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C’est fait, les humains ont tué le tout dernier rhinocéros du Mozambique

Publié le par Gerome

Personne ne sait exactement quand les rhinocéros ont commencé à peupler les forêts et les plaines du Mozambique, mais tout le monde peut dire avec certitude à quelle date leur règne dans le pays s’est achevé. Les 15 derniers animaux qui existaient encore au Mozambique ont été retrouvés morts sans leurs cornes, victimes d’un massacre perpétré par des braconniers.

 

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Les animaux ont été retrouvés dans le Parc Transfrontalier du Grand Limpopo, une réserve de vie sauvage le long de la frontière sud du Mozambique, là où il y a une dizaine d’années encore on comptait des centaines de représentants de l’espèce.

Les autorités soupçonnent que les gardes forestiers, chargés de protéger les animaux en voie d’extinction, ont aidé les chasseurs lors de leur attaque. D’après le journal The Telegraph, 30 gardes ont été emprisonnés, accusés de complicité, et passeront devant un tribunal à la fin du mois.   

 

Pour aggraver la situation, les rhinocéros du voisin sud-africain semblent se diriger vers le même destin. Depuis le début de l’année, 180 spécimens ont été abattus par des chasseurs, réduisant la colonie à 249 animaux.

Les êtres humains, qui dans le passé ont su se montrer suffisamment sages pour respecter les animaux les plus merveilleux, ont remplacé, durant ces dernières décennies, la vénération par la cupidité, encouragée par le commerce illégal.


Cette ‘demande’ croît principalement à cause du marché noir asiatique, où les cornes de rhinocéros peuvent parfois valoir plus que l’or en raison de ses supposées propriétés aphrodisiaques.

Malgré les efforts de préservation de l’espèce, d’autres pays africains pourraient bientôt suivre le mauvais exemple du Mozambique.

 

 


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Quelques images pour rêver

Publié le par Gerome

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La Guadeloupe manifeste contre l'épandage aérien

Publié le par Gerome

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Non aux épandages aériens de pesticides. Tout ce que la Guadeloupe compte de comités de défense de l'environnement et de la santé – près d'une trentaine d'organisations – a appelé à manifester, samedi 1er juin, à Pointe-à-Pitre, contre le traitement par épandage aérien des plantations de bananes. Ecologistes, médecins, apiculteurs, militants syndicaux et de partis de gauche : l'appel est large. Il a même essaimé en métropole où des apiculteurs de Midi-Pyrénées projettent de se rassembler à leur tour contre cette pratique, devant la préfecture de région à Toulouse, le 8 juin.



Officiellement interdit en France depuis une directive européenne de 2009, sauf dérogations particulières, l'épandage par voie aérienne ne concerne pas que les Antilles. Mais dans ces territoires de taille limitée, qui souffrent aujourd'hui et pour des siècles encore de la pollution aux pesticides d'une partie de leurs sols, de leurs rivières et de leur littoral – en particulier au chlordécone – l'exaspération est sous-jacente. D'autant que l'histoire semble vouloir se répéter.



VICTOIRE INÉDITE



Le 10 décembre 2012, quatre associations locales obtenaient une victoire inédite. A leur demande, le tribunal administratif de Basse-Terre avait décidé d'annuler les arrêtés du préfet de région qui autorisaient les producteurs de bananes à lutter par voie aérienne contre deux espèces de champignons responsables des redoutables cercosporioses jaune et noire. Les plaignants dénonçaient les risques pour l'environnement et pour la santé des populations. Seule une distance de sécurité de 50 mètres des maisons, des écoles et des cours d'eau est prévue, alors que la Guadeloupe est fréquemment balayée par les vents tropicaux. Les journaux locaux ont plus d'une fois rapporté le mécontentement de riverains "aspergés" chez eux.



Arguant qu'ils n'ont pas trouvé de solution plus efficace et que des pulvérisations terrestres feraient courir des risques sanitaires à leurs salariés agricoles, le groupement Les Producteurs de Guadeloupe a déposé – après leurs homologues de la Martinique – une nouvelle demande d'autorisation pour douze mois cette fois au lieu de six. En mars, au moment de l'enquête publique, les opposants se sont à nouveau mobilisés. "Echaudés par la tragédie du chlordécone, nous demandons l'abrogation de cette dérogation et l'organisation d'une concertation sur la politique bananière durable et écologique en Guadeloupe", proclamaient-ils dans une pétition signée par plus de 10 000 personnes – un beau score à l'échelle des Antilles.



