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Pas de pesticides dans les assiettes bio

Publié le par Gerome

Un test mené par l'association Générations futures montre que la quantités de résidus de pesticides dans les fruits et légumes bio est insignifiante...


Les fruits et légumes issus de l'agriculture biologique sont bien exempts de résidus de pesticides alors qu'aucun de ceux produits de façon conventionnelle n'y échappe, a affirmé mardi l'association Générations futures qui a comparé entre eux des repas «bio» ou «non bio». «Les sceptiques» disent que les cultures bio peuvent être contaminées par des pesticides pulvérisés dans des champs conventionnels et mettent en doute le sérieux des agriculteurs, transformateurs ou certificateurs du bio, souligne l'association, qui a donc choisi de vérifier par elle-même.

 

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Elle a comparé la teneur en pesticides de quatre repas-type d'une journée (petit-déjeuner, déjeuner, goûter et dîner) selon qu'ils sont composés de produits issus de l'agriculture biologique ou non. «La grande différence entre les pratiques culturales et de stockage des aliments bio et non bio réside dans l'usage, ou non, de pesticides de synthèse», rappelle Générations futures, opposée à l'usage des pesticides. Il ressort de la comparaison qu'aucun des 14 aliments conventionnels étudiés n'est exempt de pesticides. Ils comptent au total 37 résidus représentant 27 molécules différentes, dont 17 sont suspectées d'être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens.


Les 12 fruits et légumes «bio» analysés ne présentent aucun résidu de pesticides


Par exemple, dans une pomme venue du Brésil, on trouve six résidus de pesticides dont trois pourraient être cancérigènes et un qui pourrait être un perturbateur endocrinien. Dans des citrons d'Argentine on en trouve 3, dont un produit interdit dans les cultures en France. En revanche, les 12 fruits, légumes ou riz «bio» analysés ne présentent aucun résidu de pesticides. En revanche deux échantillons de pain biologique font apparaître des traces d'une molécule de synergisant (un produit utilisé pour le nettoyage des lieux de stockage).


Les analyses ont été confiées au laboratoire belge Fytolab, précise Générations futures, qui relève que «les résultats n'ont pas de valeur statistique significative au regard du faible nombre d'échantillons analysés, mais sont illustratifs de la problématique traitée». Cette «enquête» fait suite à une autre de l'association qui avait recherché l'an dernier les substances chimiques dans le repas d'un enfant de 10 ans.

 

 


 

 


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Pesticides: les Français en ont plein le sang

Publié le par Gerome

Les Français ont plus de pesticides agricoles dans le sang que les Américains et les Allemands. C'est ce qui ressort d'une étude inédite de l'Institut national de veille sanitaire (INVS).

 

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Les Français devancent les Allemands et les Américains au concours de celui qui a le plus de pesticides dans le sang. Les concentrations biologiques de plusieurs substances chimiques ont été mesurées, entre 2006 et 2007, par l'Institut national de veille sanitaire, sur un échantillon représentatif de la population (2000 adultes pour les métaux, 365 pour le mercure, 400 pour les pesticides et les PCB): les trois conclusions qui en découlent sont alarmantes. 


Si les niveaux de plomb, cadmium, mercure, arsenic organique, sont stables ou en baisse, les pesticides, eux, sont présents dans notre sang à des niveaux au moins trois fois plus élevés que dans celui des Américains ou des Allemands. Ces pesticides sont largement utilisés en agriculture, en horticulture et pour un usage domestique (idéaux pour se débarrasser des insectes à la maison, désherber les allées, protéger les plantes du jardin, en finir avec les tiques et les puces de nos animaux de compagnie, ou les poux chez l'enfant). 


 

Par ailleurs, il va peut-être falloir apprendre à aimer les trous dans les vêtements ou changer la ventilation dans les toilettes. En effet, les substances que l'on retrouve dans les produits antimites ou les désodorisants pour toilettes, véhiculent d'autres types de pesticides, dits "organochlorés". Or, mauvaise nouvelle, le taux de ces produits chimiques dans notre sang est dix fois supérieur à celui trouvé dans le sang des Allemands! 


Pire encore, les PCB. Malgré leur interdiction totale dès 1979, ils sont encore largement présents dans notre environnement. Ils se sont disséminés dans l'air, le sol, l'eau, les sédiments, contaminant les plantes, les animaux et enfin les hommes. Présents à l'époque dans les encres d'imprimerie et les adhésifs, le site du ministère de l'Ecologie rappelle qu'ils ont aussi été utilisés comme huile pour les transformateurs et les condensateurs, ainsi que dans certains radiateurs ou autres équipements électriques. Ils ont servi de lubrifiant dans les turbines et les pompes, le traitement du métal, les soudures, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone.  

 

Toujours selon cette étude, la concentration des PCB dans le sang des Français est plus élevée que chez nos voisins allemands et américains.  

 

 


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Les antennes relais sont dangereuses pour la santé

Publié le par Gerome

Selon une enquête menée dans les Bouches-du-Rhône par l'Association Santé Environnement France, les riverains d'antennes-relais présenteraient davantage de troubles que le reste de la population.

