25 000 mégots ramassés sur des plages marseillaises

Publié le par Gerome

Et ce en seulement une journée ! Un scandale quand on sait qu’un seul d’entre eux peut polluer 300 litres d’eau, a dénoncé l’antenne de la Surfrider Foundation dans les Bouches-du-Rhône lundi.

 

megots.jpg

 



Les bénévoles de l’association Unis-Cité et les salariés de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) ont effectué une récolte de mégots préparée par l’organisation de défense de l’environnement, toute la journée de samedi. 25 000 mégots de cigarettes ont ainsi été ramassés sur les plages du Prado, de la Fausse Monnaie et du Prophète et sur la Corniche Kennedy, à Marseille.

 

« Ce nombre peut paraître hallucinant et pourtant il en restait encore sur les plages lorsqu’ils les ont quittées, probablement au moins autant », a souligné la Surfrider Foundation dans un communiqué. La fondation déplore que les fumeurs, « à de rares exceptions près », continuent, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation à ce sujet et les cendriers de plage distribués gratuitement par la mairie, d’enfouir leurs mégots dans le sable, et ce, même pendant le ramassage.


Selon l’organisation, un mégot à lui tout seul, avec ses 2.500 composés chimiques, pollue 300 litres d’eau. Soit pour la seule journée de samedi, de quoi polluer l’eau de deux piscines olympiques ! Pour les amoureux du tabac non avertis, le filtre met jusqu’à plusieurs années pour se dégrader. La pollution reste invisible pour la plupart d’entre nous, mais elle touche les sols, les eaux, et met en danger la faune et la flore. Le calcul fait, il s’agit maintenant de comprendre pour quelles raisons la population ne prend pas soin de son environnement. Au-delà du préjudice écologique, il est peu agréable de nager parmi des mégots de cigarettes. Des cendriers installés sur la plage changeraient-ils les mentalités ? Rien n’est moins sûr.

 

 


Publié dans Pollution

Partager cet article

100 fermes solaires verront bientôt le jour au Japon

Publié le par Gerome

Le gouvernement japonais a fait passer une loi qui oblige les compagnies d'électricité à acheter à un tarif déterminé toute la production issue des énergies renouvelables. De ce fait, les fermes solaires poussent comme des champignons.

 

centrale-solaire-photovoltaique


Le gouvernement japonais souhaite augmenter de façon considérable la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité. En effet, depuis la catastrophe de Fukushima le 11 mars 2011, 49 des 50 réacteurs nucléaires que compte le Japon restent à l'arrêt (un vient d'être redémarré) et la population ne veut plus de l'énergie atomique. Dans cet esprit, une loi est entrée en vigueur hier. Elle oblige les compagnies d'électricité à acheter toute la production d'électricité proposée par des fournisseurs tiers à un tarif fixé par avance et censé encourager les initiatives de nombreuses entreprises.


Ainsi, de nombreux projets ont déjà vu le jour. Comme le rapporte l'AFP, la société Softbank a inauguré ce dimanche une centrale solaire à Kyoto et son patron a prévu la construction de 11 centrales solaires ou éoliennes dans tout l'archipel. De même, diverses municipalités ont mis en exploitation de nouvelles installations capables d'alimenter plusieurs centaines voire plusieurs milliers de foyers. En tout, il y aurait actuellement en construction ou projet dans l'ensemble du Japon plus de 100 fermes de panneaux photovoltaïques d'une puissance unitaire de plus d'un mégawatt, estime le groupe d'information économique Nikkei. Le gouvernement estime que la puissance électrique fournie par les énergies renouvelables atteindra cette année l'équivalent de deux réacteurs nucléaires de moyen gabarit, soit 2 500 mégawatts.


Les plus gros chantiers sont prévus à Minamisoma, à moins de 30 kilomètres de Fukushima, où le groupe Toshiba s'apprête à construire un parc solaire réparti en plusieurs lieux de la ville pour alimenter environ 30.000 foyers.

 

 


Partager cet article

Biodiversité : l'Europe regorge de nouvelles espèces animales

Publié le par Gerome

De nouvelles espèces animales seraient découvertes chaque jour… en Europe, et non en Amazonie ou à Bornéo comme on pourrait le croire. Ce résultat, publié par un consortium de 51 chercheurs, n’aurait jamais été connu sans la mise en place en 2004 de Fauna Europaea, une base de données répertoriant la biodiversité animale européenne. Autre point important, les taxonomistes amateurs réaliseraient la majorité des découvertes, venant ainsi au secours des professionnels.



Fruit commun de la bio-informatique et de la taxonomie, Fauna Europaea est la première base de données livrant les vrais chiffres des différents composants de la biodiversitéanimale européenne. Depuis 2004, 125.000 espèces y sont ainsi répertoriées, dont 254 demammifères, 77 de batraciens, 27.666 de coléoptères (charançons, scarabées,coccinelles) et 3.114 de mollusques (escargots, limaces, moules d'eau douce).

Menée par Benoît Fontaine du laboratoire Conservation des espèces, restauration et suivi des populations (Cersp, MNHN et CNRS) et Philippe Bouchet du laboratoire Systématique, adaptation, évolution (MNHN, CNRS et UPMC), une étude publiée dans la revue Plos Onepar un consortium international de 51 auteurs vient de montrer que 770 espèces sont nouvellement décrites chaque année dans cette base de données – sans que l'on puisse prédire combien restent encore à inventorier.

