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L'ogre chinois achète une partie de l'Ukraine pour satisfaire ses besoins alimentaires

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L'Etat chinois vient de faire l'acquisition de près de 30.000 km² de terres arables en Ukraine, soit un domaine cultivable aussi grand que la Belgique tout entière...

Les besoins alimentaires de la Chine semblent être à ce point démesurés que l'État n'a apparemment d'autres choix que de cultiver également en dehors de ses frontières, relaie le site Quartz. Par cet accord commercial étonnant, l'Ukraine prévoit donc de céder à la seconde puissance mondiale 5% de son territoire, 9% de ses terres arables et une superficie équivalente à la Belgique pour combler les besoins gargantuesques de l'Empire du milieu.

Ce contrat commercial conclu entre l'entreprise chinoise gouvernementale XPCC et son homologue local KSG Agro survient alors que l'Ukraine vient de lever l'interdiction pour les étrangers d'acheter des terres sur le territoire national. Le montant de la transaction n'a pas été communiqué mais l'on sait déjà que l'Ukraine recevra en contrepartie un prêt de trois milliards de dollars pour développer son industrie agricole, améliorer son équipement en la matière et son réseau routier.

L'initiative chinoise a évidemment été largement commentée. D'aucuns y voient les dérives du néo-colonialisme perpétré dans les régions affaiblies du globe par les grandes puissances ou les pays émergents qui viennent y puiser les ressources nécessaires aux besoins sans cesse plus conséquents de leur population.

Dans ce domaine, la Chine fait figure d'épouvantail, affirme Quartz. La première population mondiale dévore en effet un cinquième des ressources alimentaires mondiales mais se contente pourtant d'en produire moins d'un dixième. Et pour combler ce déséquilibre, l'État s'empare de terres cultivables aux quatre coins du monde...

 

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L'acidification de l’Arctique empêche les animaux marins de fabriquer leur coquille

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Une étude américano-canadienne montre que les émissions de CO2, en acidifiant les océans et en faisant fondre, via le réchauffement climatique, la calotte glaciaire, entraînent un déséquilibre chimique qui, dans l’Arctique canadien, perturbe le développement des invertébrés à la base de la chaîne alimentaire. Conjugués, les effets directs et indirects des émissions de CO2 dans l’atmosphère impactent l’écosystème océanique plus rapidement que prévu, même dans l’Arctique.

 

Ce constat est dressé par une équipe dirigée par Lisa Robbins, du Coastal and Marine Science Center de St. Petersburg (Floride), qui a analysé des données recueillies en 2010 et 2011 et concernant le pH, l’alcalinité des eaux de surface, la quantité de carbone non-organique dissous, la pression partielle en CO2 et l’indice de saturation en aragonite du bassin canadien de l’Arctique.


Le dioxyde de carbone (CO2) relâché dans l’atmosphère par l’homme, absorbé à 45% par les océans, s’y transforme en acides carbonatés qui, bien sûr, acidifient le milieu marin. De plus, le CO2, gaz à effet de serre, provoque un réchauffement global qui fait peu à peu fondre la banquise, libérant une superficie de plus en plus étendue d’eaux de surface, jusqu’alors exemptes de tout contact avec l’atmosphère. Ces eaux se mettent à leur tour à absorber le CO2 de l’air - accélérant le processus d’acidification.

 

Au-delà d’un certain seuil, cette acidité rend l’aragonite - un minéral carbonaté qui entre dans la constitution de la coquille ou du squelette externe de nombreux animaux marins - soluble dans l’eau. Ce composé est alors absorbé par les plus petits organismes, et fait défaut au corail, aux coquillages et autres invertébrés. D’autant plus qu’avec la fonte de la glace de mer due au réchauffement global, la concentration de l’eau en calcium et en carbonate, constituants de l’aragonite, baisse sensiblement. Privés de leur protection corporelle, les mollusques, à la base de la chaîne alimentaire, sont en danger.

