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Les cougars ont officiellement disparu

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Le puma de l'est américain a été déclaré mercredi officiellement éteint...

 

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Le puma, aussi appelé cougar aux Etats-Unis, était sur la liste des espèces menacées depuis 1973 mais sa disparition était suspectée depuis longtemps. Il a été déclaré mercredi officiellement éteint par les Etats-Unis, son extinction remontant probablement aux années 1930.

Les félins observés récemment ne sont pas des cougars

Les services américains de la pêche et de la faune (U.S. Fish and Wildlife Service) ont passé en revue toutes les informations disponibles et conclu mercredi que le puma de l'est américain était effectivement éteint. Ils ont recommandé que ses sous-espèces ne figurent plus sur la liste des animaux menacés d'extinction. Selon Mark McColough, le principal scientifique des services, l'extinction daterait probablement des années 1930.


«Nous reconnaissons que de nombreuses personnes disent avoir vu des cougars dans la nature ces dernières décennies mais nous ne pensons pas que ces félins soient des cougars de l'est américain et nous n'avons trouvé aucune information qui confirmerait son existence», a expliqué dans un communiqué Martin Miller, le responsable de la région nord-est du service des espèces menacées.

Les pumas sauvages observés par les différents témoins appartenaient à d'autres sous-espèces, souvent sud-américaines, qui étaient en captivité et se seraient échappées ou auraient été lâchées dans la nature. D'autres appartenaient à des sous-espèces de l'ouest américain et auraient migré à l'est et dans le Midwest, a ajouté Martin Miller.


La décision fédérale de déclarer le puma de l'est américain éteint n'affecte pas le statut de la panthère de Floride (sud-est), une autre sous-espèce de félins figurant sur la liste d'animaux menacés. Alors que cette panthère avait autrefois un habitat qui s'étendait à l'ensemble du sud-est, elle occupe désormais moins de 5% de son territoire historique. Sa population ne compte plus que 120 à 160 animaux dans le sud-ouest de la Floride, selon les services américains de la pêche et de la faune.

 

 


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Etats-Unis: des élus en session nocturne pour sensibiliser sur le climat

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Plusieurs dizaines de sénateurs américains vont se relayer toute la nuit jusqu'à mardi matin au Congrès pour parler du réchauffement climatique et pousser Washington à agir.


Cette session nocturne, à laquelle au moins 28 sénateurs démocrates participeront, doit s'achever mardi matin à 9H00 (13H00 GMT) et verra le chef de la majorité démocrate Harry Reid s'exprimer sur ce sujet qui reste polémique aux Etats-Unis. Pour preuve: aucun sénateur républicain n'a prévu de prendre la parole.

«Lundi, nous allons envoyer un message clair: le Congrès doit se réveiller et vraiment s'attaquer à ce sujet», a indiqué le sénateur Sheldon Whitehouse dans un communiqué.


Les démocrates accusent leurs adversaires républicains, qui ont la majorité à la Chambre des représentants, d'être à la solde des géants gaziers et pétroliers et de ne pas vouloir agir pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

A l'inverse, les conservateurs jugent que davantage de régulations en la matière mèneraient à la suppression de nombreux emplois.


En outre, nombre de républicains mettent ouvertement en doute le rôle de l'homme dans les changements climatiques en cours.

«Le changement climatique est une réalité, il est causé par l'homme et des solutions existent», a lancé le sénateur Brian Schatz. «Le Congrès doit agir».

 

 


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Etats-Unis: Kerry presse les ambassadeurs de faire du climat une priorité

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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé les ambassadeurs des Etats-Unis à faire de la lutte contre le réchauffement climatique une priorité, en amont de nouvelles discussions à ce sujet à Paris l'an prochain.

 

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«L'environnement a été une des causes centrales de ma vie», écrit M. Kerry aux 70.000 diplomates de son département.

«Protéger notre environnement et relever le défi du changement climatique est une mission cruciale pour moi en tant que premier diplomate» des Etats-Unis, écrit M. Kerry dans une lettre envoyée vendredi aux 275 ambassades américaines et aux personnels du département d'Etat.


«C'est aussi une mission cruciale pour vous, hommes et femmes courageux, sur la ligne de front diplomatique», ajoute-t-il dans le document consulté par l'AFP.

Il exhorte tous «les chefs de mission à faire du changement climatique une priorité (...) et à promouvoir des actions concertées».

Des discussions sous l'auspice de l'ONU doivent se tenir à Paris l'an prochain pour tenter de fixer de nouveaux objectifs d'émissions de gaz à effet de serre, tenues responsables du réchauffement.

Ces nouvelles normes, qui doivent s'appliquer à partir de 2020 et à tous les pays, y compris les pays en développement, visent à supplanter celles du traité de Kyoto, qui expire en 2015.


