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Quand Royal Canin sponsorise des combats entre chiens et ours en Ukraine

Publié le par Gerome

(La vidéo de cette monstruosité ne sera pas visible sur Notre Terre.org).

 

Royal Canin aurait-il sponsorisé des combats illégaux entre chiens et ours en Ukraine? La question se pose après les révélations de Quatre Pattes,relayées par l'édition suisse de 20minutes.

La vidéo publiée par cette organisation de protectiondes animaux basée en Autriche montre un ours attaché subir les assauts de deux chiens, avec la participation active de plusieurs hommes. On peut y voir flotter la bannière du fabricant français de nourriture pour animaux.

Comme l'explique Quatre Pattes, cité par 20minutes.ch, ce type de combat a "lieu 4 à 6 fois par an dans des camps de dressage" et se déroule sous la forme de concours. "Pendant plusieurs heures, deux à trois chiens de chasse sont lâchés toutes les 10 minutes afin qu’ils pourchassent un ours brun enchaîné. Ils doivent attaquer et mordre l'ours."L'animal, toujours selon Quatre Pattes, est limité dans ses mouvements par plusieurs hommes qui "le traînent" à travers une "arène", tandis qu'un juge-arbitre accorde des points aux chiens. Les gagnants sont les propriétaires des chiens les plus agressifs et reçoivent "une coupe arborant le logo Royal Canin".

Royal Canin dément et se désolidarise de tels combats

Face aux plaintes et protestations des internautes, la filiale néerlandaise de Royal Canin a publié sur son site un communiqué où elle dément que le groupe ait pu sponsoriser de tels combats.


Revenant sur la vidéo publiée par Quatre Pattes, Royal Canin explique qu'il s'agit d'un "spectacle de chiens organisé à Dubovy Gay en Ukraine les 27 et 28 avril 2013". Si le groupe admet que l'équipe Royal Canin en Ukraine a confirmé la présence de la marque à cette exposition canine, "avec une bannière, des prix pour les gagnants et de la nourriture gratuite", il affirme qu'il n'a jamais été question d'organiser un combat avec un ours.


"Si cela avait été connu à l'avance, Royal Canin n'aurait jamais été présent à cette compétition qui va à l'encontre de nos valeurs", assure le groupe, qui se "désolidarise totalement" de ces combats et regrette d'avoir été "involontairement impliqué dans leur succès". Contactée par l'édition 20minutes.ch, la filiale suisse de Royal Canin a elle aussi affirmé "ne pas être au courant de ce sponsoring" qui va "à l’encontre" de sa philosophie et s'est dite "atterrée" à la vue de la vidéo.

 

 


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80 % de la jungle de Bornéo modifiée par l’Homme

Publié le par Gerome

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À Bornéo, on découvre régulièrement de nouvelles espèces. Voilà qui pourrait rapidement changer, car la forêt tropicale est mise à mal : son anthropisation impacte 80 % de la jungle malaisienne.


L’île de Bornéo est célèbre pour la richesse de sa biodiversité. Des dizaines de milliers d’espèces animales et végétales se partagent cette immense forêt tropicale qui s’étend sur le Brunei, la Malaisie et l’Indonésie. Cependant, l’île est menacée par une déforestation qui frappe par sa rapidité. L’industrie du bois, le développement des plantations de palme ainsi que les feux de forêt ravagent complètement la jungle. Dans une nouvelle étude, parue dans la revue Plos One, une équipe montre que la partie malaisienne de l’île est à 80 % impactée par l’anthropisation des sols.

 

À partir des données satellite issues du projet Carnegie Landsat Analysis System-lite (CLASlite), l’équipe menée par le chercheur Greg Asner a montré qu’entre 1990 et 2009 près de 364.000 km de routes ont été construits dans la forêt du côté malaisien. L’état de dégradation des États de Sabah et Sarawak n’avait jamais été quantifié de façon aussi précise. D’après l’étude, seulement 8 % et 3 % des zones de forêts de Sabah et Sarawak demeurent intactes. À titre de comparaison, 54 % de la forêt tropicale du Brunei est épargné.