Une acidification plus rapide que nulle part ailleurs L’étude montre que 20% du bassin arctique canadien est ainsi devenu corrosif pour certains de ses habitants. Les données suggèrent que cette acidification de l’Arctique atteint même une vitesse jusqu’alors jamais atteinte. Impliquée dans ce processus, la fonte de la calotte glaciaire - dont la superficie est suivie par satellite depuis 1979 - se poursuit en Arctique au rythme de 13% de surface en moins par décennie. Conséquence : "une acidification (…) aussi rapide (…) des océans n’a été observée nulle part ailleurs", souligne Lisa Robbins.

 

 


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Combien de temps la Terre sera-t-elle encore habitable?

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Il lui reste au moins 1,72 milliard d’années. Ensuite, l’eau liquide disparaîtra en raison de l’augmentation de la température à la surface de notre planète. Et la vie s’éteindra. L’homme, lui, aura disparu depuis bien longtemps.

 

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La Terre est née du Soleil. Et le Soleil détruira la Terre. Oui mais quand? Surtout, combien de temps reste-t-il à la vie sur notre planète? Une question essentielle pour l’homme mais aussi pour déterminer les possibilités d’apparition d’une vie extraterrestre. Il apparaît en effet que peu de planètes, parmi le millier d’exoplanètes découvertes en dehors du système solaire, se trouvent dans une situation, vis-à-vis de leur étoile, compatible avec l’émergence d’une forme de vie telle que nous la concevons.

Une étude dirigée par Andrew Rushby, de l’école des sciences de l’environnement de l’université d’East Anglia (UEA) en Grande-Bretagne, conclut à une période d’habitabilité restante comprise entre 1,75 et 3,25 milliards d’années. «Le concept de “zone habitable” utilisée pour ces estimations définit la distance entre une planète et son étoile compatible avec la présence d’eau liquide à sa surface», explique le chercheur dont les résultats doivent été publiés dans le journal Astrobiology du 19 septembre 2013.

L’équipe de l’UEA a fait appel aux modèles d’évolution des étoiles pour obtenir ce résultat. Zone et période habitable se confondent dans la mesure où elles représentent la distance qui nous sépare, dans le temps, de la «zone chaude» qui verra les océans commencer à s’évaporer sous l’effet de la chaleur  du Soleil devenu trop proche. «Nous devrions voir alors une extinction catastrophique et finale de toute vie», indique Andrew Rushby. Le « nous » est, bien entendu, une façon de parler…

« Les conditions pour les formes complexes de vie, dont l’homme, deviendront impossible bien avant et le phénomène sera accéléré par le changement climatique anthropique », précise le chercheur. « Les humains auront des problèmes dès que la température augmentera et, à la fin, il ne restera que des microbes dans quelques niches pour supporter la chaleur ».

A l’inverse, projetons-nous dans le passé. La vie sur Terre pourrait être apparue il y a 3,5 à 3,8 milliards d’années, soit environ un milliard d’années après la formation de notre planète à partir de la nébuleuse solaire. Bien après, il y a 400 millions d’années, des insectes existaient. Puis des dinosaures, il y a 300 millions d’années, des fleurs il y a 130 millions d’années. Et des hommes modernes il y a seulement 200.000 ans.

C’est dire le délai nécessaire pour qu’une vie intelligente apparaisse sur une planète, même lorsque les conditions requises sont rassemblées. Il faudrait donc une période habitable d’une longueur similaire pour qu’une vie évoluée se soit développée ailleurs dans notre galaxie. Andrew Rushby souligne que nous avons évolué pendant 75% de la période habitable pour aboutir à ce que nous sommes aujourd’hui.

L’étude du millier d’exoplanètes connues à ce jour montre qu’il en existe fort peu. «Nous avons comparé la Terre à huit autres planètes qui se trouvent actuellement dans leur zone d’habitabilité, y compris Mars.

