les bonnes nouvelles

Les Américains sont disposés à payer leur électricité plus cher pour soutenir les énergies renouvelables

Publié le par Gerome

À l’image de nos voisins d’outre-Rhin, majoritairement favorables à ce que le coût de l’électricité augmente si au bout du compte le nucléaire est effectivement exclu du panache énergétique national, les Américains sont prêts à débourser davantage pour favoriser le développement des énergies propres dans leur pays.

 

centrale-solaire-photovoltaique


De leur côté, les Japonais ont consenti des efforts draconiens en matière d’économies d’énergie, comme pour prouver aux pouvoirs publics qu’ils peuvent composer sans l’atome. Il n’est pas question de s’en passer de l’autre coté de l’Atlantique, et pour cause : les États-Unis demeurent la première puissance nucléaire mondiale. Surtout, Barack Obama, qui brigue un second quadriennat, a entrepris ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait osé faire depuis plus de trois décennies : relancer le programme atomique, en sommeil depuis l’accident de Three Mile Island en 1979.


Le chef de l’exécutif américain a cependant aussi pris des mesures en vue de donner une nouvelle impulsion aux énergies renouvelables, largement délaissées par son prédécesseur. Il a en revanche dû se résoudre à enterrer « son » paquet énergie-climat, la faute à des élections de mi-mandat favorables aux républicains, lesquels continuent d’accorder l’essentiel de leurs faveurs aux technologies fossiles et mettent depuis un point d’honneur à détricoter l’ensemble de ses projets environnementaux.


Leur position résolument conservatrice n’est cependant pas du goût du citoyen américain lambda, si l’on en croit une étude menée par des chercheurs des prestigieuses universités d’Harvard et de Yale. Preuve que les mentalités évoluent aussi au pays de l’Oncle Sam, quand bien même on aurait juré que, là-bas, le « vrai » changement n’est pas pour tout de suite sur le plan écologique, celui-ci serait en effet disposé à payer son électricité 13 % plus cher pour soutenir la mise en oeuvre d’un nouveau standard national sur les énergies propres.


 

Un pourcentage qui équivaut à une augmentation annuelle non négligeable de cent soixante-deux dollars (environ cent vingt-sept euros) sensée faciliter l’instauration d’une norme qui fixerait à 80 % la proportion d’énergie « propre » ou ne provenant pas de ressources fossiles à l’horizon 2035. L’étude précitée révèle également que la motivation est moins évidente parmi les minorités, les personnes âgées et, sans surprise, les électeurs républicains.


Cité par Clickgreen.org.uk, Matthew Kotchen, l’un de ses auteurs et par ailleurs professeur agrégé de politique et d’économie de l’environnement à l’Université de Yale, précise que l’objet de ces travaux, qui ont consisté à sonder un échantillon représentatif de mille dix citoyens des États-Unis entre le 23 avril et le 12 mai dernier, était d’évaluer la faisabilité politique d’un nouveau standard sur les énergies renouvelables. Au vu de leurs résultats, qui pourraient aussi être interprétés comme un recul du climato-scepticisme dans les frontières américaines, il n’est pas impossible qu’une telle mesure contraignante soit soumise au vote parlementaire et entre bientôt en vigueur  – à condition que le vote des membres du Congrès soit conforme aux aspirations-type des électeurs de leur circonscription, hypothèse d’où sont partis les experts. Encore que l’arrivée d’un républicain à la Maison Blanche compliquerait très certainement la donne…


Selon M. Kotchen, qui évoque l’avis de nombreux observateurs, elle serait en tout cas la meilleure alternative possible à un paquet énergie-climat pour à la fois limiter les émissions de gaz à effet de serre (NDLR : Pour rappel, les États-Unis sont les deuxièmes plus gros pollueurs de la planète derrière la Chine) et compléter les dispositions aujourd’hui relativement modestes de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA). Une facture d’électricité en hausse pour réduire par la part des énergies fossiles dans le mix énergétique américain. Qui pouvait croire il y a encore dix ou même cinq ans que les Américains évolueraient dans cette direction ?

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Le Japon veut réduire de 20 % sa consommation d'électricité cet été

Publié le par Gerome

Le gouvernement japonais va demander aux ménages et aux entreprises dans le centre et l'ouest du Japon de réduire jusqu'à 20 % leur consommation d'électricité, rapporte dimanche 13 mai la presse nippone, alors que le pays, privé de ses réacteurs nucléaires, risque de manquer de courant cet été. L'été est en effet une période haute pour la consommation d'électricité au Japon à cause de l'air climatisé.

