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Électricité: Éolien et solaire ont couvert 4,3% de la consommation en 2013

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En 2012, l'éolien et le photovoltaïque avaient respectivement couvert 3% et 0,8% de la consommation française de courant...

 

energies renouvelables


L'éolien (3,3%) et le photovoltaïque (1,0%) ont couvert à eux deux 4,3% de la consommation d'électricité française en 2013, contre 3,8% en 2012, selon un bilan publié ce jeudi.

L'énergie du vent a permis de produire 15,9 térawattheures d'électricité l'an passé, soit une progression de 6%, selon ce «panorama des énergies renouvelables 2013» publié par les gestionnaires de réseaux RTE et ERDF, et le Syndicat des énergies renouvelables (SER). La puissance éolienne installée (c'est-à-dire les turbines en exploitation) a atteint 8.143 mégawatts fin 2013 (+630 mégawatts sur un an), pour un «facteur de charge» moyen de 24%, signifiant que les éoliennes françaises ont en moyenne tourné au quart de leur capacité maximale. La production éolienne électrique a oscillé entre un nouveau record de 6.441 mégawatts (le 23 décembre 2013 à 21h) et un minimum de 23 mégawatts (le 22 juillet à midi), selon le bilan.

 

Records


Si les éoliennes ont très ponctuellement couvert plus de 15% de la demande hexagonale d'électricité, elle n'ont représenté plus de 4% de la consommation que durant 30% de l'année. Par région, la couverture la plus élevée par l'éolien revient à la Champagne-Ardenne (22,3%), devant la Picardie (14,2%) et le Centre (7,6%); l'Aquitaine (0%), l'Ile-de-France (0,1%) et PACA (0,4%) étant en queue de peloton. Côté photovoltaïque, la production a été de 4,6 térawattheures, soit une progression de 16,2% sur un an.

 

Le parc solaire, qui a atteint 4.330 mégawatts au 31 décembre 2013 (+752 mégawatts sur un an) a affiché un facteur de charge moyen de 13%. Le record a été atteint le 11 août à 14 heures, avec un pic de 7,3% de la consommation et une production de 2.819 mégawatts. Au mois d'août, 658 gigawattheures d'électricité photovoltaïque ont été produits (un nouveau record mensuel), contre 144 gigawattheures pour le mois de janvier, le plus faible de l'année, conformément aux fluctuations saisonnières de l'ensoleillement.


Par région, le photovoltaïque a couvert 5,1% de l'électricité en Corse. Suivent PACA (2,9%), Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées (2,6%) et Aquitaine (2,1%). L'Ile-de-France (0,1%), la Picardie, la Haute-Normandie et le Nord-Pas-de-Calais (0,2%) ferment la marche. En 2012, l'éolien et le photovoltaïque avaient respectivement couvert 3% et 0,8% de la consommation française de courant.

 

 


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L'ONU rentre en guerre (enfin!) contre les braconniers

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Le Conseil de sécurité de l'ONU s'attaque désormais aux braconniers et trafiquants d'ivoire qui financent des groupes armés en Afrique centrale, une initiative saluée par les organisations de défense des espèces menacées.

 

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Deux résolutions adoptées la semaine dernière, l'une sur la République centrafricaine (RCA), l'autre sur la République démocratique du Congo (RDC), soulignent que le braconnage et le trafic d'espèces sauvages attisent les conflits en Afrique centrale et profitent au crime organisé.

Le Conseil, garant de la paix et de la sécurité internationales, menace donc de sanctions -- gel des avoirs financiers et interdiction de voyager -- les individus impliqués dans ces trafics.


Cette menace vise en premierlieu les nombreux groupes rebelles actifs dans l'est de la RDC. L'ONU soupçonne aussi l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, une guérilla ougandaise particulièrement sanguinaire, de se financer par la contrebande d'ivoire. Des experts évoquent en outre l'implication des shebab somaliens ou des Janjawids soudanais dans le trafic d'animaux sauvages.

«C'est la première fois que braconniers et trafiquants tombent sous le coup de sanctions (de l'ONU) quand les revenus de leurs activités sont utilisés pour financer un conflit», explique à l'AFP Wendy Elliott, directrice du programme des espèces au Fonds mondial pour la nature (WWF). «Cela devrait avoir un effet dissuasif».


