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Forêts en flammes en Indonésie : à court de solutions, ils prient pour faire tomber la pluie

Publié le par Notre Terre

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Portant des masques anti-pollution, des centaines d’habitants ont prié ensemble vendredi pour que la pluie nettoie le ciel de Pekanbaru, une ville indonésienne qui étouffe dans le nuage toxique des vastes incendies de forêt de l’île de Sumatra.

Sur l’île de Sumatra, plus de 9000 écoles ont dû fermer et 3900 autres sur l’île de Bornéo. En Malaisie, de l’autre côté du détroit de Malacca, plusieurs dizaines d’écoles ont aussi demandé à leurs élèves de rester chez eux.

Les incendies de forêt en Indonésie ont dégagé un vaste nuage de fumée qui s’étend sur une partie de l’Asie du Sud-Est, suscitant des tensions diplomatiques avec les pays voisins, la Malaisie et Singapour qui a recommandé à ses habitants de réduire leurs activités à l’extérieur.

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Jakarta peine à éteindre les incendies malgré quelque 9000 pompiers et militaires mobilisés, notamment dans les zones de tourbières asséchées où les feux brûlent en profondeur et sont difficiles à éteindre.

Ces feux sont souvent déclenchés illégalement pour nettoyer des terrains déboisés ou avant une exploitation agricole, comme pour l’huile de palme.

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L'Amazonie brûle depuis trois semaines : messieurs les milliardaires, sortez le carnet de chèques

Publié le par Notre Terre

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....et faites preuve d'autant de générosité que pour la Cathédrale de Notre Dame de Paris.

L’Amazonie est un trésor, elle est un cadeau fait à l’humanité. On trouve plus de biodiversité dans un hectare de forêt amazonienne que dans toute la superficie de l’Europe. Dans un rapport publié en août 2017, des chercheurs ont présenté près de 400 nouvelles espèces animales et végétales qui à peine découvertes périront sous les flammes et les tronçonneuses des agriculteurs brésiliens plus préoccupés à leurs profits qu’au devenir de l’humanité.

Car toucher à l’Amazonie revient à toucher à toute l’humanité. Outre les dégâts environnementaux causés par la déforestation et les incendies volontaires des "Bolsonariens", les gouvernements brésiliens successifs ont permis le saccage de la plus grande pharmacopée naturelle de la planète, en effet la Forêt Amazonienne compterait jusqu’à 390 milliards de végétaux parmi lesquelles le très fameux Graviola : depuis les années 1990 de nombreuses études ont été réalisées sur cet arbre, ses feuilles et ses fruits et elles ont démontré une action anti-tumorale, à la fois in vitro sur des lignes de cellules cancéreuses, et in vivo, sur des souris.

Cette propriété concerne plusieurs types de cancers, du poumon, du sein, du pancréas, du foie ou encore de la prostate. De plus, il a été montré en laboratoire que les acétogénines sont sélectives, et ne s’attaquent qu’aux cellules cancéreuses, épargnant les cellules saines.

42.510.000.000 m2 de forêt sont rasées chaque année, soit 1.350 m2 à chaque seconde, ce qui correspond à la surface d’un terrain de football toutes les 7 secondes. Cet écocide doit cesser car la déforestation de la forêt amazonienne aura des conséquences sur le réchauffement climatique de la planète. NOUS DEVONS NOUS SAUVER DE NOUS-MEMES.

Puisque Jair Bolsonaro compte accélérer la déforestation et renforcer l’agrobusiness, il faut dorénavant taper là où ça fait mal : au portefeuille ! Organisons un boycott massif et à durée indéterminée de tous les produits brésiliens tant que Jair Bolsonaro n’aura pas donné des gages de respect et de protection de la plus grande forêt du monde. Le Brésil exporte majoritairement du soja, des minerais de fer et de cuivre, de la viande de bœuf, de porc, de poulet, du pétrole, du maïs, du tabac et du café. Demandons à la France un acte fort, le boycott total de tous les produits brésiliens, demandons aux pays de l’union européenne un acte fort, demandons à tous les pays du monde un acte fort ! Isolons le Brésil sur la scène internationale, frappons l’économie brésilienne tant que le pays n’aura pas engagé une transition majeure en faveur de la protection de la forêt amazonienne.

Jérôme Garnier. Auteur, blogueur.
"Embrasement, histoire de la fin programmée d'une ère".

