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Deux millions de Français boivent de l'eau du robinet polluée

Publié le par Gerome

L'UFC Que Choisir publie une enquête dans laquelle elle pointe du doigt l'agriculture, en grande partie responsable de cette pollution.

Près de deux millions de personnes en France reçoivent une eau non conforme aux réglementations car trop polluée, a alerté mardi l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, mettant en cause l'agriculture, «à l'origine de près de 70% des pollutions».

«Il y a près de deux millions de consommateurs qui paient pour de l'eau significativement polluée», a affirmé lors d'une conférence de presse Sylvie Pradelle, administratrice nationale de l'association, même si pour 97,5% de la population «globalement, l'eau est de bonne qualité grâce à la réglementation».

Si quasiment aucune pollution n'est relevée dans les grandes villes ou les villes de taille moyenne, 2 750 communes reçoivent de l'eau non conforme en France métropolitaine, essentiellement dans des zones d'agriculture intensive, selon l'UFC.


L'association base sa mise en garde sur une enquête qu'elle a menée à partir des résultats d'analyses du ministère de la Santé, commune par commune, sur deux ans. Elle a passé ses résultats au crible de six critères «traduisant les principales contaminations».

Les pesticides sont responsables de l'essentiel des pollutions d'origine agricole (60%) et leur utilisation dans l'agriculture «n'a pas diminué en 10 ans», dénonce l'association.

Elle rappelle que si aucun des risques suspectés n'a pu être démontré, une exposition sur le long terme et les interactions entre les différents pesticides pourraient causer cancers et troubles de la reproduction.


Les zones les plus touchées sont le Bassin parisien, le Nord, la Vallée du Rhône et le Sud-Ouest, et les communes les plus peuplées recevant de l'eau polluée sont Sens (Yonne) et Lisieux (Calvados).

Pesticides et nitrates

 

Deuxième source de pollution agricole et principale cause de fermeture des captages (points d'extraction d'eau), les nitrates contaminent l'eau principalement dans le nord du pays, souligne l'association.

La France fait actuellement l'objet de poursuites de Bruxelles pour son incapacité à lutter contre cette pollution, qui fait l'objet d'une directive.

Plus généralement, si les grandes villes ou une région comme la Bretagne distribuent une eau non polluée, c'est en appliquant des «solutions essentiellement palliatives (dilution de l'eau, dépollutions ou abandon de captages)», regrette l'UFC.


Ces solutions, largement supportées par les consommateurs (à 90%), entraînent un surcoût de 7 à 12% de la facture d'eau, soit entre 640 millions et 1 milliard d'euros, déplore l'association.

«Pour nous, il y a urgence à agir» car «l'avenir ne peut pas être l'eau en bouteille», qui coûte 133 fois plus cher que l'eau du robinet, estime Alain Bazot, son président.

L'UFC-Que choisir réclame donc «une protection efficace de tous les captages», «une application du principe pollueur-payeur dans le domaine des pollutions agricoles» et que «les aides de la politique agricole commune (PAC) soient réservées aux modes de production s'inspirant des agricultures intégrées et biologiques».

«On ne stigmatise pas les agriculteurs mais la politique agricole», précise Alain Bazot, pour qui «une façon de sauver la PAC est d'y ajouter une logique environnementale».


En dehors de l'agriculture, les autres sources de contamination de l'eau sont liées «au défaut de traitement (qualité bactériologique, aluminium) et aux contaminations naturelles (radioactivité)» et touchent «1 500 communes et 500.000 consommateurs».

 

 

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Le Roundup de Monsanto détruit les cellules rénales humaines

Publié le par Gerome

Le « biopesticide » de Monsanto connu sous le nom de Bt ne fait pas seulement sedévelopper des insectes mutants nécessitant un recours immodéré aux pesticides. De nouvelles découvertes montrent qu'il détruit aussi les cellules rénales humaines - même à dose minime. Étonnamment, le Roundup de Monsanto, qui fait naître des supers mauvaises herbes, a aussi le même effet. Dans une nouvelle étude, des scientifiques ont démontré que le pesticide Bt, en plus du Roundup, l'herbicide best-seller de Monsanto, manifeste une toxicité directe pour les cellules humaines. Ces conclusions s'ajoutent à la longue liste d'effets redoutables présentés par les innovations génétiquement modifiées de Monsanto.