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A l'heure où l'exposition aux ondes suscitent un vif débat, c'est une enquête importante que vient de révéler l'Association Santé Environnement France (Asef). Celle-ci a été menée dans les Bouches-du-Rhône auprès d'une centaine de riverains d'antennes-relais et a révélé des troubles supérieurs à la moyenne de la population. Plus précisément, l'association a constaté davantage d'acouphènes, de troubles du sommeil ou encore de défauts de concentration que chez le reste de la population.


Pour cela, des médecins de l'association (parmi les 2.500 membres qu'elle affiche) ont fait remplir des questionnaires de santé à 143 locataires de HLM à Aix-en-Provence et Aubagne, dans des immeubles dont les toits comportent de nombreuses antennes de téléphonie mobile. Les résultats ont ainsi montré que 43% de ces personnes se plaignent d'acouphènes, "alors que seuls 15% des Français disent souffrir d'un tel problème". Il en est de même pour les troubles du sommeil, dont 55% ont déclaré souffrir et de la concentration (27%). "Fait troublant: 83% de ceux qui ont la chance de pouvoir partir en vacances voient leur(s) symptôme(s) disparaître au bout de quelques jours", a souligné l'association.


Selon le Dr Patrice Halimi, secrétaire général de l'Asef et chirurgien-pédiatre à Aix-en-Provence, cette enquête corrobore des études réalisées en Pologne, en Egypte ou en Autriche. Il a expliqué, cité par l'AFP : l'enquête "n'est pas exhaustive. Elle n'a concerné que des volontaires ayant en commun la proximité avec des antennes. On est allé les voir et on leur a demandé comment ils allaient. C'est la démarche de base du médecin. Les locataires que nous avons rencontrés ont l'impression qu'on se moque d'eux. On ne leur a pas demandé s'ils étaient d'accord pour qu'on implante des antennes-relais sur leur toit".


Une installation sans l'avis des locataires


Dans la pratique, la loi prévoit que l'installation d'une antenne-relais soit soumise à l'approbation unanime des copropriétaires d'un immeuble, "mais si l'on est locataire dans un appartement privé ou dans un HLM, on ne nous demande pas notre avis. C'est pour cette raison que se multiplient aujourd'hui les forêts d'antennes-relais sur les HLM", a relevé l'Asef au sujet de son enquête. 

 

 


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Manger bio sans se ruiner... c'est possible !

Publié le par Gerome

La nourriture bio est réputée plus chère que les autres aliments. Une évidence partagée par tous les consommateurs et confirmée par la dernière étude menée au mois d’octobre pour le magazine Linéaires : entre les produits bio et les autres, la différence de prix atteint 58 % en moyenne. Même si l’écart s’est réduit de quatorze points en deux ans, manger sain tout en respectant la planète reste a priori hors de prix pour bon nombre de consommateurs. Adopter quelques réflexes simples et modifier ses habitudes alimentaires quotidiennes autorise tout de même le plus grand nombre à profiter des aliments bio. Tour d’horizon des éco gestes utiles pour manger bio sans se ruiner.

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Acheter en vrac : les emballages alimentaires sont le plus souvent fabriqués à partir de plastique et sont donc loin d’être durables. Ils représentent aussi un coût supplémentaire de production qui est le plus souvent répercuté sur le prix final du produit. L’achat de nourriture en vrac est de ce fait vivement recommandé car il permet d’effectuer des économies tout en diminuant la quantité de déchets.


Acheter moins : les Français gaspillent des quantités trop importantes de nourriture. 1,2 million de tonne d’aliments est jeté dans l’Hexagone chaque année, soit 20 kilos par habitant dont 7 kilos d’aliments encore emballés ! Réduire ses achats permet d’investir plus dans les produits bio. Vous pouvez ainsi par exemple substituer des protéines animales non labellisées par des protéines végtales bio tout en faisant une économie au global et en préservant votre santé, l’abus de consommation de viande n’étant pas une affaire pour votre santé.


 

Acheter local et de saison : certains produits bio sont vendus hors saison et cultivés à l’étranger, une aberration. Leur transport jusqu’en France est fortement émetteur de CO2 et suppose une dépense de plus qui explique leur coût élevé. Alors que l’automne est là, les légumes et fruits estivaux peuvent rendre nostalgique. Il existe pourtant de quoi varier les plaisirs durant cette saison : les choux, les brocolis, les carottes, les courges, les pommes de terre, les poireaux ou encore les betteraves laissent aux consommateurs un large panel de choix pour manger sain pendant l’hiver. Acheter de saison et au niveau local est un premier pas vers une alimentation biologique et permet aussi de réduire les intermédiaires. Il est possible d’acheter ses produits directement chez les producteurs ou via les AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et sur les marchés.


Jardiner : pour savoir exactement ce que l’on met dans son assiette, rien de mieux qu’un potager bio au fond de son jardin. Pour les consommateurs vivant en appartement, un balcon peut aussi accueillir quelques légumes et herbes aromatiques en fonction de l’espace dont vous disposez.


