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Brésil : bientôt des gisements miniers dans l'Amazonie

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BOLSONARO PLANIFIE LA FIN DES INDIGÈNES ET DE L'AMAZONIE PROTÉGÉE AVEC L'OUVERTURE DES MINES DANS LEURS TERRES

Son ministre des Mines et de l'Energie, Bento Albuquerque, qui compte présenter prochainement un projet de loi devant le Congrès brésilien pour légaliser les activités minières en terre indigène, a rencontré récemment des diplomates représentant 13 pays européens, dont la France et l'Allemagne pour défendre cet abominable projet, un écocide qui serait fatal à une forêt amazonienne déjà agonisante.

Le ministre défend l'importance [du projet] pour l'économie et le développement du pays", selon un communiqué publié sur le site internet du gouvernement, arguant qu'il s'agirait d'exploitation de "mines durables", deux mots dont l'association abusive est pour le moins antinomique,

L'ouverture aux activités économiques des terres indigènes faisait partie des promesses de campagne du président d'extrême droite, ce qui a accru ces derniers mois, selon des représentants de ces communautés indigènes et d'ONG, la violence et la pression des entreprises minières et d'exploitation du bois en Amazonie.

Planète Amazone s'engage à se mobiliser activement contre ce projet de destruction. Contactez l'association en messagerie privée sur facebook si vous voulez participer à nos actions de ripostes.

Source du communiqué : Planète Amazone

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En Australie, des snipers vont abattre 10.000 dromadaires assoiffés

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UNE HONTE! L'épreuve des flammes n'aura pas apaisé les australiens, bien au contraire! Après que 500 millions d'animaux sauvages aient péris dans les flammes, voici que l'Australie s’apprête à abattre 10.000 dromadaires. Ce pays n'en finit plus de perdre sa biodiversité...et son âme.

Des snipers vont abattre depuis des hélicoptères 10.000 dromadaires sauvages en Australie, en raison de la menace que constituent pour les populations ces animaux qui, du fait de la sécheresse, s’approchent de plus en plus des localités de l’intérieur du pays pour y trouver de l’eau.

Des responsables locaux de l’Etat d’Australie-méridionale affirment que des troupeaux “extrêmement importants”, en quête d’eau et de nourriture, menacent les réserves de ces villages, en plus de provoquer des dégâts et de constituer un danger pour les automobilistes.

Une “pression sur les localités aborigènes”

L’immense île-continent a vécu en 2019 son année la plus chaude et sèche, ce qui a non seulement entraîné de dramatiques feux de forêt qui font toujours rage dans certaines régions, mais aussi des pénuries d’eau dans nombre de localités.

Cette campagne d’abattage de cinq jours va être conduite dans les territoires de l’Anangu Pitjantjatjara Yankunytjatjara (APY), vaste zone d’administration locale (LGA) gérée par les aborigènes dans l’extrême nord-ouest de l’Australie-méridionale. Il s’agit de la première opération du genre dans cet Etat.

“Ces troupeaux exercent du fait de la quête d’eau des dromadaires une pression sur les localités aborigènes des territoires de l’APY et les activités pastorales”, a expliqué dans un communiqué le comité exécutif des territoires de l’APY.

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Brasiers en Australie : environ 480 millions d'animaux morts

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Une hécatombe : quelque 480 millions d'animaux (des mammifères, des oiseaux et des reptiles) sont morts depuis septembre, à cause des incendies en Nouvelle-Galles du Sud, assure une étude de l'université de Sydney. "Beaucoup de ces animaux ont sans doute été tués directement dans les flammes, précise l'université sur son site, tandis que les autres sont morts par la suite, faute de nourriture et d'abri, et en raison de la prédation des chats sauvages introduits et des renards roux."

Cette estimation s'appuie sur une étude réalisée en 2007 pour l'ONG WWF, qui s'interrogeait alors sur les conséquences de la déforestation en Nouvelle-Galles du Sud. Ces chiffres ne prennent toutefois pas en compte les populations d'insectes, de chauves-souris et de grenouilles. Le bilan des feux sur la faune pourrait donc être encore plus lourd.

