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John Kerry plaide en Indonésie pour une action sur le climat

Publié le par Notre Terre

Notre Terre, relaye ici une dépêche Reuters mais ne la cautionne pas. Je trouve inadmissible que le deuxième plus gros pollueur mondial (et auparavant le premier) donne des leçons de morale aux pays en développement. Bien entendu que l'Indonésie a de très gros efforts à faire en matière de lutte pour la préservation de l'environnement, mais il me semble que la personne devant leur faire la morale ne doit être rattachée d'aucune sorte au gouvernement U.S. Je ne ferai pas étalage ici de tous les faux pas environnementaux des américains, tant la liste serait longue mais John Kerry n'est pas la personne la plus à même pour parler d'environnement avec l'Indonésie.

 

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En visite à Djakarta, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a mis en garde dimanche l'Indonésie contre les conséquences du changement climatique sur le "mode de vie" de toute la population.

Plaidant devant des étudiants pour une action internationale d'envergure sur le climat, John Kerry a qualifié de "mauvais savants" et d'"idéologues extrémistes" ceux qui doutent que l'activité humaine soit à l'origine du réchauffement de la planète. "La science est sans équivoque et ceux qui refusent d'y croire ne font qu'enfoncer leur tête dans le sable."


Il a également estimé que les grandes entreprises et les intérêts corporatistes ne devraient pas "prendre en otage" le débat sur le climat.

"En raison du changement climatique, personne n'ignore qu'aujourd'hui, l'Indonésie (...) est l'un des pays les plus vulnérables sur Terre", a dit le chef de la diplomatie américaine. "Il n'est pas exagéré de dire que tout votre mode de vie est en danger."

Pour John Kerry, il serait absurde que certains pays prennent des mesures pour enrayer les changements climatiques pendant que d'autres n'en prendraient aucune.

"Pensez à la prolifération des armes de destruction massive. Les Etats-Unis ne sont pas en sécurité s'ils sécurisent leur arsenal nucléaire tandis que d'autres n'empêchent pas les leurs de tomber entre les mains de terroristes", a-t-il expliqué.


"C'est la même chose pour les changements climatiques. D'une certaine façon, les changements climatiques peuvent être considérés désormais comme une arme de destruction massive, peut-être, même, la plus redoutable des armes de destruction massive au monde".

Lors du dernier sommet sur le climat, fin novembre à Varsovie, la France a été officiellement désignée pays hôte de la 21e Conférence sur le climat, fin 2015, où elle espère faire adopter un accord "contraignant" pour contenir le réchauffement de la Terre à 2°C d'ici 2100.


Dans une tribune commune publiée à l'occasion de la récente visite d'Etat de François Hollande aux Etats-Unis, Barack Obama a accepté de soutenir le président français dans sa volonté de faire de cette conférence un succès avec un "accord mondial ambitieux et global pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre par des mesures concrètes".


Dans le cadre de sa tournée en Asie, John Kerry a de son côté annoncé vendredi à Pékin que la Chine et les Etats-Unis, les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde, avaient convenu d'intensifier leurs échanges d'informations et leurs consultations sur les moyens de limiter le réchauffement.

Washington espère que cet exemple de coopération entre les deux pays, qui incarnent les deux pôles du débat opposant pays industrialisés et pays en développement, incitera d'autres pays à suivre le mouvement.

 

 


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Les inondations au Royaume-Uni vu de l'espace

Publié le par Notre Terre

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La France n'est pas la seule à affronter les tempêtes hivernales. Un peu plus au nord, le Royaume-Uni vit une situation similaire et doit faire face à de très lourdes inondations. Le pays a affronté vendredi une nouvelle tempête qui menace de déverser l'équivalent d'un mois de pluie en quelques heures.

Problème : les sols sont déjà détrempés, particulièrement dans le sud du pays, qui fait face, au moins, à sa quatrième tempête depuis le début du mois de décembre. Après Xaver, qui a touché le royaume le 5 décembre, il y a eu Dirk, le 23, puis la violente tempête Hercules le 7 janvier. Des tempêtes qui ont déjà fait plusieurs morts.

Les dégâts sont si impressionnants qu'ils sont visibles depuis l'espace. Le site du Daily Mail a publié ce vendredi 14 février des photos satellites des zones inondées, prises par l'agence spatiale anglaise. Les photos mises en regard avec le même paysage avant les inondations sont éloquentes : des portions entières de terres ont disparu sous les eaux.

