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L'énergie libre de Nikolas Tesla

Publié le par Gerome

"Nous arrivons à la fin d'un siècle qui a connu plus de bouleversements que tous les siècles précédents réunis. Les progrès de la science ont amélioré considérablement les conditions de vie de l'humanité. Et pourtant, malgré toutes les promesses des scientifiques, le monde dans lequel nous vivons est au bord de la rupture, il se dirige à une vitesse phénoménale vers une situation de catastrophe. L'explosion démographique, la destruction de l'environnement, des forêts tropicales et tempérées, l'augmentation de gaz carbonique dans l'atmosphère, la pollution de l'eau ne sont que quelques aspects qui nous font frémir.

NikolaTesla.jpgNikolas Tesla

Nous avons atteint un seuil critique.

Nous en sommes tous pleinement conscients. A ceci s'ajoutent des tensions politiques et militaires, qu'on tente d'expliquer par des différences de conceptions politiques, économiques ou culturelles.

La véritable raison en est pourtant la répartition inégale des richesses. Le gouffre entre les plus riches et les plus pauvres, qui ne cesse de s'agrandir, représente une véritable menace. Cette répartition inégale des richesses vient en grande partie du fait que la technologie actuelle n'est plus en mesure d'alimenter l'humanité de façon adéquate.

Nous continuons à vivre comme les premiers hommes il y a 30 000 ans.

Il n'y a pas de différence fondamentale entre le feu de bois d'un chasseur de la préhistoire et le moteur d'une voiture ou le réacteur d'un avion. Ce que nous voyons, c'est que cette technologie n'est plus appropriée pour garantir le bien-être et la paix de la population du globe. L'utilisation de l'énergie nucléaire, qui est une première tentative pour résoudre cette difficulté, n'a fait qu'augmenter le dilemme.

L'énergie est donc un des enjeux majeurs de notre époque et de notre avenir.

Aujourd'hui nous disposons principalement d'énergie nucléaire et d'énergie à base d'hydrocarbures, tel que le pétrole. Tous les spécialistes pensent que le nucléaire est obsolète. Que ce soit du point de vue technique, économique, écologique ou politique, il est voué à l'échec à moyen terme.

L'utilisation des hydrocarbures, en raison de leurs coûts, de l'épuisement des réserves et des problèmes posés par la pollution, est également dépassée. Il est prouvé que l'augmentation de la densité de CO2 dans l'atmosphère est en partie responsable des changements climatiques. Les autres formes d'énergie, telle que l'énergie solaire ou éolienne, sont trop peu concentrées, trop aléatoires, trop onéreuses pour pouvoir jouer un rôle déterminant. ( je ne suis pas d'accord sur ce point, l'installation de tours solaires dans toutes les zones désertiques du monde résoudrait le problème).

Ce dont nous avons besoin, c'est d'une énergie sans problème, d'un combustible bon marché, non polluant. Pouvons-nous imaginer une forme d'énergie propre, saine, si possible bon marché, qui nous débarrasserait de la pollution, qui serait disponible en grande quantité et qui pourrait nous donner l'espoir de vivre dans un environnement où l'homme pourrait à nouveau profiter d'un épanouissement, que les progrès technologiques lui ont si souvent fait espérer ? Cette énergie existe. Elle a été identifiée à de maintes reprises dans l'histoire de l'humanité, sous plusieurs dénominations différentes.

Certains l'appellent éther, d'autre énergie du champ du vide.

L'espace présent entre les atomes de matière n'est pas vide, mais rempli d'énergie, dont la nature fait encore l'objet de discussions. Sa concentration est extrêmement élevée, de l'ordre de 5000 kWh par cm3. Elle est difficilement perceptible, à moins de la faire agir avec des champs électromagnétiques ou de la matière. Dans ce dernier cas, elle est à l'origine de l'accélération gravitationnelle.

"L'homme a découvert depuis longtemps que toute matière provient d'une substance primordiale, un champ subtil et vaste, au-delà de toute imagination, l'Akasha ou éther photophore, sur lequel agit le Prâna avec l'énergie créative, qui donne vie à toutes les choses et tous les phénomènes dans un cycle éternel. Si on accélère cette matière primordiale dans d'infinis tourbillons, elle se transforme en matière brute ; si la force diminue, le mouvement disparaît et la matière retourne à son état originel."

