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Radioactivité : un site Internet pour l'évaluer près de chez vous

Publié le par Gerome

Depuis le 1er février 2010, les Français peuvent connaître la radioactivité présente dans leur environnement à l'aide d'un site internet.
Pour y accéder cliquez ici : nucleaire-non-merci.jpg

Les objectifs et les enjeux du réseau national

Restituer une information crédible et accessible, tels est l’objectif clé du réseau national de mesures de la radioactivité de l’environnement auquel s’associe un critère incontournable de qualité et d’harmonisation des données produites par l’ensemble des acteurs concernés.

Le réseau national s’inscrit dans une démarche de progrès visant d’une part à s’assurer de la qualité des mesures de radioactivité fournies par des laboratoires agréés, et d’autre part à mieux informer les citoyens sur l’état radiologique de l’environnement par une pluralité des sources d’information.

Le réseau national de mesures de la radioactivité de l’environnement a pour mission de contribuer à l’estimation des doses dues aux rayonnements ionisants auxquels la population est exposée et à l’information du public. Pour atteindre cet objectif, le réseau national rassemble et met à la disposition du public :

    * des résultats de mesures de la radioactivité de l’environnement ;
    * des documents de synthèse sur la situation radiologique du territoire et sur l’évaluation des doses dues aux rayonnements ionisants auxquels la population est exposée.

Les données sur la radioactivité de l’environnement comprennent notamment les résultats des mesures réalisées :

    * dans le cadre de dispositions législatives ou réglementaires visant à évaluer les doses auxquelles la population est soumise, notamment celles résultant des activités nucléaires ;
    * à la demande des collectivités territoriales, des services de l’Etat et de ses établissements publics ;
    * par tout organisme public, privé ou associatif, et dont l’organisme détenteur des résultats demande leur diffusion sur le réseau national.

Ces mesures doivent obligatoirement être effectuées par des laboratoires agréés ou par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
Le contexte

Les acteurs de la mesure de la radioactivité de l’environnement sont nombreux dans le paysage nucléaire français. Les plans de mesures mis en œuvre par ces acteurs ont pour objectifs principaux d’établir l’état radiologique de l’environnement, à proximité ou non des installations nucléaires, de détecter des élévations anormales de radioactivité, d’évaluer l’exposition des populations à la radioactivité ambiante, ou encore de contrôler la conformité des pratiques (activités nucléaires) et des produits (biens de consommation et denrées alimentaires).

En fonction de ses missions ou de ses obligations réglementaires, chaque acteur se positionne dans un contexte particulier et y répond par une stratégie de mesure propre. Cette configuration conditionne également la communication des résultats qui est réalisée par les différents acteurs.

Certaines mesures alimentent des rapports qui ont pour objectif premier de répondre à des dispositions législatives ou réglementaires comme par exemple les rapports annuels environnementaux. Par ailleurs, de nombreuses installations publient des bulletins mensuels qui sont diffusés localement. Enfin, certaines informations sont diffusées au travers de rapports de synthèse ou sont accessibles sur les sites internet des différents producteurs de données.

Des milliers de résultats sont ainsi disponibles, provenant des services de l’Etat et de ses établissements publics, des exploitants d’installations nucléaires ou d’autres acteurs publics, privés ou associatifs. Cependant, malgré les efforts entrepris en matière d’information et de transparence dans ce domaine, la multiplicité des acteurs et des sources d’information rend difficile l’appropriation des résultats et la compréhension du rôle de chacun par le public.

La question de la qualité des informations est également essentielle, notamment dans un contexte aussi sensible que celui de la radioactivité dans l’environnement, mais également dans un domaine aussi complexe que celui de la métrologie nucléaire. Cette question prend tout son sens quand il s’agit de comparer des résultats obtenus par différents acteurs. Il est donc primordial de s’assurer au préalable des compétences techniques et organisationnelles des laboratoires.

