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Les bons gestes pour la Terre

Publié le par Gerome

Les bons gestes


1.La lumière et l’électricité :


* Profitez de la lumière du jour, un éclairage gratuit à consommer sans modération ! Eteignez la lumière lorsque vous quittez une pièce


* Choisissez votre éclairage en adaptant sa puissance à vos besoins. Privilégiez les lampes basse consommation : plus chère à l’achat elles durent beaucoup plus longtemps et consomment beaucoup moins d’énergie. Renoncez aux lampes halogènes, très gourmandes en énergie.


*Eteignez les veilles des appareils électriques pour éviter toute dépense inutile. Les veilles consomment 150 à 500 kWh par ménage et par an, soit la consommation d'un réfrigérateur sur la même période !

* Tenez compte des étiquettes énergie. Réfrigérateur, congélateur, lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle, four électrique, lampe, climatiseur... tous ces appareils voient leurs caractéristiques expliquées par une étiquette énergie. Cette disposition, mise en place par la Commission européenne, permet d’effectuer un achat en connaissance de cause. Un appareil de classe A consomme jusqu’à 3 fois moins d’électricité qu’un appareil de classe C. Ceux de classe A+, 20 % de moins qu’un appareil de classe A.


Consommation moyenne annuelle d’un ménage

 

APPAREIL CLASSIQUE

CLASSE A

Lave-linge

535 kWh

243 kWh

Réfrigérateur/congélateur

636 kWh

247 kWh

Luminaire

473 kWh

253 kWh


2. Le chauffage.


* Limitez la température pour économiser de l’énergie. 19 °C suffisent amplement dans le séjour. Un degré de moins, c’est peut-être un pull en plus, mais cela représente 7 % de consommation en moins. Une température de 16 ou 17 °C dans la chambre, c’est meilleur pour le sommeil et pour les économies d’énergie. De même, il est recommandé de fermer les rideaux et les volets durant la nuit pour éviter les grosses pertes de chaleur (30 à 50 % selon le vitrage). Baissez le chauffage en cas d’absence.


Attention : n’oubliez pas d’aérer tous les jours pour renouveler l’air de votre habitation. L’air à l’intérieur des maisons est beaucoup plus pollués que l’air extérieur en raison des nombreux matériaux, fibres et produits que nous utilisons ou qui composent nos habitations. Pour aérer, il est plus efficace d’ouvrir en grand les fenêtres pendant une dizaine de minutes que de laisser une fenêtre entrouverte pendant longtemps. Vous perdrez moins de chaleur.


3. Le froid


* Préservez-vous des grosses chaleurs en évitant la climatisation qui consomme beaucoup d’énergie. Elle contient, de plus, des gaz à effet de serre très puissants qui sont libérés lors de fuites ou de la mise en décharge.

Pour rafraîchir l’air ambiant, le plus simple est de ventiler les pièces et de maintenir fermés portes, volets et fenêtres pendant la journée. En cas de canicule, pensez à utiliser l’eau comme rafraîchissant naturel. Les ventilateurs peuvent être une solution d’appoint intéressante surtout si vous mettez devant un linge mouillé.

Installez des protections solaires (volets, persiennes, stores, pare-soleil, films solaires collés sur les vitrages...). Si vous avez un jardin, pensez à planter des végétaux à feuilles caduques, qui vous protègeront des rayons du soleil en été et laisseront passer la lumière et la chaleur en hiver.


* Veillez à l’entretien de votre réfrigérateur. Les instruments de cuisson (four, cuisinière...) sont des équipements qui doivent être placés à l’écart du réfrigérateur. De même, celui-ci ne doit pas accueillir des aliments chauds qui lui demandent un effort supplémentaire en énergie. La conservation des aliments nécessite une température comprise entre 1°C (étages du haut), et 5 °C (étages du bas). Dans un congélateur, elle doit être de – 18 °C.

Un peu de givre aide le réfrigérateur et le congélateur à faire du froid. En revanche, tous les 6 mois, il est impératif de dégivrer vos appareils pour qu’ils consomment moins. L’apparition rapide du givre, c’est souvent des joints fatigués. Pour le vérifier, il suffit de fermer la porte du réfrigérateur sur une feuille de papier : si on la retire facilement, les joints sont à changer. Hausse de consommation d’électricité : +5 % à chaque degré supplémentaire et +30 % au-delà de 3 mm de givre.


