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Météo: vivons-nous une mutation climatique de grande ampleur?

Publié le par Gerome

De l'ouragan Sandy à notre printemps polaire, des volcans aux tornades, en passant par les inondations, le climat ne cesse de faire la Une des journaux. Alors subissons-nous un simple printemps "pourri" et donc passager? Où sommes-nous en train de vivre le début d'une véritable mutation climatique?

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"La météo c'est ce à quoi on s'attend, le climat c'est ce que nous obtenons..." Rien de plus actuel que cette pensée amusée de l'écrivain de science-fiction Robert A. Heinlein. Car depuis plusieurs mois, le moins que l'on puisse dire est que le climat ne cesse de faire la Une des journaux. Depuis la vague de froid en Russie et en Europe centrale cet hiver, avec plus de 200 morts et jusqu'à un record homologué de -71,2°C en Sibérie, les inondations et glissements de terrain provoqués par des pluies diluviennes au proche-Orient, en Allemagne, en Autriche et en République tchèque, dont par exemple des inondations à Passau en Allemagne non répertoriées depuis 500 ans, et nécessitant parfois des dizaines de milliers d'évacuations, l'ouragan Sandy qui a mis les Etats-Unis en alerte rouge et provoqué 50 milliards de dollars de dégâts, la chaleur en Australie où il a fait si chaud que le Bureau national de météorologie a dû ajouter une nouvelle couleur à ses cartes pour des températures supérieures à 50°C, les impressionnantes tornades - d'ailleurs plus proches de cyclones - qui ont dévasté l'Oklahoma aux Etats-Unis, les volcans en éruptions et les tremblements de terre à répétition sur l'ensemble de la fameuse "ceinture de feu", jusqu'à notre printemps français dans le froid et les précipitations. 

Une fonte record des glaces de l'Arctique

Pendant ce temps le compte rendu annuel de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) soulignait que l'année 2012 était au 9ème rang des années les plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés en 1850. Et ajoute que "la fonte record des glaces de l'Arctique en aout-septembre (chiffre inférieur de 18% au précédent minimum record enregistré en 2007 de 4,18 millions de km2) est également un signe inquiétant du changement climatique". Alors que le rapport Global Estimates nous informait que les événements climatiques et météorologiques extrêmes - inondations, moussons, cyclones, tempêtes - avaient conduit en 2012 au déplacement de 32,4 millions de personnes dans 82 pays, soit deux fois plus qu'en 2011. 

Ce printemps polaire qui nous pourrit la vie...

Dans son célèbre film documentaire Une vérité qui dérange Al Gore nous rappelait que le phénomène de fonte des glaciers concerne toutes les populations du globe. Mais qui s'en préoccupe vraiment? Alors que le froid qui a régné en France et sur une partie de l'Europe est un sujet qui a été, lui, sur toutes les lèvres. "Ne dites pas de mal du temps qu'il fait, disait Charles Dickens, s'il ne changeait pas, neuf personnes sur dix ne sauraient pas comment engager la conversation!".

 

Certes, conversons alors... Mais force est de constater que de nombreux secteurs de l'économie, des agriculteurs au tourisme en passant par les cafetiers, sont les perdants de ce loto climatique, alors que quelques-uns y trouvent matière à se rejouir comme les électriciens bénéficiant d'une surconsommation d'électricité ou encore les stations des Pyrénées qui ont ouvert leurs pistes de ski pour la toute première fois en juin cette année! Météo France est en tous les cas très clair sur son bilan du printemps 2013 "après un hiver maussade, la France a connu cette année un printemps particulièrement agité, froid et peu ensoleillé, il s'agit du printemps le plus froid depuis 1987 et l'un des plus pluvieux depuis 1959 avec des précipitations excédentaires de plus de 30%" et ajoute en clin d'oeil au moral des Français en berne "le soleil y a surtout brillé par son absence". Le 25 mai dernier un grand journal, soulignant en passant que le record parisien de 3,7°C un matin de mai n'avait pas été vu depuis 1887, titrait "ce printemps polaire nous pourrit la vie". En effet y'a plus de saisons, mon bon monsieur... 

Une nouvelle zone de danger climatique?

Alors subissons-nous un simple printemps "pourri" et donc passager? Où sommes-nous en train de vivre - bien plus encore qu'un dérèglement - le début d'une véritable mutation climatique? 