Cuisiner : qu’ils soient biologiques ou non, les produits transformés sont toujours plus chers. Acheter les produits de base pour les cuisiner par la suite revient moins cher et le résultat n’en sera que meilleur.


Comparer les prix : le prix des aliments bio n’est pas systématiquement plus élevé. Pour être sur de soi, mieux vaut comparer. Sur Internet, des sites spécialisés peuvent aiguiller les consommateurs dans leurs achats. Au supermarché, il ne coûte rien de surveiller consciencieusement les étiquettes et surtout le prix au kilo. Certaines marques de distributeurs ou de magasins discount proposent des produits bio. Le tout est de bien vérifier qu’ils sont correctement labellisés AB ou qu’ils portent l’écolabel européen.

 

 


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Peut-on manger bio sans se ruiner?

Publié le par Gerome

La Déferlante des restos Bio

Vous êtes en mission à Tokyo, étudiez à Madrid ou résidez à Montréal… C’est l’heure de la pause déjeuner et vous avez entre dix et quinze euros en poche. Pas de panique, dans la plupart des grandes villes du monde il est facile de manger sainement sans se ruiner.

A Montréal, notre correspondante Christine Lacaze nous livre ses restaurants coups de cœur: «le Crudessence  propose des menus 100% bio ou aucun aliment n'est cuit au-dessus de 40° pour préserver les enzymes ; et le ChuChai s’est spécialisé dans les mets à base de simili-viande de haute qualité».



Viva la Vida est le titre d’une célèbre peinture de Frida Kahlo. Mais aussi et surtout, dans le cadre de cette enquête, le nom d’un célèbre buffet et supermarché bio espagnol, à l’instar du centre d’éco-philosophie Ecocentro.

A Tokyo, que ce soit à l’Ukafe, l’Irving place ou l’Eat More Greens manger des «Yuki Shokuhin» (des aliments biologiques) est aujourd’hui facile.

Certains établissements vont au-delà du bio et rajoutent une dimension solidaire et sociale à leur activité. Au Peper, un squat légalisé d’Amsterdam métamorphosé en restaurant, ce sont des volontaires qui servent les plats tout comme au restaurant le Robin des bois de Montréal.



Et dans la ville du Cap en Afrique du Sud, notre correspondante Magalie Barbet apprécie la convivialité qui règne dans The Old Biscuit Mill, une vieille usine à biscuits rénovée qui propose des produits bio et du terroir. «De nombreuses tables sont installées le samedi au milieu d’une sorte de hangar géant pour y déguster un plat en famille ou entre amis.»

Fast-foods bio pour citadins pressés

New York n'est pas à proprement parler une métropole verte, elle compte néanmoins bon nombre de restaurants bio dont le «Sun in Bloom, réputé pour ses brunchs et ses salades, et le One Lucky Duck considéré comme le meilleur restaurant bio de la ville» nous confie Max Goldberg, le fondateur de livingmaxwell.com, l’un des blog dédié à l’alimentation bio les plus réputés aux Etats-Unis. Et au royaume du fast-food, il suffit d’ouvrir la porte d’O'Naturals à Portland ou de Pizza Fusion en Floride pour savourer, pour moins de 10 euros, des hamburgers ou des pizzas biologiques. A noter que les bâtiments de la chaine Pizza Fusion sont alimentés à l'énergie éolienne, que les livraisons se font dans des véhicules hybrides et que la vaisselle jetable est en bioplastique.



Soulignons aussi que les fastfoods bio ont aussi le vent en poupe dans le reste du monde ! Que ce soit l’Het Houten Huisje à Amsterdam, les Imbiss bios de Berlin tels que le Neu Bio Bratwurst ou le Wittys, ou encore le Freshness Burger de Hong Kong, les snackbars bios envahissent les grandes villes.

Gagner plus pour manger mieux?

Attentifs à l’évolution des tendances de consommation, les supermarchés ont progressivement créé des rayons spécialisés ou développé leur propre marque bio. C’est notamment le cas de Rewe en Allemagne ou Tesco à Londres. Gare tout de même aux arnaques ! La valeur du label des produits estampillés «Agriculture Biologique» est presque nulle en Chine à cause d’une gestion très aléatoire. Résultat, beaucoup de Chinois se mettent à cultiver sur leur terrasse. «J'ai des amis qui le font c'est amusant, ça les rapproche de la nature», nous informe notre correspondant Pascal Bonnisseau.



Le fond du problème, comme le rappelle Magalie Barbet, est qu’en Afrique du Sud [et dans de nombreux pays] «s’il y a de nombreux cafés bios, y compris le Quensch et la Kwalapa, où déguster des salades au quinoa, les gens qui en bénéficient sont issues des «middle and upper class». Mais face aux problèmes de santé publique (près d’un américain sur quatre souffre d’obésité), les initiatives des jardins communautaires se multiplient à travers le monde. Au final, comme le rappelle Christine Lacaze, «manger bio, c'est aussi apprendre à cuisiner !»

 

 

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