 

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Les dangereuses cultures Bt absorbent actuellement 39% de la totalité des OGM cultivées, et Monsanto ne semble guère ralentir sa campagne visant à étendre leur adoption. Dirigée par Gilles-Eric Séralini, une équipe de scientifiques français de l'université de Caen connaît bien les effets toxiques à la fois du Bt et du glyphosate - le principal composant du Roundup. Avec un autre groupe de scientifiques, Séralini avait déjà découvert qu'en tuant les cellules testiculaires chez les rats, le Roundup est liée à l'infertilité. Le rapport indique qu'après une à quarante-huit heures d'exposition, les cellules testiculaires des rats adultes sont endommagées ou détruites.



À seulement 100 parties par million (ppm), le biopesticide de Monsanto entraîne la mort des cellules. Ils ont découvert par ailleurs que le Roundup à 57,2ppm, soit 200 fois plus dilué que pour l'usage agricole, détruit la moitié des cellules. C'est inquiétant car, auparavant, les chercheurs avaient trouvé que dans 41% des 140échantillons prélevés dans la nappe phréatique de Catalogne, en Espagne, le Roundup était en fait au-dessus de la limite autorisée. Selon l'étude, même en doses extrêmement faibles, le Roundup se montre agressif pour notre organisme.



Il a aussi été divulgué que, sans parler de l'Homme, le Roundup est dommageable pour la vie. Il ressort qu'il diminue la population de papillons monarques, en allant jusqu'à tuer les plantes servant d'habitat et de nourriture à ces papillons. Publiée dans la revue Conservation and Diversity, une étude de 2011 constate que l'utilisation croissante de maïs et soja génétiquement modifiés Roundup Ready, contribue significativement au déclin des populations de papillons monarque en Amérique du Nord, à cause de la destruction de l'asclépias.



La preuve que le biopesticide et le Roundup de Monsanto perturbent de la même façon à la fois la nature et la sécurité humaine est évidente, encore que peu soit fait à ce sujet. Même l'Agence de Protection Environnementale (EPA) est bombardée d'appels pour agir, avec 22 universitaires experts du maïs alertant maintenant l'EPA du fait que les cultures d'OGM anéantissent l'avenir de la production agricole. Quand est-ce que la compagnie géante Monsanto sera tenue pour responsables de la dévastation produite par ses créations ?

 

 


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Les pesticides au banc des accusés avec Monsanto

Publié le par Gerome

La première condamnation judiciaire de Monsanto en France pourrait être prononcée lundi mais, au-delà de l'affaire qui oppose le géant américain à un agriculteur, c'est l'impact des pesticides sur la santé des agriculteurs qui est visé.

"Le tout chimique" en agriculture est de plus en plus critiqué en France, où les autorités cherchent à établir le lien entre l'usage répété des produits phytosanitaires et certaines pathologies des agriculteurs, les cancers en particulier.

 

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Le tribunal de grande instance de Lyon doit décider ce lundi s'il juge Monsanto responsable de l'intoxication au Lasso de Paul François, un agriculteur charentais qui a connu de graves troubles neurologiques après avoir inhalé en 2004 ce pesticide aujourd'hui interdit . Il se bat désormais pour faire reconnaître en France la toxicité de ces produits.

"Moi je suis vivant aujourd'hui mais il y a une partie de la population agricole qui va être sacrifiée, qui va en crever", estime Paul François, invalide à 50% en raison d'une maladie neurologique qui provoque notamment fatigue et fortes douleurs.


En nettoyant le fond d'une cuve contenant du Lasso, ce céréalier de 47 ans a subi une intoxication aiguë lui permettant d'impliquer directement ce produit. Un cas presque inédit, dit-il : la grande majorité des agriculteurs ont été exposés à différents pesticides, parfois pendant des dizaines d'années.

"Nous n'avions pas idée que l'accumulation de ces produits allait avoir des effets vingt, trente ans après. Dans cette génération qui a commencé à travailler avec des pesticides dans les années 80, beaucoup sont en train de souffrir dans leur coin."


Avec d'autres malades, il a créé en 2011 Phyto'Victimes qui aide les agriculteurs à faire reconnaître leur pathologie comme une maladie professionnelle. Les demandes affluent à l'association qui traite selon lui une centaine de dossiers et recense déjà quatre décès parmi ses membres.

