Le Cruiser interdit, son producteur saisit la justice

Publié le par Gerome

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La France a annoncé vendredi l'interdiction du pesticide Cruiser OSR, soupçonné de contribuer au déclin des abeilles, une mesure saluée par des associations écologistes mais contestée par la société productrice Syngenta, qui saisit la justice.


Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a décidé de retirer l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR, utilisé pour l'enrobage des semences de colza, à la suite d'un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), qui évoque des risques pour les abeilles.

"Il faut avoir la volonté de porter le débat à l'échelle européenne pour essayer de le faire avancer. C'est un vrai sujet", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse, soulignant qu'un avis négatif des autorités européennes ne modifierait pas son choix.


La France est le premier pays à interdire ce produit en Europe, mais plusieurs pays mèneraient des réflexions sur l'interdiction de pesticides.

Interrogée par Reuters, la nouvelle ministre de l'Ecologie Delphine Batho a jugé cette décision très positive.

"C'est l'application du principe de précaution au regard des informations sur la dangerosité de ce produit. Donc, c'est une décision qui est un signal fort", a-t-elle déclaré.


Les producteurs ont désormais l'interdiction d'utiliser des semences contenant du Cruiser OSR pour le colza, dont la période des semis va débuter au mois d'août.

La société suisse Syngenta, qui produit et commercialise ce produit, a annoncé son intention de contester cette décision en procédure d'urgence, avec l'espoir de la faire annuler avant la fin de l'été.

"Nous considérons que c'est une décision pénalisante pour l'agriculture française, qui utilise comme seul argument une seule expérience non-validée et très éloignée de la pratique", a déclaré Laurent Péron, directeur de la communication de Syngenta en France.


"On va déposer dans de très brefs délais un recours en référé-suspension devant le tribunal administratif", a-t-il ajouté.

Près de la moitié de la surface de colza cultivé en France est traitée au Cruiser OS, selon la société.

 

"CE N'EST QU'UN DÉBUT"


"Le colza, c'est la première plante butinée par les abeilles (...). Donc c'est une très bonne nouvelle, mais ce n'est qu'un début", a dit à Reuters Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement, une fédération qui regroupe 3.000 associations environnementales.

D'autres versions du Cruiser, qui existe notamment pour le maïs, ne sont pas concernées par cette interdiction et devraient être elles aussi évaluées afin de protéger totalement les abeilles, selon France Nature Environnement.

Les populations d'abeilles ont fortement et mystérieusement décliné ces dernières années dans le monde, un phénomène déstabilisant pour l'écosystème qui a renforcé les critiques contre l'utilisation massive des pesticides.


Le rapport de l'Anses avait fait état en juin d'effets néfastes du Cruiser OSR sur ces espèces, notamment sur leur capacité à s'orienter et à retrouver leur ruche.

Le ministère de l'Agriculture avait alors souligné que les abeilles sont indispensables pour 80% des plantes cultivées.

Interrogé sur l'impact possible des pesticides sur la santé humaine, Stéphane Le Foll a estimé que d'autres produits que le Cruiser suscitaient des interrogations et qu'une réflexion sur les modèles de production devait être menée.

 

 


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Le Gabon ne laissera aucune chance aux braconniers

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Un message on ne peut plus ferme leur a été envoyé.

Les stocks de défenses d’éléphants confisqués et détenus par le Gabon sont littéralement partis en fumée. Afin de marquer l’engagement du pays dans la lutte contre le braconnage illégal, qui décime l’écosystème local, le président gabonais Ali Bongo a allumé un bûcher d’ivoire à Libreville, la capitale.


C’est un stock de 4 825 kg d’ivoire qui a été détruit par les flammes, comprenant notamment 1 293 pièces de matières brutes, principalement des défenses. « Le Gabon a une politique de tolérance zéro envers les crimes contre la faune et nous mettons en place des institutions ainsi que des lois pour s’assurer que cette politique soit appliquée », a déclaré M. Bongo, cité par nos confrères du Guardian et mieux placé que quiconque pour savoir que cette initiative constitue un symbole fort de la lutte pour la sauvegarde de l’éléphant.

