Obsolescence programmée : 11 astuces des fabricants pour vous faire payer encore plus

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L’obsolescence programmée consiste à planifier délibérément et volontairement la durée de vie d’un produit. Bien entendu, aucun fabricant ne vend de biens s’autodétruisant à une date précise. Néanmoins, les astuces pour pousser les consommateurs à remplacer le plus vite possible ordinateurs, machines à laver ou encore vêtements sont légion. Découvrez les pratiques plus ou moins avouables des fabricants.


1 – L’appareil irréparable

Rendre un appareil irréparable est un classique de l’obsolescence programmée. L’exemple le plus connu de cette astuce est celui de l’iPod (première, deuxième et troisième génération), dont la batterie n’était pas amovible. Au bout de 18 mois environ, lorsqu’elle était usée, le baladeur était bon à jeter. Apple a évité de justesse le procès en dédommageant ses clients. Et que dire du radio réveil Phillips simulateur d’aube, dont il est expliqué sur le mode d’emploi que l’ampoule n’est pas remplaçable. « Quand l’ampoule est morte, le réveil à 190 euros doit être jeté », s’énerve un utilisateur sur le forum du site Que choisir.

Solution : se tourner vers les sites spécialisés comme iFixit (américain) ou CommentReparer.com, qui donnent des astuces pour réparer soi-même son matériel.

 
2 – L’incompatibilité

Vous avez acheté une nouvelle console ? Il va falloir renouveler tout votre stock de jeux. Votre ordinateur vous demande de mettre à jour votre anti-virus ? Vous souhaitez installer la dernière version d’iTunes ? Pas de chance : votre appareil est déjà trop vieux et incapable de supporter les nouvelles versions de ces logiciels. « Windows 7 nécessite 15 fois plus de puissance processeur que Windows 98, 85 fois plus de mémoire vive et 68 fois plus d’espace disque », déplore Frédéric Bordage, sur son site GreenIT.fr. Du coup, même si votre ordinateur fonctionne encore, ses performances seront très limitées. Impossible également de brancher le dernier iPod 5 sur la même prise que les précédents modèles. Il faut alors remplacer tous les accessoires.

 
3 -Les pièces détachées manquantes ou hors de prix

Si votre robot mixeur date de plus de cinq ans, il y a fort à parier que vous aurez du mal à trouver des lames pour remplacer celles usagées. Et quand bien même elles seraient encore disponibles chez un revendeur, leur remplacement ne serait sans doute pas rentable. Pourquoi payer 25 euros pour remplacer une lampe de four micro-ondes lorsqu’on peut acheter un four neuf à moins de 30 euros ?

Certaines pratiques font gonfler la facture inutilement. Lors d’une panne de la carte d’alimentation sur un écran plat, les réparateurs vont vous proposer de changer la carte entière (600 euros) alors que le remplacement d’un composant coûte… 30 centimes, comme l’a révélé une enquête d’Envoyé spécial de 2010. Une proposition de loi du sénateur écologiste Jean-Vincent Placé propose un accès aux pièces détachées pendant une durée minimale de 10 ans.

 
4 – L’obsolescence fonctionnelle

Une nouvelle touche « lavage intelligent » sur le lave-vaisselle, un micro-ondes qui calcule lui-même le temps de cuisson, une télévision haute définition ou un ordinateur avec un processeur deux fois plus puissant : « l’obsolescence fonctionnelle » correspond au fait qu’un produit ne réponde plus aux nouveaux usages attendus, selon la définition de l’Ademe. Dans des secteurs où l’évolution technologique est de plus en plus rapide, l’innovation crée le besoin. Depuis 2010, Apple a sorti pas moins de 18 modèles différents de son iPad ! Selon Christian Lafferère, directeur du site Love2recycle.fr (une entreprise qui recycle les téléphones), les Français changent de téléphone tous les 18 mois en moyenne. Le plus souvent, il s’agit pourtant d’innovations cosmétiques, pointe du doigt l’association de consommateur Que Choisir.

