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L'Europe met en place deux nouveaux instruments pour préserver la biodiversité

Publié le par Gerome

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La conférence de la Semaine verte s'est ouverte à Bruxelles mardi. A cette occasion, la Commission européenne et l'Agence européenne pour l’environnement ont présenté deux nouveaux outils visant à lutter plus efficacement contre la perte de biodiversité.


Mettre un terme à la perte de la diversité biologique en 2010. Alors qu'aucun pays n'a réussi à atteindre cet objectif fixé par l'ONU, le premier outil baptisé Bise est un système d'information européen sur la biodiversité. Il s'agit d'un nouveau portail Internet qui centralisera toute l'information concernant la biodiversité européenne, et dont le but est de résorber "les lacunes existantes dans les connaissances" sur l'état de la faune et de la flore.


Le second instrument mis en place par la Commission européenne et l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) est un "niveau de référence en matière de biodiversité". Destiné aux responsables politiques, il fournira un tableau complet de la situation actuelle en matière d'érosion de la biodiversité. Le niveau de référence, qui devrait être opérationnel d'ici la fin de l'année, permettra d'évaluer les progrès des États membres, et de mesurer précisément les évolutions post-2010.


"La perte de biodiversité n'est pas un phénomène abstrait - le problème se pose ici et maintenant. Grâce à l'état des lieux précis qu'ils permettront d'établir, ces nouveaux instruments nous aideront à évaluer les actions entreprises et à prendre des mesures concrètes pour enrayer la perte de biodiversité, voire pour inverser la tendance dans la mesure du possible" souligne Janez Potočnik, commissaire européen chargé de l'environnement.


Comme l'explique Jacqueline McGlade, la directrice de l'AEE, il s'agit de fournir l'ensemble des connaissances, dans un langage compréhensible, concernant la perte de biodiversité et ses conséquences. Le but est d'inciter les collectivités, mais aussi les particuliers, à lutter contre cette érosion. "N'allons pas croire qu'il est possible de mettre véritablement fin au déclin de la biodiversité sans la participation effective de la société et l'engagement personnel des citoyens" insiste Jacqueline McGlade.

 

 


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La consommation de produits bio a doublé en six ans

Publié le par Gerome

Interview réalisée par Charlotte Hélias


Alors que Le printemps Bio, quinzaine nationale de promotion des produits issus de l'agriculture biologique, s'est ouvert mardi 1er juin, Charles Kloboukoff, président fondateur du groupe Léa Nature, pionnier de la distribution de produits bio et naturels en France, revient sur les progrès accomplis ces dernières années.

Quel bilan faites-vous aujourd'hui du développement du marché des produits bio?


Dans les années 1980, on a vu apparaître une nouvelle gamme de produits qui tranchait avec le commerce traditionnel. On parlait alors plutôt de « produits naturels », sans colorants ni conservateurs. A partir de ce moment là, plusieurs labels sans cesse améliorés se sont succédés jusqu'à l'appellation Agriculture Biologique (AB) que l'on connaît aujourd'hui. Actuellement, la création d'un label européen tout aussi exigeant est en cours

Simple phénomène de mode ou véritable mouvement de fond?

Etant donné la place de plus en plus sérieuse que l'on accorde à l'écologie, je crois que l'on revient peu à peu à une agriculture naturelle. Mais de nombreux efforts sont étouffés par les lobbies. Depuis l'après-guerre, les progrès techniques et la mécanisation outrancière de l'agriculture ont contribué à la transformer en véritable industrie. Pour accroître la productivité et répondre aux besoins de la population, la science a mis au point des produits chimiques à effet immédiat. Or ces produits, pour aussi efficaces qu'ils sont, s'avèrent très nocifs à long terme. On commence à peine à parler de leur responsabilité dans les longues maladies comme le cancer, dans les problèmes dermatologiques ou encore dans l'infertilité... Il est difficile de remettre en question tout un système au bout de quarante ans. Il faudrait refonder entièrement l'agriculture et encourager les agriculteurs traditionnels à la reconversion. Aujourd'hui, le bio représente 2% du marché. C'est peu, mais la consommation a doublé en six ans. Même si ce chiffre peut paraître marginal, il est appelé à se développer rapidement.

