nature

Huile de palme : la déforestation va se poursuivre

Publié le par Notre Terre

Le développement des plantations de palmiers à huile est à l’origine d’une déforestation massive en Indonésie et en Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux. Dès à présent, et après avoir favorisé l’essor des économies d’Asie du Sud-Est au prix de cette dévastation, le palmier à huile fait son grand retour en Afrique.

 

extent-of-deforestation-in-borneo-1950-2005-and-projection-.png

extension de la déforestation sur l'île de Bornéo

 

 

Pour des raisons environnementales en effet, les grands producteurs asiatiques d’huile de palme ne peuvent plus étendre en toute liberté leurs plantations en Indonésie et en Malaisie, qui fournissent les quatre cinquièmes de la production mondiale. Or, la demande en huile de palme des pays du Sud, Chine et Inde en tête, qui consomment plus de 80 % de la production, est en forte progression. Et au Nord, les Etats-Unis et l’Europe accroissent quant à eux leur demande de 13 % chaque année depuis 2000.


L’industrie agro-alimentaire s’inscrit en tête de la demande avec 80 % de la consommation, suivie par l’industrie cosmétique, 19 %, et enfin les carburants, 1 %. La consommation d’un Européen est d’environ 60 kilos/an d’huile de palme, la consommation mondiale s’élevant à une vingtaine de kilos/an par personne.


Cette huile est aujourd’hui la plus consommée au monde (plus de 30 % du total des huiles végétales produites), devant l’huile de soja (24 %), de colza (12 %) et de tournesol (7 %). La production a été multipliée par deux tous les 10 ans depuis 30 ans pour atteindre près de 50 millions de tonnes cette année.

Et suite à la croissance démographique et au développement des agro-carburants dans le monde, on prévoit une augmentation de la demande en huile de 30 % d’ici 2020.


Déforestation


Au cours de la dernière décennie, ce sont chaque année 13 millions d’hectares de forêt qui ont été rasés de la surface de la planète, selon la FAO. Nul ne l’ignore plus, le binôme commerce du bois – exploitation du palmier à huile (Elaeis guineensis) est le premier responsable de ce désastre, orchestré par ces deux industries avec l’agrément des Etats.


Les palmeraies sont des monocultures cultivées sur des terres déboisées et exploitant une main d’œuvre bon marché. Elles surexploitent et empoisonnent les réserves en eau, en utilisant engrais et pesticides. Au bout de vingt ans d’exploitation, il ne subsiste rien qu’un sol dégradé.

Les plantations familiales représentent encore 60 % du secteur des plantations à l’échelle mondiale. Le reste des palmeraies est essentiellement exploité par de grands groupes d’envergure internationale, comme le malaisien Sime Darby, ou l’indonésien Sinar Mas, tous les deux sous le contrôle de capitaux chinois. Les multinationales occidentales de l’agro-alimentaire, comme Unilever (premier consommateur d’huile de palme au monde jusqu’en 2010), Procter & Gamble, Nestlé ou Cargill se sont retirées de la production et font maintenant appel à ces fournisseurs.


L’Indonésie, pratiquement rasée


 En Indonésie, 90 % des forêts ont été déboisés à cause du commerce du bois puis de la conversion en palmeraies. Selon une étude de la Banque Mondiale, 1,8 millions d’hectares de forêt vierge y sont rasés chaque année et, toujours selon cette étude, en ce qui concerne l’île de Bornéo, au rythme actuel, l’ensemble des forêts de plaine, hors zones protégées, auront disparu dans les 10 années à venir.


Bien sûr, cette déforestation est responsable de l’expropriation des populations locales, qui les prive de leur principale ressource. Bien souvent, celles-ci n’ont d’autre choix que de céder leur territoire ancestral à des investisseurs étrangers qui s’installent avec l’aide des pouvoirs politiques, voire de l’armée si nécessaire. Les rapports du World Rainforest Movement et les associations comme Survival International font état de menaces, de violences, de violations des droits de l’homme et de destructions de propriétés.


Ces forêts sont pourtant le refuge d’une rare biodiversité (l’Indonésie abrite de 10 à 15 % des plantes, mammifères et oiseaux connus au monde). Certaines espèces animales, dont les emblématiques orangs-outans, les éléphants, et les tigres de Sumatra, sont directement menacées de disparition à court terme.

