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Stoppons l’usine de semences mutantes de Monsanto

Publié le par Notre Terre

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Monsanto étend son emprise sur toute la planète. Son nouveau projet est une gigantesque usine de semences génétiquement modifiées en Argentine. Sofia Gatica et ses voisins ont eu le courage de s’interposer, et elle a reçu des menaces de mort et des coups violents. La menace est imminente. Mobilisons-nous à leurs côtés et stoppons la construction de l’usine mutante.  

Monsanto crée des semences génétiquement modifiées. Combinées à des pesticides toxiques, elles sont utilisées en monoculture: dans ces champs, rien d’autre ne pousse. Ce procédé est une plaie pour nos écosystèmes. Or aujourd’hui, l’entreprise projette de bâtir l’une des plus grandes usines de semences OGM dans la petite ville de Malvinas.  


Inquiets des risques sanitaires liés à l’usine, Sofia et ses voisins ont rejoint des manifestations soutenues par 70% des habitants de la région. Si nous sommes 1 million à soutenir les familles de Malvinas d’ici 2 jours, nous créerons un buzz médiatique puis nous mettrons la pétition au centre d’une campagne publicitaire visant à pousser l’impopulaire présidente argentine à fermer l’usine et endiguer la propagation de l’agriculture toxique prônée par Monsanto:


https://secure.avaaz.org/fr/stop_monsanto_in_argentina_global_/?baZfyfb&v=32972

Sofia et les habitants de Malvinas se sont allongés devant les bulldozers pour bloquer la construction de l'usine. Si nous amplifions leur appel, ils pourraient gagner. La présidente Cristina Kirchner fait face à une vague d’impopularité: elle ne peut pas se permettre de passer pour une dirigeante qui fait passer les intérêts de Monsanto avant ceux de ses concitoyens.  

Cette immense usine utilisera des produits chimiques toxiques pour fabriquer ses semences. Cela vous paraît bizarre? Les semences ne sont-elles pas issues des plantes? Pas dans le terrifiant monde selon Monsanto. Les plantes y sont génétiquement programmées pour être stériles, et la seule manière pour les agriculteurs de continuer à les cultiver est de racheter chaque année les graines Monsanto. Aux États-Unis, certaines espèces cultivées proviennent à 90% des usines Monsanto, et avec ce nouveau site en Argentine, cette entreprise de sinistre réputation étendra encore un peu plus son emprise sur la planète.  

Les menaces et les coups portés à Sofia ainsi qu’à ses camarades de lutte sont la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Stoppons l’invasion de Monsanto en Amérique du Sud et tentons de réparer les dégâts commis sur nos écosystèmes!

https://secure.avaaz.org/fr/stop_monsanto_in_argentina_global_/?baZfyfb&v=32972

D'aucuns avancent que les OGM permettraient une agriculture beaucoup plus moderne. Cela pourrait être vrai un jour. Cependant les quelques avantages de ces semences sont essentiellement matraqués par les services de communication des fabricants, tout comme l’idée que les OGM pourraient «faire disparaître la famine» en étant beaucoup plus productifs que les semences normales; en réalité, les preuves de cette assertion sont quasi-inexistantes. De surcroît, les partisans des technologies de manipulation génétique font souvent passer les profits avant le bien-être de la planète et de ses habitants. La gestion des risques en matière de santé publique devrait relever de la compétence des États, mais Monsanto est très douée pour miner la démocratie. Aux États-Unis, la firme vient même de faire voter une loi interdisant à un juge d’ordonner le rappel des produits Monsanto, même pour des raisons de santé publique!  

À cause de l’agriculture industrielle et génétiquement modifiée, notre planète change de visage. Et nos gouvernants sont bien trop influencés par la multinationale américaine au centre de ces mutations, une immense entreprise qui contrôlera bientôt toute l’alimentation mondiale. N’obligeons pas nos enfants et nos petits-enfants à hériter d’un monde nourri par Monsanto. Nous pouvons arrêter la firme maintenant
 

 

 


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Avant que monsanto ne débouche le champagne

Publié le par Notre Terre

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Monsanto s’apprête à célébrer son plus grand tour de passe passe mais nous avons jusqu’à ce week-end pour renverser ses projets.