SEULEMENT 47 CAS RECONNUS

La Mutualité sociale agricole (MSA), la sécurité sociale des agriculteurs, a mis en place un réseau de vigilance à partir de 1996. Anonymement, les agriculteurs peuvent témoigner des incidents qu'ils ont pu constater en utilisant des pesticides.


"Depuis la mise en place de ce réseau, 2.700 signalements ont été enregistrés, soit près de 200 par an en moyenne", explique Yves Cosset, médecin en chef de la santé et de la sécurité au travail à la MSA. "Ils concernent surtout des irritations cutanées, les troubles digestifs comme les diarrhées ou les problèmes neurologiques."

Au-delà de la veille et de la prévention, la MSA est également chargée d'accorder ou non le statut de maladie professionnelle. Pour l'association Phyto'Victimes, près de neuf demandes sur dix sont rejetées, faute de figurer dans la grille des pathologies liées aux pesticides.

"Le taux de refus est inférieur à 10%", rétorque Yves Cosset, qui juge que le nombre de dossiers déposés est stable.


Au cours des dix dernières années, seulement 47 cas ont été reconnus. Principalement des cancers du sang, de la vessie ou des troubles respiratoires, explique le médecin.

En 2012, la maladie de Parkinson doit être ajoutée aux tableaux et des réflexions sont en cours concernant d'autres pathologies, dit Yves Cosset sans pouvoir préciser lesquelles.


UNE AIGUILLE DANS UNE BOTTE DE FOIN


Face aux difficultés administratives, certains agriculteurs malades disent faire le choix de ne pas entamer une procédure longue et coûteuse en énergie, notamment parce qu'ils utilisent plusieurs produits et ce depuis de nombreuses années.

"C'est comme être couché sur un tas d'épines et tenter de savoir laquelle vous a piqué", témoigne un agriculteur d'une cinquantaine d'années qui a soigné un cancer de la prostate.

Il reconnaît pourtant que les pesticides ont aussi permis d'augmenter fortement les rendements dans tous les secteurs.

Un argument repris par les fabricants de phytosanitaires de l'Union de l'Industrie de Protection des Plantes (UIPP).


Ce syndicat se retranche derrière l'autorisation de mise sur le marché (AMM) que lui délivre pour chaque produit le ministère de l'Agriculture. Mais il assure que dès qu'un produit est reconnu cancérigène pour l'homme, il est retiré du marché.

"Je pense que si on avait un problème fort sur la santé avec les pesticides on l'aurait déjà vu", estime Jean-Marie Bocquet, directeur général de l'UIPP, précisant que 75% environ des substances, parmi les plus toxiques, ont été retirées en application de la réglementation européenne.


"CRIMINEL"


"Aujourd'hui les études ne sont pas suffisamment spécifiques pour pointer une, deux ou trois molécules. Ce n'est pas satisfaisant pour nous", ajoute-t-il.

En complément des études partielles déjà menées en France, l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses) a décidé de s'autosaisir pour mener une enquête globale sur la santé des agriculteurs, dont les conclusions sont attendues d'ici 2013.


Le ministère de l'Agriculture n'a pas été en mesure de fournir une position sur le sujet. Le ministre Bruno Le Maire a cependant fait ajouter la prévention des risques liés à l'utilisation des pesticides au plan Ecophyto 2018, d'abord censé réduire leur utilisation dans un but environnemental.

En attendant la reconnaissance des autorités, un deuxième agriculteur s'est lancé dans une bataille judiciaire contre Monsanto, qui n'a pas donné suite aux demandes d'interview.


Jean-Marie Desdions veut prouver que c'est une exposition sur le long terme au Lasso qui a provoqué son myélome, un cancer des os. Les analyses ont retrouvé le même principe actif, le monochlorobenzène, dans son organisme.

"Quand une firme écrit noir sur blanc qu'il ne faut pas de protection vu les faibles doses de monochlorobenzène, c'est criminel", estime ce céréalier du Cher qui a subi huit ans de chimiothérapie et trois greffes de moelle.

 

 


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Cancer : 9 cas sur 10 sont liés à l'environnement

Publié le par Gerome

Le nombre de nouveaux cancers est en très forte augmentation. Dans 90 à 95 % des cas le cancer est lié à des causes exogènes, c'est-à-dire, à l'environnement.

