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Il faudra consommer moins de viande dans le futur

Publié le par Gerome

Un rapport de chercheurs français a mis en lumière la nécessité de réduire la consommation de viande des pays occidentaux...

 

Si l'on veut nourrir 9 milliards d'êtres humains tout en préservant notre planète, un changement de nos habitudes alimentaires est nécessaire, explique le rapport Agrimonde, une étude de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et du Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD). "Une vraie rupture" y est préconisée...


C'est notre consommation en viande qui est épinglée. "Dès que le régime alimentaire est caractérisé par une forte part de calories animales, la pression sur les ressources naturelles est beaucoup plus importante", explique à l'AFP Sandrine Paillard, responsable de l'unité prospective de l'INRA. En plus de provoquer des déséquilibres dans les régimes alimentaires des consommateurs, avec un nombre record de 400 millions d'obèses en 2003, cela provoque également des déséquilibres entre les différentes régions de la planète, beaucoup de ressources céréalières étant utilisées pour satisfaire nos besoins en viande alors qu'elles pourraient directement servir à l'homme

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Autre abus des pays riches, les "pertes à la consommation" qui peuvent s'élever jusqu'à 30% dans certaines régions. Gaspillage, aliments jetés après date de péremption, qui s'avère souvent trop prématurée. "L'industrie agroalimentaire aussi se protège, les dates de péremption ne reflètent pas forcément la réalité de la sécurité des aliments", lance à ce sujet Sandrine Paillard. Il n'y a qu'à ce prix que l'on obtiendra à la fois une meilleure répartition des ressources alimentaires que la préservation de notre planète...

 

 


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2011, année de la prise de conscience pour la forêt?

Publié le par Gerome

La forêt est indispensable au développement durable de notre planète et à notre espèce, et primordiale pour un grand nombre de peuples premiers qui dépendent totalement d'elle. Puisse cette Année de la forêt aider à cette prise de conscience. La chronique de Tristan Lecomte.

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                                                        île de Sumatra

 

2011 a été proclamée Année de la forêt par les Nations unies. C'est déjà une excellente nouvelle, car on est trop peu conscients de l'importance de la forêt pour assurer un développement durable à notre planète et, même, la survie de notre espèce. On prend souvent comme "contre-exemple" celui de l'Ile de Paques, dont la civilisation aurait disparu à la suite de la déforestation totale de l'Ile. 


Un arbre, comme on nous l'a appris dans notre jeune âge, inspire du CO2 et séquestre ainsi du carbone via la photosynthèse, puis expire de l'oxygène en journée. La nuit, il va au contraire rejeter à nouveau du CO2, mais en quantité moins importante, quand l'absence de lumière ne lui permet plus de "digérer" le CO2 via la photosynthèse. Tout ceci est très schématique mais néanmoins vrai, d'ou l'importance de préserver nos forêts pour absorber le CO2, présent en quantité trop importante aujourd'hui et responsable du réchauffement climatique. 


Par ailleurs, quand un nuage passe au dessus de nos têtes, c'est, schématiquement, la différence de température de quelques degrés de la forêt qui crée la zone dépressionnaire suffisante pour que le nuage éclate et que la pluie tombe. S'il n'y a plus de forêt, la température au sol s'élève -en particulier en milieu tropical, là où la forêt est la plus menacée- et le nuage s'élève, porté par cet air chaud, sans laisser tomber une goutte de pluie. La zone devient rapidement aride, désertique et le sol dur et improductif. 


De surcroît, toujours en milieu tropical, ce sont principalement des forêts (après les océans bien sûr) que s'évapore l'eau qui va constituer les nuages, eux-mêmes permettant d'éviter la réverbération des rayons du soleil sur le sol (appelé effet d'albédo). Préserver la forêt, c'est donc lutter contre le réchauffement climatique a plusieurs titres. 

Mais le service environnemental de la forêt ne s'arrête pas là! La forêt, c'est une réserve unique de biodiversité, une quantité astronomique de biomasse, de nutriments dans le sol, de carbone et d'eau (stockée dans les feuilles, les troncs et les racines des arbres).

