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La Slovaquie crée sa première réserve d’obscurité

Publié le par Gerome

Le 3 décembre dernier, la Slovaquie a inauguré sa première réserve d'obscurité. 30.000 hectares du parc national de Poloniny seront ainsi préservés de toute lumière d'origine humaine, pour que rien ne vienne altérer la nuit noire.

 

Comme l'expliquent les bulletins-électroniques.com, cette réserve d'obscurité a été créée grâce à l'Institut d'astronomie de l'Académie Slovaque des Sciences (SAV), au parc national de Poloniny, à l'Association des astronomes amateurs slovaques, à la faculté des sciences de l'université P.J. Safarik de Kosice, à la société d'Astronomie de l'Académie Slovaque des Sciences, et enfin à l'observatoire Vihorlatska de Humenne. Cette zone préservée de toute lumière artificielle vise à préserver la nuit naturelle dans une zone déjà protégée, mais a aussi une vocation de sensibilisation du grand public quant à la pollution lumineuse et ses impacts néfastes sur la faune et la flore.


Au sein des 48.519 hectares sur lesquels s'entend le parc de Poloniny, 29.805 hectares sont désormais plongés dans la nuit noire. Cette zone a été choisie en raison de son ancrage entre plusieurs montagnes qui la préservent de toute source lumineuse artificielle. La région présente par ailleurs une densité de peuplement très faible, avec moins de neuf habitants par kilomètre carré. Dans le parc, il est ainsi possible de voir à l'oeil nu quelque 2.000 étoiles, quand les petites villes ne permettent d'en observer que 200, et les agglomérations seulement vingt.


A travers le monde, il n'existe à ce jour qu'une vingtaine de réserves d'obscurité, pour la plupart situées au Canada et aux Etats-Unis. L'Europe en abrite elle aussi, en Hongrie, en République Tchèque, en Slovénie et en Italie notamment. Les Carpates de l'Est, la Pologne et l'Ukraine devraient à leur tour en créer dans les mois à venir.

 

 


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L’Egypte se met à l’éolien

Publié le par Gerome

L'Egypte commencera prochainement à mettre en place des parcs éoliens avec pour objectif la production de 12% de ses besoins énergétiques.

 

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Le ministre égyptien de l'Energie, Hassan Younis, a déclaré qu'il envisageait la construction de parcs éoliens capables de produire 2.690 mégawatts au cours des cinq années à venir. Les appels d'offre qui vont être lancés se feront en partenariat avec l'Union européenne, l'Espagne, le Japon et des banques allemandes, indique l'AFP.


Par ailleurs, d'autres appels d'offre concernant la construction de la première centrale nucléaire égyptienne vont être lancés. Parallèlement, le pays construit également une centrale solaire offrant une capacité de 140 mégawatts.

L'Egypte souhaite mettre en place ces différents modes de production pour faire face à une population qui a doublée en 30 ans. Les 80 millions d'habitants que compte le pays profitent d'une croissance économique exponentielle et la consommation énergétique va de paire (+ 7% de 1997 à 2004 et + 6,5% prévus d'ici 2014).


Prévues pour être bâties dans le Golf de Suez, une des zones les plus balayées par les vents de tout le Moyen-Orient, les éoliennes pourraient développer jusqu'à 7.200 mégawatts d'ici à 2022. Ces constructions permettront en outre de procéder à une réfection du réseau électrique, vétuste et insuffisant.

 

 


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Rouler au plastique

Publié le par Gerome

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Au moment où le prix de l’essence atteint des sommets, l’ingéniosité de nos concitoyens fait des miracles.

Elle trouve le moyen de carburer autrement, par exemple, en transformant les déchets de plastique en essence.

L’Inde, comme on le sait, est un pays en pointe au niveau technologique.

Avec ces 30% de taux de croissance dans le domaine des technologies de l’information, l’Inde est l’un des pays les plus prometteurs dans de nombreux domaines scientifiques. lien


Alka Zadgaonkar, responsable du département de chimie à Nagpur à trouvé en 1995 un moyen bon marché pour transformer des déchets de plastique en bon pétrole, sans pertes, et sans pollution.

Chacun sait que la matière plastique provient de la transformation des hydrocarbures.

La seule différence est que la chaine moléculaire du plastique est plus longue que celle des hydrocarbures.


Pour parvenir à ces fins, cette scientifique a donc trouvé le moyen de casser cette chaine, afin d’obtenir des segments plus petits.

Le résultat obtenu est pour 80% des hydrocarbures liquides, 15% de gaz, et 5% de résidus de charbon (coke).

Ces derniers sont utilisés pour l’incinération, et les hydrocarbures vont servir de carburant.


L’IOC ((Indian Oil Corporation) à évalué le processus, testé les produits, et présenté un rapport en mars 2003, suivi en juin suivant par un protocole d’entente entre l’administration et le professeur Alka Zadgaonkar.

Selon Niranjan Raje, directeur de la branche recherche et développement de l’IOC le procédé demande à être optimisé, mais çà marche.


Alka a donc pris contact avec la plus grande banque de l’Inde (C.Slate Bank of India) et obtenu une aide financière qui va permettre de développer le procédé sur une grande échelle.

