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Un quart des espèces animales et végétales d'Ile-de-France sont menacées

Publié le par Notre Terre

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Ce n'est pas à la ville mais à la campagne qu'elles sont le plus en danger...


Un quart des espèces vivant en Ile-de-France sont menacées et même près de la moitié dans le secteur agricole où prédomine un modèle intensif de grandes cultures peu favorable à la diversité, relève le premier état des lieux global de la biodiversité dans la région présenté mardi.

 

La moitié des espèces menacées dans le secteur agricole


Cette «photographie de l'état de santé de la faune et de la flore» dans la région la plus peuplée de France (20% de la population française sur 2% du territoire métropolitain) doit permettre de mieux «orienter les politiques» de préservation, a expliqué lors d'une conférence de presse Liliane Pays, conseillère régionale écologiste et présidente de l'Agence régionale de la biodiversité Natureparif.

 

Dans la région francilienne, dont près de 80% de la surface reste rurale (terres agricoles et forêts), la biodiversité est globalement en érosion, avec un quart des quelque 1.800 espèces évaluées apparaissant comme menacées d'extinction à des degrés plus ou moins importants, explique Maxime Zucca, naturaliste de Natureparif qui a coordonné ce diagnostic. Dans le secteur agricole, ce sont même la moitié des espèces qui seraient menacées en raison du modèle francilien qui privilégie une agriculture productiviste, grande consommatrice d'espaces et de produits phytosanitaires, et tournée vers les grandes cultures, ajoute le naturaliste.

 

Quelques joyaux à préserver

 

L'Ile-de-France comporte néanmoins «quelques sites très riches», qui représentent environ 4% du territoire francilien, souligne Natureparif. Parmi ces «joyaux à préserver»: les forêts de Fontainebleau et de Rambouillet, mais aussi les zones humides de la Bassée, au sud-ouest de la région, ainsi que les «pelouses calcaires», riches en fleurs et en insectes, des coteaux de la région de la Roche-Guyon (Val-d'Oise) sur les bords de Seine et près d'Etampes (Essonne). Environ les deux-tiers de ces «hot spots» riches en biodiversité sont aujourd'hui protégés, observe Natureparif.

A Paris et sa petite couronne, partie la plus densément peuplée, la biodiversité est sans surprise beaucoup plus pauvre. Bonne surprise toutefois: de plus en plus d'espèces semblent se plaire de plus en plus dans les immeubles et les friches urbaines (abeilles, faucons pèlerins, hérissons) profitant de politiques de gestion qui laissent de plus en plus de place à la nature, se réjouit l'agence francilienne.

 


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Obsolescence programmée : 11 astuces des fabricants pour vous faire payer encore plus

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L’obsolescence programmée consiste à planifier délibérément et volontairement la durée de vie d’un produit. Bien entendu, aucun fabricant ne vend de biens s’autodétruisant à une date précise. Néanmoins, les astuces pour pousser les consommateurs à remplacer le plus vite possible ordinateurs, machines à laver ou encore vêtements sont légion. Découvrez les pratiques plus ou moins avouables des fabricants.


1 – L’appareil irréparable

Rendre un appareil irréparable est un classique de l’obsolescence programmée. L’exemple le plus connu de cette astuce est celui de l’iPod (première, deuxième et troisième génération), dont la batterie n’était pas amovible. Au bout de 18 mois environ, lorsqu’elle était usée, le baladeur était bon à jeter. Apple a évité de justesse le procès en dédommageant ses clients. Et que dire du radio réveil Phillips simulateur d’aube, dont il est expliqué sur le mode d’emploi que l’ampoule n’est pas remplaçable. « Quand l’ampoule est morte, le réveil à 190 euros doit être jeté », s’énerve un utilisateur sur le forum du site Que choisir.

Solution : se tourner vers les sites spécialisés comme iFixit (américain) ou CommentReparer.com, qui donnent des astuces pour réparer soi-même son matériel.

 
2 – L’incompatibilité

Vous avez acheté une nouvelle console ? Il va falloir renouveler tout votre stock de jeux. Votre ordinateur vous demande de mettre à jour votre anti-virus ? Vous souhaitez installer la dernière version d’iTunes ? Pas de chance : votre appareil est déjà trop vieux et incapable de supporter les nouvelles versions de ces logiciels. « Windows 7 nécessite 15 fois plus de puissance processeur que Windows 98, 85 fois plus de mémoire vive et 68 fois plus d’espace disque », déplore Frédéric Bordage, sur son site GreenIT.fr. Du coup, même si votre ordinateur fonctionne encore, ses performances seront très limitées. Impossible également de brancher le dernier iPod 5 sur la même prise que les précédents modèles. Il faut alors remplacer tous les accessoires.