 

 


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Alstom admet avoir payé des pots de vin pour une usine hydro-électrique dans le sud du Brésil

Publié le par Notre Terre

Dans un audit interne réalisé en France et qui a été classé comme « strictement confidentiel », Alstom reconnait avoir payé une commission de 4,85 millions de Francs en janvier 1999 pour vendre des équipements à l’usine hydro-électrique de Itá, dans l’état de Santa Catarina au Brésil, selon des documents de l’enquête.
C’est le premier document officiel de Alstom porté à la connaissance du public qui admet le paiement de pot de vin au Brésil – d’autres documents, la plupart manuscrits, ne font pas partie des résultats de cet audit.

Depuis que Alstom est l’objet d’une enquête au Brésil, en 2008, circulaient des rumeurs de possibles pots de vin lors de la construction de cette usine hydro-électrique, mais c’est la première fois que la véritable valeur payée est officiellement connue.

Le document de Alstom, daté de 2008, a été rédigé par le directeur de l’audit interne, Romain Marie, et a été envoyé au président de l’entreprise, Patrick Kron. Alstom n’a pas souhaité faire de commentaire.

Outre le paiement à Itá, le document mentionne neuf autres paiements pour des usines hydro-électriques au Vénézuela, à Singapour et au Quatar. L’ensemble atteindrait la valeur totale de 5 millions d’euro.

Le paiement du « dessous de table » à Itá, selon le memorandum, a été effectué par l’entreprise Janus, une offshore des Bahamas qui a aussi été utilisée pour influencer des contrats pour des sous-stations électriques à São Paulo.

 

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Les privatisations de Fernando Henrique Cardoso (président brésilien de 1995 à 2002)

L’usine hydro-électrique de Itá était l’un des projets du programme de privatisations du gouvernement Fernando Henrique Cardoso. En 1995, la Eletrobras a signé la concession en faveur du consortium AAI (Association d’Autoproducteurs Indépendants), formé par la CSN (Compagnie Sidérurgique Nationale), la OPP Pétrochimique et la OPP Polyéthylène (entreprises du groupe Odebrecht), ainsi que la Compagnie de Ciment Itambé.

Le consortium s’était engagé à payer 658 millions de reais pour le chantier estimé à 1,06 milliards de reais en 1995 (aujourd’hui, cela correspond à 5 milliards de reais). La différence de 402 millions de reais a été payée par la Eletrosul, une entreprise de l’état qui était partenaire du consortium jusqu’en 1998. Les ressources privées ont été prêtées par la BNDES (Banque Nationale de Développement Économique et Social).

Le contrat passé entre Alstom et Janus mentionne que le prétendu conseil concernait la AAI. Comme il s’agissait d’une combinaison d’entreprises publiques et privées, il n’est pas possible de savoir qui a reçu les presque 5 millions de Francs de manière confidentielle.

La Folha de São Paulo, avec l’aide de deux professionels qui avaient participé au processus de privatisation de l’usine de Itá, a établi que la Eletrobras et la Eletrosul étaient les entreprises en relation avec Alstom car la multinationale française est un fournisseur traditionel du secteur électrique brésilien.

La concession a eu des difficultés avec le Tribunal de Comptes de l’Union qui a mis à jour des irrégularités dans l’appel d’offre de 1995. Le président de la Eletrosul en 1998, Cláudio Ávila, a affirmé que l’entreprise publique ne s’est pas occupée de l’achat des turbines pour l’usine de Itá. « La Eletrosul était responsable de la partie sociale de l’usine, le déplacement des habitants et la construction de la nouvelle ville » affirme-t-il.

Malgré l’existence des soupçons de pot de vin à Itá depuis 2008, le cas n’a pas donné lieu à une enquête. À Santa Catarina, la Police Fédérale n’a pas étudié le cas de ce pot de vin admis par Alstom.

Autre version

Alstom n’a pas souhaité commenter l’audit interne de son siège en France qui cite le paiement à Itá, sous pretexte que l’enquête était en cours. La multinationale a envoyé un communiqué générique qui indique que tous ses employés doivent suivre les standards éthiques dans les affaires, standards qui sont certifiés par une entité indépendante, la Ethic Intelligence.