 
5 – Les réparateurs incompétents

« Un réparateur dispose en moyenne de 15 à 20 minutes pour une intervention », se désole Linda Bendali, journaliste pour Envoyé spécial et auteur d’un reportage sur le sujet diffusé en 2010. Manque de temps, mais aussi de compétence : une panne sur un lave-linge provoquée volontairement par un simple fil débranché n’a pas pu être diagnostiquée dans trois cas sur quatre, comme l’a montré le reportage d’Envoyé spécial. « Les techniciens sont de moins en moins formés aux gestes techniques », déplore Linda Bendali.
A la décharge des réparateurs, il faut avouer que les appareils sont de plus en plus sophistiqués. « La majorité des produits sont fabriqués en Chine [...], les données techniques sont plus complexes à récupérer », rapporte un responsable du service après-vente de Carrefour à l’association Les Amis de la Terre. Résultat : seuls 44 % des appareils qui tombent en panne sont réparés, selon l’Ademe. C’est même moins de 20% pour les appareils hors garantie.

 
6 – La mode jetable

Oublié, l’unique catalogue de La Redoute qui faisait date dans la saison. La « fast fashion » sévit partout, comme l’a dénoncé la journaliste britannique Lucy Siegle dans un livre publié en 2011. Chaque femme achète en moyenne près de 30 kilos de vêtements chaque année et 30% de ces habits ne sont même jamais portés. Une véritable stratégie de la part des marques, qui profitent d’une main d’œuvre à bas coût pour inonder le marché. Zara produit par exemple plus de 12 000 vêtements différents chaque année, selon la journaliste.

Symbole de cette mode jetable, l’enseigne irlandaise Primark qui a ouvert fin 2013 en France son premier magasin. De la mode ultra discount, avec une robe moulante à 15 euros à porter juste le temps d’une soirée… quitte à la mettre ensuite à la poubelle.

 
7 – La fabrication bas de gamme

La spectaculaire chute des prix des appareils ménagers (-23% depuis 1998 selon l’Insee) cache une autre réalité : celle de la fabrication low cost. Dans les téléviseurs à écran plat par exemple, le condensateur, un élément sensible à la chaleur, est le plus souvent placé à côté des dissipateurs sur la carte d’alimentation. Comme l’a montré un épisode de « Cash Investigation » diffusée sur France 3, cela réduit drastiquement la durée de vie du condensateur et donc de l’appareil.

Autre exemple : huit lave-linges sur dix sont désormais équipés de cuves en plastique plutôt qu’en inox, qui peuvent se casser facilement. Selon des experts interrogés dans une émission d’Envoyé spécial, les machines à laver seraient conçues pour résister à 2 500 cycles de lavages maximum et les téléviseurs pour 20 000 heures d’utilisation.

 
8 – La date de péremption avancée

La DLC (date limite de consommation) indiquée sur les produits alimentaires  est-elle à respecter au pied de la lettre ? Pas si l’on en croit les associations de consommateurs. Charles Pernin, chargé de mission alimentation et santé à l’association CLCV, affirme ainsi que l’on nous vend des produits à dates raccourcies juste « pour assurer un certain niveau de rotation dans les rayons« . La preuve : jusqu’en 2013, certains produits frais à destination des départements d’outre-mer bénéficiaient d’une DLC allongée de 20 jours pour les yaourts ou même 80 jours pour du gruyère râpé.

En réalité, il est parfaitement possible de déguster un yaourt plus d’une semaine après la date limite, et ce sans danger (à condition de bien les conserver). En moyenne, les Français jettent chaque année 20 kilos de déchets alimentaires, dont 7 kilos de produits non consommés encore emballés, selon une étude  de l’Ademe.

 

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9 – L’usure artificielle

Les fabricants d’imprimantes limitent-ils délibérément la durée d’utilisation de leurs appareils? Si l’on en croit le documentaire « Prêt à jeter », diffusé en 2010 sur Arte, une puce insérée dans imprimante bloquerait le nombre de copies à 18 000 pages ou 5 ans d’utilisation. Le fabricant mis en cause dans ce documentaire dément vigoureusement toute pratique de ce genre et l’association Que Choisir avoue ne jamais avoir observé de tels faits.

