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L'armée française pollue l'atoll de Hao (Polynésie)

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C’est ce que révèle un article du Monde en date du 26 Juin qui dévoile une étude menée par les bureaux d’expertise Artelia en métropole et Pae Tai Pae Uta sur le fenua.


Des pollutions qui seraient les résultats du passage des armées sur l’atol, alors base avancée du CEA. Cette étude publiée par le ministère de la défense annonce une pollution très inquiétante aux métaux lourds, et aux PCB, un produit cancérigène contenu dans les batteries de voitures. Ces produits hautement toxiques pour l’homme ont été retrouvés à des taux dépassant les normes européennes dans les noix de coco et les poissons.

 

Le document remis au ministère de la défense conseille de ne pas pratiquer « la pêche ou le ramassage de denrées alimentaires aux abords des zones polluées », préconisant également « la non-consommation des foies de poissons » et des pahua (bénitiers). 

Les services administratifs doivent se rencontrer jeudi 28 juin pour évaluer la situation et tenter de trouver des solutions pour les 1 500 habitants de Hao.  

Rappelons également que l’atoll de Hao fait l’objet actuellement d’un accord d’exploitation en cours avec la Chine pour l’exploitation et le développement des ressources marines et piscicoles.

 

 


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Si les pollueurs payaient...

Publié le par Gerome

raffinerie total

 

 

Le gouvernement cherche 10 milliards d’euros ? Fastoche, rétorquent les ONG écolos : il n’a qu’à réviser sa fiscalité en cessant d’exonérer ou de subventionner des activités polluantes. Il fera ainsi d’une pierre deux ou trois coups : trouver des milliards (4 à 5 la première année), minimiser la pollution et préserver la biodiversité.


Nicolas Hulot et des ONG regroupées au sein du Réseau Action Climat ont présenté hier une jolie boîte à outils fiscale, verte, histoire de tuyauter le gouvernement à la veille du projet de loi de finances rectificative. D’après eux, il serait judicieux de s’en inspirer au plus vite, d’autant que la France fait figure de cancre de l’UE en matière de fiscalité écologique.

 

Après analyse du programme de stabilité transmis par l’ex-gouvernement Fillon, Bruxelles a pointé du doigt la faiblesse de la part de fiscalité verte dans les recettes de l’Hexagone. «La France occupe l’avant-dernière place dans l’Union européenne, ce qui lui laisse une sérieuse marge pour augmenter ce type de taxes», a taclé la Commission. «Ni fiscaliste ni économiste» mais fin analyste, Nicolas Hulot résume ainsi l’affaire : «Il faut taxer plus ce que l’on veut moins, et taxer moins ce que l’on veut plus.» Donc, taxer plus fortement l’énergie qui va se raréfier et dont la consommation pollue, et moins le travail.


Aberration. Ces aides publiques qui augmentent les émissions de CO2, la pollution de l’eau et de l’air et qui nuisent à la biodiversité sont un peu partout. «Dans les domaines des transports, de l’énergie, du bâtiment ou de l’agriculture, les subventions et les exonérations fiscales dommageables à l’environnement s’élèvent à environ 50 milliards d’euros», calcule Guillaume Sainteny, auteur d’un livre sur le sujet (1). Le consultant a épluché les annexes au projet de loi de finances 2010 et passé au crible vert toutes les niches fiscales, ainsi que les subventions publiques. Ainsi, conclut-il, l’Etat soutient le secteur énergétique à hauteur de 22,7 milliards d’euros chaque année, et les transports carburant aux énergies fossiles pour 8,8 milliards.

 

La prime à la cuve coûte ainsi 190 millions d’euros aux contribuables, tandis que la facture de gaz et de pétrole destinés aux centrales électriques d’appoint s’élève à 568 millions. En appliquant des taux de TVA réduits sur les carburants tels que le fioul domestique ou le gazole, l’Etat se prive de 8,8 et 6,9 milliards d’euros. «Ce faisant, la France dispose d’un parc de véhicules avec 60% de diesel, fortement émetteur de particules. Un cas unique», précise Sainteny.


