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600 000 emplois créés si on mangeait local…

Publié le par Gerome

Terre de Liens Normandie lance « Le Convertisseur alimentaire » : ce calculateur permet d’évaluer le nombre possible de nouveaux paysans si l’on passait à une politique d’alimentation produite localement.

 

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Et si on décidait de protéger la terre agricole par notre alimentation ?

Et si on décidait de ré-ancrer notre alimentation dans nos territoires ?

Et si on décidait de se rendre solidaires des paysans et paysannes (qui souhaitent explorer et construire un véritable développement alimentaire soutenable…) en généralisant le commerce alimentaire équitable de proximité ? Un commerce qui permette à cette profession (et aux activités qui lui sont liées) de retrouver une vraie autonomie face à des marchés mondiaux dont ils ne maîtriseront probablement jamais la régulation ?

Et si on développait notre citoyenneté économique créatrice d’emplois, partout, maintenant, pour montrer qu’elle est bien plus qu’un concept mais bien un acte probant, qui montre aux dirigeants de tous nos territoires et de tous bords politiques les voies possibles pour une économie agricole et alimentaire réellement soutenable, qui conteste aussi, en actes, le manque de légitimité sociale de l’actuelle PAC alors qu’une autre PAC est possible…

1 187 847 : c’est le nombre (minimum !…) de paysans et paysannes (installé-e-s en bio) que nous devrions avoir enFrance (contre moins de 500 000 actuellement…) si tout le monde mangeait local.

22 963 759 : c’est le nombre d’hectares de Surface Agricole Utile (SAU) que nous pouvons protéger de nombreux mésusages grâce aux nouvelle Dynamiques de Développement Économique par l’Alimentation Locale (new-DDEAL…).
Ce sont également autant de terres agricoles soustraites à la compétition économique alimentaire mondiale qui ruine les possibilités d’auto-développement et de souveraineté alimentaire des pays « dits » non ou peu développés.



17 193 800 : c’est le nombre d’hectares de SAU nécessaires pour se nourrir localement si nous faisons évoluer notre régime alimentaire en diminuant notre consommation de viande rouge au profit de la viande blanche et des protéines végétales.

5 769 959 : c’est la surface agricole que cette évolution progressive vers un régime alimentaire moins carné pourrait dégager ; autant de terres agricoles que nous pourrions alors destiner aux autres fonctions « oeconomiques » (se loger, se vêtir, se chauffer, etc.). Celles dans lesquelles il nous faut investir et innover pour réaliser la nécessaire transition agricole telle que la dessinent certains scénarios d’alter-développement comme Afterre 2050.

 

 


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Guadeloupe : monstre chimique

Publié le par Gerome

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A la Martinique, lundi 15 avril, plus d'une centaine de marins pêcheurs ont manifesté dans les rues de Fort-de-France. En janvier déjà, ils avaient bloqué l'accès du port jusqu'à ce que le gouvernement leur accorde 2 millions d'euros – qu'ils attendent toujours. La contamination due au chlordécone a rendu leurs langoustes impropres à la consommation. A la Guadeloupe, l'exaspération monte pour la même raison. Après avoir pollué les sols, ce pesticide poursuit ses dégâts en mer. Une catastrophe écologique qui prend la dimension d'un désastre économique aux Antilles françaises.


"Des pesticides, j'en avale depuis trente ans et je continue de manger mon poisson. Mais mes petits-enfants, qu'est-ce qu'il va se passer pour eux ?", soupire Franck Nétri, pêcheur depuis toujours sur la côte sud-est de la Guadeloupe. A 46 ans, il ne voit pas comment il pourra se reconvertir. Il sait qu'il n'a pas le choix : la zone où la pêche est interdite va encore être étendue. Un arrêté préfectoral de 2010 l'avait fixée à 500 mètres du rivage, elle doit passer à 900 mètres. Les derniers arbitrages en cours avec les experts et la préfecture ne laissent guère de doute.