Nul besoin d’une longue enquête, en revanche, pour s’apercevoir que le message vous prévenant que la cartouche d’encre est à changer intervient largement avant qu’elle soit réellement vide. Même les fabricants comme HP reconnaissent que les avertissements de niveaux d’encre fournissent des estimations « à des fins de planification uniquement ».

 
10 – L’inflation de nouvelles normes

Avec 400 000 normes officiellement recensées, la France est aujourd’hui le pays le plus réglementé du monde, rapporte Philippe Eliakim, dans son livre « Absurdité à la française ». Dans un reportage de « Pièces à conviction » diffusé sur France 3 en octobre 2013, on voit par exemple que les normes régissant la taille des potelets (qui délimitent l’espace sur la voie publique) ont subi deux changements en cinq ans, forçant les maires à réinvestir dans de nouveaux potelets. Autre exemple : la taille règlementaire des vestiaires des arbitres de football, fixée par la Fédération française, qui augmente en fonction des classements sportifs. Pour peu que l’équipe gagne une division, et il faut changer les installations.

Selon un rapport parlementaire de 2013, les seules mises aux normes imposées entre 2009 et 2011 ont coûté 2,3 milliards d’euros aux collectivités en 2011.

 
11 – L’argument écologique

L’argumentaire écologique consiste à inciter les consommateurs à se débarrasser de leur ancien équipement sous prétexte d’en acquérir de nouveaux plus respectueux de l’environnement. L’exemple le plus frappant est celui de la « prime à la casse » automobile. Entre 1994 et 2010, trois primes d’incitation à l’achat ont gonflé artificiellement les ventes de voitures neuves. Un procédé, qui, en plus d’être discutable sur le plan écologique, est très couteux pour les finances publiques.

Le même argument est utilisé par le Gifam, qui regroupe les fabricants d’appareils ménagers : « le renouvellement des 25 millions d’appareils électroménagers de plus de 10 ans par des appareils récents performants permettrait d’économiser 5,7 milliards de kWh ». Un chiffre qui ne prend pas en compte l’impact environnemental de la fabrication des nouveaux appareils.

Il est impossible de parler d’obsolescence programmée délibérée de la part des fabricants.

 

C’est du moins la position des associations de consommateurs. Selon Que Choisir, l’âge moyen d’un appareil électroménager est même passé de six ans en 2008 à sept ans et quatre mois en 2013. Et les taux de fiabilité frôlent les 90% dans la plupart de cas. De plus, pourquoi les industriels auraient-ils besoin de dégrader intentionnellement la solidité de leurs produits ? Dans 40 à 50% des cas, les appareils sont remplacés alors qu’ils sont encore en état de fonctionner, d’après un sondage TNS Sofres/Gifam de 2011.

 

Durée de vie estimée des appareils ménagers :

 

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Durée d’usage estimée des appareils ménagers Appareil Durée d’usage estimée Source : Ademe, Que Choisir Télévision 7 ans Imprimante 3 à 5 ans Ordinateur portable 3 à 12 ans Téléphone mobile 20 mois à 6 ans Ampoule à incandescence 1 000 heures Ampoule fluo-compacte 6 000 à 15 000 heures Tube néon 24 000 à 70 000 heures Aspirateur 6 ans Lave-linge 15 ans Four encastrable 6 à 7 ans Four micro-ondes 6 à 7 ans Cuisinière 7 à 8 ans Tables de cuisson 6 à 7 ans Congélateur 6 à 7 ans Réfrigérateur 6 à 7 ans - See more at: http://actuwiki.fr/eco/inter/41172/#sthash.sif66DSj.dpuf

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L'Europe propose de réduire significativement ses émissions de CO2

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La Commission européenne a finalement proposé que les vingt-huit Etats membres se fixent pour objectif de réduire de 40% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 par rapport à 1990.


