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L’or noir du Groenland très convoité

Publié le par Gerome

Les compagnies pétrolières se ruent sur le Groenland afin de mettre en place des plateformes pétrolières dans l’Arctique. Les défenseurs de l’environnement semblent impuissants face à cette déferlante.

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Au Groenland, sept sites ont déjà été achetés par des compagnies pétrolières. En effet, comme l’indique l'Institut de géophysique américain (USGS), 13% des ressources planétaires en pétrole et 30% des ressources en gaz seraient présentes au nord du cercle polaire arctique.

Les estimations tournent autour de 51 milliards de barils de pétrole rien que dans les eaux situées à proximité du Groenland. Et le gouvernement groenlandais ne s’y trompe pas : "Le pétrole représente le plus grand potentiel pour nous rendre indépendant économiquement", indique Ove Karl Berthelsen, ministre des Ressources minérales, cité par Sciences et Avenir. A l’heure actuelle, les 56.000 habitants du pays sont essentiellement des Inuits qui se nourrissent de leur pêche.


Trois forages ont déjà été perturbés par les actions des écologistes. Mais un quatrième est prévu prochainement. La compagnie Cairn Energy indique que "2011 constitue notre troisième année d'opérations au Groenland où nous allons investir quelque 500 millions de dollars, portant nos investissements totaux à plus d'un milliard de dollars".

Le gouvernement précise avoir pris ses précautions pour que "la prospection pétrolière ne vienne pas à détruire notre première ressource, la pêche, et l'environnement", mais Greenpeace dénonce "une course suicidaire aux hydrocarbures" et le secrétaire général nordique estime que "le gouvernement groenlandais n'a pas les capacités pour contrôler les forages des compagnies".


Greenpeace peine à se faire entendre, les compagnies comme la Cairn estimant que "Greenpeace fait preuve d'arrogance" et les gouvernements estimant que les écologistes "freine[nt] encore une fois les possibilités d'assurer un meilleur avenir" aux Inuits. Encore une fois car, l’organisation se bat déjà contre la chasse aux phoques.

 

 


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L'écologie pourrait permettre de doper croissance et emploi

Publié le par Gerome

Un objectif de réduction de gaz à effet de serre plus ambitieux de la part de l'Union européenne pourrait créer des emplois et doper la croissance économique d'ici 2020 au lieu de la ralentir comme le craignant de nombreux pays de l'UE, lit-on dans une étude allemande publiée lundi.

 

Passer d'un objectif de 20% de réduction en deçà des niveaux d'émission de 1990 à 30% d'ici 2020 stimulerait l'innovation et l'investissement dans une économie plus écologique.

"L'Europe de l'après-crise peut revitaliser son économie en s'attaquant au défi du climat", suivant cette étude dirigée par l'Institut de recherche des retombées climatiques de Potsdam et commandée par le ministère de l'Environnement allemand.


Un objectif de 30% pourrait augmenter le PIB de l'UE de 0,6% par an, créer six millions d'emplois et porter les investissements européens de 18 à 22% du PIB d'ici 2020, est-il écrit dans cette étude. D'ici à 2020, le PIB européen pourrait ainsi croître de 620 milliards d'euros.

L'étude de 31 pages observe que beaucoup de pays se sont remis de la Grande Dépression de 1929 en augmentant sensiblement l'investissement, surtout militaire. De nos jours, poursuit-elle, investir dans une croissance plus propre peut soutenir la reprise après la crise financière de 2007-2008.


Les pays de l'UE ont accepté de passer à 30% s'il existe un solide accord international. La plupart se refusent à fixer un tel objectif de façon unilatérale, craignant pour la croissance et l'emploi, surtout dans les industries qui dépendent des énergies fossiles.

 

 


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L'arche de Noé verte de Svalbard

Publié le par Gerome

En Norvège, sur l’archipel arctique de Svalbard, il existe un lieu énigmatique et unique au monde : la plus importante banque de semences de la planète. Une véritable « Arche de Noé verte » destinée à conserver le patrimoine végétal de la Terre.

 

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Selon la Bible, l’Arche de Noé était une grande embarcation construite sur ordre de Dieu pour sauver Noé, sa famille, et l’ensemble des espèces animales du Déluge. C’est ce qui vaut le surnom « d’Arche de Noé Verte » au Svalbard Global Seed Vault : cette chambre forte a pour but de stocker et de protéger la biodiversité végétale (les graines de l’ensemble des cultures vivrières) menacée par le réchauffement climatique, les catastrophes naturelles, ou encore les guerres.

 

Inaugurée en février 2008 sur l’île du Spitzberg (après deux ans de travaux), l’installation très sécurisée totalise un volume de stockage de près de 1 500 m3. Pour la construire, il a fallu creuser dans le flanc d’une montagne de grès sur une centaine de mètres. Le choix du lieu (situé à environ 1 000 kilomètres du pôle Nord) n’est pas anodin : l’activité tectonique est y absente et le permafrost (ou pergélisol : sous-sol gelé en permanence) peut aider à la conservation des échantillons (en cas de panne du système de réfrigération, il assurera naturellement des températures inférieures à 0°C pendant plusieurs semaines).