 

En 2011, 365 000 les nouveaux cas de cancers ont été enregistrés en France. Chez l'homme c'est surtout le cancer de la prostate qui a frappé (71 000 cas).Chez la femme le cancer du sein a été le plus fréquent (53 000 cas). Viennent ensuite chez l'homme, les cancers du poumon (27 500 cas) et du côlon-rectum (21 500 cas) et chez la femme, les cancers du côlon-rectum (19 000 cas) et du poumon (12 000 cas).

Dans l'Union Européenne, en 2008, le nombre de nouveaux cas de cancers a été estimé à environ 2,4 millions dont 1,3 million (54 %) d'hommes et 1,1 million (46 %) de femmes.
L'augmentation de l'incidence des cancers est observée partout dans le monde et le nombre de nouveaux cas de augmente de manière très significative, notamment dans les pays en voie de développement.


Cette augmentation du nombre de nouveaux cas de cancer en France et en Europe est bien sûr liée en partie à l'allongement de la durée de vie et à un meilleur dépistage.
" Mais ces deux facteurs ne suffisent pas à eux seuls à expliquer cette évolution ", viennent de conclure les chercheurs et des professionnels de santé réunis à Paris dans un Colloque international organisé dans le cadre du plan cancer 2009-2013 par L'Anses ( Agence nationale de sécurité sanitaire), l'INCa (Institut national du Cancer) et l'alliance Aviesan (Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé).


Invités à dresser un état des lieux des connaissances sur les liens entre expositions environnementales et cancers les participants ont ainsi constaté qu'une altération génétique (cause endogène) n'est identifiée que dans 5 à 10% des cas. Et que donc 90 à 95 % des cancers, sont liés à des causes exogènes, c'est-à-dire, à l'environnement au sens large. L'environnement inclut les modes de vie (tabac, alcool, sédentarité, habitudes de consommation alimentaire, exposition solaire...) et les expositions à des facteurs environnementaux naturels (radon...), aux agents chimiques, physiques et infectieux de l'environnement général et professionnel.


Prendre en compte l'effet cocktail et revoir l'approche dose/effet


Pour les chercheurs, " le rôle de certains facteurs environnementaux comme l'amiante, l'arsenic, les émissions de four à coke, la fumée de tabac ou encore les virus HPV est clairement établi ".

En revanche, si " les effets cancérogènes de nombreux autres agents chimiques et physiques sont aujourd'hui suspectés ou possibles, la mise en évidence des risques éventuels encourus soulève des difficultés méthodologiques : expositions à de faibles doses difficiles à quantifier, périodes de latence très longues entre l'exposition et l'apparition de la maladie, etc... ". En outre l'évaluation des risques liés à des expositions combinées à plusieurs produits chimiques (effet cocktail) et à des doses différentes, ne fait que commencer, et elle est malheureusement très difficile à réaliser.


Les grandes études menées sur de larges effectifs de population depuis quelques décennies fournissent des réponses sur certains facteurs environnementaux (expositions à des radiations ionisantes durant l'enfance, travail de nuit, radon, etc.). Mais pour les chercheurs la progression de l'incidence des cancers les plus fréquents (sein, prostate, colorectal...) reste en partie inexpliquée.

Il va donc leur falloir travailler avec des équipes pluridisciplinaires élargies, trouver de nouvelles méthodes d'évaluation des expositions, revoir complètement les doses journalières admissibles actuellement en vigueur, revoir la notion de dose/effet, mettre au point de nouveaux protocoles pour évaluer les effets combinés de différents produits, et à des âges différents, trouver de nouveaux biomarqueurs...
Un travail considérable mais indispensable pour réduire l'incidence des cancers.

 

 


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Les additifs alimentaires à éviter

Publié le par Gerome

 

"Malgré leurs caractéristiques modernes, les additifs alimentaires sont employés depuis des siècles. La conservation des aliments a commencé quand l'homme a appris à protéger chaque récolte jusqu'à la récolte suivante et à conserver viande et poisson en les salant ou en les fumant.


Les Egyptiens ont utilisé des colorants et des arômes pour augmenter l'attrait de certains produits alimentaires et les Romains ont eu recours au salpêtre (ou nitrate de potassium), aux épices et colorants pour la conservation et l'amélioration de l'apparence des aliments.
De tout temps, les cuisiniers ont régulièrement employé la levure en tant qu'agent levant, des épaississants pour les sauces, les sauces au jus et colorants comme la cochenille pour transformer des matières premières de bonne qualité en des produits alimentaires sûrs, sains et agréables à manger. Le but de la cuisine traditionnelle n'est guère différent de celui des aliments préparés ou en conserve d'aujourd'hui." (EUFIC).