 

Le bassin amazonien, par exemple, est la première réserve de biodiversité et d'eau douce mondiale. Raser la forêt en milieu tropical, c'est détruire toute la matière organique du sol, et prendre le risque d'érosion et de glissements de terrain aux premières pluies. Ceci appauvrit considérablement les sols et réduit très significativement les rendements agricoles, ce qui entraîne de nouvelles coupes pour développer de nouvelles cultures, elles-mêmes rapidement improductives... Il ne faut donc pas jouer contre la forêt, mais avec elle, à travers le développement de l'agroforesterie par exemple.

 

Etre la première réserve de biodiversité signifie concrètement que la forêt héberge et protége d'innombrables plantes -dont une multitude sont comestibles et même médicinales- ainsi que d'innombrables insectes -dont on ne connaît a ce jour qu'une minorité d'espèces- et animaux -depuis les oiseaux, les singes et les derniers grands fauves. 

Enfin, et peut-être même surtout, la forêt est encore protectrice d'un grand nombre de peuples premiers qui dépendent totalement d'elle pour vivre. Leur destin est intimement lié a celui de la forêt, leur alimentation, leurs traditions et même leur religion est la forêt. Détruire la forêt, c'est détruire la richesse de leurs cultures et leurs savoir-faire, et anéantir les derniers hommes qui ont pleinement conscience, eux, de l'interdépendance de l'Homme avec son milieu. 


Que 2011 soit pleinement l'année de la forêt et de la prise de conscience de ses multiples interdépendances pour notre futur a tous. 

 

 


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Pérou : des espèces découvertes à cause de la déforestation

Publié le par Gerome

Au Pérou, un nouvel oiseau est découvert chaque année et un nouveau mammifère tous les quatre ans. Mais ces belles découvertes sont dues à la déforestation qui sévit dans la partie péruvienne de la forêt amazonienne.

Le Pérou est un des pays qui compte le plus de surface forestière au monde. Avec 700.000 kilomètres carrés d’Amazonie, 60% du pays est concerné. Dans cette région, on trouve 25.000 variétés de plantes (10% de l’ensemble des espèces connues), 1.800 oiseaux, 515 mammifères et 418 reptiles différents.

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Chaque année, ces nombres augmentent avec la découverte de nouveaux animaux comme la Ranitomeya amazonica, une grenouille à tête de feu et aux pattes bleues, le Heliangelus viola, un oiseau mouche violet ou la Tyrannobdella reina, une sangsue dite tyrannosaure à cause de ses huit dents. WWF estime qu’en dix ans 1.200 nouvelles espèces de plantes et d’animaux ont été révélées.

Mais ce ne sont pas des scientifiques qui explorent l’Amazonie qui sont à l’origine de ses découvertes. Comme l’explique Michael Valqui, du WWF-Perou, "elles le doivent à l'activité de chantiers d'exploration d'entreprises pétrolières, minières, ou d'exploitation forestière". Les espèces ainsi délogées se retrouvent immédiatement mises en péril.


Le ministre de l’environnement péruvien indique que 15% du territoire est classé en aires protégées et que 30% est l’objectif fixé. Mais le directeur du centre pour l’environnement durable de l'université Cayetano Heredia de Lima, tempère : "Le nombre d'espèces qui disparaissent dans le monde est supérieur au nombre d'espèces découvertes. Autrement dit, des espèces disparaissent avant qu'on les découvre".
Au Pérou, 21 espèces sont "en danger critique" d’extinction. C’est le cas du chinchilla à queue courte (Chinchilla brevicaudata) et de la chauve-souris à oreilles épointées (Tompoeas ravus) par exemple, alors que les rats aux oreilles en feuille (phyllotis andinum) se seraient déjà éteints.


Mais il est parfois extrêmement difficile de trouver la juste mesure entre la préservation et la destruction des habitats des animaux, comme le montre le gecko de Lima. Ce lézard vit dans les "huacas", les sépultures péruviennes sacrées entretenues par des archéologues qui, en cherchant à conserver ces sites, détruisent l’habitat du gecko et l’entraînent à sa perte.

