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Petit Âge glaciaire : le puissant volcan en cause a été identifié

Publié le par Notre Terre

Plusieurs indices le soulignent, le Petit Âge glaciaire aurait été provoqué par une éruption volcanique. Le volcan en cause vient d'être identifié en Indonésie, sur l'île de Lombok. Il s'agit du Samalas, dont l'explosion qualifiée de mégacolossale serait survenue entre mai et octobre de l'année 1257. L'enquête est passionnante... 

 

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Entre le XIIIe et le XIXe siècle, l'hémisphère nord a connu une période de refroidissement communément appelée Petit Âge glaciaire. Elle s'est traduite par une importante avancée des glaciers (notamment dans les Alpes), par des étés plus froids, des précipitations incessantes, des inondations plus régulières et par de mauvaises récoltes ayant causé des épisodes de famines. Nous connaissons ces conséquences grâce à divers écrits médiévaux ou à des œuvres d'art (les peintures de Brueghel l'Ancien et Brueghel le Jeune, par exemple). 

La fin de cette période a été datée avec précision depuis quelques années (1850-1860). En revanche, son début est longtemps resté flou, jusqu'à la parution de nouveaux résultats en 2012. Ainsi, l'hémisphère nord se serait abruptement refroidi entre 1275 et 1300, au point que seule une origine volcanique puisse expliquer cet événement. Or, fait intéressant, des dépôts hors normes de sulfates et de microparticules de verre ont été trouvés dans des carottes de glaces issues des pôles. Ils se seraient formés en 1258 ou 1259 et trahiraient la survenue d'une importante éruption volcanique qui pourrait tout expliquer. Elle aurait eu lieu sous les tropiques, mais le mystère depuis plus de 30 ans demeure quant au volcan responsable, car plusieurs candidats se bousculent. 

Au terme d'une minutieuse enquête, une équipe française dirigée par Franck Lavigne (université de Paris 1) a identifié le coupable. Il s'agit du Samalas, un volcan indonésien situé sur l'île de Lombok, à proximité du mont Rinjani. Selon les divers indices, son éruption aurait été l'une des plus fortes de l'Holocène, donc de ces 10.000 dernières années. L'information a été dévoilée dans la revue Pnas

Une éruption volcanique mégacolossale 

Les premiers éléments de preuve ont été trouvés dans le Babad Lombok, un ancien manuscrit en feuilles de palmier lontar. Il y est rapporté que le Samalas est entré en éruption à la fin du XIIIe siècle, avec de lourdes conséquences tant l'événement a été catastrophique. Plusieurs villages ont notamment été détruits par des coulées pyroclastiques, parmi lesquels figure la capitale de l'île à l'époque, Pamatan. À ce jour, le volcan présente une caldeira de huit kilomètres sur six kilomètres, dont la formation causée par l'effondrement de la chambre magmatique a également été rapportée dans l'écrit historique. 

Les indices suivants ont été obtenus en étudiant 130 affleurements sur les flancs de l'ancien volcan, où des ponces déposées en 3 phases successives et d'autres matériaux pyroclastiques sont visibles. Selon les estimations, près de 40 kmde téphras (ensemble des produits volcaniques, à l'exception de la lave) auraient été expulsés lors de l'éruption, dont le panache de cendres serait monté jusqu'à 43 km d'altitude (par rapport au niveau de la mer). Par ailleurs, des dépôts pyroclastiques ont également été trouvés à 25 km de volcan, sur la côte. 

À partir de ces éléments, l'indice d'explosivité volcanique a été évalué à 7 (mégacolossal) sur une échelle de 8. À titre de comparaison, l'éruption du Vésuve en l'an 79 se caractérise par un indice de 5, et celle du Krakatoa en 1883 par une valeur de 6. 

La stratosphère enrichie en aérosols soufrés 

Reste à savoir quand le Samalas est précisément entré en éruption. Pour le déterminer, des datations au carbone 14 ont été réalisées sur des branches et des troncs d'arbres calcinés. Ainsi, il serait emprisonné dans les dépôts pyroclastiques depuis le milieu du XIIIe siècle. L'équipe est cependant parvenue en se basant sur le document historique, mais aussi sur la dispersion des téphras, à préciser ce résultat : entre mai et octobre 1257, ce qui coïncide avec les observations faites sur les carottes de glace. Des correspondances chimiques ont finalement été étudiées pour valider l'origine des dépôts aux pôles. Elles se sont montrées positives. Le Samalas serait donc bien leur source. 