La situation des koalas est particulièrement préoccupante, rappelle le Guardian (en anglais). Au moins 30% des marsupiaux de Nouvelle-Galles du Sud sont morts parce que "jusqu'à 30% de leur habitat naturel a été détruit", selon la ministre de l'Environnement. Cet Etat accueille une part importante de la population des koalas, classés espèce vulnérable.

Depuis le début de la saison des incendies, en septembre, les flammes ont détruit près de 6 millions d'hectares de broussailles et de forêts. Soit l'équivalent de deux fois la Belgique, un peu plus que la surface cumulée des régions Bretagne et Hauts-de-France. Quelque 1 500 maisons ont par ailleurs été réduites en cendres, selon les autorités.

Plus de 150 foyers étaient encore actifs, samedi, en Nouvelle-Galles du Sud et une cinquantaine dans l'Etat de Victoria, poursuit le Guardian. Les feux causent d'importantes coupures d'électricité dans ces deux Etats, où plusieurs messages d'alerte ont été émis. L'un d'entre eux concerne un feu qui pourrait atteindre la périphérie de Sydney par le sud-ouest.

Une conjonction de facteurs (sécheresse exceptionnelle, températures très élevées et vents importants) a donné lieu à une saison des incendies particulièrement dévastatrice en Australie, pointe Le Monde. La Nasa a ainsi comptabilisé près de 65 000 feux de broussailles en Nouvelle-Galles du Sud l'année dernière, contre 13 000 en moyenne, lors des dix-huit années précédentes. Le nombre d'incendies a donc été cinq fois plus élevé en 2019 que lors d'une année ordinaire.

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CLIMAT : la frange la plus riche n'agit pas car elle pense qu’elle s’en sortira

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"Nous sommes à l’aube de la barbarie climatique", prévient la journaliste et essayiste Naomi Klein

Le changement climatique constitue un immense défi économique, social mais aussi moral. C'est ce qu'explique Naomi Klein, la journaliste et essayiste engagée canadienne dans son nouveau livre "Plan B pour la planète : le new deal vert" (éd. Actes Sud). Alors que le monde est au bord de la barbarie climatique, exacerbée par la montée des populismes, elle défend un plan de sauvetage qui embrasse toutes les crises, climatique, sociale, migratoire...
Le nouvel essai de la journaliste militante canadienne, Naomi Klein, aborde un sujet jusque-là peu traité : celui du défi lancé par le changement climatique à notre sens moral. "Comment nous comporterons-nous face aux réfugiés climatiques qui débarqueront sur nos rivages dans des embarcations de fortune ? Reconnaîtrons-nous que c’est nous qui avons engendré la crise qu’ils fuient ou érigerons-nous des forteresses toujours plus high-techs tout en adoptant des lois anti-migrations encore plus draconiennes ?", interroge-t-elle dans son livre.  

D’ores et déjà des milliers de migrants se noient en Méditerranée, dans l’indifférence la plus totale, d’autres meurent dans le désert d’Arizona ou sont placés dans des centres de détention, séparés de leurs familles. Des déplacements dans lesquels le facteur climatique joue un rôle important. Elle cite aussi la réaction des Anglais après avoir subi des inondations en 2015. "Oubliez l’aide internationale", pouvait-on lire dans le Daily Mail. "Avec le changement climatique, la laideur morale gagne aussi sacrément du terrain", écrit-elle.

"La frange la plus riche n'agit pas car elle pense qu’elle s’en sortira"

Pour l’auteure, crise climatique et montée des nationalismes et du suprémacisme blanc vont de pair. Naomi Klein s’inquiète ainsi des "théories sur la supériorité raciale à peine voilées" qui reviennent en force dans certaines franges des mouvements climato-sceptiques, "annihilant toute empathie". "La victoire de Trump est celle de la haine de l’autre, les migrants, les musulmans, les Noirs, les femmes" cite-t-elle comme exemple. Elle évoque également l’émergence d’un écofascisme où ce n’est plus la crise climatique qui est niée mais la responsabilité des Etats pollueurs envers les pays pauvres.

Pour elle, c’est cette théorie de l'altérisation qui a permis de justifier pendant des années le sacrifice de nations entières, d’écosystèmes, de peuples. "L’irresponsabilité climatique aurait été impossible sans l’existence d’un racisme institutionnalisé bien que latent, sans tous ces leviers très efficaces qui permettent aux puissants de négliger les vies des plus faibles qu’eux." "Si on laisse faire, c’est que la frange la plus riche des pays les plus riches du monde pense qu’elle va s’en sortir, que quelqu’un d’autre qu’elle supportera les plus gros risques", lance-t-elle.