4. faites attention à votre consommation d’eau


* Préférez la douche au bain : Une douche de 4 à 5 minutes consomme 30 à 80 litres d’eau et un bain 150 à 200 litres.


* Faites réparer les fuites d’eau dès que vous en avez une.

Les fuites (en eau potable gaspillée par jour) : Un robinet = jusqu’à 120 litres ;

Une chasse d’eau = 600 litres, soit la consommation journalière de 4 personnes.


* Optimisez votre chasse d’eau en réduisant son débit, en adoptant le double débit ou en l’alimentant par récupération d’eau de pluie. En France, une personne utilise en moyenne 30 litres d’eau pour ses WC par jour, soit 20 % de sa consommation quotidienne.


* Ne laissez pas couler l’eau quand ça ne sert à rien :

Se brosser les dents utilise 12 litres/minute si on laisse couler l’eau (utilisez un verre d’eau !) Un rasage “au fil de l’eau” utilise 18 litres.


*Lavez à basse température :

Un lavage à 40 °C consomme 3 fois moins qu’un cycle à 90 °C, et en plus, il préserve le linge. Évitez le prélavage. Cette opération n’est plus nécessaire avec les textiles modernes et cela représente 15 % d’énergie économisée.

*Buvez l’eau du robinet. L’eau du robinet est parfaitement potable, sauf avis contraire de la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale. En France, la consommation d’eau en bouteille a été multipliée par 2 en 20 ans, ce qui représente des milliers de kilomètres parcourus, des tonnes de carburant consommé et de CO2 émis avant d’arriver sur notre table. Sans compter les milliards de bouteilles plastiques qui en résultent. En France, 1 % seulement de l’eau du robinet est destiné à la boisson alors qu’environ 140 litres d’eau en bouteille sont consommés par an et par habitant. L’eau minérale coûte au minimum 50 fois plus cher que l’eau du robinet.


5. Cuire les aliments


* Optimisez la cuisson. Une casserole à fond plat, avec un diamètre adapté aux plaques, exploite au maximum les capacités de votre cuisinière. De même, l’usage d’un couvercle réduit de façon significative l’énergie consommée (Maintenir 1,5 litre d’eau en ébullition dans une casserole demande 4 fois moins d’énergie avec un couvercle). Les plaques de cuisson électriques continuent de chauffer durant 15 minutes après extinction (sauf les plaques à induction) : cette chaleur, entièrement gratuite, mérite d’être utilisée lors d’une cuisson longue.


* Utilisez le micro-ondes avec modération. Les aliments peuvent se décongeler à l’intérieur du réfrigérateur, sans l’aide du micro-ondes : c’est moins rapide mais cela ne consomme aucune énergie. La cuisson des plats au micro-ondes, et surtout ceux contenant beaucoup d’eau, comme les légumes, est à éviter. Le micro-ondes est idéal pour réchauffer les aliments.


* Optimisez l’usage de votre four. Ouvrir la porte d’un four pendant qu’il fonctionne gaspille beaucoup de chaleur : pour évaluer la cuisson de votre préparation, il vaut mieux se servir de l’éclairage de contrôle.

Dans le cas d’un four à pyrolyse, le nettoyage doit être programmé dans la foulée d’une cuisson, pour bénéficier de la chaleur accumulée.


6. Vos achats


* Modifiez votre consommation de viande. La demande mondiale de viande a été multipliée par cinq depuis 50 ans. Or c’est un aliment qui est cher à produire. En Europe, 1 kg de bœuf = 20 kg de céréales + 20 000 litres d’eau + (l’équivalent en énergie de) 1 litre de pétrole. De plus, un bœuf offre 12 fois moins de repas que les céréales qu’il aura consommées.

Il est possible de privilégier la qualité (viande bio) à la quantité, d’alterner viande et poisson et, pour ceux qui le souhaitent, de remplacer progressivement les protéines animales par des céréales (blé, riz, maïs...) associées à des légumes riches en protéines végétales (lentilles, soja, haricots rouges, flageolets, fèves, pois chiches, pois cassés, quinoa...).