Ainsi, en 1257, une éruption volcanique mégacolossale est survenue sur l'île de Lombok. Elle a enrichi la stratosphère en aérosols soufrés, qui ont alors réfléchi une plus grande partie du rayonnement solaire vers l'espace, ce qui a contribué au refroidissement progressif de l'hémisphère nord. Les particules en suspension se sont rapidement déposées, mais d'autres mécanismes (nouvelles éruptions moins importantes, rétroactions diverses, etc.) ont pris le relais et ont donc maintenu le Petit Âge glaciaire durant encore plusieurs siècles.

 

 


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«Des frelons tueurs» font 42 morts en Chine

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Au moins 42 personnes sont mortes en Chine ces derniers mois suite à des piqûres de frelons géants qui prolifèrent en raison des températures anormalement élevées cet été.

 

 

 

 

 

Des nuées de frelons ont tué 42 personnes au cours des derniers mois dans le nord-ouest de la Chine où ils prolifèrent faute de prédateurs naturels, ont annoncé jeudi les médias officiels.


Les attaques ont commencé en juillet et ont fait 1.640 victimes dont 206 sont actuellement hospitalisées, a indiqué la Commission nationale de la Santé et du Planning familial, citée par l'agence de presse Chine nouvelle.

Selon Huang Rongyao, un responsable de la gestion des espèces nuisibles dans la ville d'Ankang qui a déclaré le plus grande nombre de piqûres, le phénomène est dû aux températures anormalement élevées enregistrées depuis le début de l'été dans la région. «En outre, les frelons sont sensibles aux couleurs vives, à l'odeur de transpiration, à l'alcool, au parfum et à toute chose odorante», a-t-il souligné.


Pas de prédateurs naturels


Hua Baozhen, entomologue à l'université agricole et forestière du Nord-Ouest, précise que la raréfaction des prédateurs naturels du frelon, tels que les araignées et les oiseaux, imputée aux bouleversements écologiques, favorise la prolifération du frelon.


CNWEST, le portail d'information du gouvernement du Shaanxi, a indiqué que les services forestiers de la province avaient dépêché trois équipes pour sensibiliser la population locale aux dangers de l'insecte.Ces frelons, les plus grands connus dans le monde, font à peu près la taille d'un pouce humain et un seul essaim peut abriter des milliers d'individus, selon China News.

Ils s'attaquent en groupe de préférence aux personnes ou aux animaux qui courent, ont rapporté des témoins, piquant à de nombreuses reprises une même cible. Chine nouvelle a diffusé des images de victimes présentant de gros hématomes ayant l'aspect d'une blessure par balle.

 

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Réchauffement climatique : des centaines de millions de morts et une nature dévastée si rien n'est fait rapidement

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Encore un titre dramatique vous diriez-vous. Un titre racoleur pour augmenter l'audience comme le font si bien nos grands médias.

Non, un titre qui résume à lui seul la connerie humaine.

 


Le réchauffement climatique est responsable de 300.000 morts par an et coute 90 milliards d'euros (125 milliards de dollars) chaque année, selon un rapport publié par le Forum humanitaire mondial de mai 2009. Selon ce rapport, vers 2030, les décès au réchauffement atteindront près d'un million par an.

 

Prendre des mesures radicales comme la suppression du nucléaire, du charbon, du pétrole, du gaz de schiste, supprimer l'obsolescence programmée des appareils électriques, imposer les énergies vertes, stopper le déboisement, favoriser le bio, nous coûterait indubitablement plus cher mais l'investissement serait vite rentabilisé, sans compter les millions de nouveaux emplois crées à travers le monde.

 

Nous agissons en parfaits égoïstes et on se dit en notre for inétrieur que l'on sera mort le jour où la Terre deviendra aride et stérile, le jour où les océans seront devenus si acides qu'aucune vie ne pourra y croitre. Nos enfants commenceront à le payer! Ils paieront le fait que leurs parents faisaient régulièrement Marseille-Les orres (station de ski) dans un porshe cayenne à 15 L au 100, qu'ils ne triaient pas leurs déchets, qu'ils jetaient leur télé sans même songer qu'un écran plat se répare (mais encore faut-il faire l'effort de trouver un réparateur honnête sur le botin).