Autre avantage : construite à 130 mètres au-dessus du niveau de la mer, la banque de graines ne sera pas submergée en cas de fonte des glaces et de hausse du niveau des océans. Gérée par un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, l’organisation onusienne Global crop diversity trust, et la banque génétique nordique, elle a coûté quelque 8 millions de dollars (les financements proviennent de divers gouvernements du monde, de plusieurs organismes privés, et de différentes fondations, comme la Fondation Rockefeller ou Bill Gates).


Déjà 500 000 variétés de graines mises à l’abri


En mars 2010, le Svalbard Global Seed Vault comptait 500 000 variétés, soit un tiers des espèces végétales de la planète : c’est désormais la collection de graines la plus importante au monde (le site peut accueillir jusqu’à 4,5 millions d’échantillons dont les propriétaires restent les donateurs)... Mais pourquoi une telle infrastructure, totalement isolée et capable de résister à une attaque nucléaire ?


Outre le fait que les semences soient mises en péril par le réchauffement climatique, les 1 400 banques génétiques existantes sont exposées à des risques de perte ou de disparition : mauvaises gestions, accidents, catastrophes naturelles, guerres. De tels établissements ont par exemple été détruits en Irak, en Afghanistan, ou inondés aux Philippines (typhon en 2006).

Il est en fait question de préparer l’avenir : grâce à cette banque, les chercheurs disposent d’une grande diversité pour mettre au point des cultures plus résistantes, éventuellement adaptées aux changements climatiques, et plus productives, sachant que la Terre pourrait compter 9 milliards d’individus en 2050.

 

 


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L'apiculture française s'organise pour mieux défendre ses intérêts

Publié le par Gerome

Que ce soit au niveau français ou européen, les apiculteurs sont plus que jamais mobilisés pour défendre la cause de l'abeille en cette année internationale de la Biodiversité. La lutte contre les pesticides reste le cœur de leur action.

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Dans la lignée des travaux du député de Haute-Savoie Martial Saddier, auteur du rapport ''pour une filière apicole durable'' remis au Premier ministre à l'automne 2008, l'Institut Scientifique Technique de l'Abeille et de la Pollinisation (ITSAP) est sur le point d'être créé. Selon le rapport Saddier, cette interprofession apicole doit être un ''lieu d'échanges, d'écoute, de dialogue et de propositions entre l'ensemble des acteurs de cette filière ainsi que des pouvoirs publics nationaux et internationaux''.


Si la création de cette entité est prévue le 12 mars prochain, sa préparation ne fut pas de tout repos. Validée en octobre 2009, la première version des statuts de l'ITSAP a provoqué la colère de la filière apicole : ''le comité scientifique était décisionnaire, les scientifiques qui avaient mis en évidence le rôle des phytosanitaires dans les surmortalités d'abeille en étaient écartés, l'Union des Industriels de la Protection des Plantes avait ses entrées au Conseil d'Administration, l'UNAF a dû se mobiliser'', explique Henri Clément, Président de l'Union National des Apiculteurs Français. Les arguments juridiques déployés par la profession ont finalement eu gain de cause puisque le 22 janvier dernier, de nouveaux statuts ont été actés par l'ensemble des acteurs.

 

Désormais, le comité scientifique jouera un rôle consultatif et intégrera plusieurs chercheurs reconnus par les apiculteurs et les sociétés productrices de produits phytopharmaceutiques ne pourront pas prendre part au Conseil d'Administration. D'autres points sont encore à préciser. L'UNAF négocie le rôle de la filière agricole qui espère garder un pouvoir décisionnaire alors que la filière apicole ne voudrait lui accorder qu'un rôle consultatif. ''Le budget alloué à l'institut fixé à 350.000 euros nous paraît faible par rapport à l'ampleur des travaux à mener'', ajoute par ailleurs Henri Clément. En attendant les premiers travaux de l'ITSAP, l'UNAF poursuit sa lutte contre les pesticides qu'elle considère comme toxiques pour les abeilles.

Un nouvel insecticide inquiète la filière



L'UNAF s'inquiète plus particulièrement d'un nouveau produit baptisé Proteus® et récemment homologué, un insecticide neurotoxique de la famille des néonicotinoïdes comme le Gaucho et le Cruiser. Ce produit sera utilisé pour la première fois en France au printemps 2010 par pulvérisation sur céréales, pommes de terre, betteraves et surtout sur le colza, dont les fleurs sont particulièrement appréciées par les abeilles. La pulvérisation prendra fin avant la floraison mais les apiculteurs craignent des intoxications massives de leurs cheptels lors du butinage.  

''Une nouvelle étude de l'Inra d'Avignon a récemment démontré la toxicité des insecticides néonicotinoïdes et plus précisément leur interaction avec certaines infections'', explique Sophie Dugué apicultrice dans la Sarthe et responsable du dossier des pesticides à l'UNAF. ''La maladie et les pesticides ont un effet synergique, nos ruches sont malades certes mais parce qu'elles sont fragilisées par les insecticides'', ajoute-t-elle.