* Mangez bio. Consommer des aliments issus de l’agriculture biologique, c’est soutenir un mode de production agricole plus respectueux de l’environnement. Les animaux, élevés en plein air, sont essentiellement nourris avec des produits biologiques, et soignés de préférence par des médecines douces limitant le recours aux antibiotiques. L’agriculture biologique n’utilise aucun produit chimique de synthèse (engrais, pesticides, herbicides...), ni d’organisme génétiquement modifié (OGM). De plus, l’agriculture biologique s’attache à cultiver des espèces et des variétés de fruits, légumes et céréales qui ne sont pas cultivés par la voie industrielle. Manger bio c’est ainsi préserver la biodiversité des espèces agricoles.


*Préférez les produits de saison cultivés prêt de chez vous.

Les aliments frais demandent moins d’énergie que les conserves ou les produits congelés. Les produits locaux n’ont pas recours aux transports, aux serres chauffées, à la réfrigération ou aux conservateurs chimiques.

Un fruit importé hors saison consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison.


7. Les déchets


* Préférez le durable au jetable.

Chaque Français produit aujourd’hui 420 kg de déchets par an. C’est 2 fois plus que dans les années 1960.

JETABLE : lingette, essuie-tout, gobelet plastique, piles classiques, brosse à dents classique…

DURABLE (à préférer) : éponge, torchon, serpillière, chiffon à poussière, tasse, piles rechargeables, brosse à dents à tête interchangeable…

Préférer les lingettes coûte de 10 à 20 fois plus cher que le balai et la serpillière.


* Réparez et réutilisez

Les objets que l’on achète, selon les matériaux et les procédés de fabrication choisis, ont une durée de vie plus ou moins limitée. Les plus solides sont à privilégier, car ils vont durer plus longtemps. Les autres peuvent être réparés, ce qui augmentera leur longévité.

En reconditionnant certains objets ou en leur attribuant une nouvelle fonction,il est facile de leur éviter la poubelle : ranger par exemple les légumes secs dans des bocaux en verre ou des bouteilles en plastique.


* Evitez les emballages superflus. Pour faire maigrir une poubelle, il faut être vigilant lors des achats pour éviter les emballages inutiles. D’une manière générale, il vaut mieux privilégier les écorecharges, les formats familiaux et les produits achetés en vrac. Les produits de consommation individuelle ou les mini doses, proportionnés et suremballés, sont à éviter.


* Pour les courses, pensez à vous munir d’un panier afin de limiter votre consommation de sacs plastique.


*Triez vos déchets.

Utilisez les poubelles prévues à cet effet dans les immeubles.

1 tonne de plastique recyclée = entre 600 et 800 kg de pétrole brut économisés

1 vélo = 670 canettes valorisées

1 voiture = 19 000 boîtes de conserve traitées

Apportez vos piles dans les points de recyclage (grands magasins notamment).

Pour les déchets encombrants, les huiles usagées n’hésitez pas à vous rendre en déchetterie.


Retrouvez tous ces conseils et bien d’autres sur le site du « Défi pour la terre » lancé par la fondation Nicolas Hulot et l’Ademe :

http://www.defipourlaterre.org/

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Il paraît que le ministre d'etat est écolo...

Publié le par Gerome

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juppé à l'environnement, ça donne à peu près ça


....il est au moins aussi écolo que georges bush.
On aurait pu penser que son exil au canada aurait été bénéfique mais il n'en est rien! alain juppé, sans surprise, nous dévoile quelle sera sa politique en matière d'environnement.
Deux grands sujets lui tiennent à coeur  : le nucléaire qui selon lui est inévitable et impeccable et les OGM qu'il sponsorise. alain juppé pense que l'on doit poursuivre les recherches sur les OGM en france....
Concernant le nucléaire, on se rend compte que ce n'est pas une fin en soi : les éoliennes off-shore (en plein large), les centrales solaires, les panneaux solaires individuels permettraient à la france de se débarasser de ses 58 centrales nucléaires.

