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La taxation de l'huile de palme rejetée par les Lobbyes

Publié le par Gerome

L’amendement dit « Nutella » défendu par Jean-Louis Roumegas (EELV), initialement adopté par la commission des Affaires sociales du Sénat, a été rejeté le 21 novembre lors de la nouvelle lecture, en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013. L’amendement repoussé visait à taxer davantage l’huile de palme, utilisée dans de nombreux produits alimentaires. L’huile de palme est mise à l’index pour ses impacts sanitaires – ses graisses saturées favorisent l’obésité – et environnementaux – sa culture intensive favorisant la déforestation.

 

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Le député proposait d’instituer une contribution additionnelle de 300 euros par tonne sur les huiles de palme (et les huiles de palmiste et de coprah) destinées à l’alimentation humaine. « Les problèmes posés par l’huile de palme pourraient être traités dans le futur projet de loi de santé publique », a estimé Gérard Bapt (PS), rapporteur du projet.

Ferrero, le géant italien de la pâte à tartiner, avait aussitôt réagi à la proposition d’amendement en achetant de larges espaces publicitaires dans la presse quotidienne pour dénoncer l’initiative et vanter les mérites de sa pâte. Le texte de loi avait suscité des réactions jusqu’en Malaisie. Le Conseil malaisien de l’huile de palme avait appelé le gouvernement français à rejeter « une agression sans fondement » menaçant la survie de « petits paysans ». Précisons que la Malaisie abrite le puissant conglomérat Sime Darby, qui possède de nombreuses plantations d’huile de palme sur plusieurs continents. L’enquête de Basta ! menée au Libéria sur la filière de l’huile de palme révèle pourtant les déforestations massives, les expropriations et l’accaparement de terres générés par ces cultures industrielles. Du côté de Ferrero, le groupe avait indiqué qu’il ne toucherait pas d’un iota à sa spécialité phare, même si la taxe était confirmée. Ambiance.

 

 


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Déforestation au Paraguay et… promotion du bois en Europe ?

Publié le par Gerome

Le Paraguay est un pays d’Amérique du sud assez peu connu, enclavé et situé aux confins du Brésil, de l’Argentine,et de la Bolivie et dont son curieux gardien de but de l’équipe nationale de football, qui jouait autant avec les pieds qu’avec les mains, a constitué, un temps, le principal titre de gloire.Ses ressources sont essentiellement forestières et agricoles et ses exportations les plus importantes sont le soja, le bois et de plus en plus la viande de boeuf. Les indiens guaranis en étaient les habitants originels avant que le pays ne passe sous domination espagnole.

 

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Le Paraguay est malheureusement en train deperdre sa forêt primaire au profit de la culture du soja à l’est du pays d’abord puis de l’élevage à l’ouest. C’est la partie du Gran Chaco dont la forêt d’épineux, des siècles durant, avait résisté à toute incursion humaine qui est, petit à petit, en train de perdre une bonne partie de sa surface. En deux ans ce sont 500 000 hectares de forêt qui sont passées à la trappe sous les assauts des éleveurs d’origine brésilienne pour faire de la place pour leurs énormes troupeaux. Des hectares qui viennent s’ajouter à ceux disparus à l’est pour la culture du soja.


A ce rythme ce sont 90 pct de la zone du Gran Chaco, -de la taille de la Pologne- qui auront disparu avant 30ans.Or comme chacun saitdéforestation veut dire suppression des puits de carbones, ou pompes à CO2, que constituent les forêts du monde


Curieusement, alors que certains pays comme le Paraguay ci dessus ou la Malaisie sont sujets à une déforestation galopante, nous sommes, nous, soumis à un certain matraquage publicitaire sur l’utilisation du bois pour construire nos maisons et nous chauffer sous le pretexte que le bois est un excellent isolant et à la fois un produit écologique ou perçu comme tel. Or, à mon sens, il est surtout écologique sur pied, position dans laquelle il absorbe du CO2, car à la combustion il émet aussi du CO2.


Nous sommes également en train de promouvoir les « pellets » de bois pour alimenter les systèmes de chauffages des immeubles dits BBC. Il est désormais coté à terme sur le marché de Rotterdam côte à côte avec…les produits pétroliers.La demande est prévue atteindre les 200 milions de tonnes/an en Europe. En France la production devrait en atteindre les 500 000 tonnes en 2012. Ces granulés sont fabriqués à partir de sciure qui est utilisé normalement pour fabriquer les panneaux de particules ou de bois forestiers de seconde catégorie mais le jour où la demande explosera… ? En attendant, les prix des dit granulés ont déjà progressés de 13pct en un an et demi.


