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Climat : la crise économique a bon dos

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La communauté internationale ne sort pas grandie de la conférence des Nations unies sur le climat de Doha. Les débats se prolongeaient samedi 8 décembre au Qatar, au-delà de l'heure de clôture, à la recherche désespérée d'un compromis sur un accord global pour contenir le réchauffement. Un accord semble de plus en plus inatteignable.

 

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Engagements flous, refus de toute contrainte : une fois encore, le message paradoxal adressé à la planète est que la négociation sur le changement climatique n'est pas dictée par les évolutions du climat, mais par les fluctuations de l'économie.

Faute de volonté politique, le processus de négociation est imperméable à l'urgence. Ni la pression de la science, qui ne cesse de préciser l'ampleur des menaces, ni la multiplication des sécheresses, des canicules et des inondations, ni les appels pressants des pays les plus vulnérables n'auront suffi à sortir la conférence sur le climat de l'immobilisme qui est devenu sa marque de fabrique.


De l'ouragan Sandy en Amérique du Nord au cyclone Bopha aux Philippines, de la sécheresse historique aux Etats-Unis et en Europe à la fonte record de la banquise, les signaux d'alerte n'ont pas manqué ces derniers mois. Le cri du coeur du négociateur philippin, appelant ses confrères à "regarder la réalité en face", alors que son pays était dévasté par un typhon d'une violence exceptionnelle, n'a que brièvement ému les délégations.


Pour les pays industrialisés, responsables historiques du réchauffement, la "réalité", c'est d'abord que les caisses sont vides. Les pays en développement demandaient 60 milliards de dollars d'ici à 2015 pour les aider à faire face aux effets du réchauffement. A l'heure des coupes budgétaires, ils ne sont même pas sûrs d'obtenir des pays industrialisés la vague promesse d'une "trajectoire de financement".


La "réalité", c'est que les énergies renouvelables représentent encore un investissement coûteux, à l'heure du charbon et du gaz bon marché, même si ces énergies propres gagnent en rentabilité. La "réalité", c'est que le développement du solaire est l'occasion non d'une coopération mais d'une guerre commerciale entre l'Europe, les Etats-Unis et la Chine.

Aucun pays n'est prêt à mettre en péril la compétitivité de son économie en acceptant de négocier des objectifs plus ambitieux de réduction des gaz à effet de serre. Chacun sait pourtant que les engagements actuels mettent la planète sur la trajectoire d'un réchauffement de 4 degrés. Un bouleversement qui "déclencherait une cascade de changements cataclysmiques", a tenu à prévenir la Banque mondiale, le 18 novembre.


L'institution de Washington s'alarme, parce que ces effets seront aussi économiques. Comment croire qu'il sera longtemps rentable, même au nom de la compétitivité, de rester aveugle à l'enjeu climatique ? La facture de l'ouragan Sandy aux Etats-Unis dépasse les 80 milliards de dollars. La sécheresse a ruiné les céréaliers du Midwest et met une partie de l'économie américaine au ralenti en empêchant la navigation sur le Mississippi.

Au Qatar, les Etats-Unis ont pourtant, une nouvelle fois, bloqué les négociations. Barack Obama avait laissé entrevoir, après sa réélection, un changement d'attitude sur le front du climat. La conférence de Doha a adressé un cinglant démenti à cet espoir.

 

 


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Le guépard en net recul, partout en Afrique

Publié le par Gerome

l subsiste aujourd’hui moins de 10 000 guépards, dont 2 000 à 3 000 en Namibie. À l’origine, l’aire de répartition du guépard englobait pratiquement toute l’Afrique à part l’extrême nord et la forêt équatoriale. Elle s’est réduite partout. L’espèce est encore relativement bien représentée, quoique de plus en plus rare, du sud de l’Éthiopie à la Namibie. Ailleurs il ne subsiste plus que des populations sporadiques.

 

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Les guépards sont occasionnellement tués pour leur peau, le commerce illégal sévissant surtout dans le nord-est de l’Afrique et particulièrement à Djibouti. Des guépards vivants sont aussi exportés depuis la Somalie à destination de riches cheiks arabes d’Arabie Saoudite, des Émirats arabes et du Sultanat d’Oman.


L’espèce s’est éteinte dans 13 pays depuis un demi-siècle. Le guépard est inscrit en annexe 1 de la CITES, mais il existe des quotas d’exportation en provenance de trois pays (Botswana, Namibie, Zimbabwe), ce qui facilite le trafic.  Le commerce légal de l’espèce concerne la chasse aux trophées : le Botswana, la Namibie et le Zimbabwe autorisent en moyenne 200 exportations par an. Il existe malheureusement de nombreuses fraudes, la corruption permettant souvent à un même permis de servir plusieurs fois. Par ailleurs, la chasse sportive aux ongulés est très populaire en Afrique du nord et au Sahel, et les proies naturelles du guépard sont éradiquées.