Nous avons aujourd'hui la technicité nécessaire pour ne faire appel qu'à des énérgies renouvelables mais l'énergie nucléaire est plus une question de fierté nationale qu'une question d'utilité publique. Il est vrai que la france est le spécialiste mondial du nucléaire, on envoie nos ingénieurs un peu partout dans le monde pour construire des centrales.
Il faut savoir une chose : la france ( que je ne peux me résoudre à écrire avec un f majuscule) a perdu de sa superbe; au 19 et au 20eme siècle on disait que la france était le phare qui éclairait le monde, c'était un pays de référence, tant au niveau de la culture que de la technologie....Mais après la seconde guerre mondiale, notre pays ne pu retrouver sa gloire d'antan et le nucléaire est un moyen pour faire briller notre pays internationalement.

La nocivité des OGM n'est plus à démontrer; les dernières études en date ont montré que sur le moyen terme il y avait un risque majeur pour les organes. alain juppé a cru qu'il pouvait leurrer son monde en nous disant qu'il avait eu un déclic, son attitude n'est pas celle d'un minsitre de l'environnement et ses propos sont inadmissibles. Sa démarche est atlantiste et on voit que le gouvernement français cherche à tout prix à plaire aux impérialistes américains. Je ne serais pas étonné de voir bientôt une succursale de monsanto en france.
Restons vigilants.


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alain juppé au moment de sa condamnation à nanterres en 2004. On peut constater que sarkozy aime s'entourer de crapules.


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Lettre ouverte de Nicolas Hulot aux futurs députés

Publié le par Gerome

LETTRE OUVERTE DE NICOLAS HULOT AUX FUTURS DEPUTÉS

Paris, le 4 mai 2007,

Mesdames, Messieurs les candidats aux élections législatives,

L’humanité est aujourd’hui menacée par une crise écologique et énergétique sans précédent qui amplifie et accélère toutes les tensions entre les hommes sur la planète. Comment l’éviter ? Nous n’avons pas d’autre alternative que d’engager une profonde mutation économique, sociale et culturelle de nos sociétés, qui s’appuie sur une mobilisation collective.
Nous devons impérativement opérer une évolution en profondeur vers d’autres façons de produire, de travailler, de consommer, de se nourrir, de se loger, de se déplacer, de se chauffer... L’emploi, l’activité économique, la solidarité, la démocratie, le bien-être de tous en dépendent.
Les mesures nécessaires, si contraignantes qu’elles puissent apparaître aujourd’hui, génèreront demain une fantastique créativité industrielle, stimuleront la recherche scientifique, découvriront de nouveaux gisements d’emploi. La « révolution » écologique est porteuse de nouvelles activités, d’une nouvelle ère économique et sociale, et d’améliorations de la condition humaine.
En lançant le Pacte écologique le 7 novembre dernier, avec la Fondation Nicolas Hulot et le Comité de Veille écologique, j’ai proposé qu’elle s’organise autour d’un «Pacte écologique ». Un nouveau contrat pour une nouvelle donne.

Le Pacte écologique, c’est une démarche :

• d'interpellation des candidats, au-delà des clivages politiques,
• de mobilisation des citoyens,
• de propositions pour nourrir le débat public.
Cinq des douze candidats à l’élection présidentielle, dont les deux qui sont restés présents au deuxième tour, ont signé le Pacte écologique et se sont engagés sur des mesures à la hauteur des enjeux écologiques et climatiques. Pour être mises en oeuvre, ces mesures doivent pouvoir s’appuyer sur des député(e)s conscient(e)s de ces enjeux.

Près de 750 000 de nos concitoyens ont signé le Pacte écologique, signifiant ainsi leur volonté de voir l’écologie placée au coeur de l’action publique. Le message est clair ! A vous maintenant de vous engager dans cette dynamique et de la fortifier. Les signataires du Pacte seront les témoins de votre engagement.
C’est pourquoi, après le Pacte écologique présidentiel, la Fondation Nicolas Hulot vous propose le Pacte écologique législatif afin que l’exécutif et le législatif soient en phase sur ces enjeux majeurs. Si vous, futur(e)s député(e)s, ne proposez et ne votez pas les lois qui vont dans le sens du Pacte écologique, celui-ci restera lettre morte.
Dans ce Pacte, nous vous proposons notamment d’établir un dialogue régulier avec les ONG environnementales afin d’échanger nos réflexions en amont des grands choix et textes de lois.