La Eletrosul, la CSN, la Compagnie de Ciment Itambé et les entreprises du groupe Odebrecht n’ont pas souhaité se prononcer. Cláudio Ávila, qui présidait la Eletrosul, affirme n’avoir jamais eu aucun contact avec Alstom. Tractebel Energia, qui a acheté la partie publique du consortium, explique ne pas s’être occupé de l’acquisition des équipements, mais du réservoir de l’usine et des aspects socio-environnementaux.

Pot de vin à la pauliste

Les ex-directeurs de la Alstom sont accusés d’avoir payé des pots de vin de 23,3 millions de reais en 1998 afin d’obtenir, sans appel d’offre, un contrat de 181,3 millions de reais avec des entreprises du gouvernement de l’état de São Paulo, selon les dénonciations du procureur remises récemment à la Justice brésilienne.

 

 


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La 6ème extinction de masse a débuté, voici ce qui nous attend

Publié le par Notre Terre

 

Professeur du Muséum national d'Histoire naturelle, biologiste, spécialisé en Biologie de la Conservation, dans la conception, l'animation et la valorisation d'observatoire de la biodiversité (projet Vigie Nature), les thèmes de recherche principaux de Romain Julliard portent sur l'homogénéisation fonctionnelle de la biodiversité, ses mécanismes (réorganisation des communautés sous l'effet des changements globaux) et ses applications (construction d'indicateur de biodiversité).


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/terre-connu-5-extinctions-masse-voila-qui-attend-avec-6e-qui-vient-debuter-romain-julliard-biodiversite-dinosaures-elizabeth-kol-981206.html#6OctcfeUyGTuy5HM.99

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Atlantico interroge Romain Julliard.

Professeur du Muséum national d'Histoire naturelle, biologiste, spécialisé en Biologie de la Conservation, dans la conception, l'animation et la valorisation d'observatoire de la biodiversité (projet Vigie Nature), les thèmes de recherche principaux de Romain Julliard portent sur l'homogénéisation fonctionnelle de la biodiversité, ses mécanismes (réorganisation des communautés sous l'effet des changements globaux) et ses applications (construction d'indicateur de biodiversité).

 

Changement climatique, exploitation excessive des ressources... Autant de phénomènes qui modifient rapidement la Terre. Comme 66 millions d'années auparavant avec les dinosaures, il se pourrait que le XXIe soit marqué par la 6e extinction de masse de notre planète.

Atlantico: Dans son ouvrage The Sixth Extinction, Elizabeth Kolbert estime que nous pourrions être à l'aube de la 6ème extinction de masse. A quoi reconnaît-on une extinction de masse ? Quelles en sont les caractéristiques ?

Romain Julliard: L'extinction de masse, c'est ce que l'on a observé dans les données paléontologiques au cours de cinq périodes du passé. Ces dernières ont été caractérisées par une diminution très importante du nombre d'espèces présentes avant ces extinctions. Ces taux d'extinction sont généralement compris entre le tiers et près de 90 %. Selon la précision des données, certaines de ces extinctions se sont étalées dans le temps, parfois sur plusieurs millions d'années. Néanmoins, ces extinctions sont généralement des évènements très brutaux à l'échelle de notre Histoire.

Un rapport de 2007 de l'Intergovernmental Panel on Climate Change estime entre 20 et 30 % la proportion d'espèces végétales et animales qui pourraient disparaître au cours de ce siècle. La principale raison invoquée est celle du réchauffement climatique. Quels autres facteurs contribuent à ce risque d'extinction ?

Parmi les différents facteurs pouvant contribuer à ce risque d'extinction, il y a, en premier, la transformation des habitats naturels à cause des activités humaines, à chaque fois par exemple que l'on construit une ville, ou bien que l'on transforme une forêt en zone d'agriculture ou qu'on la décime pour son bois, etc.

La deuxième cause, généralement vraie pour les océans, concerne les prélèvements effectués dans ces zones qui contribuent à déstabiliser le fonctionnement de ces écosystèmes. Environ 30 % de la production océanique est prélevée par les hommes à des fins de consommation.

 

Un autre phénomène contribue à renforcer ce risque de nouvelle extinction : le déplacement de certaines espèces de leur habitat naturel, qui concerne en particulier les espèces des îles ou des grands lacs africains, ravagées par leur déplacement dans des zones dans lesquelles elles ne peuvent pas survivre comme la Nouvelle-Zélande par exemple.