Le modèle des chercheurs a été appliqué à l’exoplanète Kepler 22b dont la période habitable s’est révélée comprise entre 4,3 et 6,1 milliards. Celle de Gliese 581d apparaît comprise entre 42,4 et 54,7 milliards d’années… «Cette planète pourrait rester tiède et agréable pendant une durée dix fois supérieure à celle de l’existence de l’ensemble du système solaire…»

Formidable! Il suffira donc de changer de planète dès qu’il commencera à faire trop chaud sur la nôtre! En fait, l’exode posera un petit problème. Même si l’on découvrait une exoplanète habitable à moins de 10 années-lumière de la Terre, il faudrait à l’homme des centaines de milliers d’années pour s’y rendre avec la technologie actuelle des vaisseaux spatiaux.

Pour Andrew Rushby, si nous devions émigrer vers une autre planète, Mars resterait le meilleur choix. Plus éloignée du Soleil, la planète rouge restera habitable jusqu’à la fin de la vie de notre étoile, soit dans environ 6 milliards d’années. Un constat qui peut nous faire apprécier différemment les missions des robots qui arpentent Mars actuellement. Déjà, il est clair que notre prochaine planète ne sera pas aussi confortable que l’actuelle. A moins de réaliser de considérables travaux d’aménagement…

 

 

 

Il lui reste au moins 1,72 milliard d’années. Ensuite, l’eau liquide disparaîtra en raison de l’augmentation de la température à la surface de notre planète. Et la vie s’éteindra. L’homme, lui, aura disparu depuis bien longtemps.

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La Terre face à son destin: être détruite par le Soleil. Montage: Nasa.

La Terre est née du Soleil. Et le Soleil détruira la Terre. Oui mais quand? Surtout, combien de temps reste-t-il à la vie sur notre planète? Une question essentielle pour l’homme mais aussi pour déterminer les possibilités d’apparition d’une vie extraterrestre. Il apparaît en effet que peu de planètes, parmi le millier d’exoplanètes découvert en dehors du système solaire, se trouve dans une situation, vis-à-vis de leur étoile, compatible avec l’émergence d’une forme de vie telle que nous la concevons.

Une étude dirigée par Andrew Rushby, de l’école des sciences de l’environnement de l’université d’East Anglia (UEA) en Grande-Bretagne, conclut à une période d’habitabilité restante comprise entre 1,75 et 3,25 milliards d’années. «Le concept de “zone habitable” utilisée pour ces estimations définit la distance entre une planète et son étoile compatible avec la présence d’eau liquide à sa surface», explique le chercheur dont les résultats doivent été publiés dans le journal Astrobiology du 19 septembre 2013.

L’équipe de l’UEA a fait appel aux modèles d’évolution des étoiles pour obtenir ce résultat. Zone et période habitable se confondent dans la mesure où elles représentent la distance qui nous sépare, dans le temps, de la «zone chaude» qui verra les océans commencer à s’évaporer sous l’effet de la chaleur  du Soleil devenu trop proche. «Nous devrions voir alors une extinction catastrophique et finale de toute vie», indique Andrew Rushby. Le « nous » est, bien entendu, une façon de parler…

« Les conditions pour les formes complexes de vie, dont l’homme, deviendront impossible bien avant et le phénomène sera accéléré par le changement climatique anthropique », précise le chercheur. « Les humains auront des problèmes dès que la température augmentera et, à la fin, il ne restera que des microbes dans quelques niches pour supporter la chaleur ».

A l’inverse, projetons-nous dans le passé. La vie sur Terre pourrait être apparue il y a 3,5 à 3,8 milliards d’années, soit environ un milliard d’années après la formation de notre planète à partir de la nébuleuse solaire. Bien après, il y a 400 millions d’années, des insectes existaient. Puis des dinosaures, il y a 300 millions d’années, des fleurs il y a 130 millions d’années. Et des hommes modernes il y a seulement 200.000 ans.