Le monde est "entré dans une nouvelle zone de danger" avec une concentration de CO2 mesurée au-delà des 400 parties par millions (PPM), seuil inégalé depuis l'ère du pliocène il y des millions d'années" a alerté le 13 mai dernier la responsable climat de l'ONU, Christiana Figueres, "le monde doit se réveiller et prendre note de ce que cela signifie pour la sécurité des hommes, leur bien-être et le développement économique", a-t-elle ajouté. Al Gore, lui, avait suggéré à l'époque - comme une prémonition - qu'en 10 ans, compte tenu du caractère versatile de certains équilibres naturels lorsqu'ils sont mis à mal, un dérèglement climatique modifiant considérablement la donne était susceptible d'arriver... 

Ce qui est sûr est que les prévisions climatiques sont le résultat de modèles mathématiques très complexes - si complexes qu'ils nécessitent l'apport des ordinateurs parmi les plus puissants de la planète - et qu'ils sont encore bien loin d'être complets. Et ces vingt dernières années, les spécialistes se sont surtout concentrés sur l'ajout aux modèles existants des océans, glaces, chimie atmosphérique et aérosols, cycles biogéochimiques du carbone, végétation naturelle... sans vraiment remettre en cause ces modèles. Alors quand de nouvelles données non prévues surgissent, comme par exemple une vitesse de fonte des glaces en Arctique largement sous-estimée ou des événéments climatiques exceptionnels à répétition, il y a de quoi affoler les compteurs de ces modèles... 

A nous donc d'intégrer le fait que nous ne comprendrons pas avant un bon moment - le temps de la science - quels sont les éléments de la chaîne qui s'avèrent être en mutation profonde, car les modèles climatiques prévisionnels sont à peine élaborés qu'ils sont déjà dépassés. Par exemple cet hiver à la simple question de l'AFP "est-ce que l'ondulation inhabituelle du jet-stream est due aux changements climatiques?" la réponse de Jim Palmer, professeur de physique du climat à l'Université d'Oxford, est sans détour "nous ne le savons pas, les modèles ne sont probablement pas assez fiables pour nous le dire". 

Un réchauffement extrême moins probable dans la prochaine décennie

Parmi les éléments les plus probables au beau milieu des incertitudes scientifiques, citons la fonte des glaces d'eau douce qui augmente les niveaux de la mer (selon les estimations actuelles, une fonte totale des glaces du Groenland entrainerait une montée de 6,1 mètres des océans et celle-ci atteindrait près de 61 mètres si la calotte glaciaire de l'Antarctique fondait) et modifie la chimie et la salinité des océans, le jet-stream ce ruban d'air qui tourne autour de la planète dans le haute atmosphère a des ondulations suspectes, le courant océanique chaud Gulf stream aurait depuis 2011 divergé de sa route habituelle, une activité volcanique ou sismique en recrudescence depuis plusieurs mois, des éruptions solaires importantes dont même certains experts du Giec affirment qu'elles pourraient avoir une influence sur notre climat, des précipitations et écoulement d'eau importants, et jusqu'à une possible inversion en cours des pôles magnétiques (il y en a eu plusieurs depuis que la vie existe sur Terre) qui pourrait modifier structurellement les courants actuels. 

D'ailleurs une équipe d'experts de l'Université d'Oxford précise en mai 2013 dans la revue Nature Geoscience qu'un réchauffement extrême de la planète est moins probable ces prochaines décennies, après de fortes hauses dans les années 1980 et 1990, tout en maintenant que la hausse supérieure à 2° menace toujours à long terme. Les scientifiques s'interrogent donc sur les raisons de ce ralentissement, les émissions de gaz à effet de serre n'ayant en effet cessé de croître ces dernières années. 

Beaucoup de scénarios et d'hypothèses sont donc avancés, jusqu'au ministère de la Défense américain qui il y a une dizaine d'années a rédigé le très sérieux rapport intitulé "Un scénario de changement climatique brutal et ses implications pour la sécurité nationale des Etats-Unis" prédisant... une ère glaciaire sous peu. "Les exemples passés de brusque changement climatique nous rappellent qu'il est prudent de considérer ce type de scénario comme plausible, d'autant plus que des découvertes scientifiques récentes suggèrent que nous sommes peut-être à la veille d'un tel événement". Dans ce scénario publié en 2003 et prenant comme modèle ce qui s'est passé sur Terre il y a 8.200 ans, les auteurs prédisent un réchauffement progressif allant jusqu'à 2010 puis un refroidissement - spécialement en Europe et dans la plupart des régions de l'hémisphère nord - dû à un changement du Gulf-Stream. Et "vers la fin de la décennie en 2020, le climat de l'Europe s'apparentera plus à celui de la Sibérie". 