Et pourtant, certains additifs alimentaires sont au coeur de scandales sanitaires...

 

Les additifs alimentaires sont des substances qui, ajoutées en petite quantité, permettent notamment :

  • d'aider à la conservation en empêchant la présence et le développement de microorganismes indésirables (par exemple : moisissures ou bactéries responsables d'intoxications alimentaires) : on les appelle conservateurs
  • d'éviter ou de réduire les phénomènes d'oxydation qui provoquent entre autre le rancissement (altération des graisses exposées à l'air, à la lumière et à la chaleur) des matières grasses ou le brunissement des fruits et légumes coupés : on les appelle anti-oxygène
  • d'améliorer la présentation ou la tenue, on les appelle agents de texture (émulsifiants, stabilisants, épaississants, gélifiants)
  • de rendre aux aliments, de renforcer ou de conférer une coloration : on les appelle colorants
  • de renforcer leur goût (exausteurs de goût).

D'après le décret du 18/09/1989, "on entend par additif alimentaire toute substance habituellement non consommée comme aliment en soi et habituellement non utilisée comme ingrédient caractéristique dans l'alimentation, possédant ou non une valeur nutritive, et dont l'adjonction intentionnelle aux denrées alimentaires, dans un but technologique au stade de leur fabrication, transformation, préparation, traitement, conditionnement, transport ou entreposage, a pour effet, ou peut raisonnablement être estimée avoir pour effet, qu'elle devient elle-même ou que ses dérivés deviennent, directement ou indirectement, un composant des denrées alimentaires".

 

Réglementation

Au niveau international

Il existe le Comité Conjoint d'Experts sur les Additifs alimentaires (JECFA, Joint FAO/OMS Expert Commitee on Food Additive) de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

En Europe

Les additifs alimentaires sont autorisés pour ses États membres, ainsi que pour la Norvège et l'Islande.
L'utilisation des additifs est strictement réglementée selon le principe dit "de listes positives". Autrement dit : ce qui n'est pas expressément autorisé est interdit.
Avant, une procédure d'évaluation était établie par le Comité Scientifique de l'Alimentation Humaine (CSAH) en collaboration avec le JEFCA. Maintenant, c'est le Groupe scientifique sur les additifs alimentaires, les arômes, les auxiliaires technologiques et les matériaux en contact avec les aliments (AFC Panel) de Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) qui est chargé de cette tâche.
La demande d'autorisation comprend un dossier technique, technologique, toxicologique et analytique.

Les additifs risquant d'être cancérogènes sont évalués par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). Sur les 29 additifs à risque qui ont été évalués et autorisés, aucun n'appartient au groupe 1 (cancérogène pour l'Homme).


En France

Les additifs doivent obligatoirement être mentionnés sur l'étiquette des denrées alimentaires : soit en clair (par exemple : "poudre à lever : bicarbonate de sodium") ; soit à l'aide d'un code précédé du nom de la catégorie (par exemple : "colorant E 330").

C'est la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) qui contrôle la présence des additifs dans les produits alimentaires.


La plupart des additifs ne peuvent être utilisés que dans les quantités limitées dans certaines denrées alimentaires. Si aucune limite quantitative n'est prévue pour l'utilisation d'un additif alimentaire, il doit être utilisé selon la bonne pratique de fabrication, c'est-à-dire seulement autant que nécessaire pour réaliser l'effet technologique désiré. De plus, les additifs alimentaires ne peuvent être autorisés que si

  • il y a une nécessité technologique de l'utiliser,
  • ils n'induisent pas le consommateur en erreur,
  • ils ne présentent aucun risque pour la santé du consommateur.

Risques pour la santé


Une étude britannique aurait établi un lien, chez les enfants âgés de 3 ans environ, entre le risque d'hyperactivité et l'ingestion d'aliments contenant des additifs comme l'acide benzoïque. L'hyperactivité se traduit par une incapacité à rester en place, à se concentrer et une impulsivité. En France, 3 à 5% des enfants souffrent d'hyperactivité (Archives of Disease in Childhood, 06/2004).


Certains additifs, pourtant autorisés, sont reconnus comme potentiellement cancérigènes. Il s'agit "de colorants : E123, E131, E142 ; de conservateurs : les dérivés benzoïques E210 à 219 et les dérivés nitrés E249 à 252 ; avec des doutes pour certains édulcolorants" (L. Le Goff, Médecines et alimentation du futur, 09/2009).