Le partenariat transpacifique (PTP, ou TPP en anglais) est un immense accord ultrasecret passé entre douze grands pays, qui s’apprêtent à donner aux entreprises un pouvoir inouï: celui de faire appel à de nouveaux tribunaux internationaux pour attaquer en justice les gouvernements qui adoptent des lois qui nous protègent mais réduisent leurs bénéfices! Et cela peut avoir des répercussions dans tous les domaines, de l’étiquetage des aliments contenant des OGM à la liberté sur Internet. WikiLeaks a fait fuiter les documents de travail et une vague d’opposition est en train de se soulever très rapidement, mais les pays signataires se dépêchent afin de signer d’ici 48 heures.

C’est insensé et pourtant nous avons une chance de tout arrêter. Trois pays hésitent, et s’ils se retirent immédiatement, tout pourrait s’effondrer. Inondons les dirigeants chiliens, néo-zélandais et australiens de nos appels à la résistance, et nous pourrons bloquer ce coup d’État orchestré par les grandes firmes avant que Monsanto ne débouche le champagne. Signez la pétition maintenant et envoyez-la à tous vos proches:


http://www.avaaz.org/fr/no_champagne_for_monsanto_loc/?baZfyfb&v=32175

Quand on examine les documents de travail qui ont fuité, on croit lire une immense liste au Père Noël rédigée par les grandes multinationales. L’accord prévoit que les entreprises puissent imposer leurs volontés sur nos institutions démocratiques par le biais d’un système judiciaire opaque. Ces tribunaux pourraient limiter l’accès aux médicaments génériques, moins chers, pour favoriser les médicaments de marque, et même autoriser les cigarettiers à attaquer les pays qui imposent des mesures antitabac et qui, selon eux, réduisent leurs bénéfices. C’est presque trop fou pour être vrai.  

Mais presque personne n’a entendu parler du PTP. Les négociations sont si secrètes que même nos élus ne savent pas ce qu’elles recèlent – seuls les négociateurs et 600 lobbyistes les connaissent. Les textes qui ont fuité ont choqué les responsables politiques et les citoyens du Chili, de Nouvelle-Zélande et d’Australie. Et ils tentent de lutter contre les intimidations des multinationales et contre les États-Unis, qui restent déterminés à faire adopter l’accord avant d’attirer l'attention des citoyens.  


Le PTP nous touche tous
: il bafoue nos droits et torpille nos démocraties pour protéger les profits des entreprises. Et nous n’avons que quelques jours pour l’arrêter. Ajoutez votre voix à notre appel et parlez-en tout autour de vous: 


http://www.avaaz.org/fr/no_champagne_for_monsanto_loc/?baZfyfb&v=32175

On peut facilement se sentir minuscule devant les grandes multinationales qui mènent nos pays à la baguette. Mais ce n’est pas l’argent qui détient le pouvoir, ce sont les citoyens. Notre mouvement a prouvé à de nombreuses reprises que quand nous nous rassemblons pour protéger nos droits contre la cupidité des entreprises, nous pouvons gagner. Arrêtons maintenant cette menace sans précédent contre nos institutions démocratiques.  

Avec espoir,

Alice, David, Jooyea, Alex, Aldine, Julien, Ricken et toute l’équipe d’Avaaz

PS: Nombreuses sont les campagnes Avaaz lancées par les membres! Démarrez la vôtre maintenant et remportez une victoire sur un sujet qui vous tient à coeur, qu'il soit local, national ou mondial: http://www.avaaz.org/fr/petition/start_a_petition/?cl=3655369035&v=32175

POUR EN SAVOIR PLUS : 

Quand WikiLeaks menace un traité économique (Les Echos)

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0203144680631-quand-wikileaks-menace-un-traite-economique-631946.php

Mondialisation : le grand dessein d'Obama (Le Point)
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/nicolas-baverez/mondialisation-le-grand-dessein-d-obama-05-12-2013-1764988_73.php

Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens (Le Monde diplomatique)
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/WALLACH/49803  


Le Partenariat transpacifique, nouvel outil de l’hégémonie de Washington (Mémoire des luttes)
http://www.medelu.org/Le-Partenariat-transpacifique  

