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Développement durable : l'Ile-de-France adopte un plan vélo

Publié le par Gerome

Afin de limiter le trafic routier en ville et lutter contre la pollution, l'Ile-de-France a adopté un plan qui vise à encourager les automobilistes à laisser leur voiture au garage pour lui préférer le vélo.

 

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Jeudi 23 juin 2011, la région Ile-de-France a adopté un "plan vélo" qui comme le rapporte 20minutes.fr, a pour but d'encourager l'usage du vélo en ville. Une expérimentation sera lancée en ce sens au mois de mars 2012. Elle portera sur un système baptisé Véligo, qui en partenariat avec la SNCF, permettra de laisser son vélo dans un local fermé. Un service proposé pour 20 euros par an, et qui sera directement chargé sur le pass Navigo. Le système permettra aux abonnés de laisser leur vélo dans leur gare de départ ou d'arrivée afin de pouvoir l'utiliser à leur descente du train. Au cours de l'été, seize locaux destinés aux vélos seront construits dans des gares du réseau Transilien. 758 places de stationnement seront ainsi disponibles. 


En outre, le plan prévoit la création d'un site internet sur lequel les usagers pourront rechercher des itinéraires cyclables et connaître les conditions précises de circulation. Un site qui ne devrait toutefois pas être lancé avant 2013. Le plan vise également à augmenter le réseau de pistes cyclables, tout en créant des "zones de rencontre" entre les automobilistes, les piétons et les cyclistes, afin de contraindre les véhicules à rouler plus lentement. Au total, quelque 24 millions d'euros seront cette année consacrés au plan vélo.

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Un milliard de dollars pour nettoyer le Gange

Publié le par Gerome

L'Inde a obtenu un prêt de la Banque mondiale pour assainir les eaux du fleuve...

 

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Plus de 400 millions d’Indiens vivent sur les berges du Gange, un des plus grands fleuves du monde mais aussi un des plus pollués. Pour le nettoyer, l’Inde a signé mardi un prêt d’un milliard de dollars (environ 700 millions d’euros) avec la Banque mondiale. Fondée en 2009, la National Ganga River Basin Authority (NGRBA) sera chargée de mener à bien le projet d’épuration des eaux et de préservation de la biodiversité du fleuve. L’objectif à l’horizon 2020 est d’empêcher tout rejet d’eau usée non retraitée dans le fleuve.

Retraitement des eaux et lutte contre les effluents industriels

La surpopulation sur ses berges, l’urbanisation non encadrée et l’industrialisation rapide de l’Inde ont fait du Gange un des fleuves les plus pollués de la planète, et le nettoyage risque d’être long. «Les expériences ailleurs dans le monde ont montré que la dépollution des rivières est longue et coûteuse, explique Roberto Zagha, représentant de la Banque mondiale en Inde. Le nettoyage du Rhin a pris environ vingt ans et a coûté plus de 40 milliards d’euros. Celui du Danube dure depuis des décennies».


Mais l’Inde semble bien déterminée à venir à bout des pollutions en agissant principalement sur le retraitement des eaux et le contrôle des rejets industriels. «Aujourd’hui, seulement un tiers des eaux usées rejetées dans le fleuve sont retraitées, a déclaré Jairam Ramesh, le ministre indien de l’Environnement. Un volume important d’effluents industriels non traités ou mal retraités est aussi déversé dans le Gange.» Le prêt de la Banque mondiale permettra de financer des usines de retraitement des eaux dans les «points chauds» le long du fleuve: «Les premiers investissements de la NGRBA seront destinés aux principales zones de pollution», précise Sanjay Pahuja, qui mène le projet à la Banque mondiale.

Grève de la faim pour protester contre la pollution du fleuve sacré

Le projet devrait également renforcer les relations entre la NGRBA et les institutions locales pour améliorer la gestion du fleuve et créer un «centre de connaissances» sur le Gange. La Banque mondiale apportera, en plus de l’argent prêté, une assistance technique au gouvernement indien. Ironie du sort, le prêt a été signé mardi, au lendemain du décès d’un homme de 34 ans qui menait une grève de la faim depuis deux mois et demi pour protester contre la pollution du fleuve.

 

 


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La reforestation, c'est le Pérou

Publié le par Gerome

Au Pérou, les cultures intensives de coca et le narcotrafic gagnent chaque jour du terrain sur la forêt amazonienne. Mais, au nord du pays, de petits producteurs de cacao engagés dans un vaste projet de reforestation prouvent qu'un autre modèle est possible... Accrochée aux eaux vives du Rio Huayabamba, la pirogue à moteur file dans un décor de cinéma: la forêt amazonienne. Lianes folles, bruissements inquiétants, lumière brumeuse, tout y est. Et soudain, changement de cadre. Sur l’une des rives, la mosaïque de verts tendres laisse place à de larges morsures grises et ocres, terres brûlées, cultivées, asséchées. Bienvenue au nord du Pérou, dans l’État de San Martin, où la déforestation frôlerait déjà les 40 %.