La décision a été annoncée à l'issue de la réunion du Collège des commissaires organisée, mercredi 22 janvier, à Bruxelles. Jusqu'au dernier moment, la bataille a été rude entre d'un côté, le commissaire à l'énergie Günther Oettinger et le commissaire à l'industrie Antonio Tajani, partisans d'un effort limité à 35% au nom de la défense de la compétitivité européenne, et de l'autre la commissaire au climat, Connie Hedegaard. Celle-ci l'a emporté grâce au soutien des principaux pays de l'Union (Allemagne, France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Espagne, Italie) qui, il y a dix jours, avaient officiellement réclamé une position ambitieuse de la part de Bruxelles auprès du président de la Commission européenne José Manuel Barroso.


 UN OBJECTIF DE 27% POUR LES RENOUVELABLES


La proposition présentée mercredi prévoit également que l'UE pousse la part de l'énergie produite à partir d'énergies renouvelables à 27% en 2030, sans imposer aux Etats d'objectifs contraignants en la matière. C'est une des grandes différences avec le précédent Paquet énergie-climat adopté en 2009. Celui-ci, outre un objectif global d'énergies renouvelables de 20% d'ici à 2020, fixait un objectif contraignant pour chaque Etat: 23% dans le cas de la France. Enfin, la Commission a décidé de remettre à plus tard la discussion sur l'efficacité énergétique qui constitue le troisième pilier de la politique climatique de l'UE.

La réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre doit permettre à  l'Union européenne de rester sur une trajectoire compatible avec son engagement de réduire ses émissions de 80 % à 95 % d'ici à 2050.

 

Cet effort correspond aux recommandations des scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) pour contenir la hausse moyenne des températures en deçà de 2°C au niveau mondial d'ici à la fin du siècle. Actuellement l'UE est responsable de 11% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les Verts européens et les organisations de défense de l'environnement estiment toutefois que cet effort est insuffisant. Selon eux, un objectif véritablement ambitieux pour 2030 aurait été 55%. Fin 2012, l'Europe avait réduit ses émissions de 18% par rapport à 1990.

 

 


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New York face au défi immense des déchets à recycler

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New-York veut recycler 30% des déchets d'ici 2017...

 

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Plus de 40.000 tonnes de déchets par jour, 7.100 employés, 2.500 camions poubelle, la collecte et le traitement des ordures est un défi vital à New York où les autorités se sont fixées un nouvel objectif, recycler 30% de ces montagnes d'ordures d'ici à 2017. Les New-Yorkais sont de tous les Américains ceux qui jettent le plus: 2,5 kilos par jour en moyenne, contre 2 kilos dans le reste du pays, selon la mairie. Sur les trottoirs, s'entassent le soir d'énormes sacs de plastique noir ou transparent, mais aussi parfois des meubles, des canapés, des lampes en bon état...

 

"Si les ramasseurs d'ordures n'étaient pas là, la ville deviendrait rapidement invivable", souligne l'anthropologue de l'Université de New York Robin Nagle, selon laquelle ces employés sont même plus importants que la police ou les pompiers. Et la quantité d'ordures "augmente chaque année", souligne Ron Gonen, responsable du recyclage pour la ville. New York, ajoute-t-il, dépense quelque 330 millions de dollars pour exporter ses déchets vers d'autres Etats comme l'Ohio ou la Caroline du Nord.

 

Passer d'un taux de recyclage de 15% à 30% en 2017


Mais ces deux dernières années, la ville de 8,4 millions d'habitants, qui ne collecte pas les déchets commerciaux (magasins et entreprises) mais seulement ceux des particuliers et des administrations - a amorcé un sérieux virage. Elle s'est fixée de faire passer le taux de recyclage de 15% actuellement à 30% en 2017 (hors déchets organiques), pour les 11.200 tonnes de déchets quotidiens qu'elle récupère (les déchets commerciaux, ramassés par des entreprises privées sont estimés à 29.000 tonnes par jour).