 

 

Les études antérieures utilisaient des méthodes de cartographie satellite. Or, par ce moyen, les résultats ne pouvaient pas prendre en compte la dégradation de la forêt. « L'exploitation forestière lourde laisse un sillage de dégradation des forêts, et ce même si la zone peut encore ressembler à une forêt dans l'imagerie satellite classique. Avec le système CLASlite, nous pouvons voir les effets de l'exploitation sur la voûte intérieure de la forêt. Le système a révélé une dégradation extrêmement répandue dans ce cas », commente Greg Asner. Bornéo est une île de biodiversité, mais tout comme Madagascar, elle est confrontée à une frénésie d’utilisation des sols qui, non réglementée, pourrait bien mettre en danger l’écosystème entier de l’île.

 

 


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Le requin a tué, certes, mais dites la vérité aux réunionnais

Publié le par Gerome

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Je fais le relais ici d'un très bon article du journaliste Jean Jacques Seymour. Tout est dit ici.

 

Une jeune fille de 15 ans a été tuée par un requin lundi  à la Réunion alors qu'elle se baignait dans la baie de Saint-Paul, à quelques mètres du bord. On s'étonne que, après avoir saccagé les mers et détruit une partie des ressources, ces grands prédateurs opportunistes, croquent de l'humain. ..Triste pour la gamine..Il est peut-être temps de dire la vérité.


On  croyait que la chasse aux squales d'il y aun an avait tout résolu ! En réalité, ce n'est pas de l'abattage des requins qu'il s'agit, c'est l'utilisation du requin pour se débarrasser des carcasses des abattoirs réunionnais. Ce que personne ne veut dire au grand jour. Cette pratique des abattoirs est à la source de tout, mais la révéler serait la faire supprimer, et faire augmenter les coûts de fonctionnement.

 

Or c'est cette déplorable habitude qui a accoutumé le requin de venir chercher sa nourriture près des côtes, mettant en danger non seulement le touriste, mais surtout le tourisme, déjà mal en point face à la baisse des tarifs sur la rivale voisine, l'île Maurice, et la hausse du confort de l'hôtellerie de luxe dans le nord-ouest de Madagascar ! Cela fait des mois que l'on veut cacher ces deux intérêts économiques qui entraînent une dissimulation (l'utilisation des requins comme nettoyeurs bon marché), et un mensonge : il n'y a pas de danger à se baigner à la Réunion si on ne s'éloigne pas de la plage. Tout cela est bien sûr orchestré par les puissants locaux qui ont, parfois, des intérêts dans les deux domaines.

La mort d'une jeune fille de quinze ans est un drame terrible.

Mais la réaction de certains élus et du Préfet local  sont d'une absurdité déconcertante. : Ce serait comme proposer de tuer tous les tigres et les lions pour qu'on puisse, enfin, faire un safari en toute sécurité. Et pourquoi pas supprimer éliminer les oiseaux pour que les avions décollent tranquillement ?
L'océan n'est pas la propriété privée des surfeurs, des baigneurs ni des lobbies du tourisme..

Mais l'Homo Sapiens s'estime chez lui partout, alors il ne faut pas s'étonner que ce genre d'accident arrive. Et naturellement, ça sera le prétexte à un nouveau massacre d'animaux, ces petits impudents qui osent contester notre supériorité sur la planète.

Il y a des loups dans les forêts, on tue les loups ; il y a des ours dans les montagnes, on tue les ours ; il y a des requins dans la mer, on tue les requins... Bientôt un monde merveilleux où nos enfants n'auront plus que des milliards de mouches, de pigeons et de rats pour seuls compagnons ?

Combien de temps, faudra-t-il, si Dieu lui en laisse le temps, à l'homme pour comprendre que la nature ne lui appartient pas, qu'elle est parfois dangereuse pour lui et que cette dangerosité est nécessaire à l'équilibre naturel de la vie sur terre ?