 
3 -Les pièces détachées manquantes ou hors de prix

Si votre robot mixeur date de plus de cinq ans, il y a fort à parier que vous aurez du mal à trouver des lames pour remplacer celles usagées. Et quand bien même elles seraient encore disponibles chez un revendeur, leur remplacement ne serait sans doute pas rentable. Pourquoi payer 25 euros pour remplacer une lampe de four micro-ondes lorsqu’on peut acheter un four neuf à moins de 30 euros ?

Certaines pratiques font gonfler la facture inutilement. Lors d’une panne de la carte d’alimentation sur un écran plat, les réparateurs vont vous proposer de changer la carte entière (600 euros) alors que le remplacement d’un composant coûte… 30 centimes, comme l’a révélé une enquête d’Envoyé spécial de 2010. Une proposition de loi du sénateur écologiste Jean-Vincent Placé propose un accès aux pièces détachées pendant une durée minimale de 10 ans.

 
4 – L’obsolescence fonctionnelle

Une nouvelle touche « lavage intelligent » sur le lave-vaisselle, un micro-ondes qui calcule lui-même le temps de cuisson, une télévision haute définition ou un ordinateur avec un processeur deux fois plus puissant : « l’obsolescence fonctionnelle » correspond au fait qu’un produit ne réponde plus aux nouveaux usages attendus, selon la définition de l’Ademe. Dans des secteurs où l’évolution technologique est de plus en plus rapide, l’innovation crée le besoin. Depuis 2010, Apple a sorti pas moins de 18 modèles différents de son iPad ! Selon Christian Lafferère, directeur du site Love2recycle.fr (une entreprise qui recycle les téléphones), les Français changent de téléphone tous les 18 mois en moyenne. Le plus souvent, il s’agit pourtant d’innovations cosmétiques, pointe du doigt l’association de consommateur Que Choisir.

 
5 – Les réparateurs incompétents

« Un réparateur dispose en moyenne de 15 à 20 minutes pour une intervention », se désole Linda Bendali, journaliste pour Envoyé spécial et auteur d’un reportage sur le sujet diffusé en 2010. Manque de temps, mais aussi de compétence : une panne sur un lave-linge provoquée volontairement par un simple fil débranché n’a pas pu être diagnostiquée dans trois cas sur quatre, comme l’a montré le reportage d’Envoyé spécial. « Les techniciens sont de moins en moins formés aux gestes techniques », déplore Linda Bendali.
A la décharge des réparateurs, il faut avouer que les appareils sont de plus en plus sophistiqués. « La majorité des produits sont fabriqués en Chine [...], les données techniques sont plus complexes à récupérer », rapporte un responsable du service après-vente de Carrefour à l’association Les Amis de la Terre. Résultat : seuls 44 % des appareils qui tombent en panne sont réparés, selon l’Ademe. C’est même moins de 20% pour les appareils hors garantie.

 
6 – La mode jetable

Oublié, l’unique catalogue de La Redoute qui faisait date dans la saison. La « fast fashion » sévit partout, comme l’a dénoncé la journaliste britannique Lucy Siegle dans un livre publié en 2011. Chaque femme achète en moyenne près de 30 kilos de vêtements chaque année et 30% de ces habits ne sont même jamais portés. Une véritable stratégie de la part des marques, qui profitent d’une main d’œuvre à bas coût pour inonder le marché. Zara produit par exemple plus de 12 000 vêtements différents chaque année, selon la journaliste.

Symbole de cette mode jetable, l’enseigne irlandaise Primark qui a ouvert fin 2013 en France son premier magasin. De la mode ultra discount, avec une robe moulante à 15 euros à porter juste le temps d’une soirée… quitte à la mettre ensuite à la poubelle.