Nikola Tesla, qui a écrit cette phrase, prétendait que cette force, appelée éther en Occident, pouvait être utilisée. Il en fit la preuve de façon expérimentale.
Il inventa des générateurs fonctionnant à l'éther, qui ne servaient pas seulement à faire marcher des automobiles, mais qui étaient capables de provoquer des tremblements de terre et des tempêtes ; il inventa des moyens pour transmettre l'électricité sans fil et sans ligne à haute tension.

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Une statue de Nikola TESLA a été érigée sur la Goat Island à Niagara en 1976 en l'honneur du savant qui a amorcé la révolution électrique.

En un mot, il utilisa l'Akasha à des fins industrielles.


D'après lui, il était impossible de manquer d'énergie, si on savait exploiter l'énergie cosmique universelle. Pour faire une comparaison, c'est comme si quelqu'un se trouvant assis au fond de la mer, une tasse à la main, se demandait comment la remplir avec de l'eau. Comme cette personne assise au fond de la mer, l'homme ne semble pas être conscient de l'omniprésence de l'énergie cosmique.

Il n'est pas surprenant que la physique officielle tourne l'œuvre de Tesla en ridicule, que les monopoles de l'énergie aient acheté ses brevets et les aient mis dans un coffre-fort, que les militaires américains et russes aient étudié ces procédés de manière intensive pour développer des armes sophistiquées. Malgré toutes les campagnes de désinformation sur l'énergie libre, la vision des possibilités qu'elle permet, ne se sont jamais arrêtées.

L'éther :

Un autre scientifique occidental supposait que l'espace n'était pas vide, mais rempli d'éther, et qu'il n'y avait, en fait, pas de différence entre l'espace et l'éther.

Cet homme s'appelait Albert Einstein ( 1879-1955 ). Pour lui l'espace représentait "quelque chose", il n'était pas "rien".

A l'âge de 15 ans Einstein pensait, comme beaucoup de scientifiques de son époque, qu'il existait bel et bien un éther. il abandonna cette idée plus tard, la réfuta pendant 11 ans, de 1905 à 1916.
C'est à ce moment qu'il développa la théorie de la relativité, qui devait avoir une influence prépondérante sur la physique. Cette théorie s'imposa comme credo officiel ; on ignora tout ce qu'il dit plus tard au sujet de l'éther.

Il s'exprimait ainsi en 1934 : "L'espace physique et l'éther sont des dénominations différentes pour le même concept ; les champs sont les états physiques de l'espace." Il alla jusqu'à dire que l'espace ne pouvait être vide, que l'espace est un médium dynamique et qu'il produit des particules élémentaires - ce qui le rapproche de la culture ancienne de l'Inde et de sa notion d'Akasha.

Bien que la physique officielle ne tienne pas compte des suppositions de Einstein, il existe des exceptions. Johannes Alfven, prix Nobel de physique en 1970, affirma en 1982 à un congrès de prix Nobel à Constance, que l'espace interstellaire n'était pas vide, comme on le croyait couramment, mais rempli à 99 % de plasma.

Tant que les hommes penseront que le progrès scientifique est le seul progrès qui compte, que lui seul apportera le bien-être, à travers une augmentation brutale de la productivité, ils se dirigeront dans une impasse, même pavée de toutes les acrobaties économiques.

La chute est déjà programmée, si seuls les scientifiques et leurs lobbies dominent, car ceux-ci omettent toujours d'évaluer correctement les effets néfastes de leurs travaux et ne respectent souvent pas l'honnêteté et la morale dans leurs visions de l'avenir. Il n'y aura pas de progrès de l'humanité tant qu'on laissera consciemment les gens à leur niveau d'inconscience, qu'on les empêchera de penser par eux-mêmes et qu'on laissera croire à des phénomènes surnaturels. L'homme a le droit fondamental de connaître la vérité sur lui-même et son environnement.

Nos hommes politiques ne font qu'essayer de corriger les erreurs de leurs prédécesseurs, dues à leur arrogance et à leur étroitesse d'esprit. Toute politique démocratique est fondée sur le pouvoir du citoyen. C'est lui qui donne leur crédibilité aux institutions démocratiques.

Cette crédibilité disparaît dès qu'on essaie de lui cacher les enjeux réels. Tout doit être exposé et dit clairement ! L'énergie atomique ne peut être acceptée pleinement que si le citoyen est informé de tous les risques et dangers qu'on lui fait encourir.