En dépit de cela, et selon un rapport du WWF, le gouvernement prévoit encore un plan d’extension de 14 millions d’hectares dévolus à la plantation de palmiers à huile, investissant quant à lui 5,6 milliards de dollars pour créer la plus grande palmeraie du monde, d’une superficie de 1 million d’hectares. Et l’Association indonésienne des producteurs d’huile de palme a annoncé que les exportations augmenteront significativement en 2012, tirées essentiellement par les besoins croissants des pays émergents.


L’Afrique, nouvelle frontière pour la culture du palmier à huile


 Vaste réserve de terres fertiles, l’Afrique est aussi un grand marché de consommation d’huile de palme, et une tête de pont idéale vers les marchés du Maghreb et d’Europe. Nombre de gouvernements africains approchés par les industriels de la filière sont séduits par les revenus d’exportation potentiels. C’est pourquoi les projets d’implantation se multiplient depuis quelques mois.

Le Singapourien Olam a monté avec le gouvernement gabonais une co-entreprise qui vise à étendre le palmier à huile sur 300.000 hectares. Quant au Malaisien Sime Darby, après avoir obtenu une concession de 63 ans au Liberia, sur une surface équivalente, il envisage de s’implanter également au sud-ouest du Cameroun, où les communautés villageoises craignent la disparition de 60.000 hectares de forêt.


 Jusqu’en 1965, le Nigeria était le premier exportateur mondial d’huile de palme, dont il assurait 30 % des exportations mondiales (un tiers de la production totale du pays). Mais, depuis 1985, la Malaisie a pris la première place et le Nigeria est devenu importateur. Aujourd’hui, le gouvernement souhaite relancer la filière mais les investisseurs privés traînent les pieds.


La Côte d’Ivoire possède également une palmeraie vieille d’un demi-siècle, composée de 69 % de plantations villageoises et traditionnelles et 31 % de plantations industrielles. La filière y fait vivre directement ou indirectement plus de deux millions de personnes. Villageois et industriels procèdent en ce moment au renouvellement des palmiers des friches existantes. Avec un rendement de quatre tonnes d’huile de palme par hectare (contre sept à neuf en Asie du Sud-Est), leur objectif est d’augmenter la rentabilité, afin de rattraper celle des pays asiatiques.


Une forte demande intérieure et le faible volume de production par rapport aux géants du sud-est asiatique font que l’huile de palme ivoirienne pénètre difficilement les principales zones d’importations que sont l’Europe, l’Inde et la Chine. Et sur le marché interne et sous-régional, elle subit la concurrence déloyale des huiles importées frauduleusement.

Dans les années 1920, c’est le Congo belge qui abritait la plus grande plantation, celle des frères Lever, qui ont donné leur nom à l’une des plus puissantes multinationales. Aujourd’hui, le palmier à huile revient donc en force en Afrique, d’où il provient, après avoir été implanté en Asie, avec les conséquences que l’on sait.

 

 

 

 

 

Le développement des plantations de palmiers à huile est à l’origine d’une déforestation massive en Indonésie et en Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux. Dès à présent, et après avoir favorisé l’essor des économies d’Asie du Sud-Est au prix de cette dévastation, le palmier à huile fait son grand retour en Afrique. - See more at: http://actuwiki.fr/environnement/4487#sthash.bw4EkWBF.dpuf
Le développement des plantations de palmiers à huile est à l’origine d’une déforestation massive en Indonésie et en Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux. Dès à présent, et après avoir favorisé l’essor des économies d’Asie du Sud-Est au prix de cette dévastation, le palmier à huile fait son grand retour en Afrique. - See more at: http://actuwiki.fr/environnement/4487#sthash.bw4EkWBF.dpuf
Le développement des plantations de palmiers à huile est à l’origine d’une déforestation massive en Indonésie et en Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux. Dès à présent, et après avoir favorisé l’essor des économies d’Asie du Sud-Est au prix de cette dévastation, le palmier à huile fait son grand retour en Afrique. - See more at: http://actuwiki.fr/environnement/4487#sthash.bw4EkWBF.dpuf

Publié dans Nature

Partager cet article

Avec le réchauffement, les espèces marines migrent vers les pôles

Publié le par Notre Terre

ocean-faune.jpg

 

Comment plantes et animaux réagissent-ils à la montée de la colonne de mercure ? Afin de retrouver les températures auxquelles ils sont acclimatés, certains se déplacent vers des latitudes plus hautes et plus fraiches, d'autres grimpent en altitude, quand le relief le permet.