 

RTEmagicP_description-nouvelles-especes-francais.jpg


La taxonomie est une science parfois décrite comme en crise et souffrant du handicap taxonomique (manque de main-d'œuvre ou de financements, connaissances insuffisantes), mais elle est pourtant extrêmement dynamique. En effet, même en Europe – parcourue en tous sens par les naturalistes depuis plusieurs siècles – des espèces sont encore découvertes aujourd'hui à un rythme sans précédent : une chauve-souris en Grèce, une cigale dans le Bassin parisien, descrustacés des grottes, des poissons des rivières des Balkans, des acariens dans les névés. Les montagnes et les îles de l'Europe du Sud restent les principaux réservoirs d'espèces inconnues.



Autre fait marquant de cette étude : plus de 60 % des descriptions d'espèces nouvelles pour la science sont le fait de taxonomistes non professionnels. Les amateurs sont connus pour constituer une ressource importante dans d'autres disciplines, comme l'écologie ou l'astronomie, mais l'importance de leur contribution en taxonomie n'avait jamais été mesurée jusqu'à présent. Il est indispensable de développer un système permettant de mieux soutenir et guider cette ressource humaine, en favorisant, par exemple, une meilleure intégration du travail des amateurs basé sur l'anatomie avec celui de professionnels utilisant les outils de la systématique moléculaire.

 

Près de 5.881 nouvelles espèces animales ont été découvertes en Europe entre 1998 et 2007. Elles se répartissent en différents groupes (dont l'importance est exprimée en pour cent) présentés dans ce graphique. Pour chaque taxon, les histogrammes indiquent le nombre d'espèces découvertes par des amateurs (rouge), des professionnels (mauve) ou des personnes dont le métier n'est pas renseigné (gris).

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Des députés britanniques appellent le Brésil à sauver la tribu la plus menacée au monde

Publié le par Gerome

indien-awa.jpg

 

Plusieurs personnalités politiques britanniques ont appelé le Brésil à se porter au secours des Awá en endiguant l’invasion et la déforestation illégale de leur territoire.

Exprimant leur ‘préoccupation’ et leur ‘inquiétude’ devant le Parlement britannique, les députés ont déclaré que le gouvernement brésilien devait prendre des mesures avant que les Awá ne soient amenés à disparaître.

Dans une motion parlementaire, les députés ‘exhortent [le Brésil] à mettre un terme à l’exploitation forestière illégale et à faire cesser les invasions du territoire awá’.

Les Awá, qui ne sont plus que 460, vivent dans l’Etat du Maranhão, au nord-est du Brésil. Chasseurs-cueilleurs nomades, ils dépendent étroitement de la forêt pour leur survie. Le taux de déforestation de leur territoire est beaucoup plus élevé que celui des autres territoires indigènes d’Amazonie.

‘Les bûcherons détruisent tout notre territoire… C’est une terre indienne… Je suis en colère, très en colère contre les bûcherons. Il n’y a plus de gibier et mes enfants ont faim’, a dénoncé un Awá.
Depuis que Survival a lancé sa campagne en faveur des Awá, une enquête sur la déforestation illégale a été ordonnée et la FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, s’est engagée à traiter le cas des Awá en priorité.

Cependant, malgré de telles promesses, des milliers de bûcherons clandestins opèrent encore dans la région, et le début de la saison sèche, propice à la déforestation, fait naître de nouvelles craintes.

Les Awá appellent le ministre brésilien de la Justice à prendre davantage de mesures pour protéger leurs territoires qui, bien que reconnus légalement, continuent d’être ravagés par la déforestation.

 

 


Publié dans Nature

Partager cet article

Les pesticides illégaux envahissent nos cultures

Publié le par Gerome

La France est victime d’un nouveau genre de trafic : celui des pesticides ! Un business juteux bien rodé dont les agriculteurs ne soupçonnent par toujours l’existence.

 

tracteur.jpg


 La France championne d’Europe… dans l’utilisation de produits phytosanitaires ! Pas étonnant donc qu’elle soit le lieu idéal d’installation d’un trafic de pesticides, un business criminel estimé entre 100 et 200 milliards par an. Les agriculteurs seraient attirés par des prix alléchants (5 à 10% moins chers), sans systématiquement connaitre la provenance et des caractéristiques des produits.

Dans l’Hexagone, le taux de pesticides illégaux est estimé entre 5% et 10% du marché européen, mais Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes), explique au Parisien que « dans certaines régions comme le Sud-Est, le taux de fraude peut atteindre 20 à 25% ! Ce phénomène touche les cultures maraîchères, l’arboriculture et les vignes. »

Des risques sanitaires et écologiques

Les composés toxiques comme le métolachlore (désherbant), la simazine (herbicide), et autres oxadixyl (insecticide), sont de véritables poisons pour l’environnement, les cultures, et le consommateur. L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse a ainsi établi dans son rapport sur la qualité des eaux que 60% des rivières et 45% des nappes phréatiques du quart sud-est de la France sont polluées par 6 pesticides interdits depuis 2003 !

Comme souvent, c’est par manque de réelle sanction pénale que ces trafics se développent. La contrefaçon n’est punie que de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende, alors que, parallèlement, l’Oclaesp* a récemment saisi 80 tonnes de pesticides non homologués d’une valeur marchande de 3 millions d’euros.

 

 


Publié dans Nutrition & Santé

Partager cet article