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Bayer bientôt ruiné par Monsanto

Publié le par Notre Terre

épandage glyphosate

L'histoire folle d'une très mauvaise acquisition :

Cela devient un feuilleton et il leur faudra prendre beaucoup d’aspirine aux dirigeants de Bayer et aux actionnaires pour s’éviter de gros maux de tête suite à leur rachat de Monsanto en juin 2018.
Après la décision de la justice française donnant raison à l’agriculteur charentais Paul François en avril 2019 voici la justice californienne qui donne raison en mai à Alva et Alberta Pilliod et condamne Bayer-Monsanto à plus de 2 milliards de dollars de dommages compensatoires et de dommages punitifs.
Depuis 2004, Paul François qui avait utilisé le Lasso, désherbant désormais interdit  commercialisé par la multinationale a été atteint d’un lymphome non-hodgkinien, un cancer du système lymphatique. Il décrivait des périodes de coma, des crises d’épilepsie, des maux de tête, des pertes de connaissance, des troubles de l’équilibre et de la mémoire, ainsi que des troubles neurologiques et hépatiques.

Paul François ne s’est pas laissé faire, il a attaqué Monsanto en justice. Après une condamnation en première instance, en 2012, et en appel, en 2015 la firme s’est pourvue en cassation.
Dans son arrêt du 11 avril 2019, la cour d’appel reproche à Monsanto « de ne pas avoir sur l’étiquetage et/ou l’emballage du produit apposé une mention sur la dangerosité spécifique des travaux dans les cuves et réservoirs ».
Les Pilliod, deux septuagénaires californiens atteints eux aussi du lymphome non-hodgkinien accusent, en 2011 et en 2015, le Roundup de Monsanto qui contient du glyphosate, l’herbicide le plus employé au monde, d’être responsable de leur vie gâchée. Le 13 mai 2019 la cour de justice d’Oakland leur a donné raison contre Monsanto devenue Bayer-Monsanto. La somme demandée de 2 milliards de dollars atteint un ordre de grandeur inquiétant pour la multinationale.

En août 2018, un jury californien avait déjà condamné Monsanto à payer 289 millions de dollars à Dewayne Johnson, un jardinier américain de 46 ans atteint du même lymphome en phase terminale. Une autre juge avait ensuite réduit cette somme à 78,5 millions de dollars et le groupe a fait appel du fond du verdict.
Dans un autre procès, le 28 mars 2019, un retraité de 70 ans Edwin Hardeman, vivant à Forestville au nord de San Francisco, a expliqué avoir utilisé du Roundup pendant près de trente ans sur son terrain pour venir à bout d’une plante très urticante, le sumac vénéneux. Les six jurés du tribunal fédéral de San Francisco ont délibéré pendant quatre jours, après un procès de deux semaines. Ils ont décidé, à l’unanimité, que le retraité avait prouvé que l’herbicide était plus qu’un facteur substantiel dans le développement du lymphome non hodgkinien qu’on lui a diagnostiqué en 2015.
Les poursuites s’enchaînent désormais et la multinationale doit déjà faire face à 13 400 autres plaintes aux États-Unis.

L’industrie de l’influence

Les arguments de la cour de justice d’Oakland pour les Pilliod en mai 2019 comme ceux des trois autres cas se concentrent enfin sur le plan de la dangerosité du glyphosate. Elle refuse de céder au travail de brouillage méthodique et de discrédit des recherches scientifiques indépendantes opéré par Monsanto, au contraire elle en révèle le caractère manipulatoire et contraire à l’intérêt général.

Les avocats de Monsanto tentent de noyer chaque cas dans des causalités multiples et indiscernables. Il faudrait, disent-ils, isoler une cause unique et indiscutable du cancer. Le juge a permis également d’élargir l’analyse des actions de Monsanto et de la confronter à son attitude active de « manipulation de la science, des médias et des agences de régulations » et son refus d’évaluer les torts causés aux humains et aux animaux.

Depuis la publication des « Monsanto papers » en 2017, il est difficile à la firme de justifier son double langage. Ces documents internes montrent le contraste entre la (re)connaissance en interne de nuisances identifiées et de l’autre le discours public de déni rassurants de la firme et de certaines agences de régulation sous influence.

En fait dès 1980 Monsanto avait des doutes sérieux sur la nocivité de son produit miracle.

