Une nouvelle espèce de dauphins découverte au Brésil

Publié le par Notre Terre

La nature nous réserve encore quelques surprises. Comme le révèle une étude publiée dans la revue scientifique PLOS ONE, une nouvelle espèce de dauphins vient d’être découverte.

Et pas n’importe laquelle: un dauphin de rivière. La dernière trouvaille de ce type date de 1918. Baptisé Inia araguaiaensis, ce nouveau dauphin aurait quitté l’Amazone il y a 2 millions d’années. (voir les photos ci-dessous)

 

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Petit signe distinctif, ce cétacé trouvé au Brésil ne posséderait que 24 dents par mâchoire, contre 25 à 29 pour les autres espèces.

« C’était complètement inattendu, les gens du coin les voient tout le temps, ils sont imposants, mais personne ne les a jamais vraiment étudiés. c’est très excitant », a raconté à la BBC l’un des auteurs de cette découverte, le docteur Tomas Hrbek.


Déjà menacé d’extinction

L’engouement a cependant été de courte durée quand l’équipe de scientifiques s’est rendu compte que l’espèce, à peine découverte, était déjà menacée d’extinction.

« Son avenir ne s’annonce pas radieux », a assuré Hrbek au New Scientist. « Le Rio Araguaia et le Tocantins sont très largement perturbés par l’homme et on ne trouve peut-être qu’un millier de dauphins. » Voilà pourquoi l’équipe s’est empressée de demander la protection de cette espèce.

Car les dauphins de rivière sont extrêmement rares. Seules quatre espèces existent actuellement et trois d’entre elles sont d’ores et déjà considérées vulnérables ou en danger. Comme le rappelle LiveScience, il y a une dizaine d’années le dauphin de Chine était la toute première espèce de dauphins à disparaître suite à la présence de l’homme et notamment à cause des filets de pêche.

 


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Une éleveuse bio « hors la loi » parce qu’elle soigne ses brebis par les plantes

Publié le par Notre Terre

Une éleveuse bio risque de perdre ses primes de la PAC. Le motif ? Elle soigne ses brebis avec des plantes et des huiles essentielles, acte « non conforme » à la réglementation européenne.

 

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Éleveuse à Bourdeaux (Drôme), Sandrine Lizaga a récemment reçu de la préfecture un « rappel réglementaire » comminatoire visant les soins par les plantes qu’elle prodigue à ses 60 brebis laitières.

A la Ferme du Serre, où elle s’est installée en 2010, tout commence lors d’un contrôle, le 6 août dernier, de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), raconte l’éleveuse, mère de deux enfants qui travaille en couple. Deux inspectrices lui rendent visite « pour le compte de la direction départementale des territoires (DDT), chargée des aides européennes et des conditions de leurs attributions », précise Sandrine, toujours pas remise de leur réaction ce jour-là.

En découvrant sa pharmacie composée seulement de quelques tubes d’huiles essentielles et de granulés d’homéopathie, les deux agents se montrent « scandalisées »: « l’inspectrice ne savait pas ce qu’était un tube de granules, elle m’a demandé comment je faisais, je pensais que tout le monde connaissait l’arnica! », plaisante à moitié l’éleveuse.

Mais la lettre du directeur de la DDPP qui s’ensuit début septembre ne la fait plus sourire : « Ce contrôle a mis en évidence plusieurs non-conformités à la réglementation auxquelles je vous demande d’apporter les mesures correctives (…) L’utilisation d’homéopathie et d’huiles essentielles à des fins thérapeutiques est soumise à prescription après examen des animaux par un vétérinaire », indique le courrier.

Depuis, « je suis dans le flou, je ne sais pas si je vais être pénalisée ou pas », confie cette femme de 40 ans. Selon la DDPP, l’éleveuse risque une « réfaction de ses primes PAC », même s’ »il n’y a pas de décision prise pour l’instant ».

Ces aides représentant 40% de son chiffre d’affaires, « soit mon salaire à moi », dit-elle. Craignant d’autres sanctions comme l’interdiction de commercialiser, voire la saisie des animaux, elle a décidé d’alerter des collègues et la Confédération paysanne.

La mobilisation a payé puisqu’après un rendez-vous à la DDPP avec le syndicat, Sandrine reçoit un second courrier, le 7 octobre, dans lequel l’administration admet que « l’utilisation de médicaments homéopathiques n’est pas soumise à la prescription d’un vétérinaire ». Les huiles essentielles et les plantes en revanche sont bien soumises à ordonnance.

« Mais si je vais ramasser de la prêle ou de l’ortie, des plantes minéralisantes pour mes bêtes, c’est interdit! », déplore-t-elle. Mais pour l’administration, les huiles essentielles à visée vétérinaire doivent faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché garantissant leur inocuité.

« Je ne joue pas à l’apprentie sorcière, je sais que les huiles essentielles ne sont pas anodines, j’ai suivi plusieurs formations avec des pharmaciens et des vétérinaires », rétorque Sandrine, relevant qu’une majorité d’entre eux ne connaissent pas ces types de traitements.