ACCUMULATION DE PESTICIDES



La dérogation s'est un peu fait attendre, sans plus : l'actuelle préfète de Guadeloupe l'a accordée le 29 avril – comme son homologue de Fort-de-France. Son arrêté stipule simplement quelques restrictions pour certaines zones où habitations et plantations sont très imbriquées. Comme elles le sont dans la majorité du territoire concerné, rétorquent les associations pionnières qui y voient une raison pour interdire l'épandage aérien. Trois d'entre elles s'apprêtent à déposer un nouveau recours en annulation de cet arrêté dans les prochains jours.



Pour ne rien simplifier, le ministère de l'agriculture a de son côté attaqué la décision du tribunal administratif de Basse-Terre, qui avait donné raison aux défenseurs de l'environnement. "Toutes ces poursuites juridiques vont finir par nous épuiser : en temps, énergie, frais d'avocats", redoute Béatrice Ibéné, vétérinaire figure du Comité contre l'épandage aérien. Avec d'autres professionnels de santé, elle réclame des études sur les éventuels effets cocktail résultant des produits phytosanitaires contre les circercosporioses épandus par avion, sur des terres dans lesquelles d'autres pesticides se sont accumulés depuis les années 1960.



Lire aussi : Guadeloupe : monstre chimique



"La décision du tribunal administratif a été historique et la présidente du tribunal n'a même pas été mutée ! Personne n'avait jamais gagné contre l'Etat dans les ex-colonies !", s'enthousiasment néanmoins les membres d'un cercle Vigilance citoyenne, qui se réunit depuis cette victoire, deux fois par mois pour débattre de questions de pollution et d'engagement responsable. Dominé par la monoculture intensive de la canne à sucre et de la banane cavendish destinées à l'exportation, c'est le modèle agricole des Antilles françaises qu'ils interpellent.

 

Il n'existe que vingt-huit producteurs bio en Guadeloupe (sur 6 000) et pas un seul ne cultive de la banane. Non pas parce que ce ne serait pas possible sur le plan agronomique, mais parce que l'organisation actuelle du marché n'est pas prête à leur faire une place, explique en substance un représentant de la filière bio, convaincu qu'il est temps de montrer que l'on peut produire autrement dans ce lieu de la biodiversité qu'est encore la Guadeloupe.

 

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Le lin, un textile très ancien qui a de l'avenir

Publié le par Gerome

Dans le paysage sinistré du textile en Europe, la filière du lin, fibre ancienne dont la France est le premier producteur mondial, pourrait revenir en force dans une économie privilégiant écologie et développement durable, espèrent ses acteurs.

C'est l'un des thèmes de "LINcroyable récolte", semaine de popularisation du 3 au 9 juin de la Confédération européenne du lin et du chanvre (CELC), qui a choisi d'exposer "un champ éphémère de 1.000 m2 de lin textile" au coeur de Paris, place du Palais-Royal.

Dans le secteur linier, la division internationale du travail est aujourd'hui très marquée.

 

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D'un côté, trois pays européens produisent 80% de la récolte mondiale -France 75%, Belgique et Pays-Bas ensemble 5%. Les champs de lin s'échelonnent le long des côtes de la Manche et de la mer du Nord dans une zone au climat idéalement équilibré entre ensoleillement et précipitations.

De l'autre, l'industrie chinoise qui fabrique 70% des fils (contre 20% pour les Européens) et 80% des tissus de lin dans le monde, doit importer de 75% à 85% de la production de lin "teillé" (en balles d'étoupes) des Français, Belges et Néerlandais.


De ce fait, surfaces cultivées et volume de lin teillé vendu par la France et ses deux voisins sont, sur les 15 dernières années, en hausse tendancielle dans des fourchettes respectives de 50.000 à 100.000 ha et de 60.000 tonnes à 130.000 tonnes, d'après les données du CELC.

Par contraste, le secteur industriel s'est réduit comme peau de chagrin, sous le coup, outre le rouleau compresseur chinois, de la fin des barrières douanières et de la disparition de marchés traditionnels du lin (sacs postaux, draps militaires, voiles, bâches, filets etc.), le tout aggravé par l'euro fort.


Le lin, produit moderne


D'une vingtaine de grosses filatures en Europe dans les années 90, il ne reste qu'une demi-douzaine aujourd'hui.

"En Belgique, en 1982, il y avait huit filatures de lin dont trois à Lokeren (Flandre). Maintenant, on est la seule", raconte Maurice Cock, descendant du fondateur de la filature Stanislas Cock (1.300 tonnes par an et un chiffre d'affaires de 7,5 millions d'euros).

La dernière filature française, Safilin, qui s'est résolue en 2005 à délocaliser toute sa production en Pologne face à l'énorme pression sur la compétitivité, et sa concurrente italienne Linificio représentent à elles deux la moitié de la production de fil de lin européen.

Ces survivants placent désormais beaucoup d'espoirs dans les produits dits "techniques".


"Le lin est presque aussi solide que la fibre de carbone mais deux fois plus léger et aussi plus souple même s'il reste plus cher", sans parler de son caractère biodégradable et recyclable, souligne le PDG de Safilin, Christian Mekerke.