C’est dans ce contexte et dans le cadre de la transposition des directives Euratom 96/29 (normes de base relatives à la protection sanitaire de la population et des travailleurs contre les rayonnements ionisants) et 2003/4/CE (accès du public à l’information en matière d’environnement), que la décision de constituer ce réseau national a été prise en 2003.

Centraliser les informations sur la radioactivité de l’environnement en France et faciliter l’accès de tous les publics, professionnels ou non, aux résultats des mesures tout en renforçant l’harmonisation et la qualité des mesures effectuées par les laboratoires, tels sont les enjeux du réseau national de mesures de la radioactivité de l’environnement, instauré par le code de la santé publique.

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Dans 18 mois la pêche au thon rouge sera suspendu!

Publié le par Gerome

Allez encore un peu de patiente! C'est vrai qu'il serait préférable de l'arrêter tout de suite mais le gouvernement qui pour une fois agi avec bon sens a voulu laisser un délai supplémentaire aux pêcheurs. Le saviez-vous? Le thon rouge pêché dans les eaux françaises est principalement dédié à l'export, nottament au Japon. De plus ce ne sont pas des petits pêcheurs avec leurs petits raffiots qui les pêchent mais des usines flottantes qui font ni plus ni moins une pêche industrielle! Il faut sauver le thon rouge! Le texte qui suit présente les avis des ONG et associations et des pêcheurs, il est tiré du journal l'express.

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Pour le Comité national des pêches (CNP) l'interdiction du commerce international du thon rouge (sous condition d'un sursis de 18 mois permettant de garantir un soutien européen aux pêcheurs) annoncée ce mercredi par le gouvernement français apparaît comme "une caution écologique du gouvernement face aux environnementalistes." Son président, Pierre-Georges Dachicourt, l'a rappelé, ajoutant: "Il n'y a pas de reconversion possible pour les thoniers. On veut criminaliser la pêche!"


Mourad Kahoul, président du Syndicat des thoniers méditerranéens, cinq générations de pêcheurs derrière lui, ne dit pas autre chose: "C'est de l'acharnement, on essaie de nous tuer pour faire plaisir à des ONG irresponsables". Refusant de se prononcer sur un éventuel blocage des ports avant que les pêcheurs se soient concertés, il réclame à Nicolas Sarkozy une réunion d'urgence, concluant qu'il "est prouvé que la ressource n'est pas menacée. (...) On a donné un os à ronger aux écologistes".

 

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Des écologistes plutôt satisfaits.

Pour la fédération France nature environnement (FNE), il s'agit d'une "position de bon sens face à une situation déplorable". De son côté, Greenpeace dit s'interroger sur ce délai de 18 mois supposé permettre de nouvelles expertises scientifiques sur les stocks de thons: "C'est plier devant les pêcheurs en affirmant vouloir sauver l'espèce, mais plus tard!"

Audience sous tension à Marseille


Sur le Vieux-Port de Marseille, quai des Belges, un espace qui appartient à la prud'homie des pêches depuis Gaston Deferre, la fièvre n'est pas près de retomber. Vendredi 5 février, la FNE va intenter devant le tribunal correctionnel de Marseille une action en justice contre des pêcheurs de thon rouge. Motif: pêche illégale, prises "sous taille" (inférieures à la taille autorisée) -qui plus est au moyen d'engins prohibés. Même si elle affirme n'être en guerre "que contre les braconniers de toutes nationalités", dans le contexte actuel, l'affaire risque de faire des vagues.

Dans un communiqué publié peu avant l'annonce de la décision gouvernementale, Christian Garnier, vice-président de FNE, enfonce le clou: "La recherche d'un profit personnel à court terme, la démagogie de quelques-uns, et les attitudes égoïstes de nombreux Etats sont responsables d'une situation de non-droit ou de gestion incohérente, qui règne trop souvent en matière de ressources marines. Faute d'avoir su trouver une autre voie intelligente, il ne reste plus qu'à demander d'urgence l'inscription du thon rouge à l'Annexe 1 de la Cites (1), c'est-à-dire la fermeture du commerce international avant l'effondrement complet de l'espèce."


