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Le réchauffement climatique menace des espèces encore solides

Publié le par Gerome

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De nombreuses espèces d'oiseaux, d'amphibiens et de coraux, qui ne sont pas actuellement menacés, pourraient se retrouver en danger en raison du réchauffement climatique, indique une étude internationale, mercredi.

Les oiseaux et les amphibiens de la forêt tropicale amazonienne, ainsi que les coraux au large de l'Indonésie apparaissent particulièrement vulnérables à la hausse générale des températures.


Au total, 41% de toutes les espèces d'oiseaux, 29% des amphibiens et 22% des coraux, non encore menacés, se trouvent "hautement vulnérables" face aux modifications climatiques, indique l'équipe de scientifiques qui a réalisé l'étude dans le journal Plos One.

"Cela est une surprise", a commenté Wendy Foden de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui a dirigé les travaux d'une centaine de scientifiques.


Selon elle, les priorités en matière de conservation de la nature doivent être revues, en particulier afin de déterminer des zones protégées de la vie sauvage.

"Le changement climatique n'est pas la menace la plus importante pour le moment", a-t-elle expliqué.

La perte de l'habitat animal provoquée par la hausse de la population humaine, la surexploitation et la présence d'espèces envahissantes sont les principales causes d'extinction, précise l'étude.


Les chercheurs ont adopté une nouvelle échelle de mesure pour évaluer la vulnérabilité au changement climatique. Elle se fonde sur l'exposition probable de chaque animal, sur sa sensibilité au changement et sur sa capacité d'adaptation.

Un groupe de scientifiques de l'Onu a estimé que 20 à 30% des espèces au niveau mondial sont confrontées à un risque croissant de disparition si les températures augmentent de plus de deux ou trois degrés au-dessus des niveaux de l'ère pré-industrielle.

 

 


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Feux de forêt: l'Amazonie souffre du changement climatique

Publié le par Gerome

La forêt tropicale amazonienne, qui couvre 5,5 millions de km2, ne souffre pas uniquement de la déforestation, qui a réduit sa surface de près de 20% depuis 1970 pour la seule partie brésilienne. Elle est également victime d’un mal plus discret mais qui devient encore plus ravageur: les feux de sous-bois.


Jusqu’à présent, l’étendue du phénomène échappait largement aux objectifs des satellites d’observation de la Terre, en particulier ceux de la Nasa. Mais une nouvelle méthode d’analyse permet désormais de suivre leur activité, et les dégâts se révèlent supérieurs à ceux de la déforestation.

 

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Ces incendies masqués touchent le sud de la forêt amazonienne. Leur développement est lié à deux phénomènes simultanés. D’abord, l’activité humaine, de plus en plus importante sur la lisière sud de la forêt. Les hommes sont les auteurs des départs de feux (cuisine, camping, cigarettes, automobiles, restes de combustion des déchets agricoles…). Ensuite, le changement climatique crée des conditions favorables à la propagation des incendies sous couvert.

 

Alors que les feux de savane en Amazonie peuvent se déplacer à la vitesse de 100 mètres par minute, ceux de sous-bois ne progressent qu’à 0,5 mètres par minute et leurs flammes ne dépassent pas quelques dizaines de cm de hauteur. Mais ils peuvent durer pendant des semaines.

Lors des pires années (2005, 2007 et 2010), la surface touchée par ces incendies a été plusieurs fois supérieure à celle de la déforestation elle-même. L’étude de la Nasa estime que, entre 1999 et 2010, elle a atteint 85.500 km2, soit 2,8% de la surface totale restante de la forêt amazonienne.


Les résultats montrent également une absence de corrélation entre la déforestation et les feux de sous-bois. Pendant les années de plus forte activité pour la première (2003 et 2004), les incendies ont affiché leurs taux les plus bas.

 

Ce constat a fortement surpris les chercheurs. «Lorsque vous avez un feu de joie d’un kilomètre carré qui expédie des cendres incandescentes dans la forêt adjacente, pourquoi n’observe-t-on pas plus de feux de sous-bois?», se demande Doug Morton, responsable de l’étude au Goddard Space Flight Center de la Nasa.