De guerre lasse, elle pourrait demander à sa vétérinaire, avec laquelle elle travaille actuellement en confiance, de lui faire des ordonnances pour se plier au système. Mais à ses yeux, ce serait « totalement hypocrite ».

 

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Les ravages désastreux de l’élevage industriel sur l’environnement

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La consommation de viande en Europe a doublé depuis les années 50. Les pays émergents suivent la même trajectoire. Mais l’élevage actuel consomme déjà énormément d’eau, de terres et de céréales.

 

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Fin des années 50, un Belge consommait en moyenne 150 g de viande par jour. En 2013, il a mangé le double, et cette tendance est en train de gagner la Chine, le Brésil, la Russie, et tous les autres pays de la planète dont le niveau de vie est en augmentation. L’industrie qui a fourni l’année passée près de 310 millions de tonnes de viande de par le monde devrait donc logiquement intensifier l’élevage et combler ces nouvelles et lucratives attentes, à une limite près : son usage intensif de ressources naturelles.

La production mondiale de viande et d’alimentation destinée au bétail consomment à elles seules 70 % des réserves d’eau fraîche de la planète, un tiers des 14 milliards d’hectares de terres cultivées, et 40 % des productions annuelles de maïs, blé, seigle et avoine.  » Si la consommation de viande devait continuer à augmenter aussi rapidement, il faudrait deux fois plus d’eau qu’aujourd’hui pour faire pousser suffisamment d’alimentation en 2050 « , explique Adrian Bebb de l’ONG Friends of the Earth qui a publié jeudi l’ »Atlas mondial de la viande » pour dénoncer l’impact environnemental de cette industrie massive et les risques pour la santé d’une production aussi difficilement contrôlable.  »

 

Il est tout simplement impossible que tout le monde mange autant de viande qu’en Europe. La population mondiale augmente, les réserves en eau potable sont limitées, et 2,5 milliards d’individus vivent déjà dans des zones de stress hydrique.  » Sans parler de l’impact sur l’alimentation d’une telle monopolisation des terres, de l’usage intensif de nitrates et autres produits chimiques répandus sur des milliers d’hectares pour fertiliser les champs, et de l’impact climatique de l’élevage intensif, responsable selon la Food and Agriculture Organization des Nations unies (FAO) de 15 % des émissions globales de gaz à effet de serre.

 » La production de viande est devenue tellement importante qu’elle est dangereuse pour l’environnement, et tellement globalisée qu’elle est incontrôlable pour les consommateurs « , poursuit Adrian Bebb.  » La taille des fermes a augmenté, leur nombre a diminué, et les multinationales brésiliennes ou américaines peuvent désormais tuer et exporter en une journée des millions d’animaux dans le monde entier sans que le consommateur puisse déterminer dans quelles conditions les porcs, bovins et autres poulets nourris au grain, au fourrage et aux antibiotiques ont été élevés . »

 Consommer moins de viande

Contenir la demande serait une idée judicieuse, mais les consommateurs européens et américains peuvent difficilement demander aux classes moyennes des pays émergents de limiter leur propre consommation de viande. Il semble donc inévitable que les premiers réduisent les quelque 260 grammes de viande engloutis quotidiennement pour provoquer une diminution ou une stagnation de la consommation globale.

 » On ne peut pas forcer les gens « , regrette Marta Messa du mouvement Slow Food.  » L’alimentation est un sujet personnel et difficile à aborder, mais nous n’avons pas le choix. Le système comme il existe est tout simplement intenable. Il faut inciter les gens à acheter différemment et recréer le lien entre producteurs et consommateurs pour cesser de soutenir une production industrielle. C’est un bon moyen de faire pression sur l’industrie et d’inciter les autorités à changer les règles . » Les règles, justement, ne sont pas si évidentes à modifier. Les enjeux économiques sont considérables.

 

Des millions de producteurs « durables », en Afrique notamment, n’ont pas accès au marché, et  » les tractations commerciales entre l’Europe et les Etats-Unis risquent d’entraîner une révision à la baisse des réglementations sur l’élevage et l’alimentation des deux côtés de l’Atlantique « , précise l’Atlas. Ce qui renforcerait de facto la position dominante de l’industrie.  » Le système a besoin d’antibiotiques, de tarifs douaniers accessibles et de solutions abordables pour se débarrasser des déchets issus de l’élevage " , conclut Bastian Hermisson de la Fondation Heinrich Böll qui a coécrit l’ouvrage,  » tant que tout cela restera bon marché, on ne pourra pas faire grand-chose" .


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Le changement climatique va engendrer d'énormes coûts d'adaptation

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Tarder à agir sur le réchauffement climatique va augmenter les coûts et réduire les options pour lutter contre ses effets, selon un rapport de l'ONU en préparation.