Un New deal vert qui embrasse toutes les crises

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C’est pour lutter contre ce qu’elle qualifie de "racisme environnemental" qu’est né le mouvement pour la justice climatique. Celui-ci plaide en faveur d’un "nouveau paradigme civilisationnel qui ne repose pas sur la domination de la nature et des plus faibles". "Ce que le changement climatique remet en question de façon si radicale, c’est la mentalité expansionniste, extractiviste, qui a si longtemps gouverné notre relation à la nature et aux autres", écrit-elle. Naomi Klein appelle ainsi à mettre fin à l’économie du gig (petits boulots flexibles) et du dig (extraction).

Le plan de sauvetage qu’elle défend est le New deal vert, porté notamment par la démocrate américaine Alexandria Ocasio-Cortez. Il s’attaque à la fois aux questions environnementales, sociales, économiques, aux injustices raciales et aux inégalités entre les sexes. Le projet s’articule autour de sept axes : des investissements publics massifs dans les infrastructures, une planification qui implique les citoyens, une régulation des entreprises, une relocalisation de la production, la fin du culte du shopping (pour les plus riches) et la taxation du CO2 et de la spéculation financière.

"Il s’agit de rompre avec toutes les règles inhérentes au libre-échange", résume en une phrase Naomi Klein, car "le capitalisme n’est qu’une petite anomalie passagère dans le récit collectif de notre espèce", veut-elle croire. Ce chantier de grande ampleur fait référence au New deal de Roosevelt réalisé en une décennie dans les années 30 aux États-Unis. "Plus les gens se sentiront en sécurité (sur l’emploi, la santé, l’éducation, le logement…), moins ils seront vulnérables aux forces de la démagogie raciste qui se nourrit des peurs inhérentes à toute période de changement", assure la journaliste militante. "La foi inébranlable en l’égalité des droits pour tous et notre aptitude profonde seront les seuls remparts de l’humanité face à la barbarie" conclut-elle.

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Les arbres nous sauveront

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Rencontre avec Ernst Zürcher, spécialiste reconnu de la forêt. Pour lui, les arbres sont la clé de la lutte contre le réchauffement climatique.

Ernst Zürcher est une référence pour les protecteurs des arbres et des forêts. Il est convaincu que les arbres pourront nous sauver. "L'homme le sait depuis toujours. Les civilisations qui réussissent sont celles qui s'allient aux arbres. Celles qui courent à leur perte laissent des déserts derrière elles." Un des points les plus important du fonctionnement des forêt réside dans leur gestion de l'eau. C'est là tout l'intérêt des forêts dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique pour l'ingénieur forestier. "L'eau va devenir de plus en plus précieuse. Et les forêts sont une façon de garantir la présence d'eau dans un paysage." Les arbres n'utilisent qu'une partie des précipitations pour la photosynthèse, le reste est stocké dans les sols forestiers très spongieux et riches en matière organique. Ces sols vont ensuite alimenter les sources, les rivières et les nappes phréatiques.

Les forêts sont donc nécessaires à notre avenir, mais il faut d'abord se mettre d'accord sur leur véritable nature. "Mais quelles forêts ? appui le forestier, il est important de constater qu'une forêt naturellement constituée est forcément composée d'arbres mélangés." Pour gérer les forêts de façon la plus naturelle possible, il faut comprendre leurs lois. Certains arbres s'associent entre eux, d'autres ne peuvent pas vivre ensemble.

C'est tout le contraire de la gestion forestière actuelle. L'heure est à la monoculture d'arbres identiques qui n'a rien d'une forêt. "C'est un système de concurrence absolue : un ensemble d'arbre du même âge et de la même espèce qui cherche la même eau, au même endroit, dans le même sol." précise Ernst Zürcher. Ces plantations sont très sensibles aux maladies et dépérissent très facilement. Il faut revenir au système naturel de forêt mélangée.

"Il faut enfin faire revenir une part de forêt dans les déserts agricoles que sont devenues certaines régions d'Europe." conclut le défenseur des arbres.

Source : salamandre.org

 

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