C’est dire le délai nécessaire pour d’une vie intelligente apparaisse sur une planète, même lorsque les conditions requises sont rassemblées. Il faudrait donc une période habitable d’une longueur similaire pour qu’une vie évoluée se soit développée ailleurs dans notre galaxie. Andrew Rushby souligne que nous avons évolué pendant 75% de la période habitable pour aboutir à ce que nous sommes aujourd’hui.

L’étude du millier d’exoplanètes connues à ce jour montre qu’il en existe fort peu. «Nous avons comparé la Terre à huit autres planètes qui se trouve actuellement dans leur zone d’habitabilité, y compris Mars et nous avons découvert que celles que plus la masse de l’étoile autour de laquelle elles sont en orbite est faible plus la période d’habitabilité a tendance à être longue», indique Andrew Rushby.

Le modèle des chercheurs a été appliqué à l’exoplanète Kepler 22b dont la période habitable s’est révélée comprise entre 4,3 et 6,1 milliards. Celle de Gliese 581d apparaît comprise entre 42,4 et 54,7 milliards d’années… «Cette planète pourrait rester tiède et agréable pendant une durée dix fois supérieure à celle de l’existence de l’ensemble du système solaire…»

Formidable! Il suffira donc de changer de planète dès qu’il commencera à faire trop chaud sur la nôtre! En fait, l’exode posera un petit problème. Même si l’on découvrait une exoplanète habitable à moins de 10 années-lumière de la Terre, il faudrait à l’homme des centaines de milliers d’années pour s’y rendre avec la technologie actuelle des vaisseaux spatiaux. 

Pour Andrew Rushby, si nous devions émigrer vers une autre planète, Mars resterait le meilleur choix. Plus éloignée du Soleil, la planète rouge restera habitable jusqu’à la fin de la vie de notre étoile, soit dans environ 6 milliards d’années. Un constat qui peut nous faire apprécier différemment les missions des robots qui arpentent Mars actuellement. Déjà, il est clair que notre prochaine planète ne sera pas aussi confortable que l’actuelle. A moins de réaliser de considérables travaux d’aménagement…

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Il lui reste au moins 1,72 milliard d’années. Ensuite, l’eau liquide disparaîtra en raison de l’augmentation de la température à la surface de notre planète. Et la vie s’éteindra. L’homme, lui, aura disparu depuis bien longtemps.

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La Terre face à son destin: être détruite par le Soleil. Montage: Nasa.

La Terre est née du Soleil. Et le Soleil détruira la Terre. Oui mais quand? Surtout, combien de temps reste-t-il à la vie sur notre planète? Une question essentielle pour l’homme mais aussi pour déterminer les possibilités d’apparition d’une vie extraterrestre. Il apparaît en effet que peu de planètes, parmi le millier d’exoplanètes découvert en dehors du système solaire, se trouve dans une situation, vis-à-vis de leur étoile, compatible avec l’émergence d’une forme de vie telle que nous la concevons.

Une étude dirigée par Andrew Rushby, de l’école des sciences de l’environnement de l’université d’East Anglia (UEA) en Grande-Bretagne, conclut à une période d’habitabilité restante comprise entre 1,75 et 3,25 milliards d’années. «Le concept de “zone habitable” utilisée pour ces estimations définit la distance entre une planète et son étoile compatible avec la présence d’eau liquide à sa surface», explique le chercheur dont les résultats doivent été publiés dans le journal Astrobiology du 19 septembre 2013.