Quant aux Russes, ils ne sont pas en reste, ainsi le chef de secteur des études spatiales de l'observatoire de Poulkovo de l'Académie des Sciences de Russie, Habiboullo Abdoussamatov, a récemment déclaré que la planète avait déjà commencé à refroidir "selon les données que nous avons, les températures vont commencer à baisser de manière stable à partir de l'année 2014". Sortez vos parkas et vos chapkas... 

Apprendre à vivre avec cette mutation climatique

Mais peu importe les causes, et l'impact exact de l'homme ou de la nature dans ce processus global, car les événéments nous montrent que cette mutation climatique a déjà commencé sur l'ensemble de la planète. On n'en connaît encore que peu les contours et surtout l'ampleur, mais il va donc nous falloir maintenant vivre avec celle-ci. Le climat n'est plus contrôlable et marche sur la tête? Alors écoutons nos grenouilles intérieures et suivons l'exemple de Darwin, lequel nous rappelle que "ce n'est pas l'espèce la plus forte qui survit, ni la plus intelligente, mais celle qui s'adapte le mieux au changement". 

Quand la planète Terre nous parle, nous ferions bien de l'écouter...

 

 


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A quoi ressembleraient nos supermarchés sans les abeilles ?

Publié le par Gerome

 

 

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 Comme souvent, une seule photo peut être plus parlante que de longs rapports. Dans une communication efficace, la chaîne de supermarchés américaine Whole Foods, spécialisée dans le bio et l’équitable, a imaginé à quoi ressembleraient nos étals si les abeilles venaient à s’éteindre. L’un de ses magasins, situé à Providence (Rhode Island), a temporairement enlevé tous les produits venant de plantes pollinisées par des abeilles et autres insectes pollinisateurs. Résultat : 237 des 453 produits proposés à l’accoutumée, soit 52 % des récoltes, ont disparu. Parmi eux : les pommes, oignons, carottes, citrons, brocolis, avocats ou encore concombres.

 

En réalité, un tiers de notre nourriture fruits, – légumes et boissons (café, cacao) – dépend des abeilles, rappelle l’enseigne de distribution.

« Les pollinisateurs naturels sont un maillon essentiel de notre chaîne alimentaire. Plus de 85 % des espèces végétales de la terre, dont beaucoup composent les aliments les plus nutritionnels de notre alimentation, exigent des pollinisateurs pour exister. Pourtant, nous continuons à assister à un déclin alarmant de ces populations, regrette Eric Mader, directeur adjoint de la Xerces Society, une ONG qui protège les abeilles. Notre organisation travaille avec des agriculteurs pour les aider à recréer un habitat sauvage et adopter des pratiques moins intensives en pesticides. Ces stratégies simples peuvent faire pencher la balance en faveur de retour des abeilles. »



Près d’un tiers des colonies d’abeilles aux Etats-Unis ont été décimées au cours de l’hiver 2012-2013, selon une étude réalisée par le ministère de l’agriculture américain et des associations professionnelles, publiée le 7 mai, qui souligne aussi les conséquences« désastreuses » pour une économie du miel qui pèse 30 millions de dollars outre-Atlantique.

Si les autorités américaines évoquent des raisons multiples, comme « les parasites, les maladies, les facteurs génétiques, une mauvaise nutrition et l’exposition aux pesticides », cette dernière est majoritairement citée par les scientifiques pour expliquer la surmortalité des pollinisateurs domestiques et sauvages (bourdons, papillons, abeilles sauvages, etc.).



L’Union européenne a ainsi annoncé, le 29 avril, la suspension pour deux ans, à compter du 1er décembre, de l’utilisation de trois insecticides impliqués dans ce déclin. Ces molécules, l’imidaclopride, le thiaméthoxame et la clothianidine appartiennent à la famille des néonicotinoïdes, insecticides parmi les plus utilisés au monde en agriculture et que l’on retrouve dans des dizaines de produits tels le Cruiser, le Gaucho, le Poncho ou le Cheyenne.

L’application de cette interdiction ne sera pas évidente tant ces substances persistent dans l’environnement, comme je l’avais expliqué dans un précédent papier. Mais elle est essentielle si l’on veut éviter de connaître la même réalité qu’en Chine, abordée par l’excellent documentaire Des abeilles et des hommes, où des milliers de paysans pollinisent les fleurs à la main, à partir de pollen qui leur est envoyé d’autres régions où les butineuses vivent encore.