C'est pourquoi il est légitime de chercher de nouvelles formes d'énergie, et aucune autorité ne doit nous empêcher d'aller au fond des choses.
Le contrôle de la géopolitique s'exerce principalement de deux manières, par la psychologie et la physique.
La psychologie est abondamment utilisée dans les médias. Le rôle de la physique est moins directement perceptible.

Au début du siècle on acceptait encore plusieurs écoles de physique aux USA. La majorité des chercheurs n'avait pas une mentalité matérialiste et était prête à intégrer des phénomènes, tels que le transfert interdimensionnel de l'énergie dans les domaines de recherche.

Mais dès que des groupes internationaux eurent pris le contrôle politique et financier des institutions scientifiques dans les premières décennies de ce siècle, ce qui fut facilité par de nouvelles lois fiscales aux Etats-Unis, en 1913, des fondations scientifiques ne payant pas l'impôt virent le jour, dont l'objectivité était le développement purement matérialiste des sciences, ce qui provoqua l'arrêt de toute recherche dans les domaines non matériels.

L'exemple de Nikola Tesla nous montre bien le fonctionnement de ces nouveaux mécanismes de contrôle. Alors qu'il vient à peine d'immigrer aux Etats-Unis, il réussit rapidement à se faire remarquer dans son entourage par ses connaissances techniques. Il est aidé par des fondations issues de la finance, nationales et internationales, jusqu'au jour où les banques se rendent compte qu'il travaille dans son laboratoire du Colorado sur des productions d'énergie libre, qui rendent tout système de distribution superflu.

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Tesla était à deux doigts de démontrer l'existence d'une physique primaire, dans laquelle le spectre électromagnétique connu ne joue qu'un rôle secondaire. Dès lors, on lui retire tout soutien financier, la presse se déchaîne contre lui et il se retrouve submergé de procès.

En 1920, le plus grand génie technique de l'époque est à genoux, vagabondant dans les rues de Manhattan. Un rideau de fer s'est abattu sur la recherche aux USA. Les chercheurs qui ne travaillent pas dans les domaines souhaités sont étranglés financièrement ou contraints à l'abandon.

Aujourd'hui, nous commençons à mesurer l'importance de cet homme. Des recherches ont été entreprises pour essayer de comprendre les travaux de Tesla, et les conséquences qu'elles peuvent avoir pour notre devenir. Il est clair que ni le public cultivé, ni les scientifiques n'ont compris le phénomène Nikola Tesla.

C'est lui qui a montré qu'on pouvait utiliser l'énergie de l'éther de façon efficace sur de grandes distances, ce qui a permis de développer des armes, qu'on appelle armes Tesla. Avec des moyens relativement simples, elles permettent d'envisager des stratégies beaucoup plus dissuasives que ne le font les armes nucléaires, supprimant les guerres.

Résumé tiré du livre
"COUCOU C'EST TESLA - l'énergie libre"

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Grenelle de l'environnement : des débuts timides

Publié le par Gerome

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Je dois avouer que ce gouvernement et ceux d'avant ne nous avaient pas habitué à ce genre de mesures. Alors face à l'inquiétude générale, aux pressions des associations et à ce bon vieil instinct de conservation, la france se décide enfin à prendre des décisions écologiques (avec 30 ans de retard). Car ne nous trompons pas, si ce grenelle de l'environnement a été instauré, ce n'est pas par amour pour la Terre, ou pour le respect qui lui est dû en tant que première mère de l'humanité mais parceque l'homme a la trouille de creuver, il a peur de ce qu'il a crée et ce que ses inventions ont généré. Ce n'est pas tout de jouer à l'apprenti sorcier mais il faut en subir les conséquences.
Les dérèglements climatiques sont le fruit de 200 ans d'industrialision effrénée, de déboisements massifs, de "bétonnisation", d'urbanisation, de surpopulation....

Ce grenelle est censé exorstiser notre peur des catastrophes climatiques car les messages qu'envoient la Terre ne peuvent pas êtres plus clairs : les ouragans, les sécheresses, les inondations, les pandémies, la famine, la grippe aviaire sont autant de signaux nous demandant de nous arrêter.
Depuis le tout début, le paganisme (croyances primitives) nous montre la voie à suivre mais les religions monothéistes accompagnées de leur matérialisme et de leurs représentants belliqueux avaient décider de faire taire les sages qui communiaient avec notre planète et qui lui étaient reconnaissants de les avoir nourri et habillé.
Aujourd'hui on remercie sa carte bleue, l'oncle sam et son capitalisme pourri et inhumain.