Les recettes potentielles se logent aussi dans le secteur des transports, qui se fait rembourser une partie de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, ex-TIPP). Manque à gagner : 300 millions d’euros. Idem en agriculture, où la politique de soutien aux agrocarburants sur la période 2005-2010 a coûté 820 millions à l’Etat.


Selon les ONG, qui lancent un appel pour l’arrêt des subventions à la pollution (2), c’est une aberration, en 2012, d’exonérer de toute taxe ou de subventionner des activités ayant des effets nocifs avérés sur l’environnement. L’exemple le plus criant reste celui de l’aviation. Gros émetteur de CO2 (+110% d’émissions entre 1990 et aujourd’hui) et glouton énergétique, ce secteur bénéficie d’un régime privilégié hérité d’une autre époque. Depuis les années 40, le carburant destiné aux vols internationaux est exempt de toute taxe. Au niveau national, le kérosène est totalement exonéré de TICPE ou de TVA, ce qui représente 3,5 milliards d’euros non perçus. Et pourquoi les billets d’avion bénéficient-ils d’un taux réduit de TVA (0% pour les vols internationaux et 7%pour les vols nationaux) ? «Au niveau de l’UE, cela représente un manque à gagner de 10 milliards d’euros», souligne Morgane Créach, du Réseau Action Climat.


Mutation. Avec cet appel, les ONG et Hulot espèrent que le gouvernement mettra en place des outils fiscaux facilitant une mutation vers des comportements et activités moins énergivores et polluants. «Sans alourdir la barque fiscale des Français», prévient Hulot. «Pour cela, il faut planifier une fiscalité différente sur le long terme, redessiner les subventions, réorienter les aides publiques… plaide Sainteny. L’Allemagne, qui a augmenté le gazole et le fioul de 3,7 centimes d’euro le litre chaque année, a diminué la consommation de ces carburants de 8% entre 2003 et 2008.»


Pour les ONG, la fenêtre de tir pour engager le verdissement de la fiscalité, c’est maintenant. Mais ils redoutent d’avoir perdu, lors du remaniement de la semaine dernière, une avocate de choix pour plaider leur cause. «Avant le changement d’affectation de [la ministre] Nicole Bricq, toutes ces propositions avaient une chance d’être entendues, note un observateur. Elle avait même nommé un conseiller fiscal à son cabinet, une première au ministère de l’Ecologie.» Il faudra faire sans.

 

 


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20 milliards d’euros de subventions à la pollution

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20 milliards d’euros : c’est le montant annuel des niches fiscales grises – qui favorisent directement ou indirectement la pollution. Parmi leurs heureux bénéficiaires : le secteur de l’aviation avec l’exonération de taxe intérieure sur l’énergie pour l’aviation (3,5 milliards d’euros dont 1,3 pour les vols intérieurs) ; le transport routier avec le remboursement partiel de la taxe intérieure sur l’énergie (300 millions d’euros) ou encore les agrocarburants (196 millions d’euros).



« Aujourd’hui en France, on subventionne trois fois plus le problème climatique que sa solution », s’insurgent la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH) et le Réseau Action Climat (RAC-F), dans uncourrier adressé au Président de la République et aux parlementaires. Soutenues par de nombreuses associations et personnalités, les deux organisations appellent à la fin des « subventions à la pollution ».



Elles plaident également pour la mise en place d’une véritable fiscalité écologique. Avec par exemple l’éco-taxe poids-lourds, ou encore l’indemnisation kilométrique vélo, qui existe en Belgique. Le gouvernement, qui prépare actuellement le budget 2013, ferait bien de piocher des idées dans cet appel. Les ministres et élus de la majorité présidentielle peuvent aussi jeter un œil à un rapport du Sénat sur les prélèvements obligatoires et leur évolution. Publié en octobre 2011, et dirigé par une certaine Nicole Bricq, ce rapport titrait un de ses chapitres : « Incohérence, le rendre-vous manqué de la fiscalité écologique ». Subira-t-il la même « promotion » que l’ancienne ministre de l’Écologie.