Le coût du bio reste un frein pour bon nombre de consommateurs. L'écart de prix peut atteindre de 15 à 20%. Comment l'expliquez-vous?

Beaucoup de critères sont à prendre en compte. La plupart des entreprises écologiques sont « à taille humaine » et fonctionnent avec des effectifs réduits. La distribution est encore peu organisée et le transport des marchandises reste coûteux. Mais le marché du bio est en pleine expansion et cet accroissement va nous permettre de mieux amortir nos frais. Il faudrait également un système d'aides fiscales pour les entreprises « vertes ». Lorsque l'on considère le prix des produits « standards », on ne tient pas compte des dépenses induites par leur impact en termes de pollution, santé

La crise économique a-t-elle limité la croissance du bio?

En 2009, la croissance s'est maintenue autour de 15 à 20%. En revanche, depuis janvier 2010, nous observons un net ralentissement. Il faut dire que les trois dernières années avaient été particulièrement fastes avec une croissance de 25% par an. Malgré cela, le marché continue aujourd'hui de progresser de 4%. De manière générale, la consommation des ménages a été très touchée et les gens ont tendance à diminuer leurs dépenses. Un constat qui s'applique également aux produits bio : les points de vente et rayons sont toujours très fréquentés, mais le panier moyen est passé de 30 à 25 euros.

D'autres modèles, dont votre entreprise est également fer de lance, comme le commerce équitable ou la production locale se développent désormais. Pensez-vous qu'ils peuvent se rejoindre?

Tout à fait. Relocaliser devient une préoccupation générale, tant au niveau social qu'écologique : pourquoi faire venir de loin ce qui peut pousser près de chez nous ? Concernant les produits emblématiques qui ne peuvent être cultivés sur place, comme le riz, le thé ou le café, le commerce équitable doit devenir un réflexe. Comme nous, de plus en plus d'entreprises s'engagent progressivement dans le développement durable et des personnalités telles que Pierre Rabhi commencent à trouver une place dans le domaine public. D'autres initiatives, comme les Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) par exemple, témoignent également de ce souci de ré-humaniser la société.

 

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Huchon consacre le retour au bio des ex-terrains de la F 1

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Après le retrait du projet de circuit de Formule 1 à Flins-Les Mureaux, le conseil régional vient d’acquérir les terres de la ferme de la Haye par l’intermédiaire de l’agence des espaces verts d’Ile-de- (AEV). La région a ainsi acheté les 174 ha pour un montant de 1,76 M€. Près de 140 ha de terres agricoles seront ainsi divisés entre trois exploitants bio.


En effet, le comité technique de la Safer Ile-de- s’était engagé à un retour des terres à l’agriculture, en les revendant à la région, si le projet de F 1 n’était pas réalisé.

« C’est vraiment emblématique de ce que l’on peut arriver à faire en se mobilisant tous ensemble », affirme avec joie Hélène Danel, présidente de l’association Flins sans circuit F 1.

Une partie des terres restantes attribuée à la ville des Mureaux

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Le PS de la région, Jean-Paul Huchon, a également profité de l’occasion pour revenir sur « l’idée saugrenue de Bédier (NDLR : l’ex-président UMP du conseil général des Yvelines) », et rappeler « l’ambition de la région de développer l’agriculture biologique, car nous devons apprendre à produire autrement en respectant l’environnement ». Il espère arriver à produire « 20% de bio dans la région d’ici une dizaine d’années ».