 

 


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Des arbres centenaires d'Amazonie rasés pour la visite du pape

Publié le par Gerome

UNE INFO A FAIRE CIRCULER D'URGENCE

 

 

 

Les autorités du Brésil ont qualifié l'attitude des dirigeants de l'Eglise comme criminelle après avoir abattu plus de 300 arbres centenaires dans un parc national de manière à ce que les pèlerins puissent célébrer la messe lors de la visite du Pape à Rio de Janeiro, prévue à la fin du mois.

 

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Les organisateurs de l'événement, qui aura lieu dans le diocèse de Sao Sebastiao de Itaipu, dans la ville de Niteroi, ont affirmé qu'il avait été nécessaire de raser une partie de la forêt tropicale afin de pouvoir accueillir environ 800 pèlerins. Au total, ce sont 334 arbres centenaires, situés à l'orée du parc national Serra da Tiririca et sur des terres appartenant à l'Eglise, qui ont été abattus.

Pour l'adjoint au maire de Niteroi, Axel Grael, l'Eglise n'avait pas reçu la permission de déboiser ces terres. "C'est une attitude lamentable. Un événement qui vise les jeunes doit être éducatif et montrer un engagement pour l'environnement et l'avenir". Même son de cloche à l'Institut pour l'environnement où Andre Ilha déclare: "Cette déforestation est un acte criminel" et de confirmer que cette destruction n'a jamais été autorisée.

"La zone détruite servait de zone tampon au parc Tiririca. Nous n'aurions jamais autorisé ces abattages. Il s'agit d'un fragment de la forêt tropicale de l'Atlantique qui est en voie de disparition. Nous comptons bien les poursuivre en justice". Face aux critiques, le diocèse aurait proposé de replanter des arbres, mais le mal est fait.

Ce n'est pas la première fois que les organisateurs de la Journée mondiale de la jeunesse sont critiqués pour leur mépris de l'environnement. Il y a quelques jours, une pétition a circulé pour éviter la suppression de 11 cocotiers situés au bord de la plage de Leme, où le pape doit célébrer une messe. L'autorisation avait été accordée, mais après le tollé engendré, le maire de Rio, Eduardo Paes, a fait marche arrière.

 

 


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Une nouvelle cartographie ultra-précise pour protéger la biodiversité

Publié le par Gerome

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Publiée en ligne dans PNAS, une étude américano-britannique a utilisé tous les ressorts de la technologie et de la science moderne pour établir une cartographie précise des zones biogéographiques à protéger en priorité.

 "Nous devons savoir où vivent les espèces, celles qui sont vulnérables, et où les actions humaines les menacent. Nous avons de meilleures données que par le passé - et de meilleures méthodes analytiques. Nous les avons mariées à des fins de conservation", commence le Dr. Clinton Jenkins, de l’Université d’État de Caroline du Nord. Avec des collègues américains et britanniques, il a cartographié les plus grandes concentrations mondiales d’amphibiens, d’oiseaux et de mammifères avec une précision 100 fois supérieure aux précédentes estimations.


  Les chercheurs ont également calculé le pourcentage de ces zones prioritaires faisant déjà partie de zones protégées existantes. Les résultats sont venus enrichir leurs cartes en couleurs, visibles sur le blog Saving Species. "Les zones de biodiversité les plus importantes présentent un taux plus élevé de protection que la moyenne mondiale. Malheureusement, il est encore insuffisant compte tenu de l'importance de ces zones", explique le Dr Lucas Joppé, de Microsoft Research à Cambridge (Angleterre), co-auteur de l’étude.

 "Il existe une inquiétude croissante [concernant le fait] que nous sommes à court de temps pour développer le réseau mondial d'aires protégées", poursuit-il. "Le choix des régions du monde bénéficiant d'une protection finira par décider quelles espèces survivent et lesquelles vont disparaître.

 

Nous avons besoin de la meilleure science disponible pour guider ces décisions", conclut le Dr Stuart Pimm, de l'Université Duke (Durham, Caroline du Nord), également co-auteur de l’étude.

 


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