L’entente commerciale la plus préjudiciable de toute l’histoire en matière d’accès aux médicaments (MSF.ca)
http://www.msf.ca/fr/campaigns/partenariat-transpacifique/  

The Trans-Pacific Partnership treaty is the complete opposite of 'free trade' (en anglais) (The Guardian)
http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/nov/19/trans-pacific-partnership-corporate-usurp-congress

 

 


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Les OGM responsables de l’augmentation de l’allergie au gluten

Publié le par Notre Terre

Une  étude récente vient de démontrer que les OGM sont à l’origine de troubles intestinaux liés au gluten qui affectent 18 millions d’Américains. L’allergie alimentaire est un phénomène en pleine expansion: près de 4 % des adultes et 8 % des enfants sont condamnés à surveiller leur assiette.

 

Monsanto blé

 

 Le rapport  a été publié par l’Institute for Responsible Technology (IRT) qui a étudié des données américaines fournies par le Ministère  de l’agriculture, l’Environmental Protection Agency  ainsi que par diverses publications médicales et des résultats de la recherche internationale sur la question.

    Selon Jeffrey M. Smith, directeur exécutif de l’IRT, la sensibilité au gluten est très diverse et peut varier en gravité, allant  d’un léger inconfort à la maladie cœliaque, maladie auto-immune grave qui peut, si non diagnostiquée à temps, multiplier par quatre le taux de mortalité.

Smith affirme que dans le soja, le maïs, le coton, le colza, la betterave à sucre, la courgette, la courge jaune, la papaye hawaïenne et la luzerne, la toxine Bt (Bacillus thuringiensis), le glyphosate et d’autres composants des OGM  sont liés à cinq des conditions qui  entraînent ou aggravent les troubles liés au gluten.

Or la toxine Bt est l’élément des OGM qui tue les insectes « en perçant des trous dans leurs cellules ». Elle est présente dans chaque noyau de maïs et survit au processus de la digestion humaine. De plus, comme l’a démontré une étude l’année dernière, elle est également capable de percer des trous dans les cellules humaines.  Selon le rapport, les  OGM affectent l’organisme en cinq zones différentes : la perméabilité intestinale, le déséquilibre de la flore intestinale, l’action immunitaire et la réponse allergique, les problèmes de digestion et les dommages de la paroi intestinale.

L’IRT indique également que le glyphosate, un herbicide commercialisé sous le nom de Roundup, a aussi un impact négatif sur les bactéries intestinales. Les cultures transgéniques en contiennent des niveaux élevés pendant la récolte. «Même avec une exposition minimale, le glyphosate peut réduire considérablement la population de bactéries intestinales bénéfiques et accélérer la prolifération de souches nuisibles», dit le rapport.

Tom O’Bryan, un expert de la sensibilité au gluten et de la maladie cœliaque, estime que l’introduction des OGM « explique très probablement la hausse rapide des troubles liés gluten depuis les 17 dernières années. »

Le gluten est un mélange de protéines combiné avec de l’amidon dans l’endosperme de la plupart des céréales comme l’avoine, le blé, l’orge et le seigle ainsi que dans tous les produits dérivés contenant ces céréales : le pain, les pâtes à pizza et les pâtes alimentaires, mais attention le gluten se trouve aussi dans d’autres aliments tels que la sauce soja, le vinaigre de malt et un grand nombre d’assaisonnements, d’aliments préparés, de conserves cuisinées, de bouillons et de soupes préparées.
Le gluten se divise en deux groupes : les prolamines et les gluténines. Les protéines de la famille des prolamines sont à la source de la maladie cœliaque et de l’intolérance très pernicieuse. Même pris en petite quantité ou exceptionnellement, un aliment contenant du gluten provoque des lésions de l’intestin.

(Source : Intolérance gluten)

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Séralini prié de retirer son article sur un maïs OGM. Il refuse.

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La revue Food and chemical toxicology veut retirer l’article du Pr Séralini sur les rats nourris au maïs OGM NK603 paru en septembre 2012. Le chercheur contre-attaque : pourquoi ne pas rétracter aussi l'article de Monsanto de 2004 sur le même sujet ?