A ces trois facteurs précédemment énumérés, il convient bien évidemment d'ajouter le réchauffement climatique qui complique davantage la situation. La réponse naturelle de certaines espèces  au réchauffement climatique, notamment des oiseaux, est de partir à la recherche de zones au climat similaire à ce qu'elles ont pu connaître avec le réchauffement. Pour d'autres en revanche, la seule issue possible aux modifications de leur environnement à cause du réchauffement climatique est leur disparition. Cela est notamment le cas de certaines espèces de papillon qui ont l'habitude d'évoluer au sommet de certaines montagnes de la péninsule ibérique, mais dont les pelouses sont en train de disparaître.


Quelles sont les principales espèces concernées par ce nouveau risque d'extinction de masse ?

Les extinctions les mieux documentées sont celles liées aux introductions d'espèces invasives dans les villes. Les connaissances sont nombreuses et solides en ce qui concerne les oiseaux tout particulièrement, moins en revanche pour ce qui concerne les invertébrés. Les espèces d'oiseaux ayant totalement disparu se sont généralement retrouvées confrontées à des espèces de prédateurs introduites dans leur milieu naturel.

D'autres espèces sont sur le point de connaître des extinctions spectaculaires, généralement celles qui sont surchassées ou qui n'ont pas su s'adapter rapidement à des changements d'écosystème dus aux précédents facteurs présentés. On peut citer notamment, parmi ces espèces, l'ours polaire dont l'habitat naturel est complètement dépendant du réchauffement climatique; certains grands prédateurs comme les tigres en Inde ou les éléphants en Afrique, victimes d'une persécution à outrance, etc.

 

La précédente extinction de masse était celle des dinosaures, il y a 66 millions d'années. On en garde l'image d'un déroulé plutôt dramatique mais celle qui s'annoncerait prendrait-elle nécessairement la même forme ?

Par rapport aux dinosaures, il y a ici un drame supplémentaire qui est que nous allons en subir directement les conséquences, tant notre qualité de vie dépend de la richesse de notre biodiversité. En ce qui concerne les océans, nous avons atteint, depuis une dizaine d'années, le maximum de ce que nous pouvions tirer des ressources océaniques; la phase descendante est d'ailleurs déjà amorcée.

Une autre source de richesse, qui dépend de cette biodiversité, est la productivité des sols. Certaines zones sont complètement surexploitées, caractérisées désormais par une culture hors-sol.
Pour ce qui concerne les extinctions du passé, il est vrai que, quelques années après, la biodiversité s'est reconstituée.


Pendant très longtemps, la communauté scientifique, Charles Darwin et Charles Lyell en tête, ont clamé que notre planète changeait à un rythme très lent. Aujourd'hui, il est reconnu que des périodes de rapides changements, auxquels les organismes peinent à résister, peuvent survenir. Comment expliquer ce changement de paradigme ?

La science progresse, et les découvertes faites au cours du temps ont permis ce changement de paradigme. Selon le modèle de Darwin, le taux de transformation était relativement constant dans le temps. Le modèle actuel comprend davantage de phases d'accélération de ce taux de transformation liées en particulier à ces phénomènes un peu extrêmes pouvant causer une extinction de masse, tels que le réchauffement climatique, le changement d'habitat naturel, etc.


Au regard des facteurs à l'origine des précédentes extinctions au cours de notre histoire, est-il possible de prévenir celle qui pourrait prochainement survenir ? Plus généralement, comment l'éviter ?

Il conviendrait de modifier en profondeur notre manière d'exploiter le vivant. Le modèle actuel est construit selon l'idée qu'il y a des ressources finies qui doivent rapidement être exploitées pour pouvoir passer à l'exploitation d'une autre ressource. Pour le vivant, il conviendrait d'aborder cette problématique sous l'aspect du renouvelable; l'exploitation doit être réalisée de telle sorte qu'elle n'entrave pas le renouvellement des ressources, des espèces, etc. Cela concerne notamment la pêche qui, pratiquée comme elle l'est en état actuel, épuise les ressources marines. Notre économie globalisée ne tient pas compte de cette contrainte de la biodiversité dont nous dépendons.

 

Changement climatique, exploitation excessive des ressources... Autant de phénomènes qui modifient rapidement la Terre. Comme 66 millions d'années auparavant avec les dinosaures, il se pourrait que le XXIe soit marqué par la 6e extinction de masse de notre planète.

La précédente extinction de masse était celle des dinosaures, il y a 66 millions d'années. On en garde l'image d'un déroulé plutôt dramatique mais celle qui s'annoncerait prendrait-elle nécessairement la même forme ?