Le chlordécone est un perturbateur endocrinien avéré, un neurotoxique classé cancérogène possible en 1979. Le littoral est l'ultime territoire contaminé : la molécule est arrivée progressivement dans l'eau des rivières. Vouée à la culture de la banane d'exportation, la région de Basse-Terre est l'épicentre de la pollution au chlordécone. Au fur et à mesure de la contamination, il a fallu stopper des élevages de ouassous – la crevette bleue chouchou de la cuisine caribéenne –, et la pêche en eau douce. Il a fallu cesser de consommer le crabe de la mangrove et les poissons d'estuaire. Le nouvel arrêté précisant quelles seront les espèces autorisées, pêchées au large, n'est pas encore paru.



Dans le petit port de pêche de Bananiers – quelques barques à l'ombre d'un bouquet de cocotiers, des casiers en vrac et une colonie de pélicans –, la consternation le dispute à l'amertume. A 10 heures, pourtant, les clients se pressent devant le poisson frétillant. C'est 10 euros le kilo, quelle que soit l'espèce. Contaminée ou non. Les pêcheurs reconnaissent qu'ils jouent au chat et à la souris avec les représentants des affaires maritimes, qui viennent couper sans ménagement les bouées des casiers. "Ils veulent nous foutre à la porte de la mer, laisser la place aux touristes", grincent-ils.


Environ 70 familles vivent de cette activité. "Il n'y a pas d'amélioration possible, déplore Nicolas Diaz, biologiste pour le comité régional des pêches de Guadeloupe : le chlordécone est piégé dans la vase des estuaires, il va être largué à chaque tempête. Il y en a pour des générations !" Depuis le 15 février, la préfecture a promis aux pêcheurs de faire réaliser une étude d'impact économique. Ils attendent surtout un dédommagement.


En 2009, l'Etat avait octroyé 10 000 euros maximum à chaque patron de pêche pour solde de tout compte – ces derniers s'étaient imaginé qu'il s'agissait d'une simple aide d'urgence. Leurs bateaux sont trop modestes pour aller travailler au large et Bruxelles, qui ne souhaite pas voir la puissance de la flotte européenne s'accroître, ne leur permettrait pas, de toute façon, d'acquérir des moteurs plus puissants.

Nombre d'Antillais voient comme un scandale d'Etat ce chlordécone épandu pour lutter contre un charançon amateur de bananes, de 1972 à 1993. L'outre-mer avait obtenu une dérogation spéciale, car la métropole avait officiellement banni cet insecticide en 1990, tandis que les Etats-Unis avaient stoppé net sa production et son utilisation dès 1976. Trop dangereux.


TOUTE LA CHAÎNE ALIMENTAIRE EST CONTAMINÉE

Les agronomes relativisent son impact : les sols des plantations n'avaient-ils pas commencé à se gorger de pesticides dès les années 1950 ? Certes, mais le chlordécone se révèle coriace, sa durée de vie est estimée à sept siècles. Il va falloir vivre avec ce "monstre chimique", comme l'avait qualifié Jean-Yves Le Déaut, député PS de Meurthe-et-Moselle, docteur en biochimie et auteur d'un des nombreux rapports sur cette catastrophe.


Avant les rougets barbets, les brochets de mer, les mérous, derniers contaminés, la présence de la molécule a été repérée dans l'eau de source en Martinique en 1999, puis dans les patates douces, les ignames, le manioc. Mais paradoxalement pas dans les bananes. Depuis, on découvre, analyse après analyse que le chlordécone a contaminé toute la chaîne alimentaire, y compris la viande des bovins et des poules – avec une concentration élevée dans les œufs. Le gibier local, la tourterelle à queue carrée et la grive à pieds jaunes, est touché. On voit mal comment le cochon élevé sous le manguier y échapperait. Chaque fois qu'on la cherche, on la trouve. Même dans le lait maternel.


Les familles modestes qui tirent une partie de leurs revenus de la vente informelle ou du troc des produits de leur jardin ont vu leur mode de vie bouleversé. Après deux années de diagnostic pour délimiter les zones les plus contaminées, l'équipe chargée du programme Jardins familiaux (JAFA) mène depuis 2009 une intense campagne d'information. Messages à la télévision et à la radio, séances théâtrales et "manifestations ludiques et didactiques" se multiplient. Ses membres sont allés rencontrer plus de 10 000 familles chez elles. "On leur dit de ne plus planter de tubercules ni de racines, d'en manger moins. On leur répète qu'ils peuvent cultiver des tomates, des fruits, mais ils ont toujours des doutes", résume Johann Agrapart, un des piliers de l'association.