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Biodiversité : le dernier couple de pie-grièche en France est mort

Publié le par Notre Terre

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Le dernier couple de pie-grièche à poitrine rose qui vivait en France, plus exactement dans le bassin de Thau, vers Villeveyrac, s'est éteint. Il n'avait pas pu se reproduire.
Le dernier couple de pie-grièche à poitrine rose présent en France vivait dans l’Hérault, à l’Ouest de Montpellier, dans le bassin de Thau.Vivait donc, car il vient de disparaître. Du coup, l’espèce est en grand danger en Europe, selon la Ligue de protection des oiseaux, la LPO de l’Hérault.

Au début du XXe siècle, la pie-grièche à poitrine rose était considérée comme une espère commune, présente en grand nombre dans le nord-ouest et le sud-est du pays. Cent ans plus tard, un seul couple était répertorié dans l’Hérault, début juillet. Ils n’ont malheureusement pas réussi à se reproduire. Le couple est mort.

Une disparition programmée qui a échappé au grand plan régional de sauvegarde lancé il y a onze ans et au plan national d’action mis en oeuvre depuis 2013.
La faute à l’agriculture intensive ?

Selon la LPO. Parmi elles, la première est sans aucune doute la diminution des insectes par l’usage systématique de pesticides et plus globalement, l’intensification de l’agriculture, à la fois en France mais aussi dans sa zone d’hivernage, en Afrique.

Autres explications : les changements climatiques, le braconnage, la modification des sols dans ses zones d’habitat, ou bien la très longue migration et les risques qu’elle entraîne (près de 10.000 kilomètres deux fois par an). Se trouvant en bordure d’aire de répartition, il est d’ailleurs logique que la France et l’Espagne soient aujourd’hui les plus impactés.

La pie-grièche à poitrine rose fait aujourd’hui partie des espèces migratrices « qui ont besoin d’une coopération mondiale, ou qui pourraient en bénéficier de manière significative« , selon un classement européen. C’est la raison pour laquelle la LPO réclame qu’un programme de sauvetage soit lancé à l’échelle internationale.

Les autres espèces de la pie-grièche ne sont pas menacées.

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Réchauffement climatique : une seule VRAIE solution pour s'en sortir

Publié le par Notre Terre

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« Non seulement que c’est une solution parfaite, mais aussi que c’est, et de loin, la meilleure solution face au réchauffement climatique."

Cette déclaration choc vient de Thomas Crowther, un chercheur à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich qui vient de publier une étude fracassante dans la prestigieuse revue Science. Il a en effet démontré qu’il existe une solution enthousiasmante contre le réchauffement climatique.

Il s’agit tout simplement de… planter des arbres ! Nos amis les arbres sont hyper efficaces pour « avaler » les émissions de carbone ! Tenez-vous bien : les forêts du monde entier stockent déjà 400 gigatonnes de carbone. Cela représente 400 000 000 000 000 kilos de carbone attrapés par nos forêts Le scientifique Thomas Crowther a fait le calcul :

Si l’on ajoute 1 000 milliards d’arbres sur Terre, on parviendrait à se débarrasser de l’essentiel du carbone qui se trouve dans l’air aujourd’hui !C’est une solution beaucoup plus écologique que de recouvrir la Terre de panneaux solaires ou de champs d’éoliennes. Alors bien sûr, 1 000 milliards d’arbres à planter, cela paraît énorme mais pas impossible du tout.

L’Australie vient d’annoncer qu’elle allait planter 1 milliard d’arbres d’ici 2030. La Nouvelle Zélande s’est fixé exactement le même objectif, d’ici 2027. Plus impressionnant : le Pakistan a promis de planter 10 milliards d’arbres dans tout le pays ! Et ce n’est pas une promesse en l’air : le gouvernement a dédié 7,5 milliards de roupies à ce projet !

Et il y a encore plus beau :

L’Éthiopie vient de réussir à planter 350 millions d’arbres en 12 heures, un record absolu. Au total, ce petit pays pauvre va planter 4 milliards d’arbres entre mai et octobre 2019 !

Et la France, que fait-elle pendant ce temps ? Eh bien elle fait tout le contraire.