A titre encore expérimental ou déjà sur le marché, le lin entre dans la composition de raquettes de tennis, de skis, de cannes à pêche, de coques de bateaux de plaisance, de planches de surf, de kayaks, de carénages de moto et de profils de fenêtre.


L'université anglaise de Nottingham a conçu un prototype de pales d'éoliennes de 3,5 mètres avec de la mèche de lin, qui a obtenu un prix international dans la catégorie "composite biosourcé".

Mais l'ambition des acteurs de la filière est aussi de réhabiliter le lin au quotidien. "On reproche au lin de gratter, d'être froissable, et de n'être qu'une fibre d'été. En réalité, c'est confortable, c'est thermorégulateur et antiallergénique", assure Olivier Ducatillion, PDG du tisseur Edouard Lemaître-Demeestere, situé dans un grand bassin historique du lin, la vallée de la Lys, à la frontière franco-belge.


"Depuis deux à trois ans, on a une tendance appelée le +lin lavé+, notamment pour le linge de maison, de table, de lit, et pour la salle de bain", ajoute l'industriel, évoquant un intérêt soutenu aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Scandinavie.

 

 


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Les évènements climatiques et météorologiques extrêmes ont contraint au déplacement 32 millions de personnes dans le monde en 2012

Publié le par Gerome

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D'après le rapport "Global Estimates 2012", publié, lundi 13 mai, par l'International Displacement Monitoring Centre (IDMC) et le Norwegian Refugee Council (NRC), les événements climatiques et météorologiques extrêmes – inondations, mousson, cyclones, tempêtes – constituent la quasi-totalité (98 %) des catastrophes naturelles qui, en 2012, ont conduit au déplacement de 32,4 millions de personnes dans 82 pays. L'Asie a été la plus affectée (22,2 millions de déplacés), devant l'Afrique (8,2 millions) et le continent américain (1,8 million).


Le chiffre est deux fois supérieur à celui de 2011, qui était de 16,4 millions. Entre 2008 et 2012, le rapport, qui s'appuie aussi sur les données de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de la Banque mondiale, évalue à 143,9 millions le nombre total de personnes obligées de migrer à cause de catastrophes climatiques. Dans la quasi-totalité des cas, ces déplacements restent internes au pays.


D'une année à l'autre, le nombre et la violence des accidents climatiques varient, bien sûr. En 2012, en Chine, plusieurs typhons ont entraîné l'exode de 4 millions d'habitants, et les inondations celui de 1,3 million d'autres. Aux Philippines, typhons et mousson ont forcé 3,5 millions de personnes à migrer. En Afrique, au Nigeria, 6,1 millions d'habitants ont été déplacés du fait d'inondations.

 

Mais une constante demeure. "Les régions les plus pauvres sont les plus touchées, même si les Etats-Unis sont aussi frappés. Il y a une interaction entre la vulnérabilité aux phénomènes climatiques et la pauvreté économique", estime Bettina Laville, avocate spécialisée dans le développement durable et auteur d'un rapport sur les réfugiés climatiques.


Comment définir ces derniers ? Doit-on parler de "réfugiés", terme que le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) et les Nations unies ont banni s'agissant des questions climatiques ? "J'ai personnellement opté pour le terme d'écoréfugiés, car il permet de faire le lien entre deux migrations – les réfugiés écologiques sont aussi des réfugiés économiques –, même si le HCR veut protéger le terme défini par la Convention de Genève de 1951 ", précise Mme Laville.


Au-delà de la terminologie, le nombre des déplacés ne peut qu'augmenter dans les décennies à venir. "Deux tiers de la population mondiale vivent à moins de cent kilomètres des côtes, trente des cinquante plus grandes villes sont en bord de mer et une montée des eaux de moins de 20 cm aura un impact certain", rappelle Dina Ionesco, chargée des politiques sur les migrations et le changement climatique à l'OIM.

 

Les raisons de migrer sont nombreuses. "Certains désastres naturels ont des effets immédiats avec des déplacements de population, explique Mme Ionesco. Il y a aussi une dégradation plus lente – salinité des terres, montée des eaux, grandes sécheresses, désertification... – qui va amener des millions de personnes à bouger."


Ces problèmes se combinent avec des conflits, économiques, sociaux ou militaires. Il n'est alors pas toujours aisé de définir la part des raisons environnementales dans ces migrations. En Birmanie, l'annonce du déplacement, en prévision de l'arrivée du typhon, de 166 000 personnes musulmanes rohingyas, pour la plupart déjà évacuées l'an passé en raison de violences et de meurtres dont elles étaient victimes, et installées depuis dans des camps insalubres, illustre cette complexité.

 

 


 

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