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Aspartame : ses risques font à nouveau débat

Publié le par Gerome

Mercredi, le Réseau environnement santé a tiré la sonnette d'alarme concernant les risques que présente l'aspartame pour la santé, particulièrement chez les femmes enceintes. Il demande une réévaluation de la dose journalière admissible.

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"Un grave dysfonctionnement du système de sécurité sanitaire" : c'est ce qu'ont dénoncé mercredi au cours d'une conférence de presse, plusieurs membres du Réseau environnement santé (RES) accompagnés de médecins et de scientifiques. Ils accusent les autorités sanitaires de nier les résultats de plusieurs études scientifiques qui démontrent les risques de
l'aspartame sur la santé. Pour l'instant, ces travaux n'ont été réalisés que chez l'animal, mais ils semblent indiquer que l'édulcorant présenteraient à long terme des risques pour la santé tels que des cancers.


Plus inquiétant, l'une des études révèle un risque accru de naissance prématurée en cas de consommation de soda light durant la grossesse. Estimant qu'il existe un risque potentiel, les médecins et sage-femmes ont donc lancé un appel à déconseiller aux femmes enceintes de consommer quotidiennement des édulcorants comme l'aspartame présent dans près de 6.000 produits.


Diminuer la dose limite


Par ailleurs, l'association a demandé une baisse drastique de la Dose journalière admissible (DJA), aujourd'hui fixée à 40 milligrammes par kilogramme. Une dose qui ne respecte pas le principe de précaution selon le RES. "La DJA fixée est basée sur une ancienne étude scientifique peu fiable et dont les données sont introuvables alors que des études récentes ont été faites dans de bonnes conditions", ont argumenté les spécialistes qui souhaitent qu'elle soit abaissée à 20 microgrammes par kilogramme, soit 2.000 fois moins.

Face à ces interpellations, la Commission européenne a demandé à l'Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) une réévaluation complète des risques de l'aspartame dont les résultats devraient être livrés en juillet 2012.

 

 


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Pesticides : le gouvernement autorise le Cruiser OSR

Publié le par Gerome

Le ministère de l'Agriculture a décidé d'autoriser la mise sur le marché du pesticide Cruiser OSR. Destiné aux cultures de colza, ce produit est particulièrement craint par les apiculteurs en raison de ses potentiels impacts néfastes sur les abeilles.

 

abeille ruche

Révélée et dénoncée jeudi par l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), l'autorisation du pesticide Cruiser OSR a été confirmée par le ministère de l'Agriculture. Alors que les apiculteurs s'insurgent contre un "nouveau coup porté aux abeilles", le ministère explique dans un communiqué rapporté par 20 minutes que cette décision a été prise suite à l’avis favorable de l’Agence nationale de sécurité sanitaire.

 

Daté du 15 octobre 2010, cet avis "conclut que l’usage de la préparation Cruiser OSR sur (les) semences (de crucifères) satisfait à l’ensemble des conditions de sécurité requises". Le communiqué précise toutefois que cette autorisation pourrait faire l'objet d'une "suspension en cas d'incident". Le ministère rappelle en outre que le Cruiser OSR est déjà utilisé sur plus de 2.800.000 hectares de culture dans l'Union européenne. Il aurait permis de "supprimer un à deux traitements insecticides des feuilles de plein champ", souligne-t-il.


Ce pesticide est commercialisé par le groupe suisse Syngenta Agro. Destiné aux cultures de colza, il contient deux fongicides et un insecticide, le thiaméthoxam. C'est ce dernier qui inquiète le plus les apiculteurs. Selon eux, cet insecticide s'insinue dans la sève et dans les fleurs des plantes. Il persisterait dans la terre pendant trois ans après son épandage, et contaminerait ainsi les cultures suivantes. "Nous constatons avec dégoût le désintérêt du ministère pour notre cause et nous redoutons un printemps silencieux dans les plaines du colza", a déploré le président de l'Unaf, Olivier Belval, dans un communiqué publié sur le site de l'Unaf.


Alors que la surmortalité des abeilles en Europe inquiète particulièrement les scientifiques, un autre pesticide, le Cruiser 350, qui remplace le Cruiser depuis son interdiction en 2010, est déjà autorisé en France. Il a engendré plusieurs cas d’empoisonnement des abeilles et est tout de même utilisé pour protéger les cultures de maïs.

 

 


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Cancer: les bons aliments et ceux à éviter vraiment

Publié le par Gerome

De nombreux aliments protègent du cancer alors que d'autres en augmentent les risques. Le point sur quelques études récentes sur les aliments anti-cancer... et ceux qu'il vaut mieux éviter.

1. Cancer: pas de soda pour le pancreas

Des chercheurs de l'Université du Minnesota ont découvert un lien entre la consommation de sodas et le cancer du pancreas. Après avoir suivi l'état de santé de 60 000 Indonésiens, ils se sont rendu compte que les personnes qui développaient un cancer du pancreas étaient également des consommateurs réguliers de sodas.
Les chercheurs pensent que le fort taux de sucre de ces boissons augmente le taux d'insuline fabriqué par le pancréas, ce qui augmente ensuite le risque de développement de cellules cancéreuses. Le cancer du pancreas fait partie des cancers les plus rares mais il est l'un des plus mortels avec un taux de survie à 5 ans qui n'est que de 5%.

 

2. Cancer : du thé vert pour vos poumons

Boire du thé vert pourrait réduire les risques de contracter un cancer du poumon… même si vous fumez. C'est ce qu' révélé une étude présentée lors d'une conférence de l'American Association for Cancer Result.
Les polyphénols du thé vert sont de puissants antioxydants, et les préparations à base de thé ont déjà montré leur capacité à empêcher la formation de tumeurs.
Pour cette étude, les chercheurs ont examiné les habitudes de 170 patients atteints de cancer du poumon et de 340 patients sains. Les résultats ont montré que, tous patients confondus, ceux qui ne consomment pas de thé vert ont cinq fois plus de risque de contracter un cancer du poumon par rapport à ceux qui en consomment au moins une tasse par jour. Parmi les fumeurs, le risque est douze fois plus élevé.

 

3. Cancer: pas de carottes pour les fumeurs

Une étude réalisée en Israël a montré que plus on consomme de caroténoïdes, moins les risques de cancer du côlon sont élevés. Cependant, chez les fumeurs réguliers, on observe un effet contraire : les caroténoïdes des fruits et légumes favoriseraient l’apparition de cancers du côlon. Ainsi, les fumeurs devraient être informés que les effets potentiels bénéfiques d’une importante consommation de fruits et légumes sont entravés par une consommation régulière de tabac.
Dans cette étude, il a été trouvé qu’il existe une relation inverse entre la consommation de caroténoïdes et les risques de cancer colorectal. Cependant, le tabagisme réduit significativement voire même renverse cet effet à la base protecteur de l’ingestion de caroténoïdes sur les risques de cancer colorectal.

 

4. Cancer : ne lésinez pas sur le curcuma

Le curcuma et le poivre sont étudiés depuis longtemps comme traitements potentiels contre le cancer, mais une nouvelle étude laisse entendre pour la première fois que ces épices pourraient prévenir le cancer en visant spécifiquement les cellules souches.
Les chercheurs du centre de cancérologie de l'université du Michigan aux Etats-Unis ont découvert que lorsque la curcumine, un élément chimique se trouvant dans le curcuma, et la pipérine, qui provient du poivre noir, sont ajoutées à une culture de cellules, le nombre de cellules souches est réduit tandis que les cellules normales sont épargnées. Les chercheurs estiment que l'élimination des cellules souches cancéreuses et la réduction du nombre de cellules normales sont essentielles dans la lutte contre le cancer.
La pipérine renforce les effets de la curcumine, et les deux éléments stoppent le processus de renouvellement des cellules souches cancéreuses.

 

5. Cancer: évitez le sel de la charcuterie

Certaines charcuteries favoriseraient l'apparition du cancer du côlon: c'est la conclusion d'une étude présentée en juillet par des chercheurs de l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA) de Toulouse. En s'intéressant au lien entre consommation de charcuteries et cancers du côlon, les chercheurs ont découvert que les 4 facteurs réunis que sont :la coloration de la charcuterie, l'ajout de nitrites, la cuisson et l'oxydation, pouvaient provoquer une augmentation significative des lésions précancéreuses au niveau du côlon. Cancer: L'INRA rappelle que 100 nouvelles personnes sont atteintes d'un cancer du côlon chaque jour.