«Certes, il n'y a pas de remède miracle», reconnaît-elle. «Mais il y a encore un an, le trafic d'espèces sauvages était considéré comme un problème environnemental, pas criminel». Désormais, espère-t-elle, ce ne sont plus seulement les ministres de l'Environnement qui devront se mobilier, mais ceux de l'Intérieur et des Finances, ainsi que l'administration des Douanes.

Depuis 2009, le braconnage a pris une ampleur quasi-industrielle avec des saisies d'ivoire de 500 kilos et plus, menaçant d'extinction éléphants ou rhinocéros en dépit des efforts de contrôle de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées). Soixante éléphants sont abattus chaque jour en Afrique. Il n'en reste que 500.000, moitié moins qu'en 1980.


Activité criminelle lucrative


En février 2012, des trafiquants venus du Soudan du Sud ont massacré plus de 300 pachydermes dans le parc national de Bouba N'Djidda (nord du Cameroun). En mai 2013, profitant du chaos ambiant en Centrafrique, des braconniers armés de kalachnikovs en ont tué au moins 26, selon le WWF, dans «le village des éléphants», un site classé au patrimoine mondial de l'humanité situé à Dzanga Bai (sud-ouest de la RCA). A ce rythme, l'Afrique perdra 20% de ses éléphants dans les dix années à venir, estime l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).


C'est que la contrebande d'animaux sauvages est devenue l'activité criminelle la plus lucrative après la drogue, la fausse monnaie et la traite d'êtres humains. Toutes espèces confondues, elle rapporterait chaque année plus de 14 milliards de dollars. L'ivoire brut peut atteindre 2.000 dollars le kilo au marché noir en Asie, son principal débouché.

Il faut donc agir à la fois sur l'offre, là où l'ivoire est prélevé (Gabon, Kenya, Zambie, RDC, RCA, Ouganda, etc..), sur les gros consommateurs que sont la Chine et la Thaïlande, et sur les pays de transit (Kenya, Tanzanie, Malaisie, Vietnam).


«C'est un dossier qui prend peu à peu de l'importance», souligne un diplomate du Conseil. Celui-ci rappelle que deux réunions internationales lui ont été consacrées en décembre dernier, à Gaborone (Botswana) puis à Paris, et qu'à l'ONU des pays comme l'Allemagne et le Gabon travaillent ensemble régulièrement sur ce sujet.

Le Premier ministre britannique David Cameron a convoqué un sommet sur le trafic d'espèces menacées les 12 et 13 février à Londres. Wendy Elliott en attend «une implication politique au plus haut niveau de la part des pays concernés».

 

 


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La phrase du jour

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«Les dispositifs de soutien aux énergies renouvelables doivent évoluer de façon urgente. Leur développement a atteint une maturité technologique et devrait reposer uniquement sur les mécanismes de marché.»

 

Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective dans un rapport publié le 28 janvier.

 

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L'Europe propose de réduire significativement ses émissions de CO2

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La Commission européenne a finalement proposé que les vingt-huit Etats membres se fixent pour objectif de réduire de 40% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 par rapport à 1990.


La décision a été annoncée à l'issue de la réunion du Collège des commissaires organisée, mercredi 22 janvier, à Bruxelles. Jusqu'au dernier moment, la bataille a été rude entre d'un côté, le commissaire à l'énergie Günther Oettinger et le commissaire à l'industrie Antonio Tajani, partisans d'un effort limité à 35% au nom de la défense de la compétitivité européenne, et de l'autre la commissaire au climat, Connie Hedegaard. Celle-ci l'a emporté grâce au soutien des principaux pays de l'Union (Allemagne, France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Espagne, Italie) qui, il y a dix jours, avaient officiellement réclamé une position ambitieuse de la part de Bruxelles auprès du président de la Commission européenne José Manuel Barroso.