C’est une bonne nouvelle pour sa ville de Nagpur qui produit 60 tonnes de matières plastiques par jour. lien


C’est une bonne nouvelle pour la planète, puisque les 150 millions de tonnes de plastique que nous produisons annuellement pourraient être transformés en carburant, à un prix plus que raisonnable.

Quand l’on songe qu’en 2004, en Amérique du Nord, 28 milliards de bouteilles de plastique ont été utilisées, nécessitant 17 millions de barils de pétrole pour leur fabrication, on voit tout l’intérêt de cette invention. lien

Alka Zadgaonkar a estimé que le cout total de la production avoisinerait les 20 cts d’euros le litre, en tenant compte de tous les frais.

En France, on joue, comme souvent, la carte du scepticisme.


Jean François Gruson, est directeur adjoint aux affaires économiques de l’IFP (institut français du pétrole).

Après avoir épluché le brevet, il a déclaré avec dédain :  « il s’agit d’un document plutôt pauvre en informations, qui décrit un appareil de laboratoire, une sorte de catalyseur- mais laisse en suspens tout un tas de questions : quels sont les bilans de matières employées, ou sont les descriptions thermiques ?…Bref, je ne vois pas comment on pourrait créer une unité de raffinage à partir d’un tel brevet (…) pour notre part, nous travaillons plus sur la façon de fabriquer des plastiques neufs à partir de matières usagées». lien

Fermez le ban.


La France continue donc de nager à contre courant.

Ailleurs, on a pris l’affaire au sérieux.

Au Japon, par exemple, un chercheur, Akinori Ito de la Blest Corporation a inventé une petite machine qui transforme le plastique en pétrole.

1 kilo de déchets plastiques devient 1 litre de pétrole, en utilisant 1 kilowatt-heure  d’électricité, et ceci sans émission de CO2.

La machine qu’il a inventé utilise une chaleur contrôlée, sans flammes, et peut traiter du polyéthylène aussi bien que du polypropylène ou du polystyrène. vidéo


L’intérêt de sa machine est sa petite taille, et le fait d’éviter la création d’une usine, puisqu’elle est directement utilisée par le consommateur.

En même temps, elle évite le problème lié à l’incinération du plastique, qui rappelons le, produit, sous certaines conditions, des dioxines dont on connait les conséquences sur notre santé. lien


Et puis, rien n’empêche d’utiliser l’énergie photovoltaïque, c’est-à-dire celle de la lumière,  qui permet de transformer celle-ci en électricité, d’autant que d’énormes progrès viennent d’être réalisés dans ce domaine, avec les panneaux Graetzel.


Rappelons que ce nouveau procédé photovoltaïque, au lieu d’utiliser du silicium amorphe, s’inspire de la fonction chlorophyllienne des plantes, pour proposer des panneaux souples et transparents, en utilisant de l’oxyde de titane. lien

Une équipe américaine, dirigée par le professeur Guozhong Cao vient d’améliorer encore plus ce procédé en doublant le rendement des cellules Graetzel, pour un prix de revient toujours plus bas. lien

Mais revenons à nos plastiques.


Malgré l’indifférence française à ces avancées indéniables, l’Europe semble à son tour être intéressée par ce choix.

Une usine a ouvert ses portes à Berlin pour transformer les déchets plastiques en gasoil.

Ce procédé, importé d’Australie, est développé par une société Hollandaise « EnvoSmart Technologie »et repose sur le principe de la pyrolyse.


Les plastiques sont brûlés, et dégagent des gaz qui sont condensés en liquide appelé par les inventeurs du procédé « Envofuel ». La partie solide restante peut être utilisée pour le revêtement des routes.

Ce système permet de faire 1 litre de gasoil avec 1 kilo de plastique, alors qu’on se souvient qu’il faut plus de 2 litres de pétrole pour faire un kilo de polystyrène. lien


La Suède, puis la Pologne se sont lancé à leur tour dans l’aventure, suivis par les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique, l’Italie, le Danemark, la Norvège, la Slovaquie, la République Tchèque, la Lettonie, l’Estonie et la Lituanie. lien

Une filiale de Suez Environnement, Sita UK, associée à Cynar Plc vient à son tour d’annoncer la possibilité de transformer à l’échelle commerciale le plastique en carburant pour diesel.


Le communiqué de presse proposé par l’entreprise affirme que « Chaque usine est conçue pour assurer la conversion de quelque 6000 tonnes de déchets plastiques mixtes par an (…) chacune devrait produire plus de 4 millions de litres de combustible diesel (…) ce processus de valorisation des déchets plastiques devrait conduire à un coût inférieur à celui du diesel normal ». lien

Ces inventions sont aussi une bonne nouvelle pour « the Pacific Trash Vortex ». vidéo


Pour ceux qui l’ignoreraient encore, il existe en plein Pacifique, entre Hawaï et la Californie une ile grande comme la France constituée d’un assemblage improbable de déchets de plastique. vidéo

Il est probable que d’autres iles du même type existent ailleurs.