Oui mais...

Selon les écologistes de l'association Robin des bois, la décision du gouvernement ne pourrait finalement être qu'un coup d'épée dans l'eau: "En conformité avec les règlements intérieurs de la Cites, le Japon a l'intention d'émettre une réserve à une éventuelle décision d'inscrire le thon rouge à l'annexe 1 interdisant le commerce international, fait valoir l'association. Il suffira que quelques pays pêcheurs comme la Libye fassent de même pour que cette inscription soit remise en cause."

Robin des Bois préconise l'inscription à l'Annexe 2 qui a beaucoup plus de chances d'être acceptée sans réserve par les Etats membres. "Vouloir à toute force imposer l'annexe 1 revient à ruiner les efforts de concertation de toutes les parties et à détourner la gouvernance collégiale propre au Grenelle de l'Environnement et au Grenelle de la Mer", fait valoir l'association.

 

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Tout le monde n'est pas d'accord. Une éventuelle inscription à cette Annexe 2 (qui encadre le commerce international sans l'interdire), un temps défendue par le ministre de la Pêche, Bruno Le Maire, serait un leurre qui "condamnerait le thon rouge", estiment WWF, Bloom Association et la Fondation Nicolas Hulot. Selon ces ONG, ce serait même "un signal politique extrêmement négatif".

Annexe 1 ou Annexe 2, quel que soit l'aboutissement de la négociation, elle doit conduire à une réduction notable de l'effort de pêche. Pour Denez L'Hostis, pilote de la mission mer de la FNE, "contrairement à ce qui est souvent affirmé, il ne s'agit pas d'arrêter toute forme de pêche, mais de réduire considérablement la pression durant quelque temps, et surtout de mettre un terme au trafic quasi mafieux de thons immatures en direction des cages d'engraissement, situées notamment en Libye ou à Malte. En aucun cas, le commerce du thon pêché et vendu au sein de l'Union européenne n'est menacé."

Il en faudra sans doute davantage pour convaincre les 215 thoniers français et les 3000 personnes de la filière.


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Victoire contre Monsanto

Publié le par Gerome

Le MDRGF vient d'appendre que l'agriculteur Paul François en procédure contre Monsanto suite à des problèmes de santé du à une intoxication à l'un de leur herbicide a gagné son procès en Appel au  tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS).
C'est une belle victoire dont nous nous réjouissons. Ce procès est la marque d'un début de reconnaissance des droits des victimes des pesticides , victimes aujourd'hui de plus en plus nombreuses.
Après notre réunion de la semaine dernière sur les terres de Paul François, où il fut question de lancer un Appel en direction des pouvoirs publics sur ce dossier, cela renforce, légitime et confirme le bien fondé de notre action en faveur de ces victimes (voir notre site: http://www.victimes-pesticides.org/)
Nous adressons aujourd'hui toutes nos félicitations à cet agriculteur qui se bat et qui a décidé de faire de son cas un cas exemplaire notamment en choisissant aussi de faire évoluer ses pratiques culturales vers des modes de production plus respectueux de l'environnement et de la santé.

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Voici son histoire :

Paul François. Gravement malade suite à l’inhalation d’un désherbant, ce céréalier de Charente s’apprête à poursuivre en justice le fabricant américain Monsanto.

L’accident a changé sa vie. Il faisait chaud, ce 27 avril 2004, près de Ruffec, dans ce coin de Charente du Nord, où Paul François, céréalier de 44 ans, cultive 240 hectares de terres. Blé, maïs et colza. Le gaz a surgi de la cuve, un récipient en résine posé sur un tracteur bleu. Les ailes déployées, l’engin ressemble de loin à une grosse libellule. Le «pulvé» permet de traiter les champs sur trente mètres de large. La cuve était restée exposée en plein soleil. Paul voulait vérifier qu’elle était bien «rincée». Il n’a pas fait la bonne manip. «Une odeur très forte est sortie, qui m’a chauffé tout le corps.» Paul a été littéralement gazé par le monochlorobenzène. Une molécule qui entre dans la composition du désherbant qu’il utilise pour traiter ses champs, le Lasso. Paul est rentré chez lui prendre une douche. Son état s’est dégradé. Après, ce sont ses proches qui lui ont raconté. Depuis, Paul n’est guère remonté sur son tracteur.