Ferez-vous des enjeux écologiques une priorité nationale ? Serez-vous les garants de la mise en oeuvre du Pacte écologique et de tout ce qui va dans son sens ? Il est temps, Mesdames et Messieurs les candidats, de passer enfin à l’action. Notre avenir à tous dépend de vos choix.
Pour toutes ces raisons, je vous invite à signer le Pacte écologique législatif sur

http://www.pacte-ecologique.org/legislatives/jemengage.php

Bien cordialement,

Nicolas Hulot

Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme




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Le papier toilette tue!.........des arbres

Publié le par Gerome

Son invention, en Chine, remonte au XIVe siècle. Son côté pratique n'est plus à démontrer. Mais son impact sur les ressources forestières inquiète.

Un Européen utilise 13 kilogrammes de papier hygiénique par an. Une statistique qui rend l'industrie concernée tout sourire. Son chiffre d'affaires pour l'ensemble des papiers ménagers est en effet estimé à 8,5 milliards d'euros par an en Europe. Problème, dénonce l'organisation de protection de la nature WWF, "270 000 arbres sont utilisés chaque jour sur la planète pour la production de ces produits ménagers". Selon l'ONG, la situation est "grave" et doit d'urgence être améliorée.

Comment ? En étudiant la consommation de papier hygiénique en Suisse, l'organisation s'est aperçue que 10% seulement du papier ménager utilisé chez nos voisins était d'origine recyclée. Le WWF fait même dans la métaphore et estime que la consommation quotidienne de papier toilette en Suisse est équivalente à la superficie de 22 terrains de football, "soit 5 000 arbres". Une autre étude du WWF a décortiqué en 2005 le travail des cinq plus gros acteurs industriels du secteur (Procter & Gamble, SCA, Kimberly Clark, Metsa Tissue et Georgia Pacific). Consommation d'eau, d'énergie, émissions de CO2 : tout y passe.

Conclusion : la solution réside dans le recyclage du papier toilette. Seul hic : en France, le groupe Hygiène, qui rassemble les acteurs du marché, s'estime "incapable" de déterminer l'offre d'origine recyclée disponible. La priorité réside sans doute ailleurs.



papier-hygienique-bois.gif
source : terra economica


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Le pacte écologique

Publié le par Gerome

Pour celles et ceux qui préfèrent lire, je vous transmets ici la version texte du discours de sarkozy. Si comme moi, vous vous sentez concerné par ce pacte écologique, je vous invite à surveiller s'il tiendra ses engagements et de faire pression sur internet; une promesse est une promesse. On verra s'il est autant different des autres politiciens comme il le prétend.

REUNION DES CANDIDATS A l’ELECTION PRESIDENTIELLE
AUTOUR DU PACTE ECOLOGIQUE


31 janvier 2007


DECLARATION DE NICOLAS SARKOZY
Union pour un Mouvement Populaire


"Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux d’avoir l’occasion de m’exprimer devant une assemblée aussi passionnée. Cher Nicolas, la signature du Pacte écologique n’est pas un acte anodin, c’est prendre un engagement devant presque 600 000 personnes qui ont adhéré. Et vous connaissez mes principes : je dis tout avant l’élection et je ferai tout après. Je ne veux pas revenir sur le détail de ma réponse au Pacte écologique, un quart d’heure n’y suffirait pas. Je veux revenir sur le sens de cet engagement.
Ma famille politique a créé le premier ministère consacré à l’environnement. Elle a fait voter de grandes lois, comme la Charte de l’environnement, une charte qui constitutionnalise le principe de précaution. Elle a aussi fait de grandes erreurs. Elle n’a pas toujours été à la hauteur du problème. Je ne veux pas renier ce passé. Je veux le dépasser. Il y a urgence pour une révolution écologique.

Parler d’environnement, c’est parler de notre relation à la nature. Hubert REEVES nous appelle à franchir une nouvelle étape, à sortir de l’ère de la destruction pour entrer dans celle de la préservation. La nature s’effondre sous nos yeux. Si nous ne faisons rien, elle nous entrainera dans sa chute. Les trois urgences sont connues : le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité et la santé environnementale. Tel est l’ordre des priorités que j’ai fixé, des priorités qui effectivement déterminent nos politiques. Car ce ne sont pas des questions de confort mais une question de survie.