 
7 – La fabrication bas de gamme

La spectaculaire chute des prix des appareils ménagers (-23% depuis 1998 selon l’Insee) cache une autre réalité : celle de la fabrication low cost. Dans les téléviseurs à écran plat par exemple, le condensateur, un élément sensible à la chaleur, est le plus souvent placé à côté des dissipateurs sur la carte d’alimentation. Comme l’a montré un épisode de « Cash Investigation » diffusée sur France 3, cela réduit drastiquement la durée de vie du condensateur et donc de l’appareil.

Autre exemple : huit lave-linges sur dix sont désormais équipés de cuves en plastique plutôt qu’en inox, qui peuvent se casser facilement. Selon des experts interrogés dans une émission d’Envoyé spécial, les machines à laver seraient conçues pour résister à 2 500 cycles de lavages maximum et les téléviseurs pour 20 000 heures d’utilisation.

 
8 – La date de péremption avancée

La DLC (date limite de consommation) indiquée sur les produits alimentaires  est-elle à respecter au pied de la lettre ? Pas si l’on en croit les associations de consommateurs. Charles Pernin, chargé de mission alimentation et santé à l’association CLCV, affirme ainsi que l’on nous vend des produits à dates raccourcies juste « pour assurer un certain niveau de rotation dans les rayons« . La preuve : jusqu’en 2013, certains produits frais à destination des départements d’outre-mer bénéficiaient d’une DLC allongée de 20 jours pour les yaourts ou même 80 jours pour du gruyère râpé.

En réalité, il est parfaitement possible de déguster un yaourt plus d’une semaine après la date limite, et ce sans danger (à condition de bien les conserver). En moyenne, les Français jettent chaque année 20 kilos de déchets alimentaires, dont 7 kilos de produits non consommés encore emballés, selon une étude  de l’Ademe.

 

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9 – L’usure artificielle

Les fabricants d’imprimantes limitent-ils délibérément la durée d’utilisation de leurs appareils? Si l’on en croit le documentaire « Prêt à jeter », diffusé en 2010 sur Arte, une puce insérée dans imprimante bloquerait le nombre de copies à 18 000 pages ou 5 ans d’utilisation. Le fabricant mis en cause dans ce documentaire dément vigoureusement toute pratique de ce genre et l’association Que Choisir avoue ne jamais avoir observé de tels faits.

Nul besoin d’une longue enquête, en revanche, pour s’apercevoir que le message vous prévenant que la cartouche d’encre est à changer intervient largement avant qu’elle soit réellement vide. Même les fabricants comme HP reconnaissent que les avertissements de niveaux d’encre fournissent des estimations « à des fins de planification uniquement ».

 
10 – L’inflation de nouvelles normes

Avec 400 000 normes officiellement recensées, la France est aujourd’hui le pays le plus réglementé du monde, rapporte Philippe Eliakim, dans son livre « Absurdité à la française ». Dans un reportage de « Pièces à conviction » diffusé sur France 3 en octobre 2013, on voit par exemple que les normes régissant la taille des potelets (qui délimitent l’espace sur la voie publique) ont subi deux changements en cinq ans, forçant les maires à réinvestir dans de nouveaux potelets. Autre exemple : la taille règlementaire des vestiaires des arbitres de football, fixée par la Fédération française, qui augmente en fonction des classements sportifs. Pour peu que l’équipe gagne une division, et il faut changer les installations.

Selon un rapport parlementaire de 2013, les seules mises aux normes imposées entre 2009 et 2011 ont coûté 2,3 milliards d’euros aux collectivités en 2011.

 
11 – L’argument écologique

L’argumentaire écologique consiste à inciter les consommateurs à se débarrasser de leur ancien équipement sous prétexte d’en acquérir de nouveaux plus respectueux de l’environnement. L’exemple le plus frappant est celui de la « prime à la casse » automobile. Entre 1994 et 2010, trois primes d’incitation à l’achat ont gonflé artificiellement les ventes de voitures neuves. Un procédé, qui, en plus d’être discutable sur le plan écologique, est très couteux pour les finances publiques.

Le même argument est utilisé par le Gifam, qui regroupe les fabricants d’appareils ménagers : « le renouvellement des 25 millions d’appareils électroménagers de plus de 10 ans par des appareils récents performants permettrait d’économiser 5,7 milliards de kWh ». Un chiffre qui ne prend pas en compte l’impact environnemental de la fabrication des nouveaux appareils.

Il est impossible de parler d’obsolescence programmée délibérée de la part des fabricants.