 Il a battu le rappel de ses soutiens scientifiques et politiques… Tout un symbole. C’est entouré notamment de Paul Deheuvels, statisticien de l'Académie des sciences et de Corinne Lepage, députée du Parlement européen que ce 28 novembre, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le professeur Gilles Eric Séralini, de l’université de Caen défendra un article retentissant sur un OGM publié l’an dernier et menacé aujourd’hui de rétractation.

Suivez en direct de Bruxelles la conférence de presse de Gilles-Eric Séralini qui commence à 10h30

Il y suggérait que les rats nourris une vie entière au maïs OGM NK603, tolérant à l’herbicide Roundup et fabriqué par la firme américaine Monsanto, développaient plus de pathologies et tumeurs (lire S. et A. n°789 et 791 - voir aussi article en ligne). La médiatisation du papier en septembre 2012 avait provoqué l’émoi du public et des politiques, une polémique dans la communauté scientifique ainsi qu’un questionnement critique sur les procédures d’évaluation des plantes génétiquement modifiées actuellement en vigueur (À venir : notre article "ce que « l’affaire Séralini » a changé").

Pas de fraude, ni de manipulations des données

Il y a quelques jours, l’éditeur en chef de la revue Food and Chemical Toxicology (Groupe Elsevier) qui avait initialement publié l’article, a prié le professeur Séralini de bien vouloir le rétracter, c’est-à-dire de le retirer lui-même.

Motif ? « Les résultats présentés sont peu concluants et n’atteignent donc pas le seuil de la publication » et « il y a une raison légitime d’inquiétude concernant à la fois le nombre d’animaux testés dans chaque groupe et la souche particulière (de rats, NDLR) sélectionnée » explique t-il dans une lettre au chercheur de l’université de Caen auquel Sciences et Avenir a pu avoir accès.

"MÉRITE". L’éditeur de FCT y admet que « le problème du faible nombre d’animaux avait été identifié lors de du processus initial d’examen du papier par le comité de lecture» mais qu'il avait été décidé finalement de le publier parce que ce travail « gardait du mérite malgré ses limites ». Il semblerait donc que la politique éditoriale de la revue ait changé.

Louant « la bonne volonté, l’ouverture » de Gilles Eric Séralini qui a fourni ses données brutes pour répondre aux critiques soulevées par son article, l’éditeur souligne enfin, qu’après les avoir rigoureusement et longuement étudiées, les relecteurs n’ont détecté « aucune fraude, ni manipulations de données ».

Refus d’obtempérer et contre-attaque

Le professeur Séralini refuse aujourd’hui de rétracter son article. Il argue comme depuis des mois que la souche de rats incriminée (les Sprague-Dawley) est utilisée en routine aux États-Unis - y compris parfois par Monsanto- pour étudier la carcinogénèse et la toxicité chronique des produits chimiques. Il rappelle qu’il a mené une étude inédite sur des rats nourris une vie entière avec ce maïs OGM et que s’il n’a utilisé que dix rats par groupe, il a en revanche multiplié les mesures sur ces animaux.

« La perturbation des hormones sexuelles et d’autres paramètres sont suffisants dans notre cas pour interpréter un effet sérieux après une année » proteste t-il, demandant que l’on prenne en compte « la chronologie et le nombre des tumeurs par animaux ».


DOUBLE STANDARD ? Autant de signes qui devraient être considérés dans une réelle étude de risques, selon lui. Par ailleurs, le chercheur pointe un papier de Monsanto de 2004, publié dans la même revue FCT et jamais rétracté, concluant à l’innocuité du maïs NK 603 après avoir mesuré ses effets sur dix rats Sprague-Dawley seulement pendant trois mois. Et de s’interroger : y aurait-il un double standard d’évaluation en vigueur ?

« Seules les études pointant un effet adverse des OGM sont passées au crible d’une évaluation rigoureuse sur leurs méthodes expérimentales et statistiques, accuse t-il. Tandis que celles qui affirment leur innocuité sont prises pour argent comptant ».