L’équipe de l’UEA a fait appel aux modèles d’évolution des étoiles pour obtenir ce résultat. Zone et période habitable se confondent dans la mesure où elles représentent la distance qui nous sépare, dans le temps, de la «zone chaude» qui verra les océans commencer à s’évaporer sous l’effet de la chaleur  du Soleil devenu trop proche. «Nous devrions voir alors une extinction catastrophique et finale de toute vie», indique Andrew Rushby. Le « nous » est, bien entendu, une façon de parler…

« Les conditions pour les formes complexes de vie, dont l’homme, deviendront impossible bien avant et le phénomène sera accéléré par le changement climatique anthropique », précise le chercheur. « Les humains auront des problèmes dès que la température augmentera et, à la fin, il ne restera que des microbes dans quelques niches pour supporter la chaleur ».

A l’inverse, projetons-nous dans le passé. La vie sur Terre pourrait être apparue il y a 3,5 à 3,8 milliards d’années, soit environ un milliard d’années après la formation de notre planète à partir de la nébuleuse solaire. Bien après, il y a 400 millions d’années, des insectes existaient. Puis des dinosaures, il y a 300 millions d’années, des fleurs il y a 130 millions d’années. Et des hommes modernes il y a seulement 200.000 ans.

C’est dire le délai nécessaire pour d’une vie intelligente apparaisse sur une planète, même lorsque les conditions requises sont rassemblées. Il faudrait donc une période habitable d’une longueur similaire pour qu’une vie évoluée se soit développée ailleurs dans notre galaxie. Andrew Rushby souligne que nous avons évolué pendant 75% de la période habitable pour aboutir à ce que nous sommes aujourd’hui.

L’étude du millier d’exoplanètes connues à ce jour montre qu’il en existe fort peu. «Nous avons comparé la Terre à huit autres planètes qui se trouve actuellement dans leur zone d’habitabilité, y compris Mars et nous avons découvert que celles que plus la masse de l’étoile autour de laquelle elles sont en orbite est faible plus la période d’habitabilité a tendance à être longue», indique Andrew Rushby.

Le modèle des chercheurs a été appliqué à l’exoplanète Kepler 22b dont la période habitable s’est révélée comprise entre 4,3 et 6,1 milliards. Celle de Gliese 581d apparaît comprise entre 42,4 et 54,7 milliards d’années… «Cette planète pourrait rester tiède et agréable pendant une durée dix fois supérieure à celle de l’existence de l’ensemble du système solaire…»

Formidable! Il suffira donc de changer de planète dès qu’il commencera à faire trop chaud sur la nôtre! En fait, l’exode posera un petit problème. Même si l’on découvrait une exoplanète habitable à moins de 10 années-lumière de la Terre, il faudrait à l’homme des centaines de milliers d’années pour s’y rendre avec la technologie actuelle des vaisseaux spatiaux. 

Pour Andrew Rushby, si nous devions émigrer vers une autre planète, Mars resterait le meilleur choix. Plus éloignée du Soleil, la planète rouge restera habitable jusqu’à la fin de la vie de notre étoile, soit dans environ 6 milliards d’années. Un constat qui peut nous faire apprécier différemment les missions des robots qui arpentent Mars actuellement. Déjà, il est clair que notre prochaine planète ne sera pas aussi confortable que l’actuelle. A moins de réaliser de considérables travaux d’aménagement…

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Selon les prévisions, l’Europe connaîtra l'hiver le plus froid depuis 100 ans

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Selon les prévisionnistes, l’hiver 2013-2014 en Europe sera le plus froid depuis les 100 dernières années. Des masses d’air arctiques arriveront dans quelques mois déjà et le soleil ne se pointera à l’horizon que très rarement. Quel est le niveau de probabilité de ces prévisions, les spécialistes promettent de les vérifier dans les semaines à venir, lorsqu’ils posséderont de nouvelles données.


Les spécialistes européens estiment que les habitants de l’Ancien Monde devraient d’ores et déjà faire provision de pulls et de vestes chaudes. Le météorologue allemand Dominik Jung a déclaré que la saison hivernale 2013-2014 promet d’être anormalement froide. Le spécialiste dit qu’il « grelotte » rien qu’en regardant les cartes et les modèles établis par le Service météorologique national. 