Au début du mois de novembre, après une longue bataille, le tribunal des affaires sociales (TASS) d’Angoulême a reconnu le lien entre la maladie, qui le frappe depuis quatre ans, et l’inhalation du désherbant. Le 1er décembre, l’organisme de sécurité sociale agricole a fait appel du jugement. L’année prochaine, Paul devrait ferrailler contre Monsanto, le fabricant du Lasso, devant le tribunal de grande instance de Lyon. Epaulé par François Lafforgue, avocat d’un cabinet qui s’est illustré dans des affaires de santé publique et de maladie professionnelle : amiante, légionellose… «Il a fallu surmonter beaucoup d’obstacles pour qu’on puisse caractériser le lien», dit l’avocat. Les obstacles, Paul François les écarte méthodiquement, même s’il a conscience de s’attaquer à gros. A l’écouter, on se dit que le conglomérat américain Monsanto n’a pas eu de chance de tomber sur un gars comme lui.

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Chemise et lunettes noires, on pourrait le confondre avec un citadin. «Je ne me reconnais pas dans le terme d’"agrimanager"», souffle-t-il. Chez lui, on est loin des personnages campés dans la Vie moderne de Depardon. Pas la tête du paysan typique qui nous ramène tous à nos origines. Ce cinquième d’une famille de six enfants, à la scolarité difficile, est le seul à travailler dans la partie. Il a repris l’exploitation gérée par son père. Il est presque gêné par le chemin «boueux» qui mène à sa maison. Dans son bureau, pas grand-chose pour rappeler la ferme. Un ordi, et, affiché au mur, un plan de ses terres.

Paul François est atypique dans le milieu rural. «Il a parlé pour ceux qui ne parlent pas»,dit sa sœur Marie. «Pendant très longtemps, les agriculteurs ne souhaitaient pas qu’on évoque leurs problèmes de santé pour qu’on ne les traite pas de pollueurs», rapporte un spécialiste. Pas lui. Quand le réalisateur Jean-Paul Jaud, auteur de Nos enfants nous accuseront, un documentaire qui évoque l’empoisonnement des campagnes par la chimie agricole, l’invite pour l’avant-première à Paris, il n’hésite pas. «Il a expliqué son action. C’est un acte citoyen et exemplaire. Si lui peut le faire, tout le monde peut le faire», dit le réalisateur.

La maladie, Paul la détaille, comme pour mieux la combattre. Pourtant, l’écouter dresser la liste des affections dont il a souffert a de quoi vous tourner la tête. D’abord l’amnésie, l’insuffisance respiratoire, les problèmes d’élocution. Cinq semaines après l’accident apparaissent les vertiges. Cinq mois après l’inhalation, il a des absences sur sa moissonneuse-batteuse. «Je n’étais pas cohérent dans mes propos. Mes proches ne me reconnaissaient plus, je devenais irritable. Le matin, je donnais des consignes qui n’étaient pas celles du soir.» Son état empire. Il tombe à plusieurs reprises dans le coma. C’est sa femme, une ancienne infirmière «tenace» , qui pousse les médecins à faire analyser des échantillons d’urine et de sang. Ils trouvent, pratiquement un an après l’accident, du chlorophénol. «On est censés ne pas en avoir», dit Paul.

