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UE, OGM: la Commission européenne gèle le processus d'autorisation de culture

Publié le par Gerome

La Commission européenne a gelé le processus d'autorisation de mise en culture des OGM dans l'Union européenne afin de relancer la recherche d'une solution négociée avec les Etats membres.

La Commission, si elle le veut, peut lancer le processus pour autoriser la culture d'un soja et de six maïs OGM, dont le MON810 (déjà autorisé dans l'UE mais qui doit obtenir le renouvellement de cette autorisation), mais elle ne le fera pas, a assuré mardi à l'AFP Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire à la Santé Tonio Borg, en charge du dossier.

 

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Le processus d'examen des demandes d'autorisation de culture se poursuit, a-t-il toutefois insisté.

Mais dans l'immédiat, la Commission ne va pas soumettre de demande d'autorisation de culture aux Etats, a-t-il dit.

La priorité du nouveau commissaire à la Santé Tonio Borg est de relancer les négociations sur la base de la proposition de son prédécesseur, a-t-il expliqué. Ce sera sa priorité jusqu'au terme du mandat de la Commission fin 2014, a-t-il souligné.

Mais cela ne signifie pas que la Commission a gelé le processus d'autorisation jusqu'en 2014, a-t-il affirmé.

Les autorisations de mise en culture empoisonnent les relations entre la Commission européenne et les Etats membres.

Huit pays --France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne depuis le début de l'année-- ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire la culture des OGM autorisés sur leurs territoires.

Le président de la Commission José Manuel Barroso a cherché à faire lever ces clauses de sauvegarde, mais il a été désavoué par les gouvernements lors d'un vote et a abandonné cette idée.

Deux OGM seulement ont été autorisés à la culture dans l'UE en quatorze ans: la pomme de terre Amflora, développée par le groupe allemand BASF, qui s'est avérée un échec commercial, et le maïs 0GM MON810 de la multinationale Monsanto.

Le MON810, dont la demande de renouvellement d'autorisation a été déposée en 2007, pourra continuer à être cultivé dans les Etats qui le souhaitent jusqu'à ce que l'UE prenne une décision.

Une cinquantaine d'autres OGM ont obtenu une autorisation pour être utilisés dans l'alimentation animale et humaine.
Le processus d'évaluation pour les demandes d'autorisation de culture et de commercialisation d'OGM se déroule en quatre temps: consultation de l'Autorité Européenne pour la Sécurité des Aliments (EFSA) sur les risques pour la santé, demande d'autorisation aux Etats sur la base d'un avis favorable de l'EFSA, procédure d'appel si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les Etats. Enfin, si cette situation perdure, la décision finale revient à la Commission européenne.

A ce jour, l'EFSA n'a jamais rendu un avis négatif et aucune majorité qualifiée n'a jamais été trouvée entre les Etats pour interdire ou autoriser un OGM.

 

 


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Les OGM, bientôt subventionnés au nom de la lutte contre le réchauffement ?

Publié le par Gerome

Les engrais industriels contenant de l’azote émettent un gaz à effet de serre extrêmement puissant, qui contribue au dérèglement climatique. Une firme californienne a mis au point des plantes OGM capables de limiter ces émissions de gaz. Le procédé vient d’être homologué par l’Onu. Les entreprises, telles Monsanto, qui développeront ces OGM, à grand renfort de pesticides, pourront bénéficier de financements estampillés « climat ». 

 

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L’entreprise Arcadia Biosciences, basée en Californie, a mis au point un procédé permettant, selon elle, aux plantes de mieux « fixer » l’azote, très présent dans les engrais industriels et fortement émetteur de gaz à effet de serre. Mais pour rejeter moins d’azote dans l’atmosphère, ces plantes sont modifiés génétiquement. Ce procédé, dénommé « Nitrogen Use Efficiency » (NUE), vient d’être homologué, le 19 décembre dernier, par le Conseil exécutif du mécanisme de développement propre (MDP) qui dépend de l’Onu.


Or, ce mécanisme est censé favoriser les investissements des entreprises des pays industrialisés dans des technologies moins polluantes en leur accordant en échange des « droits à polluer ». Concrètement, cela signifie que les plantations agricoles où auront été semées des plantes génétiquement modifiées par ce procédé, pourront obtenir des certificats de réduction d’émissions de gaz à effets de serre valorisables sur les marchés du carbone. Une entreprise investissant dans ces OGM pourra donc en bénéficier.


