur de devises, un argument auquel le gouvernement a sans doute été sensible.


Le mouvement nord-sud annuel d'environ 1,5 million d'ongulés sauvages pourra donc se perpétuer, sans la gêne occasionnée par des clôtures bordant une route, et sans collisions avec des véhicules rapides, qui auraient en outre risqué d'introduire accidentellement au Serengeti, site du patrimoine mondial, des espèces végétales invasives.

 

 

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Développement durable : l'Ile-de-France adopte un plan vélo

Publié le par Gerome

Afin de limiter le trafic routier en ville et lutter contre la pollution, l'Ile-de-France a adopté un plan qui vise à encourager les automobilistes à laisser leur voiture au garage pour lui préférer le vélo.

 

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Jeudi 23 juin 2011, la région Ile-de-France a adopté un "plan vélo" qui comme le rapporte 20minutes.fr, a pour but d'encourager l'usage du vélo en ville. Une expérimentation sera lancée en ce sens au mois de mars 2012. Elle portera sur un système baptisé Véligo, qui en partenariat avec la SNCF, permettra de laisser son vélo dans un local fermé. Un service proposé pour 20 euros par an, et qui sera directement chargé sur le pass Navigo. Le système permettra aux abonnés de laisser leur vélo dans leur gare de départ ou d'arrivée afin de pouvoir l'utiliser à leur descente du train. Au cours de l'été, seize locaux destinés aux vélos seront construits dans des gares du réseau Transilien. 758 places de stationnement seront ainsi disponibles. 


En outre, le plan prévoit la création d'un site internet sur lequel les usagers pourront rechercher des itinéraires cyclables et connaître les conditions précises de circulation. Un site qui ne devrait toutefois pas être lancé avant 2013. Le plan vise également à augmenter le réseau de pistes cyclables, tout en créant des "zones de rencontre" entre les automobilistes, les piétons et les cyclistes, afin de contraindre les véhicules à rouler plus lentement. Au total, quelque 24 millions d'euros seront cette année consacrés au plan vélo.

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Un milliard de dollars pour nettoyer le Gange

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L'Inde a obtenu un prêt de la Banque mondiale pour assainir les eaux du fleuve...

 

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Plus de 400 millions d’Indiens vivent sur les berges du Gange, un des plus grands fleuves du monde mais aussi un des plus pollués. Pour le nettoyer, l’Inde a signé mardi un prêt d’un milliard de dollars (environ 700 millions d’euros) avec la Banque mondiale. Fondée en 2009, la National Ganga River Basin Authority (NGRBA) sera chargée de mener à bien le projet d’épuration des eaux et de préservation de la biodiversité du fleuve. L’objectif à l’horizon 2020 est d’empêcher tout rejet d’eau usée non retraitée dans le fleuve.

Retraitement des eaux et lutte contre les effluents industriels

La surpopulation sur ses berges, l’urbanisation non encadrée et l’industrialisation rapide de l’Inde ont fait du Gange un des fleuves les plus pollués de la planète, et le nettoyage risque d’être long. «Les expériences ailleurs dans le monde ont montré que la dépollution des rivières est longue et coûteuse, explique Roberto Zagha, représentant de la Banque mondiale en Inde. Le nettoyage du Rhin a pris environ vingt ans et a coûté plus de 40 milliards d’euros. Celui du Danube dure depuis des décennies».


Mais l’Inde semble bien déterminée à venir à bout des pollutions en agissant principalement sur le retraitement des eaux et le contrôle des rejets industriels. «Aujourd’hui, seulement un tiers des eaux usées rejetées dans le fleuve sont retraitées, a déclaré Jairam Ramesh, le ministre indien de l’Environnement. Un volume important d’effluents industriels non traités ou mal retraités est aussi déversé dans le Gange.» Le prêt de la Banque mondiale permettra de financer des usines de retraitement des eaux dans les «points chauds» le long du fleuve: «Les premiers investissements de la NGRBA seront destinés aux principales zones de pollution», précise Sanjay Pahuja, qui mène le projet à la Banque mondiale.

Grève de la faim pour protester contre la pollution du fleuve sacré

Le projet devrait également renforcer les relations entre la NGRBA et les institutions locales pour améliorer la gestion du fleuve et créer un «centre de connaissances» sur le Gange. La Banque mondiale apportera, en plus de l’argent prêté, une assistance technique au gouvernement indien. Ironie du sort, le prêt a été signé mardi, au lendemain du décès d’un homme de 34 ans qui menait une grève de la faim depuis deux mois et demi pour protester contre la pollution du fleuve.

 

 


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