 

Selon lui, les températures les plus basses seront enregistrées durant les mois de janvier et de février. Il ne faut pas s’attendre à un dégel de printemps, même en mars : les Européens devront attendre le mois d’avril pour pouvoir se réchauffer sous les rayons du soleil. Le météorologue Joe Bastardi, du service météorologique AccuWeather, partage l’avis de son collègue. Il pose également un diagnostic peu réjouissant en disant qu’« il va faire très froid ». 

 

Ses prévisions reposent sur le fait que le prochain hiver sera marqué par l’arrivée de masses d’air arctique qui se déplaceront au-dessus de l’Europe. La diminution de l’activité solaire durant cette période accentuera la chute des températures qui seront encore plus basses. Elena Volosiouk, spécialiste du centre météorologique Fobos, note que le Système solaire connaît aussi des changements de saisons.

 

« Ce phénomène est lié tout d’abord à la perturbation de la circulation des masses d’air. Lorsque l’air souffle de l’océan Atlantique, l’hiver est alors assez doux et est marqué par des dégels récurrents et une neige mouillée. Rappelez-vous les derniers hivers : les dégels n’ont pratiquement jamais eu lieu. Nous n’avons eu que des cyclones venant du Sud, qui ont provoqué des chutes et des tempêtes de neige. Et puis, le froid arctique est arrivé. Habituellement, le changement des formes de circulation est lié à l’activité solaire. Aujourd’hui, nous somme confrontés à une période de diminution locale de la température, mais il est prématuré de parler de refroidissement global et de « période glaciaire. »

 

Depuis les 5 dernières années, les bulletins météo donnent la chair de poule. En été, il y a des incendies : tantôt c’est la Grèce qui brûle, tantôt c’est l’Espagne. Et en hiver, des congères d’un mètre de hauteur peuvent s’accumuler en une seule journée. Les gelées qui ont frappé l’Europe la saison dernière fait des centaines de morts. En Italie, des amas de neige ont suscité des bouchons de plusieurs kilomètres et des vols aériens et des matchs de football ont été annulés. Les transports au Royaume-Uni a été paralysés pratiquement dans tout le pays à cause des chutes de neige en février. Selon les scientifiques, ce serait dû au changement climatique global. Toutefois, la question de savoir s’il va provoquer un réchauffement ou un refroidissement climatique reste ouverte. 

 

Selon certaines prévisions, la température sur la planète va commencer à baisser doucement, mais sûrement déjà à partir de l’année prochaine. C’est lié au fait que la température moyenne annuelle dans l’Antarctique augmente. Le schéma est simple : lorsque le soleil chauffe, la glace fond. La partie sombre de l’océan qui absorbe la chaleur plus efficacement s’étend. C’est un cercle vicieux. Et l’on dit encore que la température du Gulf Stream diminue d’année en année. Ceci serait dû aux icebergs qui ont fondu et qui en arrivant dans le courant chaud provoquent son refroidissement. Ainsi, le Gulf Stream apporte de moins en moins de chaleur en Europe. C’est ce qu’explique Elena Ponkratenko, spécialiste en chef du département de l’analyse globale et des prévisions du Centre hydrométéorologique de Russie.

 


« Un phénomène précède le réchauffement climatique global : il s’agit de périodes courtes de refroidissement. L’Arctique se réchauffe ce qui crée un effet de « réfrigérateur ouvert ». De grandes masses d’air froid arctique ont commencé à pénétrer de plus en plus loin. Ainsi, les transferts zonaux sont perturbés, ce qui provoque ce genre de refroidissements anormaux. La glace fond rapidement dans l’Arctique, ce qui entraîne le refroidissement des océans. Tous les processus de latitude sont perturbés pour se transformer en processus méridionaux : du nord au sud. De cette manière, le réchauffement global provoque de courtes périodes de refroidissement. »

 

Les perspectives de gelées inédites dans la partie européenne de la Russie restent assez floues. En tout cas, les météorologues russes ne soutiennent pas l’idée d’un hiver anormalement froid cette année. Roman Vilfand, directeur du Centre hydrométéorologique de Russie, a déclaré qu’il ne partageait pas les craintes de ses collègues européens. « L’hiver le plus chaud peut être assorti de périodes de refroidissement.