 

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Plus le réchauffement climatique augmentera, plus les technologies nécessaires pour remédier à ses conséquences néfastes seront coûteuses, avertit un nouveau rapport du Giec. Ce rapport préliminaire --le rapport définitif devrait être publié en avril--, obtenu par l'agence AP, souligne qu'en dépit des mesures mises en oeuvre jusqu'à présent, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 2,2% en moyenne entre 2000 et 2010, alors qu'ils avaient augmenté de 1,3% entre 1970 et 2000.


La principale cause de cette hausse des émissions de gaz à effet de serre est la combustion d'hydrocarbures (pétrole et charbon notamment), qui devrait encore augmenter, selon les prévisions des experts.

Avec la demande croissante d'énergie du à la hausse démographique et l'utilisation croissante de charbon pour produire de l'électricité, les experts estiment que ces émissions pourraient doubler ou tripler d'ici à 2050 par rapport au niveau de 2010, sauf si des améliorations dans les énergies propres sont "accélérées de manière significative".


Le rapport accuse les gouvernement de dépenser plus pour subventionner les sources d'énergies fossiles que de préparer la mutation vers des énergies propres.

 

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L’agriculture biologique est sur la bonne voie en France

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Le projet de loi d’avenir pour l’agriculture française vient d’être adopté par le Parlement. Il privilégie le développement de l’agro-écologie et prévoit de profondes modifications qui vont dans le sens d’une agriculture plus biologique, respectueuse de la santé et de l’environnement.

 

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C’est parti pour l’agro-écologie. Le projet de loi d’avenir pour l’agriculture française porté par Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, est bien plus préoccupé par l’écologie que beaucoup de militants politiques  » verts « , a été adopté ce mardi 14 janvier 2014 par les Députés. L’objectif de ce projet de loi est d’associer la performance économique et la performance environnementale. Et si beaucoup doutent qu’il puisse être atteint, Stéphane Le Foll est convaincu que ces deux performances ne sont pas antinomiques et que de plus la transition agro-écologique est la seule voie d’avenir pour une agriculture responsable.

La stratégie retenue par le Ministre repose sur différentes mesures innovantes et qui vont entrainer une véritable rupture dans le monde agricole.

Une agriculture responsable de la santé et de l’environnement

Le texte prévoit en effet, et c’est un point majeur du projet, de promouvoir la conversion à une agriculture biologique et de privilégier les pratiques agricoles écologiques, pour protéger la santé et l’environnement! Nous en avions rêvé. Stéphane Le Foll l’a fait !

Le texte prévoit par ailleurs un encadrement strict de la prescription d’antibiotiques par les vétérinaires, et de la vente de ces médicaments, pour éviter le développement de l’antibiorésistance chez les animaux, et la consommation indirecte d’antibiotiques par l’homme via la chaine alimentaire.

En outre un meilleur suivi de l’impact des antibiotiques sur l’environnement et la santé, après leur autorisation de mise sur le marché, sera assuré.

Et concernant les pesticides, en plus du plan Ecophyto qui va dans le sens d’une réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires par les agriculteurs, le texte prévoit l’interdiction de la publicité pour les pesticides à destination du grand public afin de réduire leur utilisation par les jardiniers et les responsables de l’entretien des terrains publics et de la voirie.

Mieux défendre les agriculteurs

Ces différentes mesures vont amener les agriculteurs à s’organiser différemment pour rester compétitifs. Le projet de loi en tient compte et prévoit de les aider, ainsi que les exploitants forestiers, par la création de groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) pour qu’ils puissent mettre en commun leurs savoirs faire et leurs moyens, et bénéficier d’aides majorées.

Quant aux problèmes récurrents posés par la grande distribution qui pousse en permanence les prix d’achat à la baisse, la nomination d’un médiateur est prévue pour aider les agriculteurs à mieux se défendre.

Par ailleurs, pour mettre fin à des pratiques abusives de plus en plus courantes, la protection des appellations d’origine et indications protégées va être améliorée.

Enfin,  pour éviter les trafics en tous genres et la déforestation sauvage, les importateurs et vendeurs de bois et produits dérivés qui ne respecteront pas les obligations prévues par le règlement européen en matière de contrôle de la traçabilité des produits, se verront appliquer des sanctions sévères, sous forme d’amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 euros, et de prison.

Un enseignement plus productif

Concernant l’enseignement, le texte prévoit le regroupement des établissements d’enseignement supérieur agricole public et des organismes de recherche, dans une seule structure, Agreenium, pour que l’enseignement agricole ne se limite pas à l’accumulation de savoirs mais devienne également une source d’innovation et d’investissement.

La balle passe dans le camp du Sénat

Ce texte de loi va maintenant être transmis au Sénat qui va en débattre en avril 2014. Son adoption définitive devrait avoir lieu au début de l’été 2014. Bien entendu il va falloir encore s’attendre à des demandes de modifications du texte de la part des industriels de l’agriculture pour lesquels seul compte le rendement. Mais Stéphane Le Foll a averti qu’il n’était pas du genre à se laisser impressionner. Courageux !

 

 


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