 

Nos enfants paieront le fait qu'on préfère aller en vacances au Maroc dans un hôtel 4 étoiles pompant les ressources en eau des paysans juste à côté, plutôt que de découvrir sa propre région. Ils paieront le fait qu'on prenne la voiture pour faire 200 mètres pour prender son pain. Nous allons laisser l'enfer à nos enfants, nos parents ont déjà commencé.

 

Le réchauffement climatique n'est pas une fable, ce n'est pas un conte pour enfants pour leur dire qu'il faut trier le papier! Le Giec vient de rendre son dernier rapport, les meilleurs experts mondiaux dans toutes les disciplines scientifiques travaillent chaque jour depuis 25 ans pour nous avertir du danger imminent.

 

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La montée des eaux en Europe si rien n'est fait.

 

 

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Graves inondations au Brésil

 

 

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après le passage d'un ouragan aux USA

 

 


34 milliards de m3 par an d'eau soit plus d'un million de litres par seconde perdus par les glaciers. Cela entraine une hausse des mers de 0,12 millimètre par an.

 

Tout cecei impacte le climat mondial, c'est une vérité indéniable. Certains croient qu'un homme a marché sur l'eau il y a 2000 ans, qu'il multipliait les pains et le vin, qu'il guérissait les handicapés. D'autres croient que des vierges les attendent dans l'au delà si ils se font sauter pour leur Dieu, d'autres encore croient à des patriarches quasi immortels qui régnaient sur Terre.

Soit. Si vous ne devez croire qu'à une seule chose durant votre existence, croyez au réchauffement climatique et croyez à l'Apocalypse qu'il générera.

 

Vous arrivez à dormir sur vos deux oreilles la nuit? Dites vous que tout cela est ephémère et surtout arrêtez de croire que votre geste est anodin et qu'il n'a aucune conséquence pour la planète car tout le monde se dit ça et c'est justement  ça le problème.

 

 


Chaque seconde, ce sont 2536 litres d'eau ou 2,5 m3 d'eau que perd le glacier Pine Island, un des principaux glaciers de la calotte glacière de l'ouest antarctique,soit 80 km3 d'eau perdus par an.

 

 


Chaque seconde dans le monde, près plus de 1,2 million de kilos de CO2 sont émis dans l'atmosphère. Cela représente, en 2012, des émissions de 31.7 milliards de tonnes de CO2, dioxyde de carbon, dans l'atmosphère par an.

 

 

L'homme assassine la planète.Nous n'en avons pas de rechange et vivre sur Mars relève plus du fantasme qu'autre chose car les premiers vols habités ne sont pas prévus avant au moins 10 ans et l'implantation de colonies terriennes sur Mars se fera peut être dans 100 ans mais d'ici là, en 100 ans qu'aurons nous fait de notre bonne vieille Terre?

Notre planète, nous le savons aujourd'hui est le seul îlot de vie intelligente dans le système solaire et probablement dans la galaxie car les scientifiques à la recherche d'exoplanètes, n'ont rien trouvé...

 

Imaginez que nous sommes en train de détruire ce tout petit espace de vie dans le vide intersidéral...ça serait dramatique.

 

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La bétonisation du monde entraine des inondations et le recul de la biodiversité. (Banlieue de Los Angeles)

 

 

Chaque jour dans le monde, ce sont quelque 820 baleines, marsouins ou dauphins qui sont tués par l'homme, soit 300 000 mammifères marins massacrés par la pêche, les collisions avec les navires, ...

 

 

Chaque année, l'homme prélève 25% de la production végétale de planète pour ses besoins. Cela représente plus de 113 milliards de tonnes de biomasse chaque année, soit 16 tonnes par habitant de la planète en moyenne ! Toutes les secondes, 3,5 millions de kilos de matière végétale (compteur) sont prélevés par l'homme. Cela représente 25% de toute la production de biomasse de la planète. Vers 2050, le prélèvement des 9 milliards habitants de la Terre sera d'environ 140 milliards de tonnes.

 

 

Et vous savez quelle est l'ironie de tout ça? C'est que l'homme à l'échelle de la Terre ne représente que 4.6 secondes. En 4 secondes nous détruisons 5 milliards d'années d'évolution. Il faut réagir maintenant, nous n'avons plus le choix! Consommons local, arrêtons d'acheter des produits chinois polluants et merdiques, demandons des comptes à nos dirigeants, exigeons le meilleur pour la Terre, devenons plus sobres, mangeons moins de viande rouge, privilégions la marche et le vélo pour les courtes distances. Exigeons de nos politiciens des bâtiments à zéro émission. Mangeons moins mais mangeons mieux! Merci de votre attention.