Ainsi, deux couples de maraîchers, les Frémin et les Picard, se partageront 20 ha pour y cultiver des légumes et quelques fruits bio. Enfin, Xavier Dupuis, s’est vu octroyer 115 ha sur lesquels il souhaite développer des céréales et des légumes bio pour les cantines scolaires. Une partie des terres restantes sera attribuée à la ville des Mureaux, et la région souhaite également développer d’autres projets écologiques sur les berges de Seine.

Le parisien

 

 


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Signature d'un accord pour protéger 720.000 km² de forêt boréale au Canada

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Écologistes et industriels du bois ont signé un accord pour protéger quelque 720.000 km² de forêt boréale au Canada en encadrant l'abattage des arbres. Un accord qui met fin à des années de guerre ouverte entre les défenseurs de l'environnement et les groupes forestiers.

 

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Le 18 mai, les principaux groupes forestiers et acteurs écologistes du Canada se sont enfin entendus en signant un accord historique visant à mieux protéger la forêt boréale. L'accord a été conclu entre l'Association des produits forestiers du Canada (APFC), au nom de vingt-et-un grands groupes industriels, et neuf grandes organisations écologistes, dont Greenpeace et la Fondation David Suzuki.Les industriels du bois, tels que AbitibiBowater ou Cascades, se sont ainsi engagés à suspendre tout nouvel abattage d'arbres sur quelque 29 millions d'hectares de forêts.

 

Un engagement pris pour protéger des espèces vulnérables, comme le caribou des bois ou le carcajou.Ayant obtenu de la part des groupes forestiers l'effort qu'ils attendaient depuis des années, les écologistes qui avaient lancé plusieurs campagnes de boycottage contre les producteurs, vont désormais pouvoir les suspendre."Nous sommes très heureux que ces efforts aient mené au plus important plan de conservation de forêts ouvertes à l'exploitation de l'Histoire", s'est félicité Steve Lallick du Pew Environment Group.

 

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Énergies renouvelables : un projet d'hydroliennes pour éclairer Bordeaux

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Deux océanographes planchent sur un projet visant à produire de l'électricité destinée à l'éclairage public de Bordeaux grâce à des hydroliennes implantées sous un pont enjambant la Garonne. 


Alors que la France accuse un retard en matière de déploiement de la filière hydrolienne, "nous espérons que quelques amendements du projet de loi du Grenelle II porteront, de près ou de loin, sur l'émergence des énergies renouvelables marines", explique Marc Lafosse, du bureau d'études "Énergie de la lune" à l'origine de ce projet.


La diminution de la largeur du fleuve au niveau du pont de pierre, induite par les quinze piliers qui soutiennent l’ouvrage, engendre un effet entonnoir où le courant de la Garonne s'accélère. En équipant dix des arches du pont, ce sont 5 gigawatts/heure annuels, soit l'équivalent d'environ 20% des besoins de l'éclairage public de la ville, qui pourraient être produits.

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"L'enjeu écologique est évident : où trouverons-nous les 23% d’énergies renouvelables que nous nous sommes engagés à produire d’ici 2020 si nous ne jouons pas sur toute la gamme (y compris l’énergie des courants et des marées qui peut mettre en mouvement des turbines hydroliennes)?" souligne Alain Juppé, le maire de Bordeaux.


Comme l'explique Jérôme Cougoul, océanographe qui travaille sur ce projet avec Marc Lafosse depuis novembre 2008, l'énergie hydrolienne présente de nombreux avantages et notamment celui d'être "inépuisable et prédictible, la marée étant connue cent ans à l'avance". Et de rappeler que les hydroliennes, contrairement aux éoliennes, n'ont aucun impact paysager puisqu'elles sont installées sous l'eau et donc, ne se voient pas.


Le projet du bureau d'études "Énergie de la lune" vise à installer un site d'essais d'ici 2011. Ce site sera constitué de deux plates-formes sous-marines fixées sur le fond de la Garonne afin d'y accueillir deux hydroliennes. Suite à cette expérimentation, "les réponses obtenues permettront de lancer l'industrialisation de la filière" espère Marc Lafosse.

 


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