Ces migrations climatiques ont déjà été documentées par de nombreux travaux sur la faune et la flore terrestres. Mais, pour les espèces marines, les études restaient jusqu'ici fragmentaires, limitées à des zones géographiques ou des espèces particulières, alors que les océans, qui recouvrent 71 % de la surface de la planète, forment son principal écosystème.

D'où l'intérêt de la synthèse, publiée sur le site de la revue Nature Climate Change, qui décrit " l'empreinte globale du changement climatique sur la vie marine ". Pendant trois ans, une équipe internationale (Australie, Etats-Unis, Canada, Allemagne, Royaume-Uni, Danemark, Espagne et Afrique du sud), financée par le National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS) américain, a passé au crible 1 735 observations issues de 208 études traitant de 857 espèces marines, qu'il s'agisse de la distribution géographique de ces espèces, de leur abondance, de leur démographie ou de leur cycle biologique.

Une masse de données couvrant l'ensemble des océans – avec toutefois une prédominance des eaux tempérées de l'hémisphère Nord –, sur une durée moyenne d'observation de 41 ans, le suivi s'étendant, dans certains cas, sur plus de trois siècles.

DES DÉLOCALISATIONS RAPIDES

Conclusion principale : poussées par le réchauffement climatique, les espèces marines remontent vers les pôles. Ce résultat général était attendu. Mais les chercheurs ont été surpris par la rapidité de ces "délocalisations" forcées. Le déplacement vers des latitudes plus élevées, au nord comme au sud, s'effectue "à une moyenne de 72 kilomètres par décennie", indique la principale auteure, Elvira Poloczanska, du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO), l'agence scientifique nationale d'Australie.

Soit un rythme "considérablement plus rapide que les espèces terrestres, qui montent vers les pôles à une moyenne de 6 kilomètres par décennie". Le constat est d'autant plus saisissant que, si l'océan absorbe plus de 80 % de la chaleur produite par les gaz à effet de serre, les eaux de surface, elles, se réchauffement trois fois moins vite que les milieux terrestres.

La palme de la rapidité dans cette course contre le climat revient au phytoplancton (470 kilomètres par décennie), suivi des poissons "osseux" – c'est-à-dire toutes les poissons à l'exception des raies et des requins, qui sont "cartilagineux" – (277 kilomètres par décennie) et du zooplancton invertébré (142 kilomètres par décennie). En queue de peloton, les crustacées, les mollusques et les algues vivant au fond des mers, qui progressent tout de même de plusieurs dizaines de kilomètres par décennie.

UN CYCLE BIOLOGIQUE PLUS PRÉCOCE

Ce n'est pas tout. Les chercheurs ont aussi évalué l'impact du réchauffement sur le rythme saisonnier de la vie marine. Ils constatent que ce cycle est anticipé de 4 jours en moyenne : en particulier, les efflorescences de phytoplancton se produisent 6 jours plus tôt qu'auparavant, tandis que les larves de poissons apparaissent avec 11 jours d'avance.

Qu'il s'agisse de ce cycle biologique plus précoce, ou du changement d'aire de distribution des espèces, les scientifiques établissent une corrélation directe, pour " 81 à 83 % des observations ", avec la hausse des températures. "Cette étude confirme les séries d'observations réalisées depuis une vingtaine d'années à des échelles régionales, en dressant un état des lieux plus global", commente Philippe Gros, de la direction scientifique de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).

"RECONFIGURATION DES ÉCOSYSTÈMES MARINS"

Reste à savoir quel peut être l'impact de ces bouleversements, dans l'espace et dans le temps, sur le milieu marin. "Au sein d'une communauté biologique, toutes les espèces et tous les individus ne réagissent pas de la même façon, décrit Philippe Gros. Leurs relations et leurs interactions – prédation, symbiose, parasitisme... – risquent donc d'être perturbées. Et les communautés déstabilisées. D'autant que la rapidité du changement climatique en cours rend difficile l'adaptation des espèces".