 

Grande première en Afrique Centrale, elle a été saluée par le WWF, qui par la voix de Stefanie Conrad, du programme régional d’Afrique Centrale de l’ONG, rappelle que « livoire d’origine illégale ou de provenance inconnue ne peut être vendu légalement au niveau international ». « Le Gabon a agi louablement en décidant de mettre son ivoire hors état d’utilisation », a-t-elle estimé. Il est vrai que 2011 a été une année catastrophique en termes de braconnage et que les stocks d’ivoires confisqués par les gouvernements d’Afrique ont étrangement disparu pour se retrouver au marché noir asiatique.


Ce bûcher illustre également l’accord signé par dix pays d’Afrique centrale dont le Tchad, le Cameroun et la Centrafrique pour mieux combattre internationalement le braconnage dans cette région du globe. On attend maintenant qu’il soit suivi d’avancées concrètes.

 

 


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Une journée végétarienne par semaine, c’est bon pour la planète

Publié le par Gerome

L'association Bioconsomacteurs nous incite à nous passer de viande une fois par semaine afin de réduire notre impact écologique.

 

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Pourquoi ?

La fabrication de produits animaux a un coût élevé (le prix en est la preuve !). Produire 1 kg de viande de bœuf nécessite 7 kg de protéagineux (soja, fèves, lentilles, pois…). Consommer directement des protéines d’origine végétale au lieu d’animaux qui les consomment permettrait donc de nourrir 7 fois plus d’humains !


Pourtant, l’élevage continue son développement, avec 1,3 milliard d’animaux élevés et abattus en France. Symbole de réussite sociale, la consommation de viande a augmenté de 60% depuis 50 ans en Europe et prend des proportions vertigineuses dans les pays en développement. Au rythme de la croissance démographique mondiale, elle pourrait avoir doublé d’ici 2050. L’élevage est l’activité humaine la plus productrice de GES (gaz à effet de serre).

 

D’après la FAO (organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la consommation de viande et de poisson représente 18% des émissions, soit plus que les transports.

 

 


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L'armée française pollue l'atoll de Hao (Polynésie)

Publié le par Gerome

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C’est ce que révèle un article du Monde en date du 26 Juin qui dévoile une étude menée par les bureaux d’expertise Artelia en métropole et Pae Tai Pae Uta sur le fenua.


Des pollutions qui seraient les résultats du passage des armées sur l’atol, alors base avancée du CEA. Cette étude publiée par le ministère de la défense annonce une pollution très inquiétante aux métaux lourds, et aux PCB, un produit cancérigène contenu dans les batteries de voitures. Ces produits hautement toxiques pour l’homme ont été retrouvés à des taux dépassant les normes européennes dans les noix de coco et les poissons.

 

Le document remis au ministère de la défense conseille de ne pas pratiquer « la pêche ou le ramassage de denrées alimentaires aux abords des zones polluées », préconisant également « la non-consommation des foies de poissons » et des pahua (bénitiers). 

Les services administratifs doivent se rencontrer jeudi 28 juin pour évaluer la situation et tenter de trouver des solutions pour les 1 500 habitants de Hao.  

Rappelons également que l’atoll de Hao fait l’objet actuellement d’un accord d’exploitation en cours avec la Chine pour l’exploitation et le développement des ressources marines et piscicoles.

 

 


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La course apparemment irréversible à l’effondrement de la biosphère

Publié le par Gerome

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Ce n'est pas le premier des diagnostics inquiétants concernant l'avenir de la biosphère que nous présentons sur notre site, tous émanant de scientifiques confirmés...si bien d'ailleurs que certains lecteurs nous reprochent une propension au catastrophisme. Néanmoins l'originalité des méthodes employées par cette équipe comme la diversité des sources utilisées conduisent à prendre très au sérieux ce nouvel avertissement. On peut regretter que les auteurs, qui veulent semble-t-il donner une grande portée à leur travaux, n'aient pas jugé bon (à notre connaissance) de publier aussi ceux-ci sur un support en accès libre.