En 1983, une étude en interne indique par exemple que des souris exposées au glyphosate développent une tumeur rénale rare. Dès 1985 l’Agence américaine de protection de l’environnement (Environment Protection Administration) classe le glyphosate dans la catégorie « cancérogène possible ».

souris tumeur roundup

Un considérable travail de lobbying a permis à Monsanto :

de mettre en place aux États-Unis et en Europe toutes sortes d’officines à sa main, de placer des hommes dans des agences de régulation, notamment l’EFSA – European Food Safety Authority / Autorité européenne de sécurité des aliments

l’ECHA – Agence européenne des produits chimiques, de dicter à des parlementaires ou des administrations des lois et des règlements.

Monsanto utilise également Fleishman-Hillard l’un des principaux cabinets de lobbying et de relations publiques au monde. Basé à Saint Louis dans le Missouri, comme Monsanto, il travaille pour la firme agrochimique depuis au moins les années 1980. C’est la plus grosse firme de lobbying à Bruxelles, avec un budget déclaré de 7 millions d’euros en 2018 et 59 lobbyistes accrédités.
C’est cette fabrication du doute qui permet d’étouffer dans la controverse toute proposition de protection de la santé ou de l’environnement.

Les gouvernements Bolsonaro ou Trump vont au-devant des demandes de ce type de compagnies : ils vident les agences environnementales de leurs équipes compétentes, reviennent sur les lois protectrices ou annoncent même benoîtement que le glyphosate ne cause pas de cancer et qu’il est inoffensif.

Mais la Californie l’a mis sur la liste des produits cancérigènes, et l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a conclu qu’il était « probablement cancérigène pour les humains »

Éduquer et surveiller les opposants

Les Monsanto papers ont accéléré les choses : des millions de documents internes, mémos stratégiques, courriels, contrats confidentiels… ont été rendus public l’été 2017 à la suite de procédures judiciaires engagées aux États-Unis.

Elles ont révélé entre autres la pratique du Ghostwritting, une « écriture fantôme » qui constitue une fraude scientifique. Monsanto faisait rédiger des études scientifiques conformes à ses intérêts et les faisait signer par des scientifiques réputés, moyennant rémunération. D’autres pratiques ont également été mises en lumière comme le discrédit systématique sur des études prouvant la dangerosité du glyphosate, les influences auprès de responsables de l’EPA (Agence américaine de protection de l’environnement)…

Monsanto s’appuie également en les finançant sur des think tanks comme le Genetic Literacy Project, un projet soi-disant éducatif en génétique et l’American Council on Science and Health (Conseil américain sur la science et la santé), des organisations qui visent à dénigrer des scientifiques.

Cette stratégie d’influence systématique s’accompagne d’un fichage tout à fait illégal. Monsanto a fait établir en 2016 en France des fichiers secrets – nom, adresse professionnelle, numéros de téléphone et loisirs des intéressés – sur des personnalités politiques, des scientifiques, des défenseurs des consommateurs, des journalistes et autres personnes impliquées dans le débat sur le glyphosate et les manipulations génétiques. Les personnes fichées étaient classées selon leur degré d’influençabilité, les alliés, les potentiels alliés à recruter, les personnalités à éduquer et celles à surveiller. Ce travail a été réalisé par l’agence Fleishman Hillard et ses partenaires moyennant finances comme l’ont rapporté Le Monde et la chaîne de télévision publique France 2 (émission : « l’œil du 20 heures »).

Des plaintes contre ce fichage illégal, issues de plusieurs médias, ONG ou parti politique (Europe cologie Les Verts) ont été déposées. « Jusqu’à présent on se disait que Monsanto était une menace pour la santé, via sa production de pesticides et du glyphosate, mais on sait maintenant que c’est aussi un danger pour la démocratie », s’est indignée Michèle Rivasi, eurodéputée, lors d’une conférence de presse à Paris.

Les médias dits sociaux font partie de la stratégie d’influence de Monsanto : l’agence de communication irlandaise, Red Flag, a été chargée de lancer la campagne « Freedom to Farm (Liberté de cultiver) » Des agriculteurs faisaient de la publicité pour le glyphosate sur les réseaux sociaux sous une fausse identité, entre autres Twitter et Facebook ; Bayer y a mis un terme il y a quelques mois.

Les parlementaires, enjeux ou jouets des multinationales?