Dans sa globalité, l’espèce est inscrite sur la Liste rouge de l’UICN dans la catégorie « vulnérable » ; mais la sous-espèce asiatique (Acinonyx jubatus venaticus, 80 individus matures) et celle de l’Afrique du nord-ouest (A. j. hecki, moins de 250) sont cotées « en danger critique d’extinction ». Le guépard est considéré par le WCS comme un des carnivores les plus menacés d’Afrique.

Réduction de son habitat et du nombre de ses proies 


La réduction de l’habitat et du nombre de proies sont les plus graves menaces pesant sur l’espèce. Dans l’est et le sud de l’Afrique, l’extension des terres agricoles aux dépens de la savane s’est accompagnée d’une intensification d’activités dégradant la savane comme le ramassage du bois, la fabrication de charbon de bois et le braconnage. Dans les savanes sèches sahéliennes et soudanaises, les populations de guépards ont considérablement souffert de la désertification et de l’envahissement par l’Homme.


La mortalité juvénile est très forte chez les guépards, beaucoup de jeunes sont dévorés par les lions, les hyènes, les chacals et les rapaces. Par ailleurs, les guépards adultes sont souvent obligés de céder leurs proies à des lions, des hyènes ou des lycaons. Le guépard souffre d’une forte homogénéité génétique qui s’aggrave du fait de l’effondrement des populations. Il s’en suit une grande sensibilité aux agents pathogènes (maladies virales), une baisse de la fertilité et une faible capacité à réagir aux perturbations environnementales.


Encore d’autres menaces pesant sur le guépard…


Du fait de leurs mœurs diurnes et de leur caractère craintif, les guépards peuvent être perturbés par une trop forte pression du tourisme : dans certaines réserves très populaires comme Masaï Mara, au Kenya, il n’est pas rare de voir 15 ou 20 véhicules 4×4 autour d’une famille de guépards… On a même vu des guépards écrasés sur les pistes.


Les guépards sont fréquemment tués par des gardiens de troupeaux ou des fermiers alors qu’ils ne causent que des dégâts mineurs. Ils préfèrent généralement les proies sauvages aux animaux domestiques même quand ceux-ci sont très nombreux. Sur l’ensemble du continent africain, les guépards ne sont responsables que de 3 % des pertes de bétail dues aux prédateurs.  Au Sahara où l’espèce est extrêmement rare, les bergers touaregs organisent des expéditions punitives dès qu’un guépard est accusé d’avoir causé des pertes occasionnelles de jeunes chameaux ou de chèvres.


Quelques mots sur la biologie du guépard


Le guépard, Acinonyx jubatus, vit seul ou en petits groupes ne dépassant pas six individus. Ce sont souvent des mâles, frères d’une même portée, qui forment de petites coalitions, tandis que les femelles sont solitaires. Essentiellement diurne, il chasse le matin et le soir, parfois aussi les nuits de pleine lune car la vue est son sens le plus développé. Il est terrestre et, même s’il est capable d’atteindre des branches basses, il n’est taillé ni pour grimper ni pour effectuer des bonds spectaculaires. En fait, tout son corps est adapté pour un sprint violent et de courte durée.


Le guépard ne chasse pas à l’affût comme beaucoup de félins solitaires ; il s’approche doucement de sa proie puis fond sur elle comme la foudre à une vitesse pouvant atteindre 100 à 112 km/h. Son cœur est incapable de poursuivre un tel effort plus de quelques dizaines de secondes, et l’animal à bout de souffle doit ensuite récupérer un bon moment avant de pouvoir commencer son repas.


Les proies sont surtout des gazelles, impalas, ourébis, phacochères, lièvres, autruches, pintades et outardes. La capture d’une grosse proie (zèbre, gnou, damalisque, cobe Defassa) n’est possible que dans le cas où plusieurs guépards chassent en groupe. Il arrive qu’un lion ou des hyènes forcent un guépard à abandonner sa proie. Après 90 à 95 jours de gestation, la femelle met au monde deux à quatre petits (rarement cinq ou six), qui pèsent 250 à 300 g, sont allaités durant trois mois et deviennent indépendants entre 12 à 18 mois. La maturité sexuelle est atteinte à deux ans, la longévité peut atteindre 16 ans en captivité.

 

 


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Les plus vieux et plus grands arbres de la planète se meurent

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Des scientifiques ont mis en garde vendredi contre la mortalité alarmante des arbres géants et très anciens, plus grands organismes vivants de la planète, qui abritent quantité d'oiseaux et une riche biodiversité.

 

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Ces travaux, menés par des universitaires australiens et américains, ont été publiés dans la revue Science. Ils concluent que partout les vieux grands arbres sont menacés de disparition si aucune politique de préservation n'est mise en oeuvre.