Le coupable s’est révélé être le climat. En réalité, les fortes fréquences de feux de sous-bois coïncident avec une faible humidité nocturne. Cette dernière est mesurée par l’instrument AIRS (Atmospheric Infrared Sounder), qui se trouve à bord du satellite Aqua de la Nasa.


Preuve de cette corrélation, la présence de très nombreux feux de sous-bois dans des régions de réserves indigènes où la déforestation n’existe pas. Ce sont donc les mécanismes climatiques, associés aux pratiques humaines, qui rendent le sud de la forêt amazonienne si sensible aux feux de sous-bois.

La Nasa a, par ailleurs, établi un lien entre la température de surface de la mer et la fréquence de ces feux liée aux variations d’humidité des sols. Or, cette température de surface des mers est liée aux grands phénomènes climatiques comme El Nino, mais aussi au réchauffement de la planète.


Les chercheurs tentent maintenant de perfectionner leurs modèles en intégrant les informations provenant de plusieurs systèmes de mesure par satellite. Avec l’objectif d’anticiper la survenue de conditions favorables à la propagation des feux de sous-bois dans la forêt amazonienne.

 

 


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C’est fait, les humains ont tué le tout dernier rhinocéros du Mozambique

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Personne ne sait exactement quand les rhinocéros ont commencé à peupler les forêts et les plaines du Mozambique, mais tout le monde peut dire avec certitude à quelle date leur règne dans le pays s’est achevé. Les 15 derniers animaux qui existaient encore au Mozambique ont été retrouvés morts sans leurs cornes, victimes d’un massacre perpétré par des braconniers.

 

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Les animaux ont été retrouvés dans le Parc Transfrontalier du Grand Limpopo, une réserve de vie sauvage le long de la frontière sud du Mozambique, là où il y a une dizaine d’années encore on comptait des centaines de représentants de l’espèce.

Les autorités soupçonnent que les gardes forestiers, chargés de protéger les animaux en voie d’extinction, ont aidé les chasseurs lors de leur attaque. D’après le journal The Telegraph, 30 gardes ont été emprisonnés, accusés de complicité, et passeront devant un tribunal à la fin du mois.   

 

Pour aggraver la situation, les rhinocéros du voisin sud-africain semblent se diriger vers le même destin. Depuis le début de l’année, 180 spécimens ont été abattus par des chasseurs, réduisant la colonie à 249 animaux.

Les êtres humains, qui dans le passé ont su se montrer suffisamment sages pour respecter les animaux les plus merveilleux, ont remplacé, durant ces dernières décennies, la vénération par la cupidité, encouragée par le commerce illégal.


Cette ‘demande’ croît principalement à cause du marché noir asiatique, où les cornes de rhinocéros peuvent parfois valoir plus que l’or en raison de ses supposées propriétés aphrodisiaques.

Malgré les efforts de préservation de l’espèce, d’autres pays africains pourraient bientôt suivre le mauvais exemple du Mozambique.

 

 


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Quelques images pour rêver

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La Guadeloupe manifeste contre l'épandage aérien

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Non aux épandages aériens de pesticides. Tout ce que la Guadeloupe compte de comités de défense de l'environnement et de la santé – près d'une trentaine d'organisations – a appelé à manifester, samedi 1er juin, à Pointe-à-Pitre, contre le traitement par épandage aérien des plantations de bananes. Ecologistes, médecins, apiculteurs, militants syndicaux et de partis de gauche : l'appel est large. Il a même essaimé en métropole où des apiculteurs de Midi-Pyrénées projettent de se rassembler à leur tour contre cette pratique, devant la préfecture de région à Toulouse, le 8 juin.