Le choix d'un modèle intensif largement subventionné de production de bananes destinées à l'exportation a fait de Karukera ("l'Ile aux belles eaux", l'ancien nom de la Guadeloupe) un laboratoire grandeur nature d'une pollution diffuse. Malgré la mobilisation de plusieurs organismes publics de recherche, il ne se dégage aucune solution réparatrice pour la terre et l'eau.


SURRISQUE DE CANCER SIGNIFICATIF

Luc Multigner travaille, lui, sur les effets de l'organochloré sur la santé des populations. Médecin épidémiologiste à l'Inserm, il coordonne une équipe de chercheurs qui a commencé par se préoccuper, en 2002, de la fertilité des travailleurs des bananeraies – sans conclure à un effet manifeste. Sur la fréquence des cancers de la prostate en revanche, les chercheurs ont mis au jour un surrisque significatif lié à une exposition chronique.


Puis ils ont examiné une cohorte de 1 042 femmes et leurs enfants exposés au pesticide in utero. Avec un réseau international de scientifiques, cette équipe a étudié le développement de 153 de ces nourrissons âgés de 7 mois. Les conclusions publiées dans la revue Environmental Research en 2012 sont alarmantes : retard du développement psychomoteur, moindre appétence visuelle pour la nouveauté, réduction de la vitesse d'acquisition de la mémoire visuelle...

Une deuxième série de tests à l'âge de 18 mois a confirmé un retard de la motricité fine de la part des garçons de la cohorte, selon les résultats publiés en janvier par NeuroToxicology. Cette enquête nommée "Timoun" (enfant en créole) a fait beaucoup de bruit aux Antilles. Mais à Paris ?


Dans son bureau de l'université Antilles-Guyane, Luc Multigner attrape un vieux fascicule sur une étagère. "C'est le rapport d'Alain Kermarrec sur la contamination de la faune et de la flore de Guadeloupe. Métaux lourds, organochlorés... tout y est. Il date de 1980 et avait été envoyé entre autres au ministère de l'environnement." Pourquoi personne n'a-t-il entendu l'alerte ? En 2007, quatre associations et la Confédération paysanne ont déposé une plainte. Après quelques rebondissements judiciaires, une procédure est en cours au pôle santé du tribunal de Paris.


"ÇA VA DURER"

Ce dernier a mandaté Luc Multigner et le toxicologue Jean-François Narbonne comme experts dans cette affaire. L'épidémiologiste, qui doit rendre son mémoire en juin, a d'autres projets d'études sur la santé des enfants, les hépatites, le cancer de la prostate et celui du sein... "Le problème n'est peut-être pas de la même ampleur que la catastrophe de Fukushima, mais il est comparable dans sa complexité, analyse-t-il. Ce n'est pas une crise qu'on peut gérer, résoudre, pour passer ensuite à autre chose. Non, ça va durer."


S'il a tardé à faire face, l'Etat ne nie pas ses responsabilités. Plusieurs ministères ont concentré leurs actions dans deux plans gouvernementaux et engagé 33 millions d'euros lors de la première période de 2008 à 2010. Ces financements ont permis de mettre en place nombre de recherches, de publications, d'analyses, de contrôles des denrées alimentaires. Le deuxième plan chlordécone court jusqu'à fin 2013, mais rien ne dit qu'il sera suivi d'un troisième. La tentation des autorités est de faire rentrer la catastrophe antillaise dans le rang des programmes communs nationaux, comme les plans Ecophyto et Santé environnement, sans traitement spécifique.


Quelques associations se battent avec persévérance au nom de la santé des habitants ou de la biodiversité exceptionnelle de l'archipel, sans grande mobilisation de la part de la population, apparemment fataliste. Lassés peut-être, les élus locaux ne se font pas davantage entendre, ou alors pour défendre les intérêts des planteurs. Les Antilles expédient 270 000 tonnes de bananes par an en Europe, c'est la seule véritable filière exportatrice. Quant au ministre de l'outre-mer, Victorin Lurel, qui fut directeur de la chambre d'agriculture de la Guadeloupe, il connaît bien le dossier – mais n'est guère bavard.