 

 


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Orpaillage illégal : l'Amazonie sous pression

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La plus grande Forêt du monde, le poumon de la planète, ce joyau vert, se meurt chaque jour un peu plus, une agonie lente et douloureuse, pour elle ainsi que pour les animaux qu'elle abrite.....nous serons les prochains.

 

 

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Une "île" émerge dans la mer d'Arabie après un séisme au Pakistan

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Le puissant séisme au Pakistan a donné naissance à une créature pour le moins étrange: une "île" sortie subitement à la surface de la mer d'Arabie, à des centaines de kilomètres de l'épicentre, qui étonne badauds et scientifiques.

 

"Ce n'est pas une petite chose, mais un truc immense qui est sorti de sous les eaux", se frotte encore les yeux Muhammad Rustam, un habitant de Gwadar, port stratégique pakistanais situé à quelques 400 kilomètres au sud de l'épicentre du séisme de magnitude 7,7 ayant secoué mardi la province du Baloutchistan et fait plus de 200 morts. 

Après le tremblement de terre, les habitants de Gwadar ont vu apparaître à quelques centaines de mètres au large de la côte un gigantesque monticule d'une vingtaine de mètres de hauteur, d'une quarantaine de mètres de longueur et d'une centaine de largeur. 

"C'est vraiment très étrange et aussi un peu effrayant de voir subitement une chose de la sorte sortir de l'eau", confie, encore médusé, M. Rustam.  

Des pêcheurs intrigués s'étaient approchés mardi de cette protubérance maritime qui aimante les flashes des photographes amateurs locaux. 

Effets inattendus ou surprenants 


Le séisme de magnitude 9,0 à l'origine du tsunami dévastateur au Japon en 2011 avait été d'une puissance telle qu'il avait déplacé d'environ 17 centimètres l'axe de la Terre et donc raccourci cette journée de 1,8 microseconde, selon les calculs de la Nasa.  

Et de nombreux autres séismes ont des effets inattendus ou surprenants pour le néophyte. Derrière la fascination de la "nouvelle île de Gwadar" se cache aussi une explication scientifique liée au mouvement des plaques tectoniques et aux "volcans de boue". 

Une équipe de l'Institut pakistanais d'océanographie s'est rendue sur cette île et y a trouvé des fortes concentrations de méthane. "Notre équipe a découvert des bulles qui remontait à la surface de l'île qui prenaient feu à proximité d'une allumette", a dit à l'AFP Mohammad Danish, chercheur à cet institut public.

 

Pour Gary Gibson, sismologue à l'université de Melbourne, en Australie, l'apparition de cette île à des centaines de kilomètres de l'épicentre du séisme est "très curieuse".  

"Cela s'est déjà produit par le passé dans cette région, mais c'est un événement hors du commun, très rare, je n'ai jamais entendu parler d'une chose de la sorte", à une telle distance de l'épicentre, explique-t-il à l'AFP. 

Cette "île" serait en fait un "volcan de boue", un monticule de sédiments poussé vers la surface sous la pression du gaz méthane lors du séisme, souligne M. Gibson. 

l'îlot n'est donc pas une structure fixe mais un amas de boue mêlée à des roches qui va se désagréger au fil du temps, contrairement à la croissance de monticule rocheux permanents à la rencontre de plaques tectoniques. 


Les anciens à Gwadar se souviennent encore du tremblement de magnitude de 8,1 dans la zone de Makran du Baloutchistan. Or ce puissant séisme avait aussi donné naissance à un même type "d'île", confirme M. Gibson. 

Une île "pousse" après le séisme 


Mais il ne sert à rien de baptiser ce monticule au large de Gwadar car il est voué à disparaître, selon les scientifiques. "Cette +île+ se dispersera au cours des prochaines semaines ou mois", estime Shamin Ahmed Shaikh, directeur du département de géologie à l'université de Karachi, métropole du sud du Pakistan. 

L'apparition de cette bosse étrange au large de Gwadar est due aussi à l'intense activité géologique dans cette région au carrefour des plaques tectoniques indienne et arabique, souligne-t-il.

 

 


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