Officiellement interdit en France depuis une directive européenne de 2009, sauf dérogations particulières, l'épandage par voie aérienne ne concerne pas que les Antilles. Mais dans ces territoires de taille limitée, qui souffrent aujourd'hui et pour des siècles encore de la pollution aux pesticides d'une partie de leurs sols, de leurs rivières et de leur littoral – en particulier au chlordécone – l'exaspération est sous-jacente. D'autant que l'histoire semble vouloir se répéter.



VICTOIRE INÉDITE



Le 10 décembre 2012, quatre associations locales obtenaient une victoire inédite. A leur demande, le tribunal administratif de Basse-Terre avait décidé d'annuler les arrêtés du préfet de région qui autorisaient les producteurs de bananes à lutter par voie aérienne contre deux espèces de champignons responsables des redoutables cercosporioses jaune et noire. Les plaignants dénonçaient les risques pour l'environnement et pour la santé des populations. Seule une distance de sécurité de 50 mètres des maisons, des écoles et des cours d'eau est prévue, alors que la Guadeloupe est fréquemment balayée par les vents tropicaux. Les journaux locaux ont plus d'une fois rapporté le mécontentement de riverains "aspergés" chez eux.



Arguant qu'ils n'ont pas trouvé de solution plus efficace et que des pulvérisations terrestres feraient courir des risques sanitaires à leurs salariés agricoles, le groupement Les Producteurs de Guadeloupe a déposé – après leurs homologues de la Martinique – une nouvelle demande d'autorisation pour douze mois cette fois au lieu de six. En mars, au moment de l'enquête publique, les opposants se sont à nouveau mobilisés. "Echaudés par la tragédie du chlordécone, nous demandons l'abrogation de cette dérogation et l'organisation d'une concertation sur la politique bananière durable et écologique en Guadeloupe", proclamaient-ils dans une pétition signée par plus de 10 000 personnes – un beau score à l'échelle des Antilles.



ACCUMULATION DE PESTICIDES



La dérogation s'est un peu fait attendre, sans plus : l'actuelle préfète de Guadeloupe l'a accordée le 29 avril – comme son homologue de Fort-de-France. Son arrêté stipule simplement quelques restrictions pour certaines zones où habitations et plantations sont très imbriquées. Comme elles le sont dans la majorité du territoire concerné, rétorquent les associations pionnières qui y voient une raison pour interdire l'épandage aérien. Trois d'entre elles s'apprêtent à déposer un nouveau recours en annulation de cet arrêté dans les prochains jours.



Pour ne rien simplifier, le ministère de l'agriculture a de son côté attaqué la décision du tribunal administratif de Basse-Terre, qui avait donné raison aux défenseurs de l'environnement. "Toutes ces poursuites juridiques vont finir par nous épuiser : en temps, énergie, frais d'avocats", redoute Béatrice Ibéné, vétérinaire figure du Comité contre l'épandage aérien. Avec d'autres professionnels de santé, elle réclame des études sur les éventuels effets cocktail résultant des produits phytosanitaires contre les circercosporioses épandus par avion, sur des terres dans lesquelles d'autres pesticides se sont accumulés depuis les années 1960.



Lire aussi : Guadeloupe : monstre chimique



"La décision du tribunal administratif a été historique et la présidente du tribunal n'a même pas été mutée ! Personne n'avait jamais gagné contre l'Etat dans les ex-colonies !", s'enthousiasment néanmoins les membres d'un cercle Vigilance citoyenne, qui se réunit depuis cette victoire, deux fois par mois pour débattre de questions de pollution et d'engagement responsable. Dominé par la monoculture intensive de la canne à sucre et de la banane cavendish destinées à l'exportation, c'est le modèle agricole des Antilles françaises qu'ils interpellent.

 

Il n'existe que vingt-huit producteurs bio en Guadeloupe (sur 6 000) et pas un seul ne cultive de la banane. Non pas parce que ce ne serait pas possible sur le plan agronomique, mais parce que l'organisation actuelle du marché n'est pas prête à leur faire une place, explique en substance un représentant de la filière bio, convaincu qu'il est temps de montrer que l'on peut produire autrement dans ce lieu de la biodiversité qu'est encore la Guadeloupe.

 

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