C’est un gigantesque scandale, dont les médias ne parlent pas assez. Au lieu de planter des millions d’arbres, la France est en train de préparer un décret qui risque d’autoriser une DEFORESTATION à grande échelle en France ! C’est un contresens écologique, décidé pour faire plaisir aux lobbys du béton (promoteurs immobilier, supermarchés, centres commerciaux etc.)
Aujourd’hui les opérations de déforestation nécessitent la prise en compte de nombreux avis d’experts avant d’être autorisées :
- associations,

- agence pour la biodiversité,

- experts forestiers,

- structures de l’Etat, etc.
 
C’est un processus maîtrisé, réfléchi, qui prend le temps d’étudier en détail les différents enjeux et leurs conséquences environnementales. Trop lent, au goût des bétonneurs… Alors le décret du gouvernement prévoit de donner au préfet la possibilité de DECIDER SEUL la déforestation, y compris quand il s’agira d’accorder des autorisations de travaux importants dans les sites classés.
En langue de bois technocratique, cela donne la formulation suivante :

« Dans le cadre de la simplification des procédures d’autorisation, le gouvernement souhaite se passer de l’avis de l’Office National des Forêts pour certaines opérations de défrichement... »
On ne s’y prendrait pas autrement pour favoriser en douce les assauts des bétonneurs contre la forêt française ! « Cela permet de gagner du temps »  a confié, fièrement, un fonctionnaire qui a travaillé sur ce projet de décret.
 
Gagner du temps ?! Mais pour quoi faire ?
Pour détruire la forêt de Fontainebleau ? Et y installer une « discount valley avec magasins « sortie d’usine » ??
Pour saccager la forêt de Chambord, et construire un parc d’attraction « François Ier  » avec parking et fast-food ??Pour transformer la forêt domaniale de la Teste en forêt…d’entrepôts ?Pour promouvoir le béton partout et toujours ???
 
Si vous écoutez les discours officiels, on vous dit que la forêt française se porte « à merveille ».Mais ce n’est pas du tout ce qu’on observe dans la réalité !!
1 million d’hectares d’arbres disparu en 15 ans en France ! Regardez bien cette carte, publiée par l’ONG indépendante Gobal Forest Watch

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Cette carte a été réalisée avec des technologies de pointe : imagerie par satellite, calcul à distance et données ouvertes. Elle est le fruit du travail d’organismes officiels comme FAO, Google, Greenpeace et même la Nasa. L’objectif est que tous les citoyens puissent voir la déforestation en temps réel, à l’échelle mondiale ! Et les résultats français sont particulièrement inquiétants : de l’an 2000 à 2017, la France a perdu 992 kilohectares d’arbres, soit un million d’hectares.

C’est une perte gigantesque, qui n’est pas compensée par les nouvelles forêts.Il est donc URGENT d’arrêter ce terrible mouvement. Mais avec son décret, on dirait que le gouvernement veut faire le contraire, et ACCELERER le déboisement  en France.

C’est pourquoi je vous demande de signer sans perdre une seconde la grande pétition pour REFUSER LE DECRET PERMETTANT LA DEFORESTATION ACCELEREE.  
 

Je signe la pétition

NON AU COUP D’ETAT CONTRE LA NATURE !
Nous devons être le plus nombreux possible à nous dresser contre ce décret aberrant, qui permettra toutes les dérives.

« Pour décider d’autoriser ou non la transformation d’une forêt en zone commerciale, en lotissement ou en champ de blé, l’Etat se passera de notre avis. » résume un agent de l’Office National des Forêts (ONF – le service public qui gère et protège les forêts françaises). Il n’y aura plus aucun contre-pouvoir.
 Les projets les plus fous, les plus ravageurs n’auront plus qu’à être validés par un seule HOMME dans chaque département : le préfet.

Le sénateur du Puy-de-Dôme Eric Gold a souligné dans une question écrite au gouvernement les dangers immenses de ce projet, évoquant en termes polis une « sensibilité variable des préfets aux enjeux environnementaux »…En clair, cela signifie qu’il il y a des hauts fonctionnaires pour qui la préservation de la nature ne COMPTE PAS… Et qu’il ils vont pouvoir prendre seuls la décision de massacrer des forêts entières pour les remplacer par des parkings !

C’EST LA NEGATION ABSOLUE DES PREOCCUPATIONS ECOLOGIQUES DE MILLIONS DE FRANÇAIS.

Face à ce coup d’état contre la Nature, nous ne devons pas rester immobiles.Il faut leur montrer que nous sommes des centaines de milliers à vouloir préserver nos forêts.