Mon engagement repose sur la conviction que la lutte contre le réchauffement climatique est une politique de développement durable.
Nicholas STERN a montré que l’inaction pouvait coûter jursqu’à 20 % de la consommation mondiale annuelle quand il suffirait d’investir 1 % du PIB mondial dès aujourd’hui pour apporter une solution. L’enjeu est social, et même géostratégique. Le rapport du GIEC qui sera publié demain devrait malheureusement confirmer l’aggravation du réchauffement climatique. La France ne sera pas le pays directement le plus touché.
Mais qu’adviendra-t-il dans un monde où 200 millions de réfugiés
climatiques devront fuir leur continent pour survivre ? La démocratie peut elle résister à la gestion de la pénurie ?

Mon engagement repose sur la conscience. Les rapports du GIEC, le rapport STERN, le rapport de la mission parlementaire sur l’effet de serre, le film de Al GORE, l’excellent livre de Jared DIAMOND, Effondrement, le dernier essai de STIGLITZ … Il faudrait être sourd ou aveugle pour ignorer l’urgence écologique. Permettez-moi à ce sujet de dire un mot aux ONG présentes. Nous n’avons pas toujours été d’accord et nous ne le serons pas toujours. Mais vous avez été les moteurs de la prise de conscience dans l’ensemble de la société. Comme nous avons besoin de syndicats forts, nous avons besoins d’ONG fortes dans les entreprises comme dans l’administration. Nathalie Kosciusko Morizet avait proposé en juillet 2004 que le Conseil économique et social soit complété d’une branche environnementale. Je reprendrai cette proposition.

Les politiques doivent s’habituer à dialoguer avec les ONG. Mon engagement repose sur l’espoir. Le réalisme n’est pas le catastrophisme. L’humanité ne saurait se condamner. Elle doit aujourd’hui franchir une nouvelle étape dans son développement. Et je
considère que c’est une chance. Il faut prendre dans les cinq prochaines années les mesures qui permettront de répondre à l’enjeu climatique sur une ou deux générations. Mais la réponse ne peut être technique. C’est pourquoi je n’aime pas le catalogue de mesures. La réponse est politique : il faut concevoir une nouvelle société qui réponde au besoin de confort sans faire de la consommation un idéal en soi. Je crois par exemple qu’il faut imposer une durée de vie aux produits ménagers, par exemple une durée de garantie.

C’est
un enjeu environnemental. C’est aussi un enjeu pour le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Je crois à la nécessité de donner un prix à la nature et un coût à la pollution. C’est un sujet économique et même philosophique. Après la société des médias, saurons-nous imaginer la société du développement durable ? Dominique BOURG, j’aurai plaisir à ce que nous échangions de manière plus approfondie sur ce point.
Mon engagement repose sur la conviction que la France compte. Certes, le climat est un « bien mondial ». En moins de trois mois, la seule progression des émissions de gaz à effet de serre de la Chine aura complètement annihilé nos efforts. La réponse est à l’évidence mondiale. Cela n’enlève rien à l’exigence que nous soyons exemplaires en France.

Et permettez-moi de regretter que G BUSH ait fait un « petit pas » lors du discours de l’Etat de l’Union alors que nous attendions de lui un « grand pas ». Evidemment, le Protocole de Kyoto est insuffisant. Mais, l’absence des Etats-Unis est inadmissible. La plus grande Nation du monde ne peut s’exonérer de son devoir d’exemplarité.
Je souhaite d’ailleurs, comme l’a suggéré Al Gore, que nous puissions créer un G20 du climat pour prendre des engagements précis sur les émissions de gaz à effet de serre et pour accélérer les transferts de technologies propres vers les pays les plus pauvres.