Ce grenelle de l'environnement vient déjà d'apporter quelques éléments, vu que nous sommes indisciplinés et que nous n'arrivons pas à faire les choses par bonne volonté, il faut qu'on nous les impose, ces lois sont nécessaires pour la Terre et pour le devenir de l'humanité; et il faudrait que chaque pays crée un grenelle de l'environnement en réponse à l'échec du protocole de kyoto. Mais ce n'est pas la france et ses 63 millions d'habitants qui changeront les choses, l'exemple doit-être suivi par les etats-unis qui en tant que superpuissance se doit de montrer l'exemple aux autres nations, mais aussi par la chine, l'inde, le brésil, la russie etc....

Malgré un manque de propositions concrètes quelques lois qui ont déjà été proposées :
- ralentir la vitesse des véhicules de 90 à 80 km/h sur nationale et de 130 à 120 km/h sur autoroute
-rénover les vieux bâtiments car ils représentent des fuites énérgétiques importantes
-
éco-pastille pour les voitures les moins polluantes
-développement de l'agriculture biologique

C'est un début timide car les 3 grands sujets de ce grenelle sont encore tabous : le nucléaire, les OGM et les pesticides.
Tandisque que des pays comme l'Autriche, le Danemark, l'irlande, le portugal, la Norvège refusent de miser sur le nucléaire et que d'autres comme l'Allemagne, l'espagne, l'italie et la suède "se sont engagés vers une sortie du nucléaire, la france fait de la résistance.
Soulignons la mise en place de ce grenelle mais restons vigileant, il ne faut pas que ces "mesurettes" masquent le débat que tout le monde attend.


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Fonte record des glaces arctiques

Publié le par Gerome

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La fonte estivale des glaces arctiques a été sans précédent cette année, faisant disparaître plus de 4,13 millions de km2 de banquise soit dix fois la superficie du Royaume-Uni, signe d'accélération du réchauffement climatique, selon des scientifiques américains.Cette superficie de banquise fondue dépasse le précédent record de l'été 2005, précisent vendredi ces experts du National Snow and Ice Center (NSIDC) à Boulder (Colorado, ouest).

Le recul de la couche de glace sur l'océan arctique, sous l'effet du réchauffement estival, a apparemment atteint son maximum dimanche.
Depuis, la glace se reforme et s'étend de nouveau sous l'effet du grand froid arctique qui s'installe alors que le soleil se couche pendant six mois au pôle Nord et ce partir de vendredi.

La retraite des glaces arctiques a été particulièrement frappante cet été, libérant du côté de l'Alaska des milliers de km2 d'eau. Le fameux Passage du Nord-Ouest à travers l'archipel canadien qui relie l'Atlantique au Pacifique a ainsi été navigable pendant des semaines.
"Il s'agit du plus fort recul des glaces arctiques jamais enregistré", a souligné Walt Meier, un scientifique du NSIDC. "Nous observons une fonte accrue des glaces arctiques depuis 30 ans mais ceci marque réellement une accélération", a-t-il ajouté.

Les satellites traquent l'évolution saisonnière de la banquise polaire depuis 1979 mais plusieurs experts ayant analysé les archives russes et d'Alaska remontant sur plusieurs décennies ont indiqué que le recul des glaces arctiques est probablement été sans précédent, même durant la période de réchauffement des années 30.
"Je ne pense pas qu'on ait observé dans les années 30 et 40 ce que nous voyons aujourd'hui", a commenté Igor Polyakov, un glaciologue de l'Université d'Alaska cité vendredi par le New York Times.
Source : AFP

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Le pollen de la discorde

Publié le par Gerome

Les cultures de mais OGM là où elles sont faites, contaminent par leur pollen les récoltes faites par les abeilles qui vont naturellement butiner le maïs pour récolter du pollen.

Les cultures voisines de maïs sont également polluées et le taux de contamination ne peut que progresser d'années en années.

Cette situation risque de condamner les productions labéllisées ne voulant pas d'OGM. C'est ainsi une grave atteinte à la liberté d'entreprendre, pour ceux qui ne désirent pas avoir d'OGM dans leurs cultures.