 UN OBJECTIF DE 27% POUR LES RENOUVELABLES


La proposition présentée mercredi prévoit également que l'UE pousse la part de l'énergie produite à partir d'énergies renouvelables à 27% en 2030, sans imposer aux Etats d'objectifs contraignants en la matière. C'est une des grandes différences avec le précédent Paquet énergie-climat adopté en 2009. Celui-ci, outre un objectif global d'énergies renouvelables de 20% d'ici à 2020, fixait un objectif contraignant pour chaque Etat: 23% dans le cas de la France. Enfin, la Commission a décidé de remettre à plus tard la discussion sur l'efficacité énergétique qui constitue le troisième pilier de la politique climatique de l'UE.

La réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre doit permettre à  l'Union européenne de rester sur une trajectoire compatible avec son engagement de réduire ses émissions de 80 % à 95 % d'ici à 2050.

 

Cet effort correspond aux recommandations des scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) pour contenir la hausse moyenne des températures en deçà de 2°C au niveau mondial d'ici à la fin du siècle. Actuellement l'UE est responsable de 11% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les Verts européens et les organisations de défense de l'environnement estiment toutefois que cet effort est insuffisant. Selon eux, un objectif véritablement ambitieux pour 2030 aurait été 55%. Fin 2012, l'Europe avait réduit ses émissions de 18% par rapport à 1990.

 

 


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New York face au défi immense des déchets à recycler

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New-York veut recycler 30% des déchets d'ici 2017...

 

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Plus de 40.000 tonnes de déchets par jour, 7.100 employés, 2.500 camions poubelle, la collecte et le traitement des ordures est un défi vital à New York où les autorités se sont fixées un nouvel objectif, recycler 30% de ces montagnes d'ordures d'ici à 2017. Les New-Yorkais sont de tous les Américains ceux qui jettent le plus: 2,5 kilos par jour en moyenne, contre 2 kilos dans le reste du pays, selon la mairie. Sur les trottoirs, s'entassent le soir d'énormes sacs de plastique noir ou transparent, mais aussi parfois des meubles, des canapés, des lampes en bon état...

 

"Si les ramasseurs d'ordures n'étaient pas là, la ville deviendrait rapidement invivable", souligne l'anthropologue de l'Université de New York Robin Nagle, selon laquelle ces employés sont même plus importants que la police ou les pompiers. Et la quantité d'ordures "augmente chaque année", souligne Ron Gonen, responsable du recyclage pour la ville. New York, ajoute-t-il, dépense quelque 330 millions de dollars pour exporter ses déchets vers d'autres Etats comme l'Ohio ou la Caroline du Nord.

 

Passer d'un taux de recyclage de 15% à 30% en 2017


Mais ces deux dernières années, la ville de 8,4 millions d'habitants, qui ne collecte pas les déchets commerciaux (magasins et entreprises) mais seulement ceux des particuliers et des administrations - a amorcé un sérieux virage. Elle s'est fixée de faire passer le taux de recyclage de 15% actuellement à 30% en 2017 (hors déchets organiques), pour les 11.200 tonnes de déchets quotidiens qu'elle récupère (les déchets commerciaux, ramassés par des entreprises privées sont estimés à 29.000 tonnes par jour).

 

300 écoles récoltent les déchets organiques

 

La mairie a multiplié les initiatives. Elle s'est aussi dotée en partenariat d'une usine de recyclage flambant neuve à Brooklyn. Depuis 2012, un programme pilote a été lancé dans les écoles pour récolter les déchets organiques. De 90 écoles en 2012-2013, il a été étendu cette année à 300 établissements. A partir de juillet 2015, les restaurants, enseignes de restauration rapide et épiceries devront aussi séparer les déchets organiques et les recycler.

 

En décembre, une usine ultra-moderne de recyclage des métaux, verres et plastique a été inaugurée à Brooklyn, où ils sont traités par Sims Metal Management Municipal recycling, leader mondial dans le secteur, sous contrat avec la mairie. Des quelque 800 tonnes quotidiennes de plastique, verre et métal récoltés par la ville de New York, elle en traite déjà 272. Le reste part dans l'Etat voisin du New Jersey dans une autre usine Sims. Les deux usines combinées pourront recycler 1.180 tonnes par jour de métaux, verre et plastique.

Le recyclage n'est pas seulement bon pour l'environnement. Il génère des revenus : un cube d'aluminium, tel que produit à Sunset Park, d'environ 680 kg, se revend plus de 1.000 dollars.

 


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