Le corps médical rechigne à établir le lien avec l’inhalation du Lasso. Les médecins pensent plutôt dépression. Au début, il accepte l’idée. Le centre antipoison refuse de le recevoir. Un médecin le soupçonne de se «droguer». «Cela l’a mis en colère», explique un scientifique. «Je voyais autour de moi une suspicion malsaine», dit Paul. Heureusement, des experts trouvent son cas étrange, lui viennent en aide, l’aident à rédiger ses conclusions. «Il était tout seul, isolé», raconte le toxicologue Henri Pézerat. Sans cette main tendue, ces chercheurs qui ont pris sur «leur temps personnel», il ne sait pas où son combat en serait aujourd’hui.

Comment va-t-il maintenant ? Immunodéficient, il a fait trois septicémies depuis le début de l’année. «Je m’estime coriace», assure-t-il. On lui demande s’il craint pour l’avenir. Il répond : «Un médecin m’a dit : "Vous devriez déjà être mort."»

Depuis le jugement, il a découvert la puissance des médias capables de lui trouver une place dans un train complet rien qu’en claquant des doigts, ou saturer son portable d’appels. «Je me suis dit, il faut vite que je revienne sur ma ferme. Il faut rester lucide.» Dans la rue, à Ruffec, on le reconnaît, le félicite. Il se fait chambrer, aussi. Répond la même phrase : «Je ne suis pas passé à Qui veut gagner des millions.» Il souhaite pouvoir toucher d’autres agriculteurs qui souffrent des mêmes maux mais n’osent pas se battre.

Paul François est un pur produit de l’agriculture intensive. Il rappelle dans quoi il a baigné : «Nos parents ont donné l’indépendance alimentaire à l’Europe dans les années 70 et ils l’ont fait grâce à la chimie.» Mais il en est persuadé : «Si les firmes voulaient jouer le jeu, on pourrait utiliser les produits phytosanitaires sans faire courir de grands risques à l’environnement.» Son engagement ? Son père était, comme lui, un type «débrouillard, toujours en recherche, et pas à s’installer dans un truc», comme dit sa sœur Marie. «Il a un regard assez avant-gardiste, l’esprit ouvert, battant», dit le maire de Ruffec.

Et il a des aïeux vendéens, des gens qui, selon Marie, se révèlent dans l’adversité. Vice -président de la communauté de communes, plutôt centre droit, il a repris la charge «environnement», se bat désormais pour faire respecter l’assainissement. Il a toujours voulu éviter toute récupération syndicale, «dépolitiser» son problème. Mais il l’assure : «Si on continue à exploiter nos terres avec de plus en plus de produits chimiques, on va dans le mur.» Il ne veut pas entendre le discours : «Tu as été empoisonné, tu devrais faire de l’agriculture bio.» Avant son accident, il utilisait déjà la rotation des terres, qui «fait du bien au sol» ; récupérait du fumier. Il compte aussi se mettre au trèfle. Et quand vous le quittez, il dit qu’il a promis à sa famille et à des amis d’être là tôt ce soir, pour préparer un pot-au-feu.

Avant l’accident, il était bon vivant. Il a un peu repris du poil de la bête. Il a deux filles, de 13 et 17 ans, qui pourraient gérer l’exploitation dans une démarche de développement durable. Son père Alphonse, 81 ans, ancien syndicaliste, observe sa lutte de loin. Il est, dit Paul, «fier de mon combat, inquiet pour ma santé».

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Des bords de routes fleuris pour sauver les abeilles

Publié le par Gerome

Il était temps que le gouvernement réagisse! Après avoir été alerté par des associations écologistes, des scientifiques et des apiculteurs, l'état français avoue que sans les abeilles, on n'aurait plus très longtemps à vivre. Cette mesure aussi louable soit-elle ne se fait pas dans le sens de la protection de l'environnment mais bien dans le sens de la protection de l'humanité! Une fois de plus, l'humain agit pour sauver sa peau et c'est déplorable même si je salue cette action...
Ceci me fait penser au bio : on consomme de plus en plus de produits bio pour être en bonne santé car la peur du cancer se fait sentir, on prend conscience que les pesticides et autres OGM sont nocifs pour la santé. On s'apperçoit que la protection des sols et des nappes phréatiques, le maintien de l'agriculture bio passent au second plan.