François Chartier, membre de l’association « Greenpeace » raconte : « Ce sont les courants océaniques qui sont à l’origine de cette concentration de déchets »


Elle est constituée de plastiques et de plancton.

Les études ont prouvé qu’il y a 6 kg de plastique pour 1 kilo de plancton, et qu’il s’agit en fait d’un continent de 3,5 millions de km2.

Ce sont les membres de l’équipage de l’Algalita Fondation qui affirment avoir vu cette ile quasi synthétique. vidéo

On imagine la quantité phénoménale de pétrole qui pourrait être tirée de cette masse de déchets de plastique.

Encore faudrait-il pouvoir la récolter.


En Méditerranée, une récente étude menée par plusieurs laboratoires universitaires européens, il y aurait environ 250 milliards de microplastiques flottants pour l’ensemble de la méditerranée.

On peut trouver leur rapport sur ce lien.

Bruno Dumontet, chef de l’expédition qui a fait les prélèvements affirme : « nous avons fait les premiers prélèvements sur une hauteur de 10 à 15 cm d’eau, et c’est donc une extrapolation sur des micros déchets flottants, ce n’est pas sur toute la colonne d’eau (…) mais c’est déjà particulièrement inquiétant ». lien


Les scientifiques qui ont mené cette expédition ont lancé une pétition européenne que l’on peut signer sur ce lien.

Pour que cette pétition aboutisse, il faudrait 1 million de signataires, soit 54 000 signatures pour la France.

Depuis le jour où il a découvert 17 bouts de plastique dans le ventre d’un poisson qu’il venait d’ouvrir pour s’en nourrir, Marcus Eriksen, docteur en enseignement des sciences, et amateur de sushis,  à fait un voyage original : avec son collègue Joël Paschal, ils ont construit un radeau a l’aide de 15 000 bouteilles de plastique vides, afin de relier, en 2008, Los Angeles à Hawaï. lien


Façon pour lui de tenter de dénoncer l’utilisation du plastique dans les produits de consommation.

Pas sur que sa belle initiative ait changé grand-chose, mais il a eu le mérite d’essayer.

Car comme dit mon vieil ami africain :

« Celui qui n’essaye pas ne saura jamais s’il aurait pu réussir »

 

 


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Baleine : la Corée du Sud durcit les règles encadrant la chasse illégale

Publié le par Gerome

Hier, la Corée du Sud a annoncé son intention de durcir les règles encadrant la pêche illégale de la baleine et l'exploitation de la viande du cétacé en danger d'extinction.

 

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Ces nouvelles règles sont entrées en vigueur dès ce lundi 3 janvier. Comme l'a indiqué le ministère de l'Agriculture, elles obligent les pêcheurs à signaler immédiatement la découverte de baleines échouées ou prises dans leurs filets. Les baleines mortes ainsi déclarées ne pourront être vendues pour leur viande qu'à des organismes agréés par l'Etat. Seuls ceux qui détiennent une licence pourront vendre la viande des cétacés. En outre, et conformément aux recommandations de la Commission baleinière internationale (CBI), des échantillons ADN des cétacés devront être prélevés afin que leur origine puisse être déterminée.


Cette nouvelle réglementation vise à limiter "le nombre croissant de prises illégales de baleines" dans les eaux sud-coréennes, souligne le ministère. Si la chasse du cétacé à des fins commerciales est interdite dans le pays depuis 1986, la Corée du Sud autorise la vente des baleines prises accidentellement dans les filets des pêcheurs, ou échouées sur le rivage. Une autorisation dont profitent certains chasseurs, qui feignent avoir trouvé des cétacés quand ils les ont en réalité volontairement capturés. Le nombre de prises accidentelles a ainsi étonnamment augmenté au cours des dernières années.

 

 


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Eco-technologies : la France lance un nouvel appel à projets

Publié le par Gerome

Les ministères de l'Ecologie, de l'Economie, et de l'Industrie et l'Energie, ont lancé un nouvel et troisième appel à projets concernant les éco-industries. Le gouvernement souhaite ainsi "soutenir des projets industriels de recherche et développement et d'innovation portant sur les écotechnologies, notamment dans le domaine de la prévention, de la mesure et de la lutte contre les pollutions locales (air, eau, déchets...)", soulignent les ministères concernés dans un communiqué.

 

Ce nouvel appel à projets est en priorité destiné aux industries mettant au point des produits, des procédés ou des services innovants qui peuvent être utilisés pour surveiller l'environnement, lutter contre les pollutions, ou préserver les milieux naturels. "Ces technologies ont un potentiel de croissance industrielle considérable notamment à l'heure où des tensions existent sur les matières premières et sur l'énergie et où les politiques de développement durable se mettent en place à l'échelle globale", soulignent les ministères, précisant qu'une "attention particulière sera accordée aux projets proposés par les PME".


Les dossiers qui seront retenus se verront offrir un soutien financier émanent de la direction générale de la Compétitivité, de l'industrie et des services, du fonds de compétitivité des entreprises, d'OSEO, ou de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Lancé le 29 décembre, l'appel à projets s'achèvera le 7 mars 2011. Les dossiers de candidatures devront être déposés avant cette date.

 

 


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