 

 


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Pollution : 250 milliards de fragments de plastique en Méditerranée

Publié le par Gerome

Environ 250 milliards de microfragments de plastique pollueraient la Méditerranée, d’après les premières données de l’expédition Méditerranée en Danger (MED). Il s’agit de déchets minuscules ingérés par les planctons, à leur tour mangés par des poissons. Des animaux qui pourraient très bien finir dans nos assiettes.

 

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Au mois de juillet, les membres de l'expédition MED ont prélevé des échantillons sur le littoral français. Selon une première évaluation, environ 250 milliards de microdéchets plastiques flottants contamineraient la Méditerranée.
"Nous avons fait les premiers prélèvements sur une hauteur de 10 à 15 cm d'eau, c'est donc une extrapolation sur des microdéchets flottants, ce n'est pas sur toute la colonne d'eau", a précisé le chef de l'expédition Bruno Dumontet à l’AFP, mais c'est déjà "particulièrement inquiétant". En comparaison, la "gyre dans l’Atlantique", tourbillon formé de courants marins, contiendrait 1.100 tonnes de microdéchets plastiques.
Par ailleurs, le docteur Jean-Henri Hecq, du laboratoire d’Océanologie de l’Université de Liège a découvert une "colonisation de ces microplastiques par des algues".


Les bénévoles qui ont monté ce projet, également porté par une vingtaine de chercheurs de plusieurs laboratoires universitaires européens, prévoient de continuer les prélèvements en 2011 "pour avoir une analyse globale sur toute la Méditerranée". Un rapport plus exhaustif rédigé par l’Institut français de la recherche pour l’exploration de la mer (Ifremer) et l’Université de Liège est attendu pour le mois de mars prochain.

 

D'après le chef de l'expédition, la campagne MED 2011 doit permettre "de faire des relevés comparatifs sur les mêmes lieux qu'en 2010 et de continuer ensuite sur l'Espagne, Gibraltar, le Maroc, l'Algérie et la Tunisie, puis le sud de l'Italie, la Sardaigne, la Corse et le nord de l'Italie". L'idée est de limiter les déchets à la source, puisque selon lui "les microdéchets polluent déjà la mer, et (...) il est trop tard pour l'empêcher".

 


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Le rhinocéros menacé d’extinction par un braconnage d'un nouveau genre

Publié le par Gerome

En Afrique et en Asie, le marché noir pour les cornes de rhinocéros est en pleine recrudescence. La protection de ces mammifères s'annonce compliquée en raison des moyens sophistiqués dont les braconniers disposent à l'heure actuelle.

 

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C'est en Afrique du sud que les rhinocéros sont très nombreux (70% de la population mondiale s'y trouve). Et c'est là-bas qu'en 2010 on compte 316 animaux braconnés. WWF alerte sur ce massacre en pleine expansion quand on sait que "seulement" 122 animaux avaient été abattus l'an passé et moins de 10 il y a de ça 20 ans.

Joseph Okori, coordinateur chargé des rhinocéros africains à WWF annonce que "cette année a été désastreuse pour la protection des rhinos'. Ce qui rend extrêmement compliquée la protection de ces animaux ce sont les méthodes employées par ces braconniers d'un nouveau genre. Equipés d'hélicoptères, d'armes silencieuses et de lunettes à infrarouge le braconnage n'a plus rien à voir avec ce qui se faisait avant. A tel point que les parcs nationaux sud-africains ont dû mettre en place des "unités de combat contre le braconnage des rhinocéros".


Si en Afrique, les rhinocéros avaient pu être soustraits au braconnage grâce à la création de réserves naturelles et de parc nationaux, en Asie il n'en est rien. En effet une corne de rhinocéros se monnaye 70.000 dollars voire plus et le braconnage s'est accru ces dernières années. C'est le Vietnam qui est le pays le plus consommateur de corne de rhinocéros puisqu'elles permettent prétendument de soigner le cancer, selon les croyances locales.


Ainsi, il ne reste plus que 25.000 rhinocéros dans le monde et quatre des cinq espèces restantes sont aujourd'hui menacées d'extinction. En Asie, chasse et déforestation ont amené les rhinocéros de Java et de Sumatra à être classés parmi les espèces en danger critique d'extinction et celui d'Inde est passé dans la catégorie "vulnérable".

 

 


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