Les Etats-Unis, qui sont avec la Chine les pays les plus pollueurs de la planète, n'avaient pas ratifié le traité de Kyoto, arguant que les pays en développement devaient aussi réduire leurs émissions.

Cet engagement de M. Kerry intervient alors que le ministre doit donner par ailleurs une recommandation finale sur la construction de l'oléoduc géant Keystone XL, contesté par les défenseurs de l'environnement.


Cet oléoduc acheminerait le pétrole issu des sables bitumineux de l'ouest du Canada aux raffineries américaines du Nebraska (centre) et du Texas (sud).

Les écologistes craignent des risques de fuite le long du tracé et estiment que l'exploitation du pétrole issu de sables bitumineux génère davantage de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel.

Sur ces deux points, le département d’État avait estimé que les risques étaient minimes.

 

 


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Islande: des écologistes opposés aux ambitions pétrolières de la Chine

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Un groupe écologiste islandais a estimé mercredi déraisonnable la licence d'exploration de pétrole en mer accordée à un groupe chinois par Reykjavik.

 

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«L’Islande ne devrait pas parier sur le pétrole», a affirmé à l'AFP le président de l'Association islandaise de la préservation de la nature (INCA), Arni Finnsson.

«Il y a peu de signes qui montrent que la production de pétrole dans la zone de Dreki serait rentable», a-t-il ajouté, s'appuyant sur les doutes qu'ont suscités chez les analystes du secteur les ambitions de l'Islande.

En janvier, la compagnie pétrolière publique chinoise CNOOC International a obtenu une licence d'exploration dans l'océan glacial Arctique, dans la région de Dreki, à plus de 200 km de la côte septentrionale.


C'est la troisième licence accordée depuis le lancement de l'appel d'offres en 2009, après celle obtenue par la société islandaise Eykon Energy et celle de Petoro, détenue par la Norvège.

L'Islande, qui se rétablit lentement de la grave crise financière qu'elle a traversée en 2008-2009, espère pouvoir avoir la même chance que son voisin norvégien il y a un demi-siècle.

«C'est ça l'espoir», dit Thorarinn Sveinn Arnarson, à la tête du bureau des licences d'hydrocarbures au sein de la Direction nationale de l'énergie. «On ne sait pas s'il y a du pétrole là-bas, mais on explore et les entreprises prennent ces risques. L’Etat islandais n'a rien à perdre».


D'après lui, «si on trouve quelque chose qui est économiquement viable il y aura des retombées fiscales et bien sûr tout ce qui va avec, la création d'emplois et une capacité technique semblable à ce que l'on a vu en Norvège et dans îles Féroé».

Mais il y a encore loin avant d'y parvenir, souligne un expert du pétrole et du gaz de l'Université d'Oslo, Dag Claes. «Les Islandais ont misé là-dessus du fait de leur crise financière mais nous sommes un peu réservés sur la région : c'est assez éloigné», estime-t-il.


Il fait allusion à des règles environnementales «assez strictes» concernant la construction sur Jan Mayen, île volcanique norvégienne où les compagnies pourraient avoir envie de construire des pistes d’atterrissage et d'autres installations.

D'après une étude réalisée en 2008 par le Bureau d'études géologique américain, l'Arctique pourrait détenir 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel qu'il reste à découvrir sur la planète.

Toutefois le coût élevé de l'extraction dans des milieux rudes et isolés, outre les questions environnementales, laisse penser que ces hydrocarbures pourraient rester inexploités.

 

 


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Pierre Rabhi : «L’agroécologie doit être une alternative sociale»

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INTERVIEW de Coralie Schaub "Libération"

 

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Le penseur Pierre Rabhi invite à réenvisager les rouages de notre monde en mettant l’agriculture au service d’un mieux-consommer mais aussi des êtres humains en tant qu’éléments de la nature.

Ses ouvrages font référence, ses conférences font salle comble. Né en 1938, le paysan, écrivain - auteur notamment de l’Agroécologie pour nos enfants (1) - et penseur Pierre Rabhi est l’un des pionniers français de l’agroécologie. Il en souligne ici la portée éthique.
L’«agroécologie» est à la mode depuis que le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, en a fait le porte-étendard de son projet de loi. Mais vous, vous la pratiquez depuis longtemps…

Oui, depuis 1963, quand nous avons acquis une ferme en Ardèche, ma femme et moi. Nous avons essayé sur une zone aride d’avoir une approche agronomique qui puisse rendre les sols fertiles. Vu l’efficacité de la méthode, le Centre de formation des jeunes agriculteurs du Burkina Faso m’a demandé, au début des années 80, de les aider à intégrer l’agriculture écologique dans leurs pratiques. C’est là que j’ai commencé à employer le terme agroécologie.