Réduire l’usage d’engrais azotés


Pour se justifier, Arcadia met en avant l’impact majeur de l’agriculture sur les émissions de gaz à effet de serre. Les engrais industriels contenant de l’azote génèrent du protoxyde d’azote lorsqu’ils sont épandus dans les champs. Le protoxyde d’azote est un gaz à effet de serre 275 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, avec une durée de vie de 120 ans. Ce gaz, principalement émis par l’agriculture, provient « essentiellement de la transformation des produits azotés (engrais, résidus de récolte…) dans les sols agricoles » explique l’Inra, l’Institut national de recherche agricole. Les semences OGM d’Arcadia Bioscience sont donc supposées réduire l’usage d’engrais azotés.


Développées en collaboration avec l’université des sciences de la forêt et de l’agriculture de Ningxia (Chine), ces semences génétiquement modifiées ont déjà été testées en plein champs en Chine. La firme a signé des accords avec Monsanto pour une exploitation de cette technologie sur le colza (2005), avec DuPont sur le maïs (2008), avec Vilmorin sur le blé (2009), avec United State Sugar Corporation sur la canne à sucre (2012) et avec SESVanderHave sur la betterave à sucre. Les premières semences sont attendues pour 2016, annonce l’entreprise.


Une technique de greenwashing ?


Monsanto, DuPont, Vilmorin, les plus grandes firmes semencières sont sur les rangs. Et ce n’est pas un hasard selon Christophe Noisette de l’association Inf’OGM qui relève que « les variétés utilisant la technologie NUE sont des variétés hybrides génétiquement modifiées nécessitant de nombreux pesticides ». L’association Attac France dénonce de son côté une décision qui « cherche à redorer le blason et étendre l’usage des OGM sous couvert de lutte contre le changement climatique, tout en offrant de nouveaux échappatoires à des industriels et pays du Nord qui refusent de réduire leurs propres émissions ».


Les MDP semblent en effet avoir permis aux industriels d’engranger des sommes importantes pour des réductions d’émissions de gaz à effets de serre largement fictives. Ces mécanismes ont généré 215 milliards de dollars d’investissement en moins de dix ans ce qui en fait le plus grand marché de compensation carbone. Mais rares sont les communautés locales qui bénéficient de ces financements estampillés « climat », comme Basta ! avait pu le démontrer dans le domaine du recyclage notamment [1]. Pour l’association Inf’Ogm, « la solution au changement climatique passera par une modification importante et radicale des pratiques culturales et non par une technique qui n’a pour but que de donner une image plus verte à l’agriculture intensive et industrielle ».

 

 


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La sécheresse profite à l'assassin Monsanto

Publié le par Gerome

Profits record pour Monsanto ! Les agriculteurs se sont rués sur ses semences de maïs OGM, du nord au sud de l'Amérique, car la sécheresse aux États-Unis a rendu le maïs très rémunérateur pour les producteurs. 

La sécheresse aux Etats-Unis a fait s'envoler les cours du maïs, car elle a littéralement grillé les épis, devenus rares et chers. Mais la sécheresse a également profité à Monsanto, à un point tel que les dirigeants du géant américain des semences étaient eux-mêmes surpris par les derniers chiffres trimestriels : cet automne, les bénéfices de Monsanto ont presque triplé par rapport à 2011. 

 

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Ce n'est pourtant pas la saison des cultures aux Etats-Unis, mais les agriculteurs américains ont pris les devants cette année, ils ont déjà commandé des semences de maïs OGM, dont ils sont les premiers consommateurs au monde. Car ils comptent planter cette année encore des surfaces record de maïs, pour profiter du bon niveau des cours. 

Monsanto espère vendre 30 % de semences de maïs supplémentaires aux producteurs américains d'ici la fin de l'été 2013. Mais les Etats-Unis ne sont pas les seuls à plébisciter cette céréale : l'Amérique latine fait aussi la fortune de Monsanto cet automne, et à grande échelle. 

Les fermiers, au Brésil, en Argentine et au Mexique ont acheté comme jamais des semences de maïs OGM et ils n'ont pas lésiné sur les prix. Leurs commandes visent de plus en plus les semences les plus élaborées de Monsanto, à double ou triple empilement de gènes, qui produisent du maïs à la fois tolérant aux herbicides et résistant à certaines maladies. 

Cette année, le groupe de Saint-Louis compte réaliser la moitié de ses ventes de semences hors des Etats-Unis. Qui dit plus de surfaces de maïs, dit aussi plus de ventes de pesticides et d'herbicides pour Monsanto, même le Roundup un moment décrié a retrouvé la faveur des clients cet automne. 