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Coupez le Wifi chez vous !

Publié le par Gerome

Savez-vous que l’Agence Européenne de l’Environnement, le Parlement Européen et de nombreux médecins dans le monde ont décrit le Wi-fi comme une technologie toxique ? - Savez-vous que, de son côté, le Conseil de l’Europe préconise l’abandon du Wi-fi dans les écoles et recommande depuis 2011 la baisse des seuils d’exposition des antennes-relais de téléphonie mobile ?

 

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En effet, les ondes Wi-fi de l’ordinateur (mais également du portable, du sans-fil DECT et du Bluetooth) travaillent sur des bandes de fréquences totalement différentes des ondes radio et télévision hertziennes, car ce sont des micro-ondes pulsées sur des très basses fréquences.

[(Le Wi-fi émet sur une porteuse micro-onde de 2,45 Giga Hertz (exactement la fréquence d’agitation des molécules d’eau utilisée dans les fours micro-ondes dont il est issu) une grande densité de fréquences très basses, qui sont “pulsées par saccades”, transmettent ainsi les informations textes, sons et images. Mais cette technologie est totalement incompatible avec la santé, même à 0,1Volt/mètre. En bref, vous vivez ainsi dans une maison transformée en un grand four à micro-ondes !!!)]


En fait, c’est la nature du signal qui est toxique et non l’intensité du Wi-fi, qui même à très faible puissance, désorganise les processus physiologiques et détruit des structures biochimiques, entraînant la perte d’étanchéité de la barrière hémato-encéphalique, une baisse de production de la mélatonine et d’acétylcholine (maîtres du sommeil, de la mémoire, de la concentration…) et des dommages génétiques irréversibles.


Il a également été prouvé que l’effet biologique de ces émissions composites se traduit par une production de protéines de stress avec résonance sur les ondes Delta du cerveau. Plusieurs études en double aveugle ont décrit le syndrome l’électro-hypersensibilité (EHS) comme un trouble neurologique sans aucun lien avec le psychisme. Plusieurs études portent même sur les animaux (cigognes, bovins, grenouilles…) et la flore. Les symptômes communs sont l’insomnie, les maux de tête, la perte de concentration et de mémoire, les troubles cardiaques et de l’humeur.


L’EHS s’étant avéré occasionner un mal être physique sur une moyenne de 6% des individus, le Conseil de l’Europe, le Parlement Européen, l’OMS et plusieurs Etats aux U.S.A ont classé l’EHS comme un trouble physiologique et non psychologique.

L’OMS, en 2011, a même classé ces ondes en “cancérogène possible”. En outre, il existe aujourd’hui de nombreux travaux scientifiques qui démontrent que ce type d’onde peut occasionner le cancer du cerveau, de la thyroïde, de la glande parotide … etc. Depuis les années 60, les militaires appellent ces effets sanitaires le “syndrome des micro-ondes”.


Fin 2009, en Italie, un jugement de Cour d’Appel a finalement établi officiellement un lien de causalité entre téléphone mobile et cancer, mais il va falloir, comme à l’époque du tabac et de l’amiante, effectuer des opérations de matraquage pour remettre en question cette technologie que l’on prétend jusqu’alors inoffensive…

[(N’est-il pas inquiétant de noter que l’amiante avait cessé d’être couverte par les assurances américaines dès 1919, et les ondes de la téléphonie mobile et du Wi-fi depuis le début des années 2000 ! Or, les informations réelles sont souvent étouffées par des versions officielles à base d’expertises truquées sous influence.)]


 Cependant, on peut lire dans les polices courantes des compagnies d’assurance, que font partie des exclusions générales :

  • les dommages de l’amiante,
  • les dommages du plomb,
  • les dommages des ondes électromagnétiques,
  • les dommages des OGM.

Malgré cela personne ne se pose de questions ? aussi entend-on dire que si c’était si dangereux, ça se saurait, et qu’il n’est pas possible qu’une technologie autant utilisée puisse continuer d’exister en occasionnant tous ces dommages… C’est ignorer qu’en Angleterre, en Allemagne et en Autriche, le Wi-fi a été interdit dans les écoles et que le gouvernement allemand recommande depuis 2007 d’éviter le Wi-fi pour raisons sanitaires (mais en France on ne risque rien…).