Dans cette guérilla médiatique à la fois en coulisse et devant l’opinion, une attention toute particulière est donnée aux relations aux politiques. Une commission des quatre parlementaires a été constituée avec pour fonction d’évaluer « l’indépendance et l’objectivité » des agences chargées d’évaluer la dangerosité des substances mises sur le marché, principalement les agences européennes (EFSA) et française (Anses).

L’un de ses membres, Cédric Villani, précise son but « informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique afin, notamment, d’éclairer ses décisions » mais non « de mener des travaux scientifiques ».

Voici pourtant le sénateur UDI de Haute-Garonne, Pierre Médevielle, vice-président de l’Opecst (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) qui se lance avant même la publication du rapport parlementaire.

Celui-ci annonce en avant-première à la presse un drôle de résumé « À la question : Le glyphosate est-il cancérogène, la réponse est non ! Il est moins cancérogène que la charcuterie ou la viande rouge qui ne sont pas interdites ». Comme le dit son co-rapporteur le sénateur Médevielle déclenche « la confusion et la polémique avec ses propos prématurés en mélangeant les éléments du rapport et ses opinions personnelles ».

Faut-il d’ailleurs ouvrir de nouvelles recherches sur les risques sanitaires aussi de la charcuterie industrielle et inciter à la diminution de sa consommation ?

Si certains parlementaires jouent ainsi un rôle complaisant favorable à la multinationale, on peut s’interroger sur la façon dont ils sont facilement relayés dans les grands médias. Il suffit de diffuser sur les ondes un rapport parlementaire qui apporte une voix divergente par rapport aux rapports des scientifiques pour semer le doute et neutraliser la recherche exigeante des faits. C’est le principe des fake news. Un faible nombre de négationnistes permet de contrebalancer le travail de milliers de chercheurs !
Une agriculture dissociée de l’alimentation et de la santé

Quelques parlementaires sauvent l’honneur, ainsi le député socialiste européen, Eric Andrieu, reste lui inflexible. À la tête de la commission spéciale sur les pesticides, Eric Andrieu est chargé avec un groupe de 30 eurodéputés d’enquêter sur les conditions d’évaluation des pesticides avant leur mise sur le marché. Il a été approché par un cabinet de consultants pour une rencontre secrète avec les dirigeants de Bayer après le rachat de Monsanto. Il a refusé puis a reçu des appels anonymes et sa messagerie a été piratée.

Tout ceci renforce Eric Andrieu dans son combat contre les pesticides et les insecticides néonicotinoïdes qui menacent les abeilles. Il déclare au Nouvel Obs  :
« Progressivement, on a isolé l’agriculture, on l’a dissociée de l’alimentation et de la santé humaine. Ce que nous mangeons est devenu une marchandise comme une autre, la finance s’en est emparée. »
Résultat : « Une poignée de multinationales décide aujourd’hui de ce que nous mettons dans l’assiette ».


Une mauvaise affaire pour Bayer ?

Il y a moins d’un an les actionnaires de Bayer ont approuvé à 97% le décision de racheter Monsanto (56 milliards d’euros) sur proposition du PDG Werner Baumann.
Ce rachat de la multinationale du siècle a hélas été accepté par la commission européenne…

Depuis le cours de la bourse de Bayer devenu le premier groupe mondial dans son secteur a perdu 40% de sa capitalisation depuis le rachat de Monsanto. M. Baumann balaie de la main les risques sanitaires « Nous demeurons convaincus du caractère sûr du glyphosate. »

Ce rachat peut coûter très cher à Bayer qui en rachetant Monsanto récupère aussi des milliers de procédures juridiques et une image déplorable.
En avril 2019 lors de l’assemblée générale des actionnaires, des centaines de militants écologistes protestaient une fois de plus à Bonn. Fait sans précédent dans le DAX, les actionnaires ont voté à 54% contre le quitus.

Cette année le 18 mai pour la 7ème année consécutive des milliers de personnes ont marché dans le monde entier contre l’irresponsabilité criminelle de Monsanto désormais Bayer-Monsanto.

Les dégâts dénoncés sont partout : aux États-Unis, en Europe, — épandages par voie aérienne en Argentine, au Brésil et en Colombie— au Vietnam (pendant la guerre américaine l’agent Orange de Monsanto, un défoliant utilisé massivement). En France le secteur viticole, en particulier dans le bordelais, voit se multiplier les mobilisations de parents d’élèves exposés à proximité des exploitations. Cette année à tous ces griefs contre la firme multinationale s’est ajouté celui de ficher illégalