nutrition & sante

Phtalates et fertilité humaine : nouvelle étude française !

Publié le par Gerome

C'est la première fois que l'effet des phtalates est directement mesuré sur le corps humain. L'unité études de la reproduction chez l'homme et le mammifère de l'Institut de recherche sur la santé, l'environnement et le travail (Irset) de Rennes vient d'achever une expérience de deux ans sur des cultures de testicules humains. « En y plaçant des témoins contenant du MEHP et du DEHP – les deux principaux phtalates existant sur le marché –, nous avons analysé les effets de ces composants chimiques sur les fonctions testiculaires », explique Christelle Desdoits, post-doctorante.


« Il faudrait compléter


avec une étude épidémiologique »
« Il en résulte une baisse du niveau de testostérone, qui peut aller jusqu'à 30 %, ce qui est assez significatif », poursuit la scientifique. « En revanche, il n'a pas été observé de modification de la mort cellulaire, ce qui veut dire que les phtalates modifient la fonction des testicules, mais que cette molécule n'est pas toxique. » Cette expérience vient donc confirmer que les phtalates ont certainement des conséquences sur la baisse de la fertilité chez l'homme. « Il faudrait maintenant une étude épidémiologique sur la population pour poursuivre ce travail », estime Christelle Desdoits.


Produits à 3 millions de tonnes par an dans le monde, les phtalates sont employés depuis une cinquantaine d'années dans de nombreux produits de consommation (plastiques, emballages, cosmétiques, jouets, etc.), surtout le PVC. « Ils jouent un rôle de plastifiant et de lubrifiant, notamment dans le but d'assouplir les matières plastiques », explique Bernard Jégou, directeur de l'Irset. Ils peuvent se transmettre à l'homme par voie cutanée, par ingestion ou inhalation.
L'Irset avait déjà mené une expérience sur le rat. Elle avait aussi démontré « que ces produits inhibent la capacité de production de testostérone de l'animal », rappelle Bernard Jégou.

 


Publié dans Nutrition & Santé

Partager cet article

Amateurs de yogourts?

Publié le par Gerome

DANONE obligé de retirer sa publicité mensongère après 15 ans de matraquage et de dégâts.
Le « pavé dans le pot de yaourt » qu'a lancé  Didier Raoult, chercheur français dans la prestigieuse revue scientifique « Nature » de septembre 2009 a fini par être payant.


actimel.jpg
 Pour le patron du labo de virologie de la Timone à Marseille, les yaourts et autres boissons lactées farcis aux probiotiques que l'on nous fait avaler depuis près de 20 ans auraient une grosse part de responsabilité dans l'épidémie d'obésité qui frappe les enfants.

 Les probiotiques que Danone ajoute à tout va dans divers yaourts sont selon les allégations de la marque assénées à la télévision, censées « booster » les défenses immunitaires.

 On en trouve plus de 1 milliard par pot d¹Activia ou d¹Actimel. Le hic est que ces bonnes bactéries « actives et vivantes », dixit Danone, sont les mêmes que celles utilisées depuis longtemps dans les élevages industriels comme activateurs de croissance pour faire  grossir plus rapidement cochons et poulets.

Un porc ainsi gavé de probiotiques, c'est plus de 10 % de gagné sur la balance. Danone pousse donc à « élever » nos enfants comme des cochons ou des poulets.
 En fait, en début d'année, des chercheurs ont eu l'idée de comparer la flore intestinale des obèses et des non obèses. Et là, surprise, les premiers étaient bourrés de probiotiques - ceux qu'on trouve justement dans les yaourts « santé plus ». Didier Raoult commente :
 « On a autorisé pour l'alimentation humaine des activateurs de croissance utilisés dans les élevages, sans chercher à savoir quel serait l¹effet sur les enfants ».

 Du coup, celui-ci a réclamé des études pour connaître le rôle précis de tous les produits lactés dans l'épidémie d'obésité infantile. En outre, il n  y a pas que les enfants qui sont victimes de cette supercherie ; j'ai rencontré de nombreuses femmes potelées bien que sous alimentées, et qui cherchaient désespérément à maigrir en se limitant à quelques yaourts par jour plus quelques babioles. Et désespérante désillusion, elles continuaient à grossir, étaient de plus en plus fatiguées et fragiles, surtout en hiver où il est  indispensable
 de se « yanguiser », alors que les yaourts sont hyper « yin ».

 D'où l'article « Aigle moqueur » que j¹avais passé dans « Pratique de Santé » sous le titre « Devenez XXL avec des yaourts » Finalement, les semeurs d'alerte indépendants ont fini par émouvoir les services officiels avant que le scandale n'éclate trop au grand jour.
 C'est ainsi qu¹ils viennent de mettre la pression sur le groupe  Danone, l'obligeant, selon les termes délicats des grands journaux « à revoir sa copie » (Un monstre comme Danone, ça se ménage).
 Il faut tout de même réaliser que cela pourrait être un coup dur pour le lobby puisque les groupes
 Actimel Europe et Activia Europe pèsent ensemble 1,5 milliards d'Euros sur un chiffre total Danone de 15 milliards,  soit 10 %.

Mais je ne me fais guère de soucis pour cette entreprise de tricheurs, car entre ses discrètes et adroites manoeuvres de retrait publicitaires et les addictions de beaucoup de consommateurs automatisés, il n'y a pas vraiment le « feu au lac », en attendant qu¹on nous invente une autre « salade à la mode ».

 


Publié dans Nutrition & Santé

Partager cet article

Une nouvelle offensive dans le monde de la viande industrielle : les multinationales du Sud

Publié le par Gerome

GRAIN | 25.10.2010 | 16:12

mercredi 10 novembre 2010


De nos jours, les pays du Sud consomment apparemment de plus en plus de viande. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), la consommation de viande par habitant dans les pays en développement a doublé entre 1980 et 2005, et la consommation d’œufs y a été multipliée par trois. Comment expliquer cette évolution ? Pour certains, le facteur majeur a été l’augmentation des revenus en Asie, mais cela peut difficilement justifier une hausse aussi énorme. La raison principale est plutôt à chercher du côté de l’approvisionnement.

 

Les entreprises de l’agrobusiness, soutenues pas de fortes subventions et par les gouvernements, ont réussi, au cours des dernières décennies, à pousser la production mondiale de viande à des niveaux inouïs, provoquant des conséquences dévastatrices pour les animaux, les personnes et l’environnement. Une grande partie de cette production industrielle se fait désormais dans les pays du Sud, où une nouvelle génération de compagnies transnationales (TNC), originaires de ces pays, s’allient avec les firmes plus anciennes des pays du Nord, pour imposer “le dieu viande” d’un bout à l’autre de la planète.


Qu’est-ce qui alimente l’essor effréné du marché de la viande dans les pays en développement dans le Sud ? La réponse la plus évidente est l’abondance de viande bon marché provenant de fermes industrielles, elle-même rendue possible par l’abondance d’une alimentation animale bon marché. L’explosion actuelle de la consommation de viande n’est que la répétition de ce qui s’est passé il y a des années au Nord, quand les entreprises ont commencé à installer des fermes industrielles et des parc d’engraissement, pour transformer en protéines animales destinées à la restauration rapide et aux supermarchés les montagnes de céréales et d’oléagineux produites grâce aux subventions. On se débarrassait – et c’est toujours le cas - des excédents de viande, depuis les cuisses de poulet congelées aux tripes de bovins, dans les pays pauvres.


Derrière le système de la viande industrielle, s’agite tout un monde de grandes entreprises impliquées dans la production et le commerce de la viande. C’est un système qui reçoit toutes sortes de subventions, aux États-Unis comme en Europe. Selon certaines études, le prix d’une livre de viande hachée aux États-Unis devrait avoisiner les 30 dollars US, plutôt qu’un à deux dollars, le prix de vente habituel dans les centres de vente en gros. 1

 

Si l’on annulait ne serait-ce que les subventions sur l’alimentation animale, les coûts d’exploitation pour les producteurs de viande américains seraient environ 10 % plus élevés et on commencerait probablement à voir des stands de fruits et de légumes remplacer les Kentucky Fried Chicken et les McDo dans les quartiers pauvres. 2 Dans l’Union européenne, une vache reçoit en moyenne 2,50 dollars US de subventions par jour, alors que les deux tiers de la population de l’Afrique sub-saharienne vivent avec moins de deux dollars par jour. 3 Que ce soit aux États-Unis ou en Europe, la plupart des gens, les pauvres en particulier, sont obligés de manger de la viande bon marché. Et c’est le modèle qui est en train de s’imposer partout dans le monde.

 


Publié dans Nutrition & Santé

Partager cet article

(Mal)bouffe aux antibiotiques, c'est automatique

Publié le par Gerome

Par Angélie Baral / Urbiz.fr, publié le 04/11/2010 à 18:35

 

Pas une semaine ne s'écoule sans qu'une actu alarmante ne nous rappelle toutes les cochonneries que nous absorbons: arômes, produits chimiques, antibiotiques, OGM, PCB... Pourtant, la société laisse faire. La chronique d'Angélie Baral.

 

Même les produits "bio" dont se sont emparés les grands distributeurs n'ont parfois plus grand chose de bio tant le suivi et l'absence d'évaluation environnementale font défaut. Récemment, plus de 200 produits bio importés ont été interdits de vente dans l'Union européenne pour fraude à la législation sur l'agriculture biologique. Plutôt que de nous abreuver de campagnes à n'en plus finir sur les "5 fruits et légumes par jour" un peu utopiques ou les "ni trop gras ni trop salé", mieux vaudrait d'abord surveiller ce qui parvient sur nos étals.  


A force de faire la chasse à l'obésité en l'associant étroitement au nombre de calories absorbées, renforçant ainsi l'image déjà ô combien ancrée du "t'es gros parce que tu bouffes trop" et aggravant la discrimination de l'apparence, les autorités, tout comme le corps médical, feraient mieux d'analyser attentivement les résultats des effets de tous ces produits de synthèse présents dans notre alimentation sur notre santé.  

Il ne s'agit pas de nier le rôle des calories en excès dans notre assiette, de ne manger que des hamburgers-frites, on grossira forcément. Mais tous les gros ne sont pas abonnés aux excès de calories. N'oublions pas qu'on assiste ces dernières années à la multiplication de découvertes mettant en lumière toujours plus de gènes, mutations génétiques et autres disparitions de fragments chromosomiques impliqués dans l'obésité... sans trop savoir pour l'instant quels sont les facteurs à l'origine.  


A trop associer obésité des pays industrialisés avec alimentation trop riche, on oublie que ces pays sont aussi ceux où les plats préparés souvent bourrés d'additifs sont les plus consommés, où les aliments qui se gardent longtemps grâce aux conservateurs sont consommés à haute dose, où la guerre des prix est telle que les fabricants remplacent autant que possible les ingrédients par des produits de synthèse moins chers (parfums, exhausteurs de goût, arômes, colorants...), où la viande contient des antibiotiques et le poisson, des pesticides, sans compter les produits light avec leur lot de faux sucre.

 

Qu'on ne me dise pas ensuite que le corps peut absorber tout cela sans réagir... Souvenons-nous de l'expérience menée par les journalistes du reportage Assiette tous risques (diffusé sur France 3 en juin dernier et visionnable gratuitement sur le site de l'émission). Pendant 12 jours, ils ont suivi des régimes alimentaires opposés. Celui qui n'a absorbé que de la nourriture industrielle bon marché a pris près de 2 kilos, rejetant dans ses urines 7 fois plus de conservateurs et de colorants. L'autre, abonné au bio (du vrai ?), a perdu 2 kilos, avec des analyses d'urine parfaites. Evidemment, il faudrait mener une expérience à grande échelle pour évaluer les impacts sur toute la population, mais cela montre d'emblée que certains individus peuvent être sensibles à la qualité des aliments consommés, indépendamment de leur contenu calorifique.  


Ce sont autant de résultats qui sonnent comme un cri d'alarme pourtant totalement ignoré par nos autorités sanitaires -corps médical en tête-, lesquels ont pour unique réflexe d'associer malbouffe à excès de calories, sans se soucier de la qualité des aliments consommés. A quand de vrais contrôles sur les effets de toutes les cochonneries qui abreuvent nos étals?  

 


Publié dans Nutrition & Santé

Partager cet article

365 pesticides dans nos assiettes

Publié le par Gerome

L'Express LEXPRESS.fr

 


 

3,5% des fruits et légumes européens dépassent le seuil maximal autorisé.

 

parkinson-et-pesticides.jpg

 

Ils battent toujours des niveaux records. Les résidus de 365 pesticides différents ont été identifiés dans les fruits et légumes consommés en Europe par une étude de l'agence européenne pour la sécurité alimentaire (Efsa) publiée ce lundi 12 juillet.  

D'après cette étude, effectuée selon les nouvelles normes entrées en vigueur mi-2008 (qui ont le plus souvent élevé le seuil d'acceptabilité), 3,5% des échantillons présentaient des traces de pesticides dépassant les limites maximales autorisées.  


11 000 échantillons de neuf productions différentes (oranges, mandarines, poires, pommes de terre etc.) ont été analysés en 2008 dans les 27 Etats membres (plus l'Islande et la Norvège).  

76 aliments pour bébé présentaient des résidus de pesticide

L'agence relève également que la présence de pesticides est supérieure dans les denrées importées de pays situés hors Union européenne (7,6%) que dans les échantillons produits au sein de l'UE (2,4%).  


Les dépassements des limites autorisées ont surtout concerné les échantillons d'épinards (6,2%), d'oranges (3%), de riz, de concombres, de mandarines, de carottes et de poires.  

76 aliments pour bébé présentaient des résidus de pesticide dont quatre seulement excédant les normes maximales recommandées.  

Cependant, ajoute l'Efsa, les résultats de ce rapport ne peuvent être comparés à ceux de 2007, les normes européennes en matière de résidus chimiques dans les aliments ayant été révisées à partir du 1er septembre 2008 afin de les harmoniser entre les Etats. Auparavant, chaque pays fixait ses propres normes.  


Les ONG avaient alors jugé que ces nouveaux seuils risquaient surtout d'entraîner une augmentation "spectaculaire" des limites autorisées dans certains pays: en Autriche par exemple, 65% des pesticides utilisés voyaient leur taux maximal augmenter, pour certains jusqu'à 1000 fois, alors que seuls 4% devaient les voir réduits.  

 


Publié dans Nutrition & Santé

Partager cet article