La création d’une Organisation mondiale de l’environnement, qui devrait je l’espère s’accélérer avec la
Conférence internationale qui s’ouvre vendredi, est un premier pas vers la définition d’un droit international de l’environnement qui équilibrera la toute puissance du droit du commerce. Le développement durable est une chance pour l’Union européenne. C’est une éthique qui peut refonder l’identité perdue de l’Europe. C’est un grand projet pour demain, celui d’un programme de recherche sans précédent sur les énergies qui remplaceront le pétrole. La France doit devenir le moteur de ce grand projet.
Cher Nicolas, je voudrais maintenant répondre aux craintes que vous avez exprimées le 22 décembre dernier.
-Vous craignez que beaucoup de politiques n’aient pas pris la mesure de
l’urgence et des enjeux. Nous nous sommes rencontrés, nous avons échangé des courriers. Et j’ai signé en émettant quelques réserves. Si j’avais considéré la signature du Pacte comme un acte médiatique et anodin, je vous aurai rencontré sous les feux des médias et je n’aurais émis aucun commentaire.
L’une des réserves porte sur la création d’un poste de Vice Premier Ministre. Je considère qu’un grand Ministère du Développement durable, doté de moyens considérables, responsable de services opérationnels, aura plus d’efficacité. Et admettez qu’au terme de nos échanges, je vous ai accordé qu’il soit bien confié à un Ministre d’Etat, c'est-à-dire au numéro deux du Gouvernement.

En réalité, je
pense que le Président de la République a le devoir de veiller personnellement à cette politique. Le développement durable, c’est d’abord une vision stratégique et prospective de la France.
-Vous craignez la rigidité des dogmes et l’inertie culturelle.
Je partage votre crainte. Mais « ne rien changer », c’est une chance sur deux que la température mondiale augmente de plus de 5 ° celsius avant la fin du siècle, un écart comparable à celui qui nous sépare de l’ère glaciaire. L’homme ou la femme politique qui ignore cette réalité doit changer de métier. « Ne rien changer », c’est poursuivre un dialogue de sourd avec les ONG. Nous avons consulté les associations. Et vous savez que ce n’était pas la tradition de notre famille politique. Nous avons fait évoluer nos positions. Un exemple : j’ai proposé que les cantines publiques soient approvisionnées par des produits issus de l’agriculture biologique. Les associations avec lesquelles nous échangeons réclament une aide à la conversion car nous manquons de producteurs en France. Je le proposerai.

A l’inverse, je vous demande d’entendre nos positions. Et permettez-moi d’aborder un sujet difficile : le nucléaire. Je n’ai aucun attachement particulier pour cette filière. Comme vous, je souhaite que l’on cible les investissements sur les énergies propres et notamment les énergies renouvelables. Mais je sais aussi que sans le nucléaire, la France n’aurait pas un taux d’émission de gaz à effet de serre par habitant de 21% inférieur à la moyenne de l’Union européenne. Je sais seulement que nous n’avons pas d’autre alternative propre pour fournir une énergie de masse. Et vous savez que les énergies renouvelables ne peuvent à court et moyen terme remplacer le nucléaire. En d’autres termes, sans maintenir notre capacité de production nucléaire, la France ne peut relever le défi climatique.
-vous craignez qu’avec votre retrait ces questions soient elles-mêmes en retrait de la
campagne présidentielle.

Je doute fortement que vous disparaissiez du débat. Le Pacte écologique a suscité une adhésion que personne ne peut décevoir. Ce 31 janvier est une première étape. Je veux continuer la consultation d’experts et l’échange avec les associations. Je veux surtout que ce débat dépasse l’élection. J’ai proposé que la fiscalité écologique soit doublée. J’ai proposé que tous les produits propres bénéficient d’une TVA à taux réduit pour être moins chers que les produits polluants. Il faut envisager l’extension des quotas d’émission de gaz à effet de serre ou un nouveau système de taxation du carbone.

A l’évidence, ces réformes doivent être pensées avec l’adhésion de tous, associations, syndicats, experts, élus. Il faut un « Grenelle du développement durable » dès l’été pour concrétiser ces propositions et que chacun prenne des engagements précis.
La France est un grand pays, un pays dont la voix et les positions comptent encore à travers le Monde. C’est de la sincérité de nos engagements que dépend en partie la crédibilité de notre discours dans le Monde. Et je crois que ce discours a encore une force inestimable pour soulever les passions qui permettront de relever le défi climatique et les autres défis du développement durable.

Je vous remercie"





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