 

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En cause, notamment, des cultures intensives de coca, plante sacrée pour les Indiens, aujourd’hui vénérée par les trafiquants de cocaïne, son dérivé chimique. Mais, depuis peu, de petits producteurs entrent en résistance et choisissent une autre voie : l’agroforesterie, combinant cultures de cacao équitable et reforestation. Cacao contre coca C’est le cas des membres d’Acopagro, une coopérative née à la fin des années 1990 avec le soutien de l’ONU. À l’époque, le pays mène une intense campagne de lutte contre la coca, avec des battues militaires dans la jungle, mais aussi des interventions pacifiques pour persuader les cocaleros de se convertir.

 

Un pari laborieux puisque la coca est alors dix fois plus rentable que les autres cultures, et que les narcotrafiquants, soutenus par les guérilleros du Sentier Lumineux - groupe maoïste qui renaît de ses cendres - ne lâchent pas la partie facilement. À force d’insistance, et à la faveur d’une baisse du cours de la coca, la coopérative a finalement convaincu quelques agri­culteurs. L’un d’eux, Lino Paredes de Castillo, témoigne : « Des millions de dollars transitaient dans la région, mais nous vivions la peur au ventre. Nos cultures pouvaient être détruites par la police d’un jour à l’autre, les Colombiens débarquaient en hélicoptère, ivres et armés.

 

Les eaux étaient polluées par les produits chimiques utilisés pour la transformation en cocaïne. Et plus personne ne voulait étudier car les professeurs gagnaient moins que les paysans ! ». Aujourd’hui, 1 500 producteurs installés le long du fleuve Huayabamba ont rejoint Acopagro. Près de 1 500 autres ont déjà postulé, aspirant à des revenus stables qu’ils espèrent aussi doper, grâce au programme de reforestation lancé sous l’impulsion de Pur Projet(*). Dédié à la lutte contre le réchauffement climatique, ce collectif fondé en 2008 par Tristan Lecomte - également patron de l’entreprise de commerce équitable Alter Eco - a prévu la plantation de deux millions d’arbres dans la région d’ici à trois ans.

 

Une initiative financée par la vente de crédits carbone à des particuliers ou des entreprises qui souhaitent compenser leurs émissions de CO2. Son plus gros contributeur, Vittel, a ainsi acheté 350 000 plantons en 2010, dont 150 000 dans la région, à quatre euros l’unité. Fiers d’être des pionniers Dans le petit village de Santa Rosa, devant les chaumières aux toits de palme, les 24 familles de producteurs accueillent en fanfare les plantons apportés en pirogue par la coopérative Acopagro : des essences natives et menacées, comme l’acajou, le bolaina, le capirona, ou précieuses, comme le teck et le cèdre rouge, toutes achetées dans une pépinière locale 100 % bio.

 

« Nous sommes fiers d’être des pionniers de la reforestation. Les gens se rendent bien compte que la sécheresse augmente », confie Oswaldo del Castillo, chef du village. Sa femme n’a conservé qu’un seul plant de coca, « pour les tisanes ». Mais, « notre motivation est aussi économique » avec un gain de 400 euros par mois en moyenne. Pour chaque pousse mise en terre, ils reçoivent 40 centimes d’euros en plus. Demain, grâce à ces arbres, ils devraient multiplier par deux leur rendement de cacao.

 

« C’est le principe de l’agroforesterie, très efficace en milieu tropical, explique Gonzalo Ríos, gérant d’Acopagro. Les arbres protègent les cultures du soleil lors des fortes chaleurs, retiennent l’eau et les minéraux lors des pluies diluviennes. Et donc améliorent la productivité ». « Un plan épargne retraite » Ils pourront aussi, dans dix ou quinze ans, vendre du bois. Un teck, par exemple, peut se négocier 80 euros pièce (500 à 1 000 arbres peuvent être plantés sur un hectare). Ici, les producteurs appellent cela leur « plan épargne retraite ». Un plan strictement contrôlé.

 

 

Maria del Pilar, agronome pétulante d’Acopagro, visite régulièrement les planteurs pour leur octroyer ses conseils sur la taille, l’exposition ou les engrais naturels à employer. Pur Projet apporte aussi son expertise. Et, tous les cinq ans, un organisme de certification international (SGS) viendra compter et mesurer les arbres pour évaluer le CO2 capté. Mais, Acopagro voit déjà plus grand. Avec Pur Projet, elle vient d’obtenir la gestion pour quarante ans de 260 000 hectares de forêt vierge que l’État péruvien n’a pas les moyens de protéger. Sur le sentier tracé à la machette qui mène à la cascade del Breo, chute féérique de 140 mètres de haut, des papillons turquoises, des arbres à sève rouge (cicatrisant naturel), des cris de singe « choro », à queue jaune, l’une des nombreuses espèces menacées de la région.