 

 


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Notre poison quotidien

Publié le par Gerome

Voici l'excellent documentaire de Marie Monique Robin sur les pesticides :

 

http://videos.arte.tv/fr/videos/notre_poison_quotidien-3761854.html

 

 

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Le slow food

Publié le par Gerome

Le Slow Food est un mouvement fondé en Italie en réaction à la généralisation du mode de consommation Fast Food. L'expression vient de l'anglais et signifie nourriture lente , en effet, contrairement à la restauration rapide, cette manière de réorganiser le circuit production alimentaire-consommation respecte les cycles naturels des saisons, les temps naturels de croissance mais aussi le temps du repas familial et convivial, le temps accordé à la commensalité !

 

Le Mouvement International Slow Food a été fondé à Paris en 1989 ; le siège est à Bra, en Italie. Des associations nationales ont été établies en France, aux USA, en Allemagne, en Suisse, au Japon et au Royaume Uni. Slow Food compte 100 000 adhérents dans 150 pays et 1 300 conviviums environ.

Slow Food est une association qui s'oppose aux effets dégradants de la culture de la fast-food qui standardisent les goûts ; qui promeut les effets bénéfiques de la consommation délibérée d'une alimentation locale, qui a des programmes d'éducation du goût pour les adultes et les enfants, qui travaille pour la sauvegarde et la promotion d'une conscience publique des traditions culinaires.


Elle aide les producteurs-artisans de l'agroalimentaire qui font des produits de qualité et encourage les initiatives de solidarité dans le domaine alimentaire. L'objectif de Slow Food est de développer un modèle d'agriculture moins intensif et nocif, capable de préserver et d'améliorer la biodiversité et d'offrir aussi des perspectives pour les régions moins riches.

Slow Food cherche à combiner le plaisir avec un profond sens de responsabilité à l'égard de l'environnement et du monde de la production agricole. On ne peut pas être gastronome et ne pas être sensible à la protection des cuisines locales, des races animales, des espèces végétales en danger d'extinction.


Le convivium est l'unité locale de Slow Food : c'est la voix d'un district qui possède une histoire culturelle et culinaire, et c'est la structure qui véhicule les idées Slow Food au niveau local. Les conviviums organisent des événements comme des ateliers du goût sur les mets et les vins, des visites chez des producteurs, des dîners thématiques.

Devenir adhérent de Slow Food signifie partager ce projet et participer aux activités proposées par le convivium.

 

Il s'agit donc de réagir contre la monoculture, les OGM, de retrouver les valeurs traditionnelles locales dans le respect de l'animal et de l'environnement, de revenir à nos racines. Les conviviums permettent de partager ces valeurs, de rétablir les liens entre producteurs et consommateurs et de renouer avec un mode de vie humain convivial. Alors qu'avec la restauration rapide, chacun dans la famille a tendance à manger son plat isolément et à son heure, on en revient à partager les spécialités locales, la cellule familiale reprend toute son importance. Tant sur le plan diététique que sur le plan psychologique, le fait de se poser pour partager le repas avec les siens peut être un bon moyen de lutter contre les désordres alimentaires que favorise la malbouffe.


Renouer avec les produits du terroir, cela voudra dire cuisiner à partir de produits frais, donc moins de tentation d'ouvrir un « snack » tout prêt à avaler. L'association liste les produits de l'arche du goût pour attirer notre attention (par allusion à l'arche de Noé qui a sauvé la faune de justesse) : si nous n'y prenons pas garde, nous allons perdre ces goûts, perdre les techniques de nos ancêtres. Ne parle-t-on pas déjà de légumes oubliés ? Des agriculteurs et des jardiniers passionnés et militants nous aident à les redécouvrir, mais il est temps !


Chacun peut adhérer à un convivium (plus de 40 en France et plus de 1 000 dans le monde. L'association travaille aussi en partenariat avec d'autres associations - dont les Colibris - qui partagent cette même analyse et prônent les mêmes solutions).

Un documentaire de terrain nous montre comment ce processus fou s'est emballé dans les années 60.

 

 


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