Le réchauffement des océans, ajoute-t-il, a aussi pour effet de renforcer la "stratification" des couches d'eau, et de réduire la quantité d'oxygène disponible pour les espèces marines. Il pourrait en résulter, dans certaines zones océaniques, une chute de la production de phytoplancton – à la base de la chaîne trophique – et, partant, des stocks de poissons.

S'y ajoute un effet collatéral du réchauffement : l'acidification des océans par le dioxyde de carbone d'origine anthropique, qui contrarie la calcification des coquilles des organismes marins. Au final, estiment les auteurs de l'étude, il faut s'attendre à "une reconfiguration des écosystèmes marins et des services qu'ils fournissent".

Pierre Le Hir

 

 


Publié dans Nature

Partager cet article

Hausse mystérieuse de la mortalité des dauphins sur la côte Atlantique des USA

Publié le par Notre Terre

dauphin.jpg

 

 

Les autorités américaines ont déclaré vendredi enquêter sur une hausse surprenante de la mortalité chez les grands dauphins le long de la côte Atlantique des Etats-Unis.


En juillet, 89 dauphins se sont échoués sur les plages côtières de l'Atlantique et 35 autres ont été retrouvés morts jusqu'à présent en août, des chiffres inhabituellement élevés. 

Les scientifiques tentent notamment de découvrir si un pathogène contagieux pourrait être à l'origine de ces morts prématurées, certains animaux ayant présenté des lésions pulmonaires. 

Les chercheurs estiment qu'il s'agit "d'une mortalité inhabituelle" due à "une extinction inattendue et importante", s'étendant le long des côtes de New York, du New Jersey, du Delaware, du Maryland et de la Virginie --Etats de l'est des Etats-Unis-- depuis début juillet. 

"Les examens préliminaires de tissus d'un dauphin révèlent une possible infection par le morbillivirus bien qu'il soit encore trop tôt pour dire si le morbillivirus est à l'origine de ces décès", a expliqué l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) dans un communiqué. 

Cependant, les scientifiques constatent que l'existence "d'un pathogène contagieux reste au sommet de la liste des causes potentielles" de la mort des dauphins. 

La plupart des dauphins étaient déjà morts lorsqu'ils ont été retrouvés. Un petit nombre étaient encore en vie lorsqu'ils se sont échoués, mais pour mourir peu après. 

 

 


Publié dans Nature

Partager cet article

Norvège: Un ours blanc est mort de faim.

Publié le par Notre Terre

ours-blanc-mort.jpg

 

Le drame du réchauffement climatique se poursuit....

 

La fonte des glaciers est responsable de la disparition des proies dont l’ours se nourrit…

Un ours émacié, gisant sur l’herbe trop verte du Svalbard, en Norvège. La photo d’un ours mâle mort, prise par le Dr Ian Stirling  en Norvège et publiée par le Guardian,  révèle les effets de la fonte des glaciers sur les ours polaires: privés de leurs proies préférées, les phoques qui vivent habituellement sur les glaces, l’ours a vraisemblablement erré à la recherche de nourriture pendant plusieurs semaines avant de s’effondrer de faim.  

 

Cet ours avait été observé par le Norwegian Polar Institute en avril dernier dans l’archipel du Svalbard. Les scientifiques alertent sur les effets du changement climatique pour les ours blancs: obligés de parcourir des kilomètres vers le nord pour retrouver leur écosystème, ils seraient de plus en plus maigres et risquent de finir affamés si leurs proies ne viennent plus sur les côtes qu’ils habitent.

 

 


Publié dans Nature

Partager cet article

Un nouveau rapport annonce que le réchauffement climatique causera la mort de millions de personnes

Publié le par Notre Terre

desertification_man.jpg

 

Des pénuries alimentaires récurrentes en Afrique sub-saharienne .... des régimes des précipitations changeants en Asie du Sud, laissant certaines régions sous l'eau et d'autres à court d'eau pour la production d'électricité, l'irrigation ou l'eau potable .... la dégradation et disparition de récifs coralliens en Asie du Sud-Est provoquant des réductions des stocks de poissons et rendant les communautés et les villes des zones côtières plus vulnérables aux tempêtes toujours plus violentes ....

