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Recul de la consommation de charbon sur six mois à Pékinl

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La consommation de charbon à Pékin a baissé de 7% sur les six premiers mois de l'année, selon des données publiées mardi par l'agence locale de protection de l'environnement.


La capitale chinoise est en première ligne de la "guerre contre la pollution" déclarée par le pouvoir central.

Des centaines d'ateliers ou d'usines ont été fermés ou déplacés dans Pékin, où les autorités veulent également remplacer les vieilles centrales électriques à charbon par des centrales fonctionnant au gaz naturel.


L'essentiel de la pollution de l'air observée à Pékin provient des rejets de la province voisine du Hebei, une des principales régions industrielles de Chine où se trouvent sept des dix villes les plus polluées du pays.

 

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Les orques en captivité au coeur de l'attention médiatique américaine

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Une campagne menée contre les parcs à thèmes aquatiques de SeaWorld au sujet de ses orques a fait plonger mercredi le cours de l'action de plus de 30% à la Bourse de New York.


SeaWorld Entertainment, qui gère onze parcs d'attraction très populaires aux Etats-Unis, n'a mentionné que du bout des lèvres cette campagne au sujet des orques en captivité lancée après la diffusion l'an dernier par une chaîne nationale d'un documentaire intitulé «Blackfish» («L'orque tueuse» en France).

Le groupe «pense que la fréquentation au (deuxième) trimestre a pâti de la pression générée par la récente attention médiatique autour d'une proposition de loi dans l'état de Californie».


Un parlementaire californien a en effet déposé une proposition de loi en mars pour interdire l'utilisation d'orques en captivité dans des spectacles, en ciblant le parc SeaWorld de San Diego (Californie, sud-ouest des Etats-Unis).

Ce faisant, il a fait référence au documentaire portant sur les conséquences de la captivité sur les orques du groupe américain et sur l'attaque mortelle de l'un d'entre eux, Tilikum, sur un dresseur.


SeaWorld Entertainment a vu son chiffre d'affaires fondre de 5% au premier semestre, tendance qui devrait se creuser sur la fin de l'année puisque le groupe prévoit une chute de 7% sur l'ensemble de son exercice.

La raison, a-t-il justifié, en est une concurrence plus féroce, un retard pris par une nouvelle attraction et, indirectement, une conséquence de la controverse.

Reste que sa performance semestrielle fait pâle figure à côté de celle de Walt Disney Co, qui opère des parcs d'attraction sur le même segment de marché et qui a vu l'activité de ses parcs progresser de 8,2% sur la même période.

L'action de SeaWorld a plongé de près de 31% à 19,45 dollars dans les premiers échanges mercredi matin, soit largement en-dessous des 27 dollars de son introduction en Bourse en avril 2013.


Il y a deux semaines, la compagnie américaine Southwest Airlines a annoncé qu'elle mettait fin à un partenariat engagé il y a 26 ans avec SeaWorld. Il prévoyait notamment que deux avions soient peints aux couleurs de Shamu, le premier orque de SeaWorld.

Elle a argué d'un «changement de priorités», mais certains observateurs ont évoqué un lien avec la campagne car des manifestations avaient ciblé la compagnie aérienne.

 

 


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Etats-Unis : la marine marchande va ralentir ses bateaux pour protéger les baleines

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Six grandes compagnies maritimes ont accepté de ralentir la vitesse de leurs bateaux dans le canal de Santa Barbara, au large de la Californie, pour améliorer la protection des baleines et réduire la pollution, a annoncé mardi l'Environmental Defense Center (EDC).


Ces compagnies de fret, dont China Ocean Shipping Company (Cosco), Hapag Lloyd ou United Arab Shipping Co, vont faire ralentir leurs bateaux qui transitent entre Point Conception, à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Los Angeles, et les ports de la cité des Anges ou de Long Beach, entre début juillet et fin octobre.

La vitesse de ces navires sera alors ralentie à 12 noeuds (22 km/heure) maximum, contre 14 à 18 noeuds (25 à 33 km/h) en temps normal, a précisé ECC dans un communiqué.