 

Dans cette région du Sahel en voie de désertification, je ne pouvais pas me contenter de faire de l’agriculture biologique. Il fallait lutter contre l’érosion des sols, reboiser… En présence de sols desséchés, l’agroécologie est souveraine. On remet des micro-organismes dans le sol, on le redope par le compostage des matières organiques que l’on fait fermenter. Ces méthodes ont fourni des résultats. A tel point que le président burkinabé Thomas Sankara voulait en faire une option nationale. S’il n’avait pas été assassiné en 1987, le Burkina Faso serait aujourd’hui un pays de l’agroécologie. Depuis cinquante ans, nous avons démontré la valeur de l’agroécologie.
Pour la première fois, un ministre entend la populariser. Cela vous satisfait-il ?

Je suis un peu agacé, car pendant des décennies nous avons agi sans attendre l’Etat. Et, soudain, un ministre fait une déclaration et c’est le scoop [lire EcoFutur du 17 février]. Il vaut mieux cela que rien, mais il faut savoir aussi ce qu’on entend par agroécologie.


Quelle en est votre définition ?

Pour moi, ce n’est pas seulement une technique. Si on n’en fait que de l’agronomie bio, cela ne m’intéresse pas du tout. Car on peut manger bio, recycler son eau, se chauffer à l’énergie solaire et exploiter son prochain. L’agroécologie doit être une alternative sociale.


C’est-à-dire?

L’agroécologie est une merveilleuse pratique, à condition qu’elle soit au service d’un état d’esprit, d’une posture éthique et morale. L’humanité doit comprendre qu’elle ne peut pas continuer à détruire la vie. L’être humain a-t-il besoin de la nature ? Oui. La nature a-t-elle besoin de l’être humain ? Non. Quand on a compris ça, on a tout compris. Soit nous continuons à nous enferrer dans des transgressions et des destructions et nous nous éradiquerons nous-mêmes ; soit nous comprenons que nous avons à collaborer avec la vie, avec ce mystère extraordinaire qui nous a fait et auquel nous devons notre nourriture.

Je viens de finir, avec le botaniste Jean-Marie Pelt, un ouvrage philosophique qui paraîtra en mai. J’y pose cette question : comment se fait-il que l’humanité fait beaucoup de mal à ce qui lui veut le plus de bien ? Nous sommes enfants de la nature. Je suis, nous sommes, vous êtes la nature. L’agroécologie est une façon de donner à l’humanité la capacité de coopérer avec les puissances de la vie. Si elle est juste au service de l’économie, ce n’est pas satisfaisant. Ce n’est pas parce qu’on mange bio que le monde va changer.


C’est nécessaire mais pas suffisant ?

Le problème est en nous, et pas ailleurs. Si l’être humain ne fait pas un travail sur lui-même pour changer, je ne vois pas ce qui peut changer.


Que répondez-vous à ceux qui pensent que l’agroécologie est un retour «au post-néolithique», comme l’a dit un député UMP ?

Si, dans les hautes sphères, des gens ignorants disent n’importe quoi, c’est la cour de récréation moins l’innocence. Malheureusement, ces gens ont le pouvoir d’orienter l’histoire. C’est tragique : on remet notre destin à des gens inintelligents. L’agroécologie, c’est la vraie science de la vie. C’est tellement plus primaire d’acheter des sacs d’engrais et d’empoisonner la terre, l’eau. Et même la santé publique, car nous consommons des nourritures empoisonnées. Il faudra bientôt se souhaiter bonne chance plutôt que bon appétit !

Ce qui m’étonne, c’est que nous sommes encore dans les mêmes aveuglements généralisés : la femme est subordonnée sur toute la planète, nous éduquons les enfants dans la compétitivité au lieu de le faire dans la coopération. Il y a une multitude d’utopies à réaliser. Le problème, c’est que la politique est défaillante. Heureusement que la société civile crée, travaille.


Pour convaincre les plus réticents, ne faut-il pas commencer par prouver que l’agroécologie permet de produire autant mais de façon plus respectueuse de l’environnement ?

C’est déjà prouvé ! Mais ils ne veulent pas voir… Quelqu’un d’honnête dirait : «Tiens, je vais essayer de comprendre.» Comment l’agriculture dite «moderne» est-elle née ? La pétrochimie internationale a fait du lobbying pour recycler dans l’agriculture des substances qu’elle avait conçues pour la guerre, comme les nitrates ou le phosphore. Pour pouvoir les écouler et permettre des profits gigantesques à ces gens, on a fabriqué un agronome prescripteur d’engrais, de pesticides, tout ce qui tue la vie. Les paysans, qui avaient des complexes d’être paysans, se sont transformés en exploitants agricoles, et même en industriels de la terre. Cela faisait beaucoup mieux, plus joli. Mais ils ont été manipulés, ils se sont endettés. Et tout ce système a contribué à altérer les sols. Nous vivons de végétaux morts qui poussent sur des terres dévitalisées. Comment se fait-il que l’évidence ne soit pas comprise ?
Il y a un tournant, y compris de la part des institutions. L’Inra [l’institut national de la recherche agronomique] a fait de l’agroécologie un axe de recherche.