 

300 écoles récoltent les déchets organiques

 

La mairie a multiplié les initiatives. Elle s'est aussi dotée en partenariat d'une usine de recyclage flambant neuve à Brooklyn. Depuis 2012, un programme pilote a été lancé dans les écoles pour récolter les déchets organiques. De 90 écoles en 2012-2013, il a été étendu cette année à 300 établissements. A partir de juillet 2015, les restaurants, enseignes de restauration rapide et épiceries devront aussi séparer les déchets organiques et les recycler.

 

En décembre, une usine ultra-moderne de recyclage des métaux, verres et plastique a été inaugurée à Brooklyn, où ils sont traités par Sims Metal Management Municipal recycling, leader mondial dans le secteur, sous contrat avec la mairie. Des quelque 800 tonnes quotidiennes de plastique, verre et métal récoltés par la ville de New York, elle en traite déjà 272. Le reste part dans l'Etat voisin du New Jersey dans une autre usine Sims. Les deux usines combinées pourront recycler 1.180 tonnes par jour de métaux, verre et plastique.

Le recyclage n'est pas seulement bon pour l'environnement. Il génère des revenus : un cube d'aluminium, tel que produit à Sunset Park, d'environ 680 kg, se revend plus de 1.000 dollars.

 


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Le Parlement interdit les pesticides hors usage agricole à l'horizon 2020-2022

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«Une nécessité» pour la santé publique et la protection de l'environnement, selon le ministre de l'Ecologie Philippe Martin...

 

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Le Parlement a adopté définitivement ce jeudi, par vote à l'Assemblée nationale, une proposition de loi écologiste qui interdit les pesticides dans les espaces verts publics à partir de 2020 et dans les jardins particuliers à compter de 2022. Outre les écologistes, socialistes, radicaux de gauche, UDI et Front de gauche ont voté pour. Les élus UMP se sont prononcés contre ou abstenus.

Ce texte est «une nécessité» pour la santé publique et la protection de l'environnement, a estimé le ministre de l'Ecologie Philippe Martin, relevant toutefois que 90% des produits phytosanitaires étendus le sont en agriculture.

 

40% des communes déjà à «zéro-phyto»


Le projet de loi d'avenir agricole, voté mi-janvier en première lecture à l'Assemblée, pose quelques jalons, notamment un suivi post-mise sur le marché des pesticides.

La proposition de loi votée ce jeudi, déjà adoptée par le Sénat en novembre, interdit, elle, à partir du 1er janvier 2020, l'usage des produits phytosanitaires par l'Etat, les collectivités locales et établissements publics pour l'entretien des espaces verts, promenades, forêts.

Ce délai doit leur permettre de s'adapter à de nouvelles méthodes de travail notamment. Près de 40% des communes sont déjà à «zéro phyto», selon le groupe écologiste. Seront exemptées les voies ferrées, pistes d'aéroport et autoroutes. Les pesticides pourront toujours être utilisés en cas d'urgence sanitaire.

 

De l'«écolobotomie» pour un député UMP


Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2022, pour laisser le temps aux industriels de s'adapter, la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites. Cette disposition vise les 45% de Français jardiniers amateurs.

 

La France reste le premier consommateur de pesticides en Europe, malgré le plan Ecophyto lancé en 2008 et prévoyant d'en réduire l'usage de 50% d'ici 2018. «Pourquoi légiférer à nouveau puisque le processus est en marche?», a demandé Antoine Herth (UMP), y voyant «une volonté de surenchère» des écolos «à proximité des échéances électorales».

«Ce n'est pas de l'écologie que vous faites, c'est de l'écolobotomie», a lancé son collègue Jean-Charles Taugourdeau. Rejetant le terme «pesticides», il a souligné que sémantiquement, les produits phytosanitaires «sont faits pour soigner les plantes». A une interpellation de la gauche sur d'éventuelles pressions, il a rétorqué: «il n'y a pas de lobbies, il y a 17 millions de jardins amateurs».

«Des produits chimiques actifs»

L'UMP a échoué à réduire la portée du texte, notamment à faire disparaître les sanctions pour les particuliers détenant ou utilisant ces produits. «S'ils ont pu donner l'illusion d'une solution miracle pour leurs utilisateurs, ces produits sont avant tout des produits chimiques actifs, ayant un impact sur le vivant végétal et animal et sur les écosystèmes», a défendu la rapporteure (EELV) de la proposition de loi et agricultrice, Brigitte Allain.