 

C’est du moins la position des associations de consommateurs. Selon Que Choisir, l’âge moyen d’un appareil électroménager est même passé de six ans en 2008 à sept ans et quatre mois en 2013. Et les taux de fiabilité frôlent les 90% dans la plupart de cas. De plus, pourquoi les industriels auraient-ils besoin de dégrader intentionnellement la solidité de leurs produits ? Dans 40 à 50% des cas, les appareils sont remplacés alors qu’ils sont encore en état de fonctionner, d’après un sondage TNS Sofres/Gifam de 2011.

 

Durée de vie estimée des appareils ménagers :

 

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Durée d’usage estimée des appareils ménagers Appareil Durée d’usage estimée Source : Ademe, Que Choisir Télévision 7 ans Imprimante 3 à 5 ans Ordinateur portable 3 à 12 ans Téléphone mobile 20 mois à 6 ans Ampoule à incandescence 1 000 heures Ampoule fluo-compacte 6 000 à 15 000 heures Tube néon 24 000 à 70 000 heures Aspirateur 6 ans Lave-linge 15 ans Four encastrable 6 à 7 ans Four micro-ondes 6 à 7 ans Cuisinière 7 à 8 ans Tables de cuisson 6 à 7 ans Congélateur 6 à 7 ans Réfrigérateur 6 à 7 ans - See more at: http://actuwiki.fr/eco/inter/41172/#sthash.sif66DSj.dpuf

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Les ravages désastreux de l’élevage industriel sur l’environnement

Publié le par Notre Terre

La consommation de viande en Europe a doublé depuis les années 50. Les pays émergents suivent la même trajectoire. Mais l’élevage actuel consomme déjà énormément d’eau, de terres et de céréales.

 

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Fin des années 50, un Belge consommait en moyenne 150 g de viande par jour. En 2013, il a mangé le double, et cette tendance est en train de gagner la Chine, le Brésil, la Russie, et tous les autres pays de la planète dont le niveau de vie est en augmentation. L’industrie qui a fourni l’année passée près de 310 millions de tonnes de viande de par le monde devrait donc logiquement intensifier l’élevage et combler ces nouvelles et lucratives attentes, à une limite près : son usage intensif de ressources naturelles.

La production mondiale de viande et d’alimentation destinée au bétail consomment à elles seules 70 % des réserves d’eau fraîche de la planète, un tiers des 14 milliards d’hectares de terres cultivées, et 40 % des productions annuelles de maïs, blé, seigle et avoine.  » Si la consommation de viande devait continuer à augmenter aussi rapidement, il faudrait deux fois plus d’eau qu’aujourd’hui pour faire pousser suffisamment d’alimentation en 2050 « , explique Adrian Bebb de l’ONG Friends of the Earth qui a publié jeudi l’ »Atlas mondial de la viande » pour dénoncer l’impact environnemental de cette industrie massive et les risques pour la santé d’une production aussi difficilement contrôlable.  »

 

Il est tout simplement impossible que tout le monde mange autant de viande qu’en Europe. La population mondiale augmente, les réserves en eau potable sont limitées, et 2,5 milliards d’individus vivent déjà dans des zones de stress hydrique.  » Sans parler de l’impact sur l’alimentation d’une telle monopolisation des terres, de l’usage intensif de nitrates et autres produits chimiques répandus sur des milliers d’hectares pour fertiliser les champs, et de l’impact climatique de l’élevage intensif, responsable selon la Food and Agriculture Organization des Nations unies (FAO) de 15 % des émissions globales de gaz à effet de serre.

 » La production de viande est devenue tellement importante qu’elle est dangereuse pour l’environnement, et tellement globalisée qu’elle est incontrôlable pour les consommateurs « , poursuit Adrian Bebb.  » La taille des fermes a augmenté, leur nombre a diminué, et les multinationales brésiliennes ou américaines peuvent désormais tuer et exporter en une journée des millions d’animaux dans le monde entier sans que le consommateur puisse déterminer dans quelles conditions les porcs, bovins et autres poulets nourris au grain, au fourrage et aux antibiotiques ont été élevés . »

 Consommer moins de viande

Contenir la demande serait une idée judicieuse, mais les consommateurs européens et américains peuvent difficilement demander aux classes moyennes des pays émergents de limiter leur propre consommation de viande. Il semble donc inévitable que les premiers réduisent les quelque 260 grammes de viande engloutis quotidiennement pour provoquer une diminution ou une stagnation de la consommation globale.