 

L’hiver en Russie sera tout à fait normal », a-t-il déclaré. Pour prouver l’exactitude des prévisions des météorologues russes, Roman Vilfild a rappelé que l’année passée, les spécialistes avaient pronostiqué un hiver particulièrement rude. Et il est exact que les mois de décembre et de mars ont été exceptionnellement froids et que de nombreux records de température ont été battus. Cette année, les prévisionnistes promettent aux Russes un hiver assez doux. Selon les calculs, l’été indien traditionnel devrait avoir lieu en octobre dans la partie centrale du pays. Dans la deuxième partie du mois d’octobre et en novembre, les spécialistes annoncent un temps de saison tout à fait habituel pour cette époque de l’année. De plus, le mois de décembre devrait même être plus chaud que l’année dernière.
 

 


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5 ans après, que reste-t-il du Grenelle de l'environnement ?

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La conférence environnementale s'ouvre ce vendredi, cinq ans après la tenue du Grenelle de l'environnement. L'occasion de faire le bilan de ce dernier, dont les résultats sont bien en-dessous des espoirs placés en lui à l'époque.

 

Interview réalisée par le site Atlantico auprès de Corinne Lepage, ancienne ministre de l'environnement et députée européenne.

 

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Atlantico : Alors que la conférence environnementale s'ouvre ce vendredi, quel bilan peut-on faire du Grenelle de l'environnement 5 ans après ? Qu'est-ce qui a vraiment changé ?

 

Corinne Lepage :

Le Grenelle de l’environnement a été un superbe espoir par la dynamique qu’il a porté. Malheureusement, il souffrait de deux maux congénitaux qui ont fini par, si ce n’est l’anéantir, du moins en réduire considérablement la portée. D’une part, il a exclu le sujet nucléaire du débat alors même que la question énergétique est centrale. Ce faisant, il a rendu purement virtuelles les propositions concernant les énergies renouvelables et dans une moindre mesure l’efficacité énergétique, en laissant au lobby nucléaire toute la latitude pour rendre impossible l’atteinte des objectifs fixés. Ainsi, la prétention d’atteindre 23 % d’énergies renouvelables en 2020 est devenue une plaisanterie dans la mesure où nous sommes toujours à 13 % et dans l’espérance d’atteindre 17 % en 2026 tout va bien.

 

Le second mal tient à ce que la majorité politique de l’époque n’a absolument pas accepté, à quelques exceptions près, la philosophie du Grenelle et la place donnée à la société civile et en particulier aux O.N.G. Ceci explique que si la loi Grenelle 1, qui restait au stade des objectifs, est intéressante, la loi Grenelle 2 qui passait au stade de l’application est en profonde régression. Et, quand on s’intéresse aux décrets d’application et à l’application des décrets, la situation est encore plus mauvaise.

 

Dans l'ensemble les lois Grenelle ont-elles été appliquées ? Quelles mesures restent à appliquer ?

 

Les lois Grenelle ont été pour une part une véritable « usine à gaz juridique » de près de 200 décrets dont il resterait globalement 10 % à sortir. Mais, contrairement à ce que semblent croire un certain nombre de personnes, ce n’est pas parce qu’un texte est voté qu’il est appliqué. Or, dans bien des domaines la réalité n’a en aucune manière progressée par rapport à la situation intérieure. Par exemple, en matière agricole, la situation des nitrates est toujours la même, le gouvernement actuel est revenu sur les engagements en matière de pesticides et l’agriculture bio a bien peu progressé. De même, en matière de rénovation des bâtiments, les moyens financiers ne sont en aucune manière au rendez-vous. Autre exemple, en matière énergétique, les appels d’offres et les réalisations sont très en deçà des objectifs fixés. Et plus grave encore, après "l’environnement ça suffit" du président Sarkozy, c’est l’esprit même qui avait animé le Grenelle et l’idée d’une économie verte capable de redonner l’activité économique et des emplois la France qui a disparu.