Voir la vidéo :
  http://www.blip.tv/file/347281/

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Les abeilles nous abandonnent

Publié le par Gerome

Les abeilles nous abandonnent
Par Jean Etienne, Futura-Sciences


Des millions de ruches, jadis occupées par des milliards d'abeilles, se sont mises à disparaître depuis quelques mois. L'épidémie, d'une rapidité et d'une ampleur quasi-explosive, pourrait très bien ébranler les bases de notre civilisation.
Le phénomène a débuté dans un seul élevage de Floride il y a à peine un an. Puis l'épidémie s'est répandue de ruche en ruche, jusqu'à s'étendre à l'ensemble des Etats américains et du Canada, avant d'atteindre l'Europe et même Taïwan en avril 2007.

L'aspect de cette catastrophe écologique est déroutant. Aucun cadavre d'abeille n'est retrouvé, et les ruches abandonnées sont vides d'occupants. On n'y découvre même pas les parasites d'habitude si prompts à les réoccuper ensuite. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir. En France, où les apiculteurs se remettent à peine des ravages causés par le tristement célèbre "Gaucho", un pesticide jadis répandu dans les champs de maïs et  de tournesol, les disparitions ont repris en force. Les pertes sont estimées de 15 à 95 % selon les régions, tandis qu'en Espagne, dont les 2,3 millions de ruches représentent le quart de la production européenne, la moitié est touchée.

La sirène d'alarme

Ce n'est pas une sonnette d'alarme mais une sirène que les scientifiques actionnent… ou tentent d'actionner. Car 80 % des plantes ont absolument besoin des abeilles pour être fécondées, et sans elles, il n'y a plus de production de fruits ou de légumes possible. Rien qu'aux Etats-Unis, où le nombre de ruches en "vie" s'est effondré de 2,4 millions à 900 000, 90 plantes destinées à l'alimentation humaine sont exclusivement pollinisées par les butineuses, ce qui représente une valeur annuelle de 14 milliards de dollars.

Les scientifiques, qui ont donné le nom de "colony collapse disorder" à ce syndrome d'effondrement, tentent de trouver une explication. Suivant le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario, "Des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles". Selon lui, les insectes sont aussi directement ou indirectement victimes de l'efficacité sans cesse accrue des nouvelles générations de pesticides, censées protéger la nature mais dont l'effet se révèlerait particulièrement pernicieux. Il cite en exemple la pratique de plus en plus courante qui consiste à enrober les semences d'insecticide de façon à éviter l'épandage. Le produit est ainsi incorporé dans toute la plante, depuis les racines jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche en l'empoisonnant, ce qui explique aussi l'absence d'insectes "squatteurs" dans les ruches abandonnées: ils ne survivent pas.

Phénomène de cascade

L'emploi de ce type de pesticide à base d'imidaclopride, très contesté en France et aux Etats-Unis mais pourtant autorisé par l'Union Européenne, attaque le système immunitaire des abeilles qui deviennent vulnérables aux parasites. La preuve semble en être établie par la découverte d'une demi-douzaine de virus, microbes, mais aussi de champignons parasites dans les quelques abeilles survivantes de quantité de ruches agonisantes. Ce produit est distribué par Bayer sous plusieurs appellations : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage entre autres.

L'origine de ces champignons parasites n'est pas un mystère, puisqu'ils sont eux-mêmes incorporés dans certains pesticides chimiques pour combattre les criquets, la pyrale du maïs et certaines teignes.
Il s'agit là d'un véritable effet de cascade, des agents infectieux destinés à combattre certains parasites profitant de la brèche ouverte dans le système immunitaire des abeilles et ainsi changer de cible, avec pour conséquence la destruction des cultures que ce produit était censé protéger.

Mais selon Joe Cummins, cet effet de cascade jouerait aussi entre ces champignons parasites volontairement répandus et les biopesticides "naturellement" produits par les plantes OGM. Il vient en effet de démontrer expérimentalement que les larves de pyrale du maïs infectées par le champignon Nosema pyrausta sont 45 fois plus sensibles aux infections que les larves saines, une constatation qui est à mettre en parallèle avec l'effondrement du système immunitaire des abeilles. "Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs", ajoute-t-il en guise de conclusion.

L'importance des abeilles dans l'écosystème est telle qu'il y a un demi-siècle déjà, Albert Einstein avait estimé que si cet insecte venait à disparaître du globe, l'espèce humaine disparaîtrait au bout de quatre années. La sirène d'alarme pourrait se transformer en tocsin.!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


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