 

Ce ne sont que quelques-uns des impacts probables d'une éventuelle hausse de la température mondiale de 2 degrés Celsius[1]au cours des prochaines décennies, menaçant de maintenir dans la pauvreté des millions de personnes, selon un nouveau rapport scientifique publié aujourd'hui par le Groupe de la Banque mondiale.

Le rapport Baissons la chaleur : phénomènes climatiques extrêmes, impacts régionaux et plaidoyer en faveur de l’adaptation s'appuie sur un rapport de la Banque mondiale publié à la fin de 2012 concluant que d'ici à la fin de ce siècle, le monde se réchaufferait de 4 degrés Celsius [2] (4 °C ou 7,2 degrés Fahrenheit) par rapport aux niveaux préindustriels si nous n'engageons pas dès maintenant une action concertée.  Ce nouveau rapport examine les impacts probables du réchauffement — actuel, à + 2 °C et à + 4 °C — sur la production agricole, les ressources en eau, les écosystèmes et les villes côtières dans l'ensemble de l'Afrique sub-saharienne, l'Asie du Sud et l'Asie du Sud-Est.


« Ce nouveau rapport décrit un scénario inquiétant pour les jours et les années à venir et qui risque d'être le nôtre », a déclaré Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque mondiale.  « Les scientifiques nous disent que si la planète se réchauffe de 2 °C - un réchauffement qui pourrait être atteint en 20 à 30 années - des pénuries généralisées de produits alimentaires, des vagues de chaleur sans précédent et des cyclones plus intenses se produiront. À court terme, le changement climatique déjà en cours pourrait peser plus encore sur les bidonvilles et porter de graves préjudices aux vies et aux espoirs d'individus et de familles n'ayant que très faiblement contribué au réchauffement de la température de la planète. »


« Ces changements annoncés pour les tropiques illustrent l'ampleur des difficultés qui vont finalement peser sur toutes les régions si nous n'arrivons pas à contrôler le réchauffement. » a déclaré M. Kim. « Il est urgent d'agir, non seulement pour réduire les émissions des gaz à effet de serre, mais aussi pour aider les pays à se préparer à de graves extrêmes climatiques et météorologiques. »

Le rapport, préparé par le Potsdam Institute for Climate Impact Research et Climate Analyticspour la Banque mondiale, révèle comment la hausse des températures mondiales menace de plus en plus la santé et les moyens de subsistance des populations les plus vulnérables, en démultipliant ses effets précisément dans les domaines où les régions ont déjà aujourd'hui des problèmes.


Le rapport Baissons la chaleur : phénomènes climatiques extrêmes, impacts régionaux et plaidoyer en faveur de l’adaptation présente une analyse des derniers développements scientifiques sur le climat, afin de mieux comprendre les risques du changement climatique pour le développement. Ses principales conclusions sont les suivantes :


  •  Dans les années 2030, en Afrique subsaharienne, les sécheresses et la chaleur rendront 40 % des terres cultivées en maïs inexploitables pour cette culture et la hausse des températures risque d'entraîner des disparitions importantes de prairies de la savane, menaçant de ce fait les moyens de subsistance pastoraux. Les projections annoncent que la proportion de population sous-alimentée pourrait augmenter dans les années 2050 de 25 à 90 % par rapport à la situation actuelle.
  •  En Asie du Sud, la modification potentielle de la régularité et de l'impact de la mousson, un phénomène primordial, pourrait provoquer une crise majeure dans la région. Des événements tels que les inondations dévastatrices du Pakistan de 2010, qui avaient touché plus de 20 millions de personnes, pourraient devenir monnaie courante. Des sécheresses plus extrêmes dans de grandes parties de l'Inde pourraient conduire à de vastes pénuries alimentaires et des difficultés exceptionnelles.
  •  Partout en Asie du Sud-Est, les moyens d'existence ruraux font face à des pressions s'intensifiant à mesure que le niveau de la mer s'élève, l'intensité des cyclones tropicaux augmente et d'importants services écosystémiques marins disparaissent avec un réchauffement qui s'approche de 4 °C.
  •  Et dans toutes les régions, la migration probable des communautés touchées vers les zones urbaines pourrait ajouter un nombre toujours plus élevé d'habitants dans les quartiers informels, exposés aux vagues de chaleur, aux inondations et aux maladies.