Il se dit aussi que si le Wi-fi provoquait le cancer, il y aurait déjà des millions de cas vu qu’il a pénétré le monde entier depuis 2005. C’est ignorer que de très nombreux cas existent déjà, et qu’il faut quelquefois 20 ans entre le début d’une exposition et le développement d’un cancer…Et dans ce cas il est bien sûr facile de nier l’existence de la cause à effet.


Ainsi, en attendant la reconnaissance officielle de sa toxicité, nous vous recommandons de désactiver le Wi-fi (activé par défaut sur les Box internet) et d’utiliser un câble de connexion filaire. On comprend que dans un contexte de déni, vous ne serez pas encouragés à arrêter votre Wi-fi, si pratique et si moderne, surtout si vous ne “sentez rien” et avez l’impression de “revenir en arrière”. Mais souvenez-vous que c’est souvent après coup que la vérité éclate.

Nous vous encourageons à prendre cette responsabilité sans attendre, pour vous, vos proches et surtout vos enfants qui sont les plus sensibles. Notez que sur le plan technique, une connexion filaire est plus stable, plus rapide et aussi non accessible aux piratages et interférences avec le voisinage direct. Vous trouverez ici les conseils pour remplacer votre Wi-fi par une connexion filaire, y compris entre deux étages : http://www.robindestoits.org/_a227.html


 Mais, évidemment, le prix à payer est d’accepter un « petit bordel » de fils de connexions sur votre bureau au lieu d’avoir une place nette.

A ce sujet, je m’étais laissé séduire il y a quelques années par la solution clavier et souris sans fil ; et je m’étonnais que je ne puisse rester plus d’une heure devant mon ordinateur sans subir une poussée de tension et de sévères palpitations.

 

Cela a duré au moins six mois, m’handicapant sérieusement dans mon travail jusqu’à ce qu’un problème technique me pousse à racheter un clavier et une souris 1er prix……..et miracle, plus de problème ! En fait, c’était l’émetteur sur mon bureau qui m’arrosait de plein fouet au niveau cœur. Tout cela, c’est cher payé pour juste un problème pratique de filasse et de place nette !

 

 



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Ces objets du quotidien qui contiennent du bisphénol A

Publié le par Gerome

 Des milliers d’objets de la vie courante en contiennent. Et pourtant, le bisphénol A (ou BPA), utilisé pour la fabrication du polycarbonate, ce plastique dur et recyclable, présente des risques pour la santé, notamment pour les femmes enceintes. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a rendu, mardi 9 avril, un rapport concernant ces risques. Selon elle, 80% de la contamination se fait par le biais de l’alimentation. Pour vous permettre d’y voir plus clair, francetv info dresse la liste (non exhaustive) des produits où l’on trouve du bisphénol A.

 

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 Les bouteilles d’eau, les ustensiles de cuisine…

Selon l’Anses, ce composé se retrouve dans de très nombreux objets de la cuisine : douilles à pâtisserie, bacs de réfrigérateur, mixeurs. Le BPA est aussi présent dans les objets en plastique, telles les bouteilles d’eau ou les bonbonnes des fontaines à eau. Depuis juin 2010, il est interdit de l’utiliser pour la composition du plastique des biberons.

 

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La solution : regarder les pictogrammes notés sur les emballages. Comme l’explique Le Figaro, leurs chiffres montrent si le produit est recyclable ou non, ce qui permet de savoir si le matériau est fait en polycarbonate et donc contient du bisphénol. De 1 à 6, il n’en contient pas, mais peut malheureusement contenir d’autres substances nocives. En revanche, si un 7 est inscrit, accompagné des lettres PC, cela signifie que le produit contient du BPA.

Les boîtes de conserve et autres contenants

Ce perturbateur hormonal est aussi très répandu dans les boîtes de conserve, qui contiennent souvent un vernis intérieur avec du BPA. Selon l’Anses, elle représentent 50% de l’exposition alimentaire total, surtout si elles contiennent des aliments acides. Mieux vaut donc se tenir éloigné des boîtes de pulpe de tomate. Le magazine Terra Eco (accès abonnés) pointe de son côté l’usage de BPA dans les canettes de Coca Cola, mais l’autorité sanitaire indique au contraire qu’elles n’en contiennent « a priori » pas.