 

Le Grenelle de l'environnement aura-t-il néanmoins marqué en 2007 une rupture dans la manière d'aborder la décision politique en matière environnementale ?

 

Incontestablement, sur le plan de la procédure suivie et de la définition des cinq groupes d’acteurs, le Grenelle a marqué un changement. Le discours qu’avait prononcé le président Sarkozy en octobre 2007 est une anthologie de ce qu’il aurait fallu faire et de ce qui n’a pas été fait. Autrement dit, la déception qui a suivi le Grenelle a été à la hauteur des attentes qu’il avait suscité. Et, bien loin d’être une rupture, le Grenelle est devenu un symbole des promesses non tenues.

 

Qu’en est-il aujourd'hui ? Les acquis du Grenelle sont-ils sur le point d'être remis en cause ? Est-ce lié à la crise ou au mode de gouvernance actuel ?

 

Un certain nombre des acquis du Grenelle 1 ont déjà été remis en cause dans le Grenelle 2 et dans l’application des décrets. La procédure choisie pour la conférence environnementale est de nature très différente et n’implique en aucune manière l’ensemble de nos concitoyens comme avait pu le faire le Grenelle. En revanche, le débat national sur la transition énergétique, même s’il est profondément décevant, a permis ce que le Grenelle n’avait pas fait, de poser la question de la place du nucléaire et a permis même de manière très imparfaite d’ébaucher des scénarios comparatifs ce qui est absolument essentiel.

 

Personnellement, je ne note pas aujourd’hui réellement de recul nouveau par rapport au Grenelle dans sa phase finale, car les reculs étaient intervenus en amont. Ainsi, que ce soit sur la fiscalité écologique, sur l’agriculture, sur la pollution de l’air, sur le renouvelable, les modifications, dont certaines vont plutôt effectivement dans le mauvais sens, sont tout à fait mineures. Il est certes facile de mettre tout cela sur le dos de la crise, d’autant plus que la situation n’est guère plus brillante à l’échelle européenne. Mais, en réalité c’est une bataille titanesque qui est menée entre les progressistes et les conservateurs, ceux qui croient dans une économie verte du XXIe siècle et dans la troisième révolution industrielle et ceux qui veulent en rester à la société des mines et du pétrole avec les industries qui la soutienne.

 

Les associations du collectif Rassemblement pour la planète viennent de découvrir in extremis qu'elles ne figuraient pas dans la liste des organisations invitées à la deuxième conférence environnementale. Comment interprétez-vous ce signe ?

 

C’est évidemment un très mauvais coup porté, non seulement à la démocratie environnementale, mais de manière plus générale à la question essentielle qui est le rapport entre la santé et l’environnement. À mon sens, la question de la santé environnementale est tout aussi prioritaire que celle du changement climatique. Je ne peux donc que regretter que les lobbys aient « eu la peau » d’associations lanceurs d’alertes justifiées et reconnues.

La conférence environnementale s'ouvre ce vendredi, cinq ans après la tenue du Grenelle de l'environnement. L'occasion de faire le bilan de ce dernier, dont les résultats sont bien en-dessous des espoirs placés en lui à l'époque.
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La conférence environnementale s'ouvre ce vendredi, cinq ans après la tenue du Grenelle de l'environnement. L'occasion de faire le bilan de ce dernier, dont les résultats sont bien en-dessous des espoirs placés en lui à l'époque.
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