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François de Rugy part en signant l’acte de mort de millions d’animaux sauvages

Publié le par Notre Terre

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Après la démission de Nicolas Hulot à l’automne 2018, motivée par l’omnipotence du lobby chasse dans les décisions politiques au sommet de l’État, l’arrivée de François de Rugy pour le remplacer au ministère de la Transition écologique avait été accueillie avec scepticisme par l’ASPAS et les autres associations de protection de la nature. Si Nicolas Hulot n’est pas parvenu à obtenir de vrais changements, qui d’autre pourrait bien y arriver ? Sûrement pas un personnage opportuniste et controversé, qui n’aura marqué en rien son passage au ministère…

Avec le festival de cadeaux offerts par le président Macron au monde de la chasse depuis son arrivée au pouvoir, nous savions que la lutte pour porter la voix des animaux sauvages dans ce pays serait difficile et éprouvante, malgré un nombre de chasseurs en diminution constante. Avec un rejet de plus en plus massif des abus de la chasse et une sensibilisation grandissante pour la cause animale dans son ensemble, nous avions tout de même l’espoir que le nouvel arrêté ministériel portant sur le classement des animaux « susceptibles d’occasionner des dégâts » tienne compte de l’évolution de la société et de ses mentalités, mais aussi bien sûr en premier lieu de la science qui n’a de cesse de démontrer l’inutilité des actes de « destruction » (c’est le terme officiel) portés à notre faune sauvage endémique par centaines de milliers chaque année.

Hélas, depuis le 1er juillet 2019, renards, martres, putois, fouines, belettes, corneilles noires, corbeaux freux, geais des chênes, pies bavardes et étourneaux sansonnets sont à nouveau considérés comme des animaux indésirables, dont le piégeage est à nouveau autorisé jusqu’en juin… 2022 ! Et ce dans un contexte d’effondrement de la biodiversité, où les scientifiques nous alertent sur la disparition de jusqu’à 1 million d’espèces animales et végétales dans les prochaines décennies.

Que retenir d’autre de François de Rugy ? Qu’il est celui qui a présenté le nouvel arrêté prévoyant de tuer toujours plus de loups, pourtant classés espèce protégée en France. Qu’il est celui qui a continué à autoriser les chasses traditionnelles (chasse à courre, chasse à la glue, à la matole, etc.), ainsi que le déterrage barbare et cruel de blaireaux et de renards. Et qu’il est aussi celui qui était sur le point d’autoriser les chasseurs à fragiliser encore un peu plus des oiseaux pourtant classés sur liste rouge : tourterelles des bois et courlis cendrés.

Et le positif ? On cherche… ah si, il a achevé le projet amorcé par son prédécesseur, la réintroduction de deux ourses de souche slovène dans les Pyrénées. Tout cela pour décider, quelques mois plus tard, d’autoriser leur effarouchement ! Quant à l’interdiction des pièges noyants, c’est évidemment une bonne chose, mais c’est surtout une toute petite chose.

Bref il n’a jamais rugi Rugy, il n’a que miaulé de manière très feutrée, sans déranger personne. Sauf peut-être les écologistes…

François de Rugy restera, pour l’ASPAS et pour toute la faune de France, celui qui, loin d’opérer une nécessaire Transition écologique avec une réforme ambitieuse de la chasse qui serve la nature avant de servir les intérêts des chasseurs, aura au contraire usé de complaisance totale avec ces derniers, en autorisant notamment la division par deux du prix du permis de chasse nationale, mais aussi en favorisant la mise en place progressive de l’un des programmes les plus vicieux qui soient pour la biodiversité : la « gestion adaptative des espèces »…

L’ASPAS sera attentive à la nomination du prochain ou de la prochaine ministre à ce poste clé du gouvernement d’Édouard Philippe. Face aux grands défis du 21e siècle que sont le changement climatique et l’effondrement continu de la biodiversité – deux problèmes gravissimes directement liés à l’action humaine sur cette planète, il est plus qu’urgent d’opérer une transformation radicale de nos comportements à l’égard des espèces et des espaces. L’heure est à la protection de ce qui peut l’être : nous ne pouvons qu’encourager le successeur de François de Rugy à prendre exemple sur nos Réserves de Vie Sauvage®, et d’appliquer une charte similaire à tous les Parcs Naturels de France !

Source : aspas-nature.org

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