 

 


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Québec , Canada : Le quart des abeilles mortes à cause des semences enrobées

Publié le par Gerome

Un étudiant de l’Université Laval a toutefois jeté un pavé dans la mare le 29 mai dernier, en dévoilant des données très concrètes.


Dans la région de Saint-Hyacinthe, en période de semis, il a retrouvé trois fois plus d’abeilles mortes à proximité des champs où des semences enrobées sont utilisées. Et près de 25 % d’entre elles contenaient une dose mortelle de néonicotinoïdes. « Les néonicotinoïdes sont employés dans l’enrobage de semences de maïs et de certaines semences de soya. Avec un semoir pneumatique, la poussière d’insecticide se diffuse dans l’environnement.

Mais il y a plus que ça, car il s’agit d’un insecticide systémique. C’est-à-dire que le composé se répand dans toute la plante, son pollen et le nectar. Il se retrouve aussi dans l’eau », expose Olivier Samson-Robert, candidat à la maîtrise à l’Université Laval.

abeilles-Quebec.jpgUn drap blanc positionné devant les ruches permettait de compter les mortalités. Après autopsie, près de 25 % des abeilles mortes contenaient des néonicotinoïdes. © Olivier Samson-RobertDes effets sur les abeilles… et les humains?

 

Une autre donnée qui fait sursauter concerne la présence de l’insecticide dans l’eau des champs.

De fait, l’abeille s’abreuve aux flaques d’eau et Olivier Samson-Robert a jugé pertinent de recueillir des échantillons dans les surfaces d’eau de certains champs. Toutes les zones échantillonnées en 2012 contenaient des néonicotinoïdes!

Et les concentrations étaient énormes : entre 32 et 186 fois supérieures à la dose mortelle pour une abeille. « Les abeilles qui ont bu dans les surfaces d’eau de ces champs ont inévitablement connu la mort », attestait-il. Des échantillons d’eau collectés récemment seront analysés sous peu, mais les résultats de 2012 inquiètent. « Je ne veux pas paraître alarmiste ou conspirateur, mais à 186 fois les doses létales pour une abeille, il y a lieu de se questionner sur les dangers pour l’humain.

Est-ce qu’une personne qui habite en bordure d’un champ peut être affectée par ces poussières d’insecticide? Est-ce que l’eau de son puits de surface pourrait en être contaminée, même à faible dose? » s’interroge l’étudiant.

Voici un lien de Santé Canada qui donnent plusieurs conseils afin de réduire le risque des semences traitées pour les insectes pollinisateurs :
http://hc-sc.gc.ca/cps-spc/pubs/pest/_fact-fiche/pollinator-protection-pollinisateurs/index-fra.php

 

 


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Coup de frein des investissements dans les énergies renouvelables en 2012

Publié le par Gerome

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Les investissements dans les énergies renouvelables ont baissé en 2012 pour la première fois depuis trois ans, avec de forts reculs en Europe et aux Etats-Unis en partie compensés par la progression de la Chine et des autres pays émergents, selon une étude publiée mercredi.


L'an passé, les dépenses mondiales dans les énergies renouvelables ont reculé de 12%, à 244 milliards de dollars, selon une étude publiée par Bloomberg New Energy Finance (BNEF) et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), qui ajuste des chiffres publiés mi-avril.

Au premier trimestre 2013, ces investissements (qui excluent les gros barrages hydroélectriques) sont tombés à 40 milliards, leur plus bas niveau depuis le premier trimestre 2009.


Ces baisses sont dues à de forts reculs des dépenses en Europe et aux Etats-Unis, sur fond de morosité économique, mais aussi à la chute d'environ 30 à 40% du prix des panneaux photovoltaïques, qui réduit mécaniquement les sommes dépensées, indiquent les deux organismes dans un communiqué.

C'est la première fois depuis 2009 que le record de l'année précédente n'est pas battu, et la plus forte baisse jamais observée ces dernières années. En 2011, les investissements dans les énergies renouvelables avaient atteint un record de 279 milliards de dollars, après 227 milliards en 2010.


2012 est néanmoins la deuxième meilleure année en termes de volumes d'investissements, ceux-ci ayant par exemple plus que doublé depuis 2006, note le PNUE, qui qualifie les chiffres d'"aigre-doux".

Pour le patron de BNEF Michael Liebreich, le fait que "les investissements aient dépassé les 200 milliards pour la troisième année consécutive est encourageant".


"Ce qui reste très inquiétant, c'est que le monde ne fait qu'effleurer la surface: la tendance des émissions de CO2 est toujours d'une forte hausse et il y a eu près de 150 milliards de dollars d'investissements dans des actifs de productions de combustibles fossiles en 2012", s'alarme-t-il.