 La solution : attendre la mise en place de la loi votée en 2012 sur l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires. Elle prendra effet dès 2013 pour les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans, et en 2015 pour les autres. En attendant, vous pouvez opter pour le verre ou pour d’autres matériaux garantis sans BPA, que vous pouvez retrouver sur le site sans-BPA.com. Autre geste important : éviter de faire chauffer ses aliments dans des contenants en plastique. C’est lorsqu’il est chauffé que le BPA migre dans la nourriture.

Les tickets de caisse et reçus de carte bancaire

Le bisphénol A se trouve aussi dans les papiers thermiques. Vous en touchez (presque) tous les jours, notamment si vous tenez un commerce, puisqu’il s’agit des tickets de caisse ou des reçus de carte bancaire. L’Anses a prévenu, mardi, que la profession de caissière faisait partie des métiers à risque dans ce domaine. Certaines enseignes ont banni le bisphénol A. Mais, comme l’explique L’Express, il est remplacé par du bisphénol S, jugé tout aussi nocif.

 La solution : mettre des gants ou revenir à l’encre. Mais cette idée, avancée par RTL, présuppose de changer l’ensemble des machines. De son côté, la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, a annoncé qu’elle proposerait à la Commission européenne l’interdiction du BPA dans les tickets de caisse.

Les portables, sèche-cheveux, lunettes, DVD…

La liste est longue des objets contenant du bisphénol A, car ce composé rend le plastique incassable et résistant à de très fortes chaleurs. Les CD, DVD, sèche-cheveux, micro-ondes, ordinateurs, téléphones ou encore voitures en contiennent. Même vos lunettes !

 

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La solution : chasser le bisphénol de tous les objets. C’est ce que tente de faire le Canada. Le pays a classé le bisphénol A comme substance toxique en 2010. Reste un défi : remplacer ce composé chimique très utilisé par un équivalent non nocif.

 

 

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Pesticides : un fabricant jugé responsable de la maladie d’un agriculteur

Publié le par Gerome

La Cour d'appel de Nancy a confirmé hier la responsabilité des fabricants de produits phytosanitaires dans la maladie chronique d'un agriculteur lorrain et oblige l'Etat à indemniser le malade.

 

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Les juges de la Cour d'appel de Nancy ont donc suivi le jugement de première instance du Comité d'indemnisation des victimes d'infraction (Civi) d'Epinal, confirmé la responsabilité des fabricants de produits phytosanitaires dans la maladie chronique dont souffre Dominique Marchal, un céréalier lorrain de 55 ans et obligé l'Etat à organiser son indemnisation. La Civi reprochait alors au fabricant l'absence de mentions sur les emballages des produits toxiques manipulés, de la composition des produits et des précautions d'usage à prendre.


Une première française


Le Fonds de garantie, organisme financé par les compagnies d'assurance devra donc indemniser l'agriculteur, un éventuel pourvoi en cassation n'étant pas suspensif. Un expert va d'ores et déjà être nommé afin d'évaluer le montant du préjudice subi par Dominique Marchal. L'agriculteur qui travaille dans les champs depuis 1977 et qui manipulait des produits à base d'hydrocarbures toxiques souffre d'un syndrome myéloprolifératif. Ce syndrome découvert en 2002 engendre une prolifération de cellules de la moelle épinière. Le caractère professionnel de la maladie avait été reconnu en 2006 par le tribunal des affaires de Sécurité Sociale.


Pour l'avocat de l’agriculteur, Me François Lafforgue,  c'est une première. "C'est la première fois en France qu'une juridiction d'appel statue sur la responsabilité des fabricants de produits phytosanitaires", confie-t-il à l'agence Reuters. Et, "c'est la première fois en France que l'Etat indemnisera ce type de préjudice" ajoute-t-il. L'Etat pourra donc se retourner ensuite contre les fabricants. En revanche, contrairement à ce qui s'était passé avec un autre agriculteur, Paul François et le "Lasso" de Monsanto, compte tenu de la diversité des produits utilisé par M. Marchal, il est impossible de désigner un responsable parmi eux.

 

 


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