Nous sommes même en train de convertir une partie de la centrale de Gardanne,près d’Aix En Provence, propriété de l’allemand E.ON, qui fonctionnait au charbon, en une centrale fonctionnant pour partie au charbon et pour partie au bois sous la forme des dits pellets. Celà économisera 500 000 tonnes de CO2 par an sur les 3 millions émis globalement par an. Mais cela consommera de 750 000 à 900 000 tonnes de bois pour tourner 7500 heures.Sans compter que le pouvoir calorifique des pellets étant inférieur à celui du charbon, elle perdra 150MW de puissance, de l’ordre de 30pct qu’il faudra compenser grace…au gaz ?


Mais combien de tonnes en CO2 non absorbées par les forêts provoquera cette promotion du bois ? 

 

Je suppose qu’il y a quelque part un organisme (Ademe ?) qui a fait le bilan global des émissions mais dans une époque où les chiffres sont biaisés en fonction du message à faire passer – Cf le fameux calcul du puit à la roue pour promouvoir les biocarburants ou encore les économies d’émissions des voyages par train pourtant exclusivement dus au nucléaire-, j’aimerai bien les connaître car le silence est en général synonyme de dissimulation…..

Reste aussi à savoir quel programme de reforestation est couplé à cette montée en charge de l’utilisation du bois ? Messieurs les écologistes, on vous écoute.

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Des dizaines d'animaux morts sur le tournage du "Hobbit"

Publié le par Gerome

eter Jackson a des ennuis avec l'association de défense des animaux aux Etats-Unis. La PETA accuse en effet le réalisateur de la mort de chevaux, moutons, chèvres et autres poulets. Les animaux seraient morts sur le tournage du film "The Hobbit" à cause d'"erreurs humaines".

 

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27 bêtes seraient mortes à cause de mauvaises conditions de vie à la ferme où elles étaient logées entre les prises. Quatre défenseurs animaliers en Nouvelle-Zélande ont alerté la PETA qui affirme que si le chef de production du film avait "rempli ses fonctions et tenu compte des avertissements", les animaux ne seraient pas morts.

On apprend ainsi qu'un cheval est resté couché sur le sol, les pattes ligotées, pendant plus de trois heures, un autre est mort de colique après qu'on ait changé brutalement son alimentation, que les chèvres et les moutons ont été infestés par les vers et qu'une douzaine de poules a été tuée par des chiens.

"Les films de Peter Jackson sont d'avant-garde et ont révolutionné les effets spéciaux mais le fait d'utiliser des animaux vivants et de les laisser souffrir inutilement fait faire un pas de géant en arrière honteux au monde du divertissement."

Selon la PETA toujours, l'un des dresseurs d'animaux aurait été viré pour avoir exprimé ses craintes pour la santé des bêtes auprès de la production pendant le tournage. L'association de défense des animaux envisagent de manifester à chaque présentation du film aux USA, en Angleterre et en Nouvelle-Zélande.

Du côté de Peter Jackson, on concède que la mort de deux chevaux aurait pu être évitée mais que le reste des décès étaient dûs à des causes naturelles.

 

 


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La Banque Mondiale redoute le "cataclysme" d'une hausse de 4°C de la température

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La Banque mondiale redoute une hausse de la température du globe de 4°C dès 2060, bien au-delà du garde-fou posé par la communauté internationale, et s'alarme du "cataclysme" qui frapperait alors les pays pauvres, selon un rapport publié dimanche à Washington.

 

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"Un monde à +4°C (...) déclencherait une cascade de changements cataclysmiques, dont des vagues de chaleur extrême, une chute des stocks alimentaires et une montée du niveau de la mer frappant des centaines de millions de personnes", résume la BM, ajoutant qu'il n'y avait "aucune certitude" que le globe puisse s'adapter à une telle situation.

Ce scénario, le plus sombre envisagé dans le rapport, tranche avec l'engagement pris par la communauté internationale de contenir le réchauffement du globe à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Le niveau actuel d'émissions de C02 "devrait porter le réchauffement climatique bien au delà de ce seuil", assure la Banque mondiale, qui prédit une hausse de 4°C "au cours du siècle" et "dès 2060" en cas d'inertie politique.

"Ce monde serait tellement différent de celui dans lequel nous vivons qu'il est difficile de le décrire", commente le président de la BM, Jim Yong Kim, soulignant que la responsabilité de l'homme dans le réchauffement du globe est "sans équivoque".

Listant les dangers qui menaceraient alors la planète (inondations, sécheresses, malnutrition...), l'institution prédit une aggravation des "pénuries d'eau" en Afrique de l'Est, au Moyen-Orient, ou en Asie du Sud et un "rebond significatif" de la mortalité infantile en Afrique sub-saharienne. Aucune région ne sera épargnée, prévient toutefois le rapport.

 

 


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