Le rapport indique que les impacts à travers les régions étudiées sont potentiellement dévastateurs. Et, si le réchauffement devait passer de 2 º C à 4 °C, les multiples menaces de vagues de chaleur toujours plus extrêmes, d'élévation du niveau des la mer, de tempêtes plus sévères, de sécheresses et d'inondations, pourraient provoquer des effets défavorables très nocifs pour les populations les plus pauvres et les plus vulnérables.  Le rapport signale, cependant, qu'en maintenant le réchauffement sous le seuil de 2 °C, il serait possible d'éviter un grand nombre des conséquences les plus défavorables.


« Je ne crois pas que les populations pauvres soient condamnées à subir ce que les scientifiques prédisent dans ce rapport.  En fait, je suis convaincu que nous pouvons réduire la pauvreté, même dans un monde mis au défi par le changement climatique, » a également déclaré le Président Kim . « Nous pouvons aider au développement de villes propres et résilientes au changement climatique, développer des pratiques agricoles soutenables sur le plan climatique et trouver des moyens novateurs pour améliorer à la fois l'efficience énergétique et la performance des énergies renouvelables.  Nous pouvons travailler avec les pays pour faire reculer les politiques de subventions des combustibles fossiles nuisibles et aider à mettre en place des politiques qui mèneront à terme à un prix stable du carbone ».

 

image-produits-81.png


« Nous sommes déterminés à travailler avec les pays pour trouver des solutions », a déclaré le Président Kim. « Mais, le message de la science est clair. Rien ne peut remplacer les politiques nationales ciblées et agressives et le fardeau de la réduction des émissions incombe à un petit nombre de grandes économies ».

Le rapport indique que l'élévation du niveau de la mer a été plus rapide que ce qui avait été précédemment projeté et qu'il est peut-être déjà trop tard pour éviter une hausse qui pourrait atteindre jusqu'à 50 cm dans les années 2050 en raison des émissions passées. Dans certains cas, les effets pourraient se faire sentir beaucoup plus tôt. Par exemple, sans mesure d'adaptation, l'élévation de 15 cm du niveau de la mer, couplée à des cyclones plus intenses, menace d'inonder une grande partie de Bangkok dans les années 2030.


Les villes en plein essor des pays en développement sont considérées comme les sites de la planète les plus soumis aux risques du changement climatique.  Décrivant les zones urbaines comme de « nouveaux pôles de vulnérabilité », le rapport indique que les habitants des zones urbaines, en particulier les pauvres, seront particulièrement vulnérables au changement climatique.

Les quartiers informels des zones métropolitaines, telles que celles de Manille, aux Philippines et de Calcutta en Inde, concentrent d'importantes populations et manquent souvent de services de base (électricité, assainissement, services de santé, infrastructures et logements durables, par exemple).  Dans ces zones, les populations sont très exposées aux phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les tempêtes et les inondations. La chaleur extrême se fait également sentir avec plus d'acuité dans les villes.


Le Groupe de la Banque mondiale, répondant en partie aux conclusions des deux rapports Baissons la chaleur, renforce ses efforts en faveur des mesures d'atténuation, d'adaptation et de gestion des risques de catastrophe, et s'attachera à encourager dans toutes ses activités une approche tenant compte du « prisme climatique ». 


La Banque mondiale aide aujourd’hui 130 pays à lutter contre le changement climatique. Elle a doublé l’an dernier son portefeuille de prêts consacrés aux mesures d’adaptation. Elle développe sa participation au financement de projets concrets qui aident les plus démunis à sortir de la pauvreté, à améliorer leur capacité de résilience au changement climatique et s'attache à promouvoir la réduction des émissions.

 

[1] 2 degrés Celsius = 3,6 degrés Fahrenheit

[2] 4 degrés Celsius = 7,2 degrés Fahrenheit

 

Le but de se réchauffement climatique c'est donc bien la déopulation des zones les plus pauvres et de culpabiliser les pays riches pour mieux leur faire accepter les futures taxes mondiales .


  1. RTL.fr‎ - il y a 17 heures
    lci.tf1.fr › Sciences › Environnement
    Il y a 20 heures - Selon le Baromètre d'opinion sur l'énergie et le climat en 2013
     
    après des  sondages pour controller le taux d'acceptation de la populmation ou de tromper les sceptiques

 

Publié dans Nature

Partager cet article