Un panel du gouvernement s'attend à ce que Kansai Electric Power Co., le fournisseur d'électricité pour la région du centre-ouest, où se trouvent les grandes villes de Osaka, Kyoto et Kobe, sera vraisemblablement en manque de près de 15 % lors des pics de la demande en août. Pour éviter des coupures de courant, le gouvernement va chercher à réduire d'environ 20 % la consommation d'électricité dans la région du Kansai, par rapport aux niveaux de 2010, selon les quotidiens Asahi Shimbun et Mainichi Shimbun.

Toutes les centrales nucléaires du pays sont désormais hors service, en raison des sessions de maintenance et de l'impossibilité de réactiver les réacteurs tant qu'ils n'ont pas passé avec succès des tests de résistance face aux catastrophes naturelles et obtenu l'autorisation des élus locaux. Le gouvernement nippon a d'ailleurs reconnu que tout ou partie de l'été, généralement très lourd et chaud, devra être passé sans réacteur nucléaire.

 

Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Une voiture électrique va traverser l’Afrique

Publié le par Gerome

changement-climatique-gaz-a-effet-de-serre.jpg

 

 

Trop souvent critiqué pour leur autonomie insuffisante, la voiture zéro émission en a pourtant sous le pied…

Soutenu par la Fondation Prince Albert II de Monaco, le périple a été lancé aujourd’hui. Il sera mené par un utilitaire Citroën Berlingo, un opus déjà utilisé par La Poste, qui pourra rouler 500 kilomètres d’affilée et monter jusqu’à 110 km/h.

Le Français Xavier Chevrin, déjà connu pour avoir accompli un Shangaï (Chine)-Paris en voiture électrique (14 000 kilomètres, rien que ça), sera au volant de l’utilitaire. Il traversera l’Afrique sur une distance de 4 800 kilomètres afin de prouver la fiabilité et les bonnes performances des voitures écologiques.


Une conférence de presse s’est tenue hier au siège du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), à Nairobi (Kenya), pour promouvoir le projet « Mission Africa » et l’importance des nouveaux moyens de transport doux dans la lutte contre le changement climatique. Cité par nos confrères de l’AFP, M. Chevrin, lui, veut « en finir avec les clichés sur les véhicules électriques ».

 

Un défi pour le développement durable


Ces dernières années ont été marquées par la démocratisation (certes encore relative) des moyens de transport écologiques. Que ce soit le vélo, les voitures hybrides ou les voitures électriques, tout le monde s’accorde à dire qu’il s’agit des moyens de transports de demain pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et ainsi lutter contre le réchauffement climatique.


Réputée onéreuse, pas très rapide et ne pouvant parcourir qu’un nombre limité de kilomètres d’une seule traite, la voiture électrique reste cependant assez marginale à grande échelle. C’est d’autant plus dommage que ses performances s’améliorent. Ford a ainsi lancé il y a peu sa Focus EV, qui peut parcourir jusqu’à 160 kilomètres – bien assez pour un conducteur citadin lambda.


Equipée d’un moteur conçu par le constructeur monégasque Venturi, la Berlingo partie à la conquête du continent noir traversera quant à elle de nombreux pays, la Tanzanie et le Zimbabwe par exemples, entre mai et juin 2012. Il ne reste plus qu’à espérer que ce beau voyage, qui s’inscrit dans le cadre de l’Année International de l’Énergie Durable pour Tous, serve effectivement à tordre le cou aux idées reçues.

 

 


 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Airpod, la voiture à air comprimé

Publié le par Gerome

L’AIRPod est le nouveau concept de voiture à air comprimé complètement revu et corrigée, mieux adaptée au marché.

 

Le fabricant MDI (Motor Development International) propose l’AIRPod dans une version bien finie, dont sept exemplaires vont être testés dès cet été, par Air France et KLM sur les sites de Paris-Charles de Gaulle et Amsterdam-Schiphol. 

airpod.jpg

Le véhicule est basé uniquement sur un moteur à air comprimé, sans aucun rejet polluant à l’utilisation. Avec un réservoir de 200 litres, l’AIRPod offre une autonomie variant entre 120 et 200 km selon l’utilisation.