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Au printemps prochain, des fleurs vont être plantées sur les bords de certaines routes de France. But de la manoeuvre: aider les abeilles menacées de disparition en raison d'un manque de pollen, mais aussi de l'émergence de maladies qui les déciment. Cette initiative des ministères de l'Environnement et des Transports pourrait rapidement être étendue à l'ensemble du réseau routier national.

Dès le printemps prochain, des espèces végétales mellifères seront semées sur quelque 250 kilomètres d'accotements "afin d'offrir aux abeilles de nouvelles ressources florales pour leur alimentation" ont expliqué Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, et Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie.
Cette initiative a pour but d'améliorer l'alimentation des abeilles et de contribuer au renforcement de leurs défenses immunitaires quand virus, maladies, pesticides ou agriculture intensive menacent de les décimer. Comme l'a souligné Chantal Jouanno, "plus de 35% de nos ressources alimentaires proviennent aujourd'hui des insectes pollinisateurs comme les abeilles. Les protéger, c'est aussi assurer notre survie".

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Ce projet est vivement salué par les associations telles que le Réseau biodiversité pour les abeilles qui regroupe des apiculteurs et des agriculteurs et sera chargé d'assurer le suivi apicole de l'expérimentation. Celle-ci sera menée pendant trois ans dans six grandes régions correspondant aux directions interdépartementales des routes. Elle pourrait ensuite être étendue à l'ensemble du réseau routier français non concédé, ce qui représente environ 12000 kilomètres.

Le gouvernement expérimentera également le fauchage tardif qui consiste à ne faucher qu'une seule fois les bords de routes dans la saison au lieu de trois, laissant alors le temps à certaines fleurs de s'épanouir.
Depuis une dizaine d'années, les colonies d'abeilles connaissent un taux de mortalité inquiétant qui peut atteindre 40 à 80% dans certaines régions du monde.

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Le mur végétal le plus haut de France à Villeurbanne

Publié le par Gerome

Le mur végétal le plus haut de France va être érigé à Villeurbanne. Il contribuera à la biodiversité animale et végétale en ville et marquera avec originalité l'entrée Est de Villeurbanne.

Au cœur du quartier de Cusset, à l'angle du cours Émile-Zola et de la rue Francis-de-Pressensé, fréquentés par plus de 22 000 véhicules chaque jour, la Ville va ériger un mur végétal sur 17 mètres de hauteur pour 14 mètres de largeur.
Sa construction a des allures d'événement car ce sera le mur végétal le plus haut de France. Il a été pensé selon un principe de contreforts, avec des espaces en creux qui reprennent l'esprit des Gratte-ciel.

L'aménagement d'un tel mur contribue à la biodiversité animale et végétale en jouant un rôle de trait d'union entre les grands espaces (Parc de la Commune de Paris, Anneau bleu) et les plus petits espaces de cœurs de quartier (square Dreieich, place Balland) favorables à l'installation de l'avifaune. Cette surface végétale présente par ailleurs un intérêt écologique certain par la création d'une biomasse importante, facteur de régulation thermique en milieu urbain, de captation et fixation de pollution atmosphérique.

Le chantier va débuter en janvier pour une durée de cinq mois. Eric Pierre Ménard, le paysagiste concepteur du projet a travaillé sur une proposition qui évoluera au rythme des saisons avec des variations de couleurs qui donnera l'impression d'une pixellisation. Des arbustes à grandes feuilles seront plantés au sommet et son socle sera aménagé à la manière d'un mini square avec un bosquet de petits érables.

A Villeurbanne, l'espace public est pensé comme un lieu de partage et d'urbanité. La présence de la nature et la biodiversité participent au bien être en ville. La Ville continue à accroître le nombre et la superficie des espaces verts avec l'objectif de créer ou d'aménager des espaces naturels dans chaque quartier, dans toute la ville.

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