Ces auteurs font valoir la convergence actuelle de plusieurs phénomènes : accélération de la perte de la bioversité, fréquence accrue des épisodes climatiques extrêmes, modifications rapides des flux de production et de dépense d'énergie, avec un apport brutal d'énergie. Ceci pourrait conduire au franchissement d'un seuil irréversible dans le changement global d'état de la planète. Il ne se ferait pas progressivement mais brutalement.

Le dernier changement brutal s'était produit il y a environ 12.000 ans, avec le passage de l'ère glaciaire, qui avait duré 100.000 ans, à l'actuelle âge interglaciaire, caractérisé par des conditions stables. Mais le véritable changement survenu durant cette période ne date que d'environ 1.000 ans. C'est lui qui s'est traduit par des modifications biologiques radicales. 

Si l'actuel apport massif d'énergie, se produisant en quelques générations humaines, faisait franchir un nouveau seuil, le changement pourrait se produire extrêmement vite. Et ceci sans retour en arrière possible, même si l'on s'efforce de diminuer les entrées d'énergie. De plus, bien qu'il soit difficile de prévoir exactement en quoi consistera le nouvel état d'équilibre, tout laisse penser qu'il ne sera pas favorable à la survie des civilisations humaines actuelles. L'évènement se produira, répétons-le, non pas en quelques siècles mais en quelques années, ce qui rendra impossible toute adaptation concertée. 

Les scientifiques ayant réalisé cette étude avouent ne pas voir quelles structures sociales et politiques seraient capables de ralentir, à supposer qu'il en soit encore temps, cette marche à la catastrophe. Tous les mécanismes existant fonctionnent dans le sens d'une destruction accélérée de ce qui reste de l'ancien équilibre. La plupart se disent « terrifiés ». 

Peut-on penser que de tels avertissements pourraient freiner les mécanismes globaux actuels poussant à consommer et à détruire. On ne perçoit pas comment ceci pourrait se produire, compte-tenu du caractère incontrôlable de ces mécanismes, au regard des moyens à la portée des civilisations humaines que les auteurs de ces avertissements voudraient sauver de la destruction. La natalité globale ne diminuera pas ou marginalement, la pression des populations sur les ressources et les habitats croitra exponentiellement, les dommages aux écosystèmes et même aux systèmes physiques s'accéléreront. 

Recommandations

Néanmoins les auteurs recommandent aux gouvernements d'entreprendre quatre actions immédiates :
- diminuer radicalement et complètement la pression démographique (comment ? ), 
- concentrer les populations sur les zones enregistrant déjà de fortes densités afin de laisser les autres territoires tenter de retrouver des équilibres naturels,
- ajuster les niveaux de vie des plus riches sur ceux des plus pauvres (au moins en ce qui concernera les consommations matérielles),
- développer de nouvelles technologie permettant de produire et de distribuer de nouvelles ressources alimentaires sans consommer davantage de territoires et d'espèces sauvages. Mais les technologies dans ce domaine sont vite limitées par leurs coûts, leurs délais de mise en oeuvre et la rareté des matières premières qu'elles utiliseron. 

Aussi le lecteur de cette étude ne peut se dissimuler qu'il s'agit là de vœux pieux. En dehors des catastrophes globales qui se produiront si rien n'est fait, aucune force politique ne pourra imposer de telles mesures à l'échelle du globe. Ces catastrophes elles-mêmes n'auront les effets préconisés par l'étude que si les civilisations actuelles sont effectivement détruites. La planète sera alors engagée dans de nouveaux états, stables ou non, aujourd'hui imprévisibles.

Nous ne nous donnerons pas la peine de recenser les arguments qui ne manqueront pas d'être opposés à de telles hypothèses, allant jusqu'à faire suspecter l'indépendance des auteurs de l'étude. Disons seulement que, sauf imprévu, aucun de tels arguments ne saura nous convaincre. Nous sommes pour notre part confirmés dans notre propre hypothèses selon laquelle l'évolution en cours est déterminée globalement par des compétitions entre systèmes anthropotechniques échappant au volontarisme des "systèmes cognitifs" limités que nous sommes.


Publié dans Nature

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