Avec 2,07 m de long, 1,60 m de large, 1,74 m de haut, 1,90 m de rayon de braquage, une vitesse maxi comprise entre 45 et 70 km/h (selon version) sa vocation est essentiellement urbaine. Ce véhicule devrait donc essentiellement intéresser les flottes de location de véhicules urbains type Autolib’, et les entreprises de déplacement/livraison en milieu urbain.

Malgré son gabarit très réduit (60 cm de moins qu’une Smart !), son habitabilité est étonnante. Selon la version, plus d’un mètre cube de marchandise en plus du conducteur ou deux adultes et un enfant peuvent y prendre place, le tout pour un poids en charge d’environ 500 kg.

Le plein d’air s’effectue à l’aide d’un compresseur électrique du commerce (entre 3 et 4 heures de charge), mais la mise en place de stations d’air à haute pression promet un remplissage en 3 minutes.  Economiquement, le coût d’utilisation oscille entre 0,5 et 1 € d’électricité aux 100 km.

Trois gammes, toutes avec le même moteur à air comprimé, sont pressenties :
- AIRPod Passagers – la version de base destinée au transport de personnes (jusqu’à 3 adultes et un enfant) ;
- AIRPod Cargo – avec une seule place pour le conducteur, elle possède un volume de chargement supérieur à un mètre cube ;
- AIRPod Baby – deux places frontales et un coffre de plus de 500 litres, le tout pour moins de 1,80 m de long, en font la version la plus polyvalente de MDI.

 

Même si la technologie à air comprimé ne s’affranchit pas de l’électricité pour remplir ses réservoirs, son bilan énergétique et environnemental est très supérieur aux véhicules électriques notamment grâce à l’absence de batterie.
Guy Nègre, son concepteur, prévoit pour une commercialisation fin 2009, début 2010 pour un prix avoisinant les 6 000 €.

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Moteurs : quand l’eau permet de remplacer l’essence

Publié le par Gerome

Il est possible de couper son essence avec de l’eau. Mais nombreux sont les lobbies industriels qui n’ont pas intérêt à répandre la nouvelle. L’association lorraine La pierre angulaire, spécialisée dans la maîtrise de l’énergie et basée à Courcelles-sur-Nied, travaille sur une modification de la ligne d’échappement, mais le moteur reste classique.

L’idée est d’utiliser la chaleur des gaz d’échappement pour produire de la vapeur qui est ensuite transformée et injectée dans le moteur. Il s’agit en réalité d’un complément à l’essence, c’est pour cela que l’on appelle cela du « dopage à l’eau ». Le procédé n’a rien de révolutionnaire. La sidérurgie lorraine se servait déjà de la vapeur d’eau pour augmenter la température de ses fonderies.

En 2007, la commune de Vitry-sur-Orne, en Moselle, donnait sa chance à l’association en l’autorisant à équiper un petit véhicule utilitaire municipal. Depuis, deux camions et la balayeuse ont également été dopés à l’eau. L’agent technique continue à remplir le réservoir de carburant, mais il remplit aussi de temps en temps un bidon d’eau de pluie récupérée. Si bien que les véhicules consomment moins d’essence et recrachent 50 % à 80 % de particules en moins dans l’air. Comme elle fonctionne plusieurs heures d’affilée et reste chaude, la balayeuse communale permet au système de fonctionner à plein régime et de diminuer par trois la consommation à la pompe. Cette solution est écologique et économique. Sur un an, Vitry-sur-Orne réalise 1 200 euros d’économie de carburant.

Certes, le procédé est expérimental et non standardisé. Mais les membres de l’association équipent les véhicules au cas par cas. Cela ne modifie en rien le comportement de ces derniers. Il faut compter deux jours d’immobilisation et 2 000 euros pour équiper votre véhicule du système de dopage à l’eau. 

La commune de Vitry-sur-Orne a permis à l’association de crédibiliser son procédé. Depuis, les villes de Jœuf, Hayange, Guénange, Cahors et Besançon ont suivi. De même que des agriculteurs.

Après la prime à la casse, il serait peut-être temps d’accorder une prime dopage à l’eau et de créer une filière industrielle.

Plus d’informations sur le site de l’association : http://lapierreangulaire.free.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=41&Itemid=3.

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article