Les chercheurs ont constaté une disparition inquiétante de grands arbres, vieux de 100 à 300 ans, sous toutes les latitudes en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, en Amérique latine et en Australie.

Les sorbiers d'Australie, les pins des Etats-Unis, les séquoias de Californie ou les baobabs de Tanzanie constituent les principales espèces en danger.

Les feux de forêts ne sont pas les uniques responsables car le taux de mortalité est dix fois supérieur à la norme, même les années sans feux.

Ce phénomène est, selon les scientifiques, le résultat d'une combinaison de facteurs tels que le réchauffement climatique, l'abattage et le besoin en terres agricoles.

Les grands arbres sont le lieu de nidification et de vie de près de 30% des oiseaux et des animaux de notre écosystème.

Ils constituent aussi d'énormes puits de carbone, d'importantes réserves de substrats, ils permettent à une multitude d'organismes vivants de s'épanouir et influencent l'hydrologie.

 

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La disparition de la savane met les lions en péril

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L'exploitation agricole et l'urbanisation de la savane en Afrique, sous l'effet du fort accroissement démographique, menacent les lions, dont les deux tiers ont disparu au cours des 50 dernières années, avertissent des chercheurs américains dans une étude publiée mardi. Les auteurs de cette recherche de l'université Duke, en Caroline du Nord, estiment que le nombre actuel de ces félins est de 32.000 à 35.000, contre près de 100.000 en 1960.

 


Le déclin le plus marqué a été observé en Afrique de l'Ouest, où il n'en resterait que 500, selon eux. Cette forte réduction de la population des lions africains a résulté de la disparition d'environ 75% de la savane depuis 50 ans, expliquent ces chercheurs américains dans des travaux publiés dans la revue internationale Biodiversity and Conservation. 

"La savane évoque de vastes plaines ouvertes, mais en réalité, aujourd'hui, le défrichement et l'exploitation intensive des sols pour l'agriculture résultant de la rapide croissance démographique ont fragmenté ces espaces ou les ont dégradés", explique Stuart Pimm, professeur d'écologie à l'Université Duke, le principal auteur de l'étude. "Aujourd'hui, il ne reste plus que 25% de la surface initiale de la savane africaine, un écosystème qui était il y a 50 ans 30% plus étendu que les Etats-Unis", ajoute-t-il. 

Capacités de survie en péril
Pour cette étude, ces chercheurs se sont appuyés sur des images de satellites à haute définition provenant de Google Earth, sur des données sur la densité démographique et sur des estimations locales des populations de lions pour déterminer les zones encore favorables à la survie de ces félins. Ils n'en ont identifiées que 67 isolées dans la savane sur l'ensemble du continent africain, où la densité de population humaine est faible. 

Mais ces scientifiques ont déterminé que seules dix de ces zones réunissent toutes les conditions pour que les lions aient une excellente chance de survie. La plupart se situent dans des réserves nationales. Aucune de ces zones privilégiées ne se trouve en Afrique de l'Ouest où la population humaine a doublé dans de nombreux pays au cours des 20 à 30 dernières années, relèvent-ils. Les 500 lions qui s'y trouvent encore sont dispersés dans huit sites. 

Même dans le reste de l'Afrique où se trouvent ces zones privilégiées, plus de 5.000 lions vivent dans de petits groupes isolés, ce qui met leurs capacités de survie en péril, selon ces chercheurs. 

"Urgent d'agir"
"Cette étude, l'estimation la plus complète à ce jour du nombre de lions en Afrique, est une étape majeure pour élaborer des stratégies visant à sauver ces félins", a jugé dans un communiqué Luke Dollar, un des coauteurs de l'étude. Il dirige le programme de mobilisation des fonds dans le cadre d'une initiative de la National Geographic Society pour sauver les lions, la "Big Cats Initiative". 

"La réduction de 75% de la savane africaine est choquante et déprimante, ce qui souligne qu'il est urgent d'agir pour la conservation de cet habitat et des espèces magnifiques qui y vivent, comme les lions", ajoute Thomas Lovejoy, professeur de sciences environnementales à l'université George Mason. Il préside le comité de la "Big Cat Initiative" à la National Geographic Society. 

La publication de cette dernière étude intervient après l'annonce la semaine dernière du Bureau américain de la pêche et de la vie sauvage de la décision d'examiner une demande déposée par des associations de protection de la nature visant à mettre les lions africains sous la protection de la loi sur les espèces en danger et menacées. Une telle mesure se traduirait par l'interdiction pour les chasseurs américains de ramener aux Etats-Unis des trophées de leur safari en Afrique, où dans plusieurs pays dans lesquels les populations de lions sont encore relativement abondantes, leur chasse est autorisée. Les lions asiatiques sont protégés par la loi américaine depuis 1970.

 

 

 


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