Les apiculteurs envisagent par conséquent de déposer un recours juridique pour annuler l'autorisation de mise sur le marché accordée pour 10 ans à ce nouveau produit. L'UNAF n'a donc pas fini ses travaux juridiques bien qu'elle se sente démunie : ''nous n'avons que deux mois pour déposer un recours après la remise de l'autorisation or nous découvrons ces autorisations lorsque ce délai est dépassé'', explique Bernard Fau, avocat de l'association. '

 

'Seule la société requérante est informée car il n'y a pas de publication officielle, nous devons donc déployer une procédure souvent très longue'', ajoute-t-il.
Cette lourdeur administrative est d'autant plus frustrante aux yeux de l'association que certaines autorisations sont validées au goûte à goûte comme pour le Cruiser qui bénéficie d'autorisation d'un an. L'association reste toutefois plus que jamais mobilisée au niveau français mais également européen.

Interrogations sur le prochain règlement européen

La coordination européenne s'organise face aux évolutions réglementaires attendues dans les prochaines années. Le Parlement européen et les Etats membres se sont en effet mis d'accord en 2009 sur de nouvelles règles de mise sur le marché et d'utilisation des pesticides qui entreront en vigueur en 2011. Le nouveau règlement établit des procédures pour l'évaluation scientifique des substances actives et l'autorisation des préparations commerciales.

 

Ces procédures comportent notamment des critères visant à exclure les pesticides les plus dangereux et à les substituer par des alternatives moins nocives lorsqu'elles existent. Toutefois si une substance reste nécessaire pour combattre une menace sérieuse à la « santé des plantes », elle pourra être approuvée pour une période de 5 ans.

Mais l'UNAF s'inquiète surtout de la nouvelle procédure d'autorisation car les pays pourront autoriser les pesticides en se basant sur le principe de reconnaissance mutuelle. Cette idée de la Commission européenne consiste à diviser l'UE en trois zones (nord, centre et sud) et à considérer que tout pesticide autorisé par un Etat membre au sein d'une zone serait approuvé systématiquement par les autres pays de la zone.

 

La France sera dans la zone sud avec la Bulgarie, l'Espagne, la Grèce, l'Italie, Chypre, Malte et le Portugal. Or, selon Bernard Fau, l'avocat de l'UNAF, certains pays n'ont pas la même vigilance par rapport à ces produits ou n'ont pas les moyens suffisants pour vérifier leur innocuité de manière approfondie. ''Le choix du pays où déposer la demande d'autorisation sera donc crucial pour les fabricants'', estime-t-il. Précisons toutefois qu'il est prévu que les Etats membres puissent interdire un produit sur leur territoire, notamment pour des circonstances environnementales ou agricoles spécifiques. L'UNAF sera donc particulièrement vigilante aux choix de la France.

 

 


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Tanzanie : le gouvernement promet de ne pas détruire le parc du Serengeti

Publié le par Gerome

Un projet d'autoroute dans le parc du Serengeti, célèbre pour ses extraordinaires migrations de gnous et de zèbres, inquiète les défenseurs de l'environnement. Tentant d'apaiser les tensions, le gouvernement tanzanien assure que ce projet n'aura aucun impact sur la biodiversité qu'abrite le parc national.

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"Le Serengeti est un joyau de notre nation et de la communauté internationale. Nous voulons vous donner des assurances que nous ne pouvons pas avoir cette irresponsabilité de détruire le Serengeti", assure le président Jakaya Kikwete, dans un communiqué cité par Romandie.com. Et de souligner que la portion de route qui doit traverser le nord de Serengeti sur 54 kilomètres ne sera pas bitumée. "Nous ne construirons pas de route bitumée à travers le parc national du Serengeti. Nous construirons seulement une route autour du parc pour faire face aux très grands défis de transport auxquels sont confrontées les communautés pauvres autour du parc", explique le chef de l'Etat tanzanien.


En outre, Jakaya Kikwete insiste sur son double défi : améliorer les conditions de vie de ces communautés, tout en préservant l'environnement. Pour lui, ignorer les besoins des populations vivant autour de Serengeti pourrait faire d'elles "des ennemis du parc".


Peu convaincus par les arguments du gouvernement, les écologistes soutenus par la Banque mondiale estiment qu'il serait plus judicieux de faire passer cette route par le sud du parc, afin de ne pas perturber les routes migratoires. Le tronçon non bitumé prévu par le projet dans le nord de Serengeti devrait être emprunté chaque jour par 400 véhicules d'ici 2015, révèle une étude menée par le groupe écologiste Serengeti Watch. En 2035, ce sont quelque 3.000 véhicules qui pourraient y circuler quotidiennement. Une telle fréquentation nécessitera obligatoirement une amélioration de la route, en la pavant ou en la clôturant, souligne cette étude.

 

 


 


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