Ces quatre mois «coïncident avec la saison la plus active pour les baleines et la période durant laquelle les niveaux de pollution sont les plus élevés», a ajouté l'organisation.


Cette initiative, élaborée et mise en oeuvre par le bureau de contrôle de la pollution du comté de Santa Barbara, l'Agence fédérale océanique et atmosphérique (NOAA) et l'EDC, s'inspire de programmes d'encouragement de la réduction de la vitesse des navires aux ports de Long Beach et de Los Angeles, auxquels 90% des sociétés de fret maritime participent.


Les collisions avec des bateaux sont la plus grande menace pour les populations de baleines en danger d'extinction, souligne EDC. En outre, les navires sont émetteurs de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques.

Les sociétés de marine marchande participant à ce nouveau programme recevront 2.500 dollars par passage dans le canal de Santa Barbara, long de 130 kilomètres et large de 45 km où environ 2.500 navires de fret transitent chaque année.


Une étude publiée en juillet dans la revue américaine PLOS montre que les baleines bleues sur la côte ouest des Etats-Unis reviennent dans les mêmes endroits du Pacifique chaque année au large de la Californie pour se nourrir de krill, des petites crevettes d'eau froide. Mais ces zones se trouvent sur des lignes très fréquentées de la marine marchande.

Les risques de collision avec les bateaux sont de ce fait élevés, ce qui selon les chercheurs pourrait expliquer pourquoi la population de ces baleines stagne.

Pour mieux aider ces mammifères, ils ont préconisé de modifier les routes maritimes durant cette période de l'année.

La population totale de baleines bleues sur les côtes américaines du Pacifique est estimée de 500 à 2.000 individus.


Il y aurait aujourd'hui entre 10.000 et 25.000 baleines bleues dans le monde. Ces énormes mammifères peuvent vivre jusqu'à 90 ans. Ils peuvent mesurer 30 mètres de long et peser plus de 20 tonnes.

 

 


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Philippines: douze Chinois condamnés à la prison pour pêche dans un sanctuaire marin

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Une très bonne nouvelle, qui espérons-le dissuadera d'éventuels mauvais pêcheurs.

Douze pêcheurs chinois ont écopé mardi aux Philippines de longues peines de prison pour avoir pêché dans un sanctuaire marin inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.


Les 12 hommes avaient été arrêtés en avril 2013 sur le récif corallien de Tubbataha, dans l'ouest de l'archipel philippin, site réputé de plongée sous-marine, après que leur navire de 48 mètres eut heurté les fonds.

«La cour a prononcé la peine maximum de 12 ans de prison à l'encontre du capitaine», a déclaré à l'AFP Hazel Alaska, greffier du tribunal de Puerto Princesa, dans la province de Palawan.

Les 11 autres membres d'équipage ont été condamnés à des peines de 6 à 10 ans de prison.


Le navire a été saisi et les marins ont également reçu une amende de 100.000 dollars chacun.

Les pêcheurs sont par ailleurs jugés pour possession d'espèce protégées, un crime passible de 20 ans de réclusion.

Les garde-côtes avaient trouvé des centaines de pangolins morts et congelés sur le bateau.

L'animal recouvert d'écailles, qui ressemble à un artichaut doté de pattes et d'une queue, est le mammifère au monde le plus victime de commerce illégal, selon la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction).

Des dizaines d'autres pêcheurs chinois et vietnamiens attendent leur jugement aux Philippines.


Neuf Chinois ont été arrêtés en mai sur le «récif de la demi-lune» (Banyue Jiao en chinois, Hasa Hasa en philippin) qui fait partie des Spratleys, un archipel situé le long d'autoroutes maritimes, en mer de Chine méridionale, revendiqué à la fois par Manille et Pékin.

 


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En Californie, échanger son gazon contre des dollars

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Les pelouses verdoyantes, symbole de l'"American Way of life", sont en train de devenir indésirables en Californie où sévit une extrême sécheresse et où des programmes "gazon contre dollars" se multiplient.