Notons qu'il est très difficile d'obtenir des informations sur la toxicité réelle des additifs, les rares études menées ne sont plus diffusées publiquement pour des raisons inconnues...


Enfin, une liste anonyme sur les méfaits des additifs alimentaires circula en 1976 sous le nom - abusif - de tract de Villejuif, ses recommandations sont sans fondements scientifiques.


Liste des additifs alimentaires


Le code utilisé est fixé au niveau européen. Il se compose de la lettre "E" suivie d'un numéro permettant d'identifier facilement la catégorie. Par exemple :

  • 100 pour les colorants ;
  • 200 pour les conservateurs ;
  • 300 pour les agents anti-oxygène ;
  • 400 pour les agents de texture.

Quelques additifs à éviter

  • E102 (tartrazine), E104, E110, E122, E124, E129 : ces colorants alimentaires peuvent avoir des effets indésirables sur l'activité des enfants : il favoriserait le syndrome d'hyperactivité chez les enfants.
  • E173 (aluminium). Ce colorant est utilisé pour apporter une couleur argent sur des dragées et des décorations de pâtisseries enrobées de sucre, ainsi que pour donner un fini argenté à des pilules et comprimés. Il est également présent dans l'eau du robinet. L'aluminium est potentiellement toxique pour les cellules nerveuses et serait notamment impliqué dans les maladies maladie d'Alzheimer et de Parkinson. Il faut éviter ce colorant d'ailleurs déjà interdit dans de nombreux pays comme en Australie (Manger Sain).

  • Méthylparabène ou 4-hydroxybenzoate de méthyle (E218) et son sel de sodium (E219) ; éthylparabène ou 4-hydroxybenzoate d'éthyle (E214) et son sel de sodium (E215) ; propylparabène ou 4-hydroxybenzoate de propyle (E216) et son sel de sodium (E217). Il s'agit des tristement célèbres composés de la famille des parabènes, suspectés d'être cancérigènes.

  • E249 ou nitrite de potassium. Ce conservateur a de nombreux effets pervers : entrave le transport de l'oxygène par le sang, peut entrainer des difficultés respiratoires, favorise les allergies, détruit les vitamines A, B1 et B2.... (Manger Sain). Attention ! Il est autorisé dans les produits BIO.

  • E250 ou nitrite de sodium. Inutile, ce colorant est utilisé pour donner une couleur rose aux produits de charcuterie, donnant le sentiment au consommateur que le produit est frais. Il est pourtant interdit dans plusieurs pays et déconseillé. La substance pure est toxique par ingestion et peut être cangérigène (Manger Sain). Attention ! Il est autorisé dans les produits BIO.

  • E320 ou butylhydroxyanisole (BHA). Cet additif est utilisé pour éviter aux matières grasses de rancir. Le BHA est un cancérigène possible selon les données du CIRC et un perturbateur endocrinien. Le BHA est difficilement biodégradable et a un haut potentiel de bioaccumulation dans l'environnement. Il est notamment présent dans les chewing-gums.

  • E321 ou butylhydroxytoluène (BHT). Comme le BHA, il s'agit d'un Antioxygène utilisé pour retarder l’oxydation des aliments, notamment des matières grasses, et éviter leur rancissement. Il se retrouve dans de nombreux plats cuisinés et chewing-gums... Comme le E320, le 321 a été classé "cancérogène possible pour les humains" (par le CIRC et l’OMS). De plus, il peut provoquer des allergies cutanées, digestives et serait suspecté de favoriser le dépôt des graisses dans les artères chez certaines personnes.

  • E951 (aspartame). Cet édulcorant remplace le sucre dans plus de 6000 produits dits "light". Certaines études ont mis en évidence l'apparition de cancers chez des rongeurs. De plus, des études ont alerté sur des risques neurologiques (épilepsie, maux de tête), la prise de poids (un comble) et des risques d'acidents vasculaires cérébraux et cardiaques (Science & Vie, juillet 2011)

Quelques additifs sans danger


  • E407 (alginates et carraghenanes) : ces additifs désignent des extraits d'algues marines utilisés pour leurs propriétés gélifiantes. On les retrouve notamment dans les pâtisseries, glaces, confiseries, gâteaux, produits laitiers, jus de fruits...

 

 

 

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