En appui, Gérard Bapt (PS), connu notamment pour son engagement contre les perturbateurs endocriniens, a mis en avant une série d'études montrant l'impact sanitaire de l'utilisation des pesticides. Dans le pays européen autorisant «le plus grand nombre de pesticides», ce texte, «bien que de portée limitée, constitue une véritable avancée», pour Jacqueline Fraysse (Front de gauche).

 

Plusieurs orateurs à gauche ont rappelé le «scandale» du chlordécone, pesticide employé aux Antilles entre 1973 et 1993 et interdit depuis, mais dont la présence persistante dans les sols et rivières continue à contaminer les cultures, viandes et poissons.

 


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Le Thorium, l'énergie du futur, propre et infinie est à portée de main!

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Si votre voiture fonctionnait au thorium, vous n’auriez jamais besoin de refaire le plein ou de la recharger. Et le véhicule serait sans doute mis à la casse bien avant que le Thorium ait perdu sa capacité énergétique.

 

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Il a été découvert en 1829 par Jöns Jacob Berzelius et nommé d'après Thor, Dieu scandinave du tonnerre.


Le thorium est peut-être l’énergie idéale que la planète attend et ce n’est pas de la science-fiction explique le site Energie du Thorium. Une société américaine appelée Laser Power Systems a développé le concept d’un moteur de voiture fonctionnant au thorium. Il s’agit d’une matière radioactive et Laser Power Systems en a utilisé de petits morceaux pour construire un faisceau laser qui chauffe de l’eau, la porte à ébullition et produit de la vapeur qui fait fonctionner une turbine.

Le thorium est l’un des matériaux les plus denses de la terre. Une petite quantité contient 20 millions de fois plus d’énergie que la quantité équivalente de charbon, ce qui en fait une source d’énergie presque idéale. Et pas seulement pour les voitures. D’ailleurs, le Dr. Charles Stevens, le Président de Laser Power Systems, souligne que des moteurs fonctionnant au Thorium ne sont pas prêts de se retrouver rapidement dans une voiture. «Les voitures ne sont pas notre principale source d’intérêt. Les constructeurs ne veulent pas en acheter», explique-t-il. Ils gagnent encore de l’argent avec le moteur à explosion et tentent de populariser le moteur électrique sans trop de succès.


L’ambition de Laser Power Systems est toute autre. Une turbine fonctionnant au thorium de la taille d’un conditionneur d’air peut fort bien fournir l’électricité nécessaire pour alimenter des restaurants, des hôtels, des bâtiments de bureaux et même de petites villes. A terme le thorium pourra fournir l’énergie de maisons individuelles.

Alors bien sûr, il y a la crainte de la radioactivité. Charles Stevens explique qu’une simple feuille d’aluminium permet de s’en protéger car les émissions sont faibles. «Vous recevrez une bien plus grande dose de radiations en faisant une radio dentaire», affirme-t-il.

 

 

 

 

 

TerracEco n’est pas loin d’avoir la même opinion. En expliquant d’abord que le Thorium n’est pas rare. Il est trois fois plus abondant que l’uranium. Et «pas besoin d’aller construire des mines, le thorium est déjà sur nos étagères. C’est un sous-produit des terres rares».

En plus, lorsqu’une réaction au thorium est lancée, elle s’alimente toute seule ou presque et le cycle est régénérateur, c’est-à-dire que la quantité de matière fissile produite est aussi importante que celle consommée par le réacteur. Le réacteur est donc moins gourmand en matière fissile au départ, on a un combustible presque inépuisable.

Et enfin et surtout, il produit peu de déchets et ces derniers sont de dix à cent fois moins radioactifs que l’uranium et émettent peu de chaleur ce qui permet de les stocker bien plus facilement.

Du nucléaire, donc pas d’émission de CO2, abondant et presque propre…

 


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