Dernier pavé dans la mare : le biologiste s’apprêterait à contester la façon dont sont actuellement menées les analyses statistiques sur les rats testés, car elles seraient faussées par les données historiques. Selon une étude qu’il aurait mené avec son équipe, tous les cobayes de laboratoires ont toujours été exposés dans leur cage et via leur nourriture à des polluants (pesticides, mercure, cadmium, perturbateurs endocriniens) puis possiblement des OGM de sorte qu’il était alors impossible de distinguer les tumeurs spontanées, naturelles, des tumeurs induites par ces substances, et ce quel que soit le nombre de rats testés…


SOUFFLER SUR LES BRAISES. Conduire des tests sur de grosses cohortes de 50 rats par groupe, par exemple, serait dès lors inutile. Bref, l’ultime défense consiste à jeter le doute sur la pertinence de nombres de travaux menés jusqu’à présent. Cette affirmation –qui demanderait à être sérieusement étayée- provoquera sans nul doute une vague de protestation. Les éditeurs de la revue Food and chemical toxicology espéraient peut-être éteindre la controverse, il se pourrait qu’ils aient au contraire soufflé sur les braises.

 

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La Commission autorise la mise sur le marché de onze produits issus d’OGM

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L’exécutif européen donne son feu vert à la commercialisation de onze nouveaux produits génétiquement modifiés. Des lacunes dans l’évaluation des risques sont toutefois pointées par certains spécialistes.
Trois décisions de la Commission européenne autorisant la mise sur le marché de dix produits contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) et du pollen produit à partir du maïs MON810 sont parues au Journal officiel de l’UE ce mercredi 13 novembre 2013. Ces décisions ont été prises par l’exécutif européen le 6 novembre dernier.

« La décision d’autoriser d’un coup dix PGM ( Plantes génétiquement modifiées ) et le calendrier de vote inhabituellement serré (moins de six mois) que la Commission européenne a suivi confirment que la dynamique d’autorisations d’OGM en masse pour l’alimentation humaine et animale est (re)lancée« , réagit l’association Inf’OGM, qui estime que l’adoption en juin dernier du nouveau règlement sur les risques sanitaires permettrait à la Commission « de se sentir les mains libres pour relancer les procédures d’autorisation de la cinquantaine de PGM en attente« .

Autorisation du pollen issu du MON810

La première décision autorise le pollen produit à partir du maïs MON810 de la société Monsanto pour l’alimentation humaine. L’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait estimé en décembre 2012 que la modification génétique du MON 810 ne constituait pas un risque supplémentaire pour la santé.

La question du miel contaminé par ce pollen autorisé serait juridiquement réglée à la condition de respecter les règles d’étiquetage.

Dix plantes génétiquement modifiées autorisées

Deux autres décisions autorisent la mise sur le marché de produits contenant des maïs génétiquement modifiés pour l’importation et l’alimentation humaine ou animale au bénéfice des sociétés Monsanto et Dow AgroSciences. La première concerne le maïs MON89034 X 1507 X MON88017 X 59122 et huit de ses sous-combinaisons. La deuxième porte sur le maïs MON89034 × 1507 × NK603, dit « maïs Smartstax ».

L’Efsa avait rendu un avis favorable en septembre 2010 sur ces deux maïs estimant qu’ils étaient aussi sûrs que leur pendant non modifié génétiquement pour ce qui est des effets potentiels sur la santé humaine et animale ou sur l’environnement. L’Agence sanitaire avait également estimé « qu’aucune raison d’ordre biologique ne donn[ait] à penser que l’une des sous-combinaisons issues de cet empilement d’événements de transformation et présentes dans [leur] descendance en ségrégation pourrait susciter des préoccupations sanitaires par rapport aux usages prévus« .

Dans un avis complémentaire rendu en novembre 2011 suite à une demande de la Commission, l’Efsa avait estimé « peu probable » qu’une quelconque combinaison des événements des deux maïs « puisse avoir des effets néfastes sur la santé humaine et animale ou sur l’environnement, dans le cadre des usages prévus« .

Un point de vue non partagé par certains spécialistes. Inf’OGM rapporte que l’association allemande Testbiotech a dénoncé des lacunes dans l’évaluation des risques du maïs SmartStax. « Des cas d’insectes ayant développé des résistances aux protéines insecticides exprimées ont par ailleurs été rapportés par le Pr. Tabashnik« , ajoute l’ONG, selon laquelle la société Syngenta a admis elle-même de telles résistances en en faisant un argument de vente d’un insecticide contre la chrysomèle.

 

 


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