"Les gens oublient que nous habitons dans le désert. Pourquoi est-ce qu'ils veulent tant que ça ressemble aux grandes plaines du Midwest ?", s'interroge Larry Hall, un musicien de jazz, en train d'arracher la pelouse devant sa maison de Los Angeles pour y installer un jardin plus écolo.

"Nous y pensions depuis longtemps, nous avions déjà demandé des estimations à des paysagistes, mais c'était trop cher", ajoute son épouse Barbara Hall. Le programme "gazon contre dollars" de la ville de Los Angeles leur a permis de franchir le pas.

 

9 dollars par mètre carré


La municipalité offre 3 dollars par tiers de mètre carré remplacé par des pierres, galets, paillis, cactus, plantes grasses et autres herbes méditerranéennes économes en eau.

Ces programmes se multiplient ailleurs en Californie, où une grave sécheresse sévit depuis trois ans, mettant à mal les nappes phréatiques souterraines, les réservoirs et menaçant l'approvisionnement en eau de ses 38 millions d'habitants.

 

Le gouverneur de l'Etat, Jerry Brown, a pris il y a deux semaines des mesures d'urgence visant particulièrement l'arrosage des pelouses, avec interdiction de les arroser plus de deux fois par semaines ou d'avoir des systèmes de jets automatiques qui giclent sur les trottoirs ou les allées.

Dans la presse locale, les courriers de lecteurs et éditoriaux se multiplient pour demander d'interdire l'arrosage des pelouses et encore plus des golfs, alors même que les agriculteurs sont soumis à des restrictions.

 

Image de la maison américaine

En attendant, le gouverneur de Californie s'est contenté d'interdire temporairement les amendes imposées par certaines municipalités ou associations de propriétaires aux fâcheux qui laissaient leur pelouse jaunir pendant l'été, au risque de faire tâche dans un quartier coquet.

"Dans les années 50,60, il y avait l'image traditionnelle de la maison style ranch avec la pelouse et tout... [...] Je pense qu'il faut juste qu'on passe à autre chose", estime Anne Philips, paysagiste spécialisée dans les jardins écolo, embauchée par Barbara et Larry Hall.

Pour elle, les programmes "gazon contre dollars" sont une aubaine : ils ont dopé de 30% l'activité de son entreprise, (GoGreenGardeners.com).

 

Elle remplace les jets d'arrosage qui entraînent une forte évaporation et déperdition d'eau par des systèmes posés directement au pied des plantes et qui arrosent avec parcimonie et précision.

Ses jardins "écolo" privilégient les plantes succulentes, les aromates, la lavande, les agaves, etc. "Ça n'a pas besoin d'être ennuyeux ou laid, ni de piquer !", assure la paysagiste.

Prise de conscience environnementale ou factures d'eau en hausse exponentielle, les jardins secs et désertiques gagnent en tout cas du terrain à Los Angeles où ils se multiplient dans les quartiers chics, même s'ils ne font pas encore l'unanimité.

Deux factures d'eau, la solution ?

"J'ai reçu une lettre anonyme me demandant d'enlever tout ça, mais alors que j'avais commencé à enlever certains arbustes, un voisin m'a enjointe d'arrêter, affirmant que mon jardin était son préféré du quartier", s'amuse Stéphanie Pincetl, chercheuse et professeur de l'Institut d'études environnementales de l'université UCLA, interrogée devant le jardin écologique luxuriant.

 

Pour elle, pour inciter les "angelenos" et les californiens à économiser l'eau, il faut "deux compteurs d'eau. Un pour la consommation intérieure", l'eau que l'on boit, avec laquelle on cuisine et on se lave, et l'eau "extérieure, avec laquelle on arrose les pelouses, et dont le prix doit refléter la rareté de l'eau".

"Avec des factures de ce type les gens comprendraient que 60% au moins de l'eau facturée vient de celle utilisée" pour les jardins, conclut-elle, alors que sur le trottoir d'en face se forme une énorme flaque à cause des jets d'arrosage qui débordent...

 

Le Nouvel Obs

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