L'année s'annonce donc très faste pour le semencier américain. Il lui reste à régler son litige avec le Brésil sur ses semences de soja OGM pour accélérer ses ventes au géant sud-américain, le Brésil est déjà son deuxième marché pour les semences de soja OGM, derrière les Etats-Unis.

 

 


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Du saumon génétiquement modifié canadien dans les assiettes américaines ?

Publié le par Gerome

Des saumons génétiquement modifiés créés au Canada pourraient bien devenir les premiers animaux transgéniques à être approuvés pour consommation humaine : la FDA américaine a estimé que le poisson n’avait pas d’impact négatif important sur l’environnement.

 

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L’Agence américaine des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a publié la première ébauche de son évaluation environnementale le mois dernier, marquant du même coup l’une des étapes finales d’un processus d’application de la réglementation qui dure depuis maintenant 17 ans.

Le saumon « AquAdvantage » a été mis au point à l’université Memorial de Saint-Jean (T.-N.-L.) et à l’Université de Toronto. Il est créé à partir d’un oeuf de saumon auquel sont ajoutés des gènes de saumon du Pacifique et de loquette d’Amérique, un poisson qui ressemble à une anguille.


La compagnie AquaBounty, du Massachusetts, produit les oeufs génétiquement modifiés dans un centre piscicole de l’Île-du-Prince-Édouard, et les élève dans un centre de pisciculture au Panama.

AquaBounty indique que les modifications génétiques permettent de doubler la vitesse de croissance du saumon.


Certains s’inquiètent toutefois que le poisson – que les critiques ont rebaptisé « Frankenfish » – s’échappe du centre de pisciculture et affecte les populations sauvages. Ils ont ainsi exercé des pressions sur le Congrès américain dans l’espoir de faire échouer le processus d’application de la réglementation de la FDA.

L’agence a déjà statué que le saumon génétiquement modifié ne présentait pas de risque pour la consommation.

 

 


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CHINE – Des fonctionnaires condamnés pour des essais de riz OGM sur des enfants

Publié le par Gerome

Trois chercheurs chinois du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et de l’Académie de sciences médicales du Zhejiang ont été renvoyés pour avoir conduit des essais de riz doré génétiquement modifié (GM) sur des enfants.

 

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En septembre 2012, Inf’OGM rapportait la pagaille scientifique et politique  qu’avait générée la publication d’un article faisant état de résultats de tests, sur des enfants chinois, d’un riz génétiquement modifié pour contenir plus de ß-carotène, appelé riz doré. Ce riz, mis au point il y a plus de dix ans maintenant, est censé apporter une solution simple aux carences en vitamine A, carence qui entraîne notamment des problèmes de cécité chez les enfants. En septembre, il n’était pas possible d’établir avec certitude que de tels tests avaient eu lieu : le nombre d’enfants concernés variaient de 24 à 68 selon les sources, les scientifiques étatsuniens (de l’Université Tufts) et chinois tenaient des discours opposés… le Dr Yin Wang de l’Académie des sciences médicales de Zhejiang affirmait même, dans leQuotidien du peuple, ne pas être au courant de l’article publié dont il était pourtant cosignataire.


Après enquête, les autorités sanitaires chinoises ont décidé de licencier trois scientifiques : Yin Shi’an, du CDC chinois, Hu Yuming du centre du Hunan (région où l’expérience fut conduite) et Yin Wang de l’Académie des sciences médicales de Zhejiang. Selon la revue Science Insider , le CDC chinois a affirmé que l’expérience effectivement menée voici quatre ans violait les règles éthiques et précise aussi que les parents n’avaient pas été informés du caractère transgénique du riz donné à leurs enfants. De son côté, l’université Tufts conduit également une enquête en interne pour établir les responsabilités éventuelles, notamment pour ce qui concerne l’envoi de riz GM en Chine.

 

Un envoi illégal selon le CDC chinois, aucune autorisation n’ayant été requise préalablement. Ce point précis est en cours d’étude car l’envoi du riz à tester aurait pu être fait sous forme de riz déjà cuit, échappant ainsi à la législation chinoise qui, à l’instar du protocole de Cartagena, n’impose des autorisations qu’aux organismes vivants… A ce stade, le flou persiste quant au déroulé concret de l’expérience, les responsabilités engagées et les défauts de respect des procédures éthique et sanitaire. Les enquêtes en cours devraient fournir de plus amples informations dans les mois à venir.

 

 


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