 

Avec un recul de 29% en Europe et de 34% aux Etats-Unis, le paysage mondial a été bouleversé l'an passé: le Vieux Continent reste le premier marché (79,9 milliards de dollars), mais la Chine, premier marché national, se rapproche (+22% à 66,6 milliards) et creuse l'écart avec les Etats-Unis (36 milliards).


Le Japon, où de nombreux réacteurs nucléaires ont été arrêtés après la catastrophe de Fukushima, échappe à la tendance des pays riches, avec un bond de 73% à 16 milliards.

Les pays émergents représentent désormais 46% des investissements dans les renouvelables, avec 112 milliards de dollars en 2012, alors que leur part ne dépassait pas les 30% en 2007. Des centrales solaires géantes à Ouarzazate au Maroc et dans le Gujarat en Inde, ou encore un grand parc éolien de 400 mégawatts dans l'Etat mexicain du Oaxaca figurent ainsi parmi les grands projets mondiaux récemment achevés ou lancés.


Au total, le parc électrique mondial des énergies renouvelables a atteint 1.470 gigawatts l'an dernier, contre environ 1.350 GW en 2011.

A pleine puissance, ce chiffre équivaut à plus de 1.000 grands réacteurs nucléaires, même si en raison de l'intermittence de l'éolien et du solaire particulièrement, leur production d'électricité sur une année est bien moindre.

L'éolien a représenté la plus grande partie des nouvelles capacités (+48 GW), devant le solaire et l'hydroélectricité, avec environ 30 GW chacun. Plus de la moitié des capacités électriques lancées en 2012 étaient des renouvelables, selon BNEF.


Selon l'étude, le secteur des énergies renouvelables représentait 5,7 millions d'emplois directs et indirects dans le monde en 2012. Ces énergies représentaient 19% de la consommation mondiale, essentiellement grâce à l'électricité et à la biomasse (bois, etc.)

 

 


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Comment New York veut se sauver du réchauffement climatique

Publié le par Gerome

Le maire de New York a dévoilé un plan de près de 20 milliards pour mieux protéger la ville...

 

montée des eaux


Sept mois après l'ouragan Sandy, le maire de New York Michael Bloomberg a dévoilé ce mardi un plan ambitieux visant à mieux protéger la ville contre les effets du changement climatique, d'un coût estimé à 19,5 milliards de dollars.

D'ici à 2050, 800.000 New-Yorkais vivront dans des zones inondables, qui couvriront le quart de la surface de la ville, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. «Sandy a coûté 19 milliards (...) mais une tempête similaire en 2050 pourrait coûter 90 milliards de dollars», a-t-il ajouté, invoquant «la hausse des températures et du niveau des océans».


«Nous allons devoir vivre avec de nouvelles réalités»


Se basant sur les prédictions d'un groupe de scientifiques mis en place par la ville, revues depuis l'ouragan qui avait fait 43 morts fin octobre à New York, Michael Bloomberg a préconisé une série de murs anti-crue amovibles, le renforcement ou la création de dunes le long des côtes les plus exposées et la création de digues et autres dispositifs de protection dans des endroits statégiques. New York compte quelque 835 km de côtes, et environ 400.000 personnes habitent actuellement dans des zones à risques.


«Certaines des protections pour les zones côtières seront peut-être controversées. Certaines peut-être bloqueront la vue», a-t-il dit. Mais l'alternative, c'est d'être inondé, ou pire. «Nous ne pouvons pas arrêter la nature, mais si nous voulons sauver des vies et protéger nos communautés, nous allons devoir vivre avec de nouvelles réalités».


Chaudes prédictions scientifiques


Michael Bloomberg, qui quitte la mairie à la fin de l'année, a également évoqué des incitations financières pour aider les propriétaires à protéger leurs constructions, «non seulement contre les ouragans (...) mais aussi (contre) la sécheresse, les fortes précipitations et les vagues de chaleur», a-t-il précisé.

Selon les prédictions des scientifiques, rassemblées sur plus de 450 pages et rendues publiques ce mardi, la température pourrait en 2050 dépasser 32 degrés 57 jours par an à New York, contre 18 jours actuellement.

L'ouragan Sandy qui a frappé la côte est des Etats-Unis fin octobre 2012 avait inondé une partie de Manhattan, plongé la moitié de l'île dans le noir pendant plusieurs jours, et causé des millions de dégâts dans les zones côtières.

 

 


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