 


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Duflot juge impossible d'arrêter les forages en Guyane

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La ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, a jugé dimanche impossible juridiquement de s'opposer aux forages pétroliers autorisés pour Shell au large de la Guyane française, qui avaient été dans un premier temps suspendus par le nouveau gouvernement.


Les défenseurs de l'environnement soupçonnent ce dossier d'avoir motivé la mutation de Nicole Bricq de l'Ecologie au Commerce extérieur à l'occasion du remaniement ministériel de jeudi dernier, jour où elle perdait son arbitrage sur les forages. Elle s'y était initialement opposée mais cette décision a été annulée.

Cécile Duflot a dit au Grand Jury RTL-le Figaro-LCI qu'elle voyait ce revirement sur ce dossier, qui fut un cheval de bataille des écologistes, comme inéluctable juridiquement.


"Juridiquement et dans l'état actuel du code minier, il n'y a pas de possibilité de déroger à cette décision qui a été prise il y a plus de dix ans", a-t-elle dit.

L'ancienne patronne du parti écologiste se prononce donc pour une refonte du code minier. Cette décision, si elle était prise, ne changerait rien au problème guyanais.

Cécile Duflot a cependant dit penser que la nouvelle ministre de l'Environnement, la socialiste Delphine Batho, aurait des "entretiens" avec Shell pour s'assurer que les forages en grande profondeur seraient réalisés en parfaite sécurité.


La ministre du Logement a dit par ailleurs penser que la mutation de Nicole Bricq au Commerce extérieur était une "promotion" et n'avait rien à avoir avec les forages en Guyane.

Les écologistes français vont constituer pour la première fois dans l'histoire de la République un groupe à l'Assemblée, mais ils le doivent à leur alliance avec le PS et non à leurs scores électoraux.

Cette position de faiblesse a relancé les querelles internes dans le parti écologiste.

 

 


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Rio+20 à peine terminé, Shell s'en va chercher du pétrole sous la banquise !

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La conférence de Rio+20 sur le développement durable à peine terminée, les géants du pétrole sont partis à l’assaut de la banquise. L’Arctique fond à une vitesse inquiétante : la banquise a perdu un tiers de sa surface en trente ans, et pourrait disparaître complètement en été d’ici 2030. Une aubaine pour les industriels du pétrole qui veulent exploiter des ressources jusque-là inaccessibles. 90 milliards de barils pourraient être extraits de cette zone. L’équivalent de 3 ans de consommation mondiale d’or noir.



Shell va commencer prochainement des forages exploratoires offshore en Arctique. Les États-Unis ont donné en décembre leur aval à ces projets d’exploration, estimant que l’impact sur l’environnement et les populations locales ne sera pas significatif... Des bateaux brise-glace et navires de forage sont en route ou déjà sur place.



Pour extraire les dernières gouttes de pétrole, les industriels veulent se lancer dans une extraction très onéreuse, dans des conditions extrêmes. En cas d’accident ou de fuite – comme dans le Golfe du Mexique (l’incendie de la plateforme BP) ou en Mer du Nord (avec Total) –, toute intervention pour contenir les dégâts et éviter ou nettoyer une marée noire sera extrêmement compliquée. « Pour empêcher les icebergs d’entrer en collision avec leurs plateformes, les compagnies pétrolières utilisent des canons à eau géants pour faire fondre les blocs de glace. Si nous les laissons faire, une marée noire ne serait qu’une question de temps », estime Greenpeace.



Au lendemain de l’échec de la conférence de Rio+20, l’ONG lance une campagne pour « sauver l’Arctique ». Elle demande l’interdiction des forages dans la région. Une fausse campagne de publicité a été lancée avec les Yes Men, pour mettre en évidence l’aberration des projets de Shell [1]. Dans cette zone de biodiversité unique, essentielle à notre équilibre climatique, l’augmentation des températures est aujourd’hui deux fois plus rapide qu’ailleurs. De bien faibles arguments visiblement, face à l’avidité des géants du pétrole.

 

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