 

Grâce à la vente de crédits carbone, cette fois pour « déforestation évitée », la coopérative entend préserver ce territoire menacé, en générant des ressources pour les locaux. « Nous souhaitons engager des gardes forestiers, créer un petit circuit d’écotourisme, développer un parc botanique pour promouvoir nos connaissances des espèces médicinales, en collaboration avec la faculté », explique Neisser Bartra Ramirez, spécialiste en biodiversité associé au projet. Nous n’en sommes qu’au début. Mais si nous arrivons à combiner l’essor écologique et économique de la région, alors je pourrais mourir tranquille… »

 

 


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Le navire du futur va bientôt se jeter à l'eau

Publié le par Gerome

Le ministère de l'Environnement organise du 8 au 13 juin les premières Journées de la mer, pour mettre en avant ces différentes ressources, comme le projet «navire du futur». Présentation...

 

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De l’éco-paquebot en passant par le ferry au gaz naturel liquéfié (GNL), le navire de demain n’aura plus grand-chose à voir avec la flotte d’aujourd’hui. Présidé par le Gican, Groupement des industries de construction et d’activités navales, le projet «navire du futur», issu du Grenelle de la Mer, planche sur la mise en œuvre d’une nouvelle flotte de bateaux, «plus économes, plus propres, plus sûrs et plus intelligents.


«Nous avons essayé de fédérer l’industrie autour d’une dizaine de projets», explique Fabrice Theobald, délégué général adjoint du Gican. L’un des plus impressionnants est l’éco-paquebot, véritable ville flottante pouvant transporter 5.000 personnes, et où  un système de production d’eau et d’électricité et de recyclage des déchets doit concourir à le rendre plus propre. L’objectif est en effet une diminution de 20% de ses rejets de CO2.

 

En partenariat avec Britanny Ferries, le Gican prépare aussi un ferry à propulsion à gaz. «L’OMI (Organisation maritime internationale) a édicté de nouvelles règles qui vont progressivement interdire d’émettre des soufres dans les mers européennes, d’ici à 2015. Pour anticiper ce basculement, nous nous sommes lancé sur ce prototype, qui devrait faire l’objet d’une commande l’année prochaine, et devrait être mis à l’eau avant 2015.» L’objectif visé est une diminution de 25% des émissions de CO2, de 90% des monoxydes d’azote et donc de 100% des oxydes de soufre.

 

«L’idée d’un bateau électrique fait également son chemin, explique encore Fabrice Theobald, mais là se pose le problème du stockage de l’énergie. C’est donc sur les navettes à passagers, notamment fluviales, que nous réfléchissons. Par ailleurs l’arrivée de parcs éoliens en mer va générer la mise en service d’un nouveau type de navire, pour permettre les réparations et l’entretien des éoliennes. La perspective d’un mode électrique, ne serait-ce que partiel, est là aussi envisageable.»

 

Le Gican estime d’autre part qu’il «ne faut pas se priver d’aborder la question du nucléaire: si le prix de l’énergie continue de monter, il faudra bien trouver de nouvelles ressources pour y faire face. Le nucléaire civil peut en être une, même si, pour l’instant nous n’avons pas de projet de ce type-là.»

Le retour de la voile sur les bateaux de pêche


Reste enfin… la voile. Elle pourrait effectivement faire son grand retour sur les bateaux de pêche. «La voile de 2011 n’a plus rien à voir avec celle de 1950», prévient Pierre-Yves Glorennec, gérant du bureau d’études Avel Vor Technologies (AVT) qui travaille sur le projet Grand Largue, qui propose notamment des systèmes de voiles auxiliaires automatisées. «De toute façon, il n’est pas question de revenir à la marine à voile, les pêcheurs n’en veulent pas. Il s’agit en fait d’une aide au moteur, au moment où il consomme le plus. Elle peut ainsi permettre de gagner entre 15 et 30% de carburant.

 

Etant donné les difficultés économiques rencontrées par la profession, ce n’est pas rien.»

Pierre-Yves Glorennec assure toutefois que «la voile est une solution parmi d’autres. On se dirige sans doute vers des bateaux multisources, avec également des aides électriques au moteur.»

 

 


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Vers l'arrêt des sept plus vieux réacteurs nucléaires allemands

Publié le par Gerome

Vendredi, les ministres de l'Environnement des Etats régionaux allemands ont demandé à ce que soient stoppés les sept plus vieux réacteurs nucléaires du pays.

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Les Allemands ont décidé d'accélérer l'abandon de l'énergie atomique. En effet, vendredi, comme l'a indiqué Onko Aeikens, le ministre du land de Saxe-Anhalt, "les Etats régionaux demandent à l'Etat fédéral de créer les conditions juridiques de l'arrêt des sept plus vieux réacteurs allemands", déjà au repos forcé depuis mars.

 

Après la catastrophe du 11 mars dernier à Fukushima, au Japon, la chancelière allemande Angela Merkel avait demandé à ce que soient stoppées pendant au moins trois mois les plus vieilles centrales et que toutes soient passées en revue. La demande des Etats régionaux d'arrêter d'exploiter ces réacteurs va à l'encontre de l'annonce de l'année passée qui indiquait que la durée d'exploitation des centrales allemandes serait prolongée.


Les Allemands sont maintenant persuadés que le pays va très rapidement mettre fin à son programme nucléaire. Reste à savoir quand s'arrêtera le denier des 17 réacteurs que compte le pays. Comme l'indique Sciences et Avenir, il semblerait que la date la plus probable soit celle de 2020.

 

 

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