Par rapport aux dinosaures, il y a ici un drame supplémentaire qui est que nous allons en subir directement les conséquences, tant notre qualité de vie dépend de la richesse de notre biodiversité. En ce qui concerne les océans, nous avons atteint, depuis une dizaine d'années, le maximum de ce que nous pouvions tirer des ressources océaniques; la phase descendante est d'ailleurs déjà amorcée.

Une autre source de richesse, qui dépend de cette biodiversité, est la productivité des sols. Certaines zones sont complètement surexploitées, caractérisées désormais par une culture hors-sol.

Pour ce qui concerne les extinctions du passé, il est vrai que, quelques années après, la biodiversité s'est reconstituée.

Pendant très longtemps, la communauté scientifique, Charles Darwin et Charles Lyell en tête, ont clamé que notre planète changeait à un rythme très lent. Aujourd'hui, il est reconnu que des périodes de rapides changements, auxquels les organismes peinent à résister, peuvent survenir. Comment expliquer ce changement de paradigme ?

La science progresse, et les découvertes faites au cours du temps ont permis ce changement de paradigme. Selon le modèle de Darwin, le taux de transformation était relativement constant dans le temps. Le modèle actuel comprend davantage de phases d'accélération de ce taux de transformation liées en particulier à ces phénomènes un peu extrêmes pouvant causer une extinction de masse, tels que le réchauffement climatique, le changement d'habitat naturel, etc.

Au regard des facteurs à l'origine des précédentes extinctions au cours de notre histoire, est-il possible de prévenir celle qui pourrait prochainement survenir ? Plus généralement, comment l'éviter ?

Il conviendrait de modifier en profondeur notre manière d'exploiter le vivant. Le modèle actuel est construit selon l'idée qu'il y a des ressources finies qui doivent rapidement être exploitées pour pouvoir passer à l'exploitation d'une autre ressource. Pour le vivant, il conviendrait d'aborder cette problématique sous l'aspect du renouvelable; l'exploitation doit être réalisée de telle sorte qu'elle n'entrave pas le renouvellement des ressources, des espèces, etc. Cela concerne notamment la pêche qui, pratiquée comme elle l'est en état actuel, épuise les ressources marines. Notre économie globalisée ne tient pas compte de cette contrainte de la biodiversité dont nous dépendons. 


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Changement climatique, exploitation excessive des ressources... Autant de phénomènes qui modifient rapidement la Terre. Comme 66 millions d'années auparavant avec les dinosaures, il se pourrait que le XXIe soit marqué par la 6e extinction de masse de notre planète.

La précédente extinction de masse était celle des dinosaures, il y a 66 millions d'années. On en garde l'image d'un déroulé plutôt dramatique mais celle qui s'annoncerait prendrait-elle nécessairement la même forme ?

Par rapport aux dinosaures, il y a ici un drame supplémentaire qui est que nous allons en subir directement les conséquences, tant notre qualité de vie dépend de la richesse de notre biodiversité. En ce qui concerne les océans, nous avons atteint, depuis une dizaine d'années, le maximum de ce que nous pouvions tirer des ressources océaniques; la phase descendante est d'ailleurs déjà amorcée.

Une autre source de richesse, qui dépend de cette biodiversité, est la productivité des sols. Certaines zones sont complètement surexploitées, caractérisées désormais par une culture hors-sol.

Pour ce qui concerne les extinctions du passé, il est vrai que, quelques années après, la biodiversité s'est reconstituée.

Pendant très longtemps, la communauté scientifique, Charles Darwin et Charles Lyell en tête, ont clamé que notre planète changeait à un rythme très lent. Aujourd'hui, il est reconnu que des périodes de rapides changements, auxquels les organismes peinent à résister, peuvent survenir. Comment expliquer ce changement de paradigme ?

La science progresse, et les découvertes faites au cours du temps ont permis ce changement de paradigme. Selon le modèle de Darwin, le taux de transformation était relativement constant dans le temps. Le modèle actuel comprend davantage de phases d'accélération de ce taux de transformation liées en particulier à ces phénomènes un peu extrêmes pouvant causer une extinction de masse, tels que le réchauffement climatique, le changement d'habitat naturel, etc.

Au regard des facteurs à l'origine des précédentes extinctions au cours de notre histoire, est-il possible de prévenir celle qui pourrait prochainement survenir ? Plus généralement, comment l'éviter ?