 » On ne peut pas forcer les gens « , regrette Marta Messa du mouvement Slow Food.  » L’alimentation est un sujet personnel et difficile à aborder, mais nous n’avons pas le choix. Le système comme il existe est tout simplement intenable. Il faut inciter les gens à acheter différemment et recréer le lien entre producteurs et consommateurs pour cesser de soutenir une production industrielle. C’est un bon moyen de faire pression sur l’industrie et d’inciter les autorités à changer les règles . » Les règles, justement, ne sont pas si évidentes à modifier. Les enjeux économiques sont considérables.

 

Des millions de producteurs « durables », en Afrique notamment, n’ont pas accès au marché, et  » les tractations commerciales entre l’Europe et les Etats-Unis risquent d’entraîner une révision à la baisse des réglementations sur l’élevage et l’alimentation des deux côtés de l’Atlantique « , précise l’Atlas. Ce qui renforcerait de facto la position dominante de l’industrie.  » Le système a besoin d’antibiotiques, de tarifs douaniers accessibles et de solutions abordables pour se débarrasser des déchets issus de l’élevage " , conclut Bastian Hermisson de la Fondation Heinrich Böll qui a coécrit l’ouvrage,  » tant que tout cela restera bon marché, on ne pourra pas faire grand-chose" .


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Le changement climatique va engendrer d'énormes coûts d'adaptation

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Tarder à agir sur le réchauffement climatique va augmenter les coûts et réduire les options pour lutter contre ses effets, selon un rapport de l'ONU en préparation.

 

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Plus le réchauffement climatique augmentera, plus les technologies nécessaires pour remédier à ses conséquences néfastes seront coûteuses, avertit un nouveau rapport du Giec. Ce rapport préliminaire --le rapport définitif devrait être publié en avril--, obtenu par l'agence AP, souligne qu'en dépit des mesures mises en oeuvre jusqu'à présent, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 2,2% en moyenne entre 2000 et 2010, alors qu'ils avaient augmenté de 1,3% entre 1970 et 2000.


La principale cause de cette hausse des émissions de gaz à effet de serre est la combustion d'hydrocarbures (pétrole et charbon notamment), qui devrait encore augmenter, selon les prévisions des experts.

Avec la demande croissante d'énergie du à la hausse démographique et l'utilisation croissante de charbon pour produire de l'électricité, les experts estiment que ces émissions pourraient doubler ou tripler d'ici à 2050 par rapport au niveau de 2010, sauf si des améliorations dans les énergies propres sont "accélérées de manière significative".


Le rapport accuse les gouvernement de dépenser plus pour subventionner les sources d'énergies fossiles que de préparer la mutation vers des énergies propres.

 

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Des robots animaux africains pour lutter contre le braconnage

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Dans le futur, il y aura encore des braconniers dans le parc de Serengeti pour massacrer ce qui restera de vie sauvage. Mais les gardiens de la réserve auront d’incroyables nouveaux outils pour protéger les animaux : des robots zooïdes pour duper les braconniers et les capturer.

 

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Les illustrations de l’artiste Robert Chews nous montre comment les robots et les gardiens rendront le braconnage obsolète. (Même si une illustration nous montre que les braconniers aussi ont des robots). Précis, Robert Chews nous montre également les fonctions de ces robots et explique brièvement à quoi ils servent, comme ce vautour robot noir et blanc :


    Les vautours patrouillent au-dessus des zones de protection pour offrir une vision aérienne et les premiers secours. Leur travail principal est de localiser les animaux qui viennent d’être braconnés et de les marquer pour enquête. Si une équipe anti-braconnage est dans le coin, le vautour peut se poser près du cadavre de l’animal et protéger le corps afin qu’il ne soit pas consommé par d’autres animaux. Dans ses ailes et la poitrine se trouve des coffres avec le matériel de premier secours pour aider les équipes au sol. […] Une autre fonction est de transporter les échantillons ADN d’animaux braconnés rapidement pour analyse…

Chew ne se contente pas de dessiner le monde dont il rêve, il veut aussi le changer en récoltant de l’argent pour la Fondation internationale anti-braconnage. Certaines illustrations sont disponibles en poster sur InPrnt et les bénéfices seront reversés à la Fondation.

 

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