Mais pour chercher quoi ? On a déjà trouvé ! Ce sont ces mécanismes-là qui sont agaçants. Il faut arrêter de donner une autorité absolue aux institutions.
L’un des reproches faits au bio et à l’agroécologie, c’est que les rendements sont plus faibles et que cela ne permettra pas de nourrir tout le monde...

Est-ce qu’on nourrit les gens maintenant ? 1 milliard d’êtres humains ont à peine à manger, 3 milliards sont en survie et il y a ceux qui sont tellement repus que même leurs poubelles sont mieux nourries que les humains. Je ne veux pas rentrer dans ces arguties. Mais je veux quand même citer un chiffre terrible : 60% des graines domestiquées depuis 12 000 ans ont aujourd’hui disparu. A la place, on introduit des OGM, et les mêmes profiteurs profitent. Je ne suis pas quelqu’un de colérique, mais il y a des moments où l’indignation est telle que cela provoque de la colère. Parce que l’enjeu est tellement énorme. Il s’agit des générations futures. Avec quoi va-t-on les nourrir quand les graines auront disparu et que les terres seront détruites ?


Mais les résistances sont là… A chaque fois qu’on parle du bio ou de l’agroécologie, on dit aussi que c’est plus cher…

Que voulez-vous que je réponde ? C’est tellement stupide, ce sont des lieux communs, des slogans fondés sur des on-dit. Si les personnes ne sont pas assez sérieuses pour essayer de comprendre vraiment ce qu’est l’agriculture écologique, ses fondements scientifiques, ça n’a aucun intérêt.
On peut argumenter, par exemple en expliquant que les produits ne sont pas plus chers si on s’affranchit des circuits de distribution classique…

Aujourd’hui, il suffirait d’un embargo d’une semaine sur Paris pour que les gens aient faim. Ce qui nourrit les villes, ce sont les transports. On va chercher l’alimentation parfois à des milliers de kilomètres. Alors qu’une gouvernance intelligente devrait tendre vers le principe «produire et consommer localement». Les périphéries urbaines pourraient être aménagées pour que la nourriture soit à portée de main.


Les produits de l’agroécologie ne seraient alors pas tellement plus chers ?

Et alors, si c’est un peu plus cher ? Moi, je produis ma nourriture, j’ai mon jardin, mes arbres fruitiers. Et quand je dois acheter, j’achète bio au marché et on me dit : «Oui, mais c’est plus cher qu’au supermarché.» Je réponds : «Non, je m’impose ma taxe à la sociabilité ajoutée !» Il faut être solidaire de ceux qui font des efforts pour changer les choses. Et je préfère nourrir mes enfants avec des produits sains. Si tout cela n’est pas compris, c’est désespérant. Mais cela ne nous empêche pas de continuer.


L’agroécologie demande davantage de main-d’œuvre que l’agriculture intensive.

Ça crée du boulot ! Et puis ce n’est pas une punition, au contraire. Quand nous avons quitté Paris, en 1959, pour retourner à la terre, on nous a dit : «C’est de la folie, vous n’allez jamais y arriver.» Et arrivés à la campagne en plein exode rural, on nous a dit : «Que venez-vous faire ici ?» Nous avons tenu le cap. Et maintenant, je vous parle comme un milliardaire, je contemple un magnifique paysage, je jouis du chant des oiseaux, du ciel, des étoiles, ce sont les grands cadeaux de la vie.

Le reste, c’est quoi ? Toucher un salaire pour pouvoir faire des glissades à la neige ou bronzer ? Que voulons-nous que la vie soit ? Est-ce juste arriver sur terre, travailler pour augmenter le produit national brut et disparaître ? Je trouve que c’est très court. Je ne critique évidemment pas les individus, mais la logique actuelle. Nous vivons dans une société qui a transformé l’être humain en une espèce d’esclave salarié. Certains ont la chance de faire un travail qui les épanouit. Mais beaucoup sont contraints de pourrir leur vie car il leur faut un salaire. Et si on n’a plus besoin d’eux, on les met dehors. Mais qu’est-ce que c’est que cette société ? Ma révolte est là. On peut faire autrement, et l’agroécologie offrirait un chantier extraordinaire. Cela permettrait de retrouver cette convivialité que nous avons perdue et qui fait la qualité de la vie humaine.

 

 

 


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