Il conviendrait de modifier en profondeur notre manière d'exploiter le vivant. Le modèle actuel est construit selon l'idée qu'il y a des ressources finies qui doivent rapidement être exploitées pour pouvoir passer à l'exploitation d'une autre ressource. Pour le vivant, il conviendrait d'aborder cette problématique sous l'aspect du renouvelable; l'exploitation doit être réalisée de telle sorte qu'elle n'entrave pas le renouvellement des ressources, des espèces, etc. Cela concerne notamment la pêche qui, pratiquée comme elle l'est en état actuel, épuise les ressources marines. Notre économie globalisée ne tient pas compte de cette contrainte de la biodiversité dont nous dépendons. 


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/terre-connu-5-extinctions-masse-voila-qui-attend-avec-6e-qui-vient-debuter-romain-julliard-biodiversite-dinosaures-elizabeth-kol-981206.html#lykLmLLr5MYLefRM.99

Un autre phénomène contribue à renforcer ce risque de nouvelle extinction : le déplacement de certaines espèces de leur habitat naturel, qui concerne en particulier les espèces des îles ou des grands lacs africains, ravagées par leur déplacement dans des zones dans lesquelles elles ne peuvent pas survivre comme la Nouvelle-Zélande par exemple.

A ces trois facteurs précédemment énumérés, il convient bien évidemment d'ajouter le réchauffement climatique qui complique davantage la situation. La réponse naturelle de certaines espèces  au réchauffement climatique, notamment des oiseaux, est de partir à la recherche de zones au climat similaire à ce qu'elles ont pu connaître avec le réchauffement. Pour d'autres en revanche, la seule issue possible aux modifications de leur environnement à cause du réchauffement climatique est leur disparition. Cela est notamment le cas de certaines espèces de papillon qui ont l'habitude d'évoluer au sommet de certaines montagnes de la péninsule ibérique, mais dont les pelouses sont en train de disparaître.

Quelles sont les principales espèces concernées par ce nouveau risque d'extinction de masse ?

Les extinctions les mieux documentées sont celles liées aux introductions d'espèces invasives dans les villes. Les connaissances sont nombreuses et solides en ce qui concerne les oiseaux tout particulièrement, moins en revanche pour ce qui concerne les invertébrés. Les espèces d'oiseaux ayant totalement disparu se sont généralement retrouvées confrontées à des espèces de prédateurs introduites dans leur milieu naturel.

D'autres espèces sont sur le point de connaître des extinctions spectaculaires, généralement celles qui sont surchassées ou qui n'ont pas su s'adapter rapidement à des changements d'écosystème dus aux précédents facteurs présentés. On peut citer notamment, parmi ces espèces, l'ours polaire dont l'habitat naturel est complètement dépendant du réchauffement climatique; certains grands prédateurs comme les tigres en Inde ou les éléphants en Afrique, victimes d'une persécution à outrance, etc.


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Trois ans de prison contre un militant écologiste russe anti-JO

Publié le par Notre Terre

La Russie : quelle belle et grande démocratie où les écologistes sont mis au même niveau que les terroristes...

 

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Un militant écologiste russe, qui s'était ému des dégâts sur l'environnement causés par l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, a perdu mercredi en appel contre sa condamnation à trois ans de colonie pénitentiaire.

Evgueni Vitichko a été condamné pour des actes de vandalisme contre la propriété du gouverneur de la région, mais ses soutiens affirment que les autorités ont en réalité voulu le réduire au silence.


"Le procès Vitichko est un procès politique depuis le début", a réagi dans un communiqué Julia Gorbounova, de l'association Human Rights Watch (HRW). "A partir du moment où les autorités ont continué à le harceler, il est devenu évident qu'on voulait le faire taire."

A l'origine, il avait été condamné avec sursis en 2012 pour avoir peint le mot "voleur" sur la clôture de la propriété du gouverneur pro-Kremlin de la région de Krasnodar, Alexander Tkachiov.


Evgueni Vitichko a contesté cette accusation en arguant que la maison du gouverneur avait été bâtie sur le terrain d'une forêt nationale où, selon lui, toute construction est en théorie interdite.

Sa peine est devenue effective lorsqu'il a enfreint les conditions de son sursis, en quittant la ville de Touapsé, près de Sotchi, où il était assigné à résidence. Elle a été confirmée mercredi par une coup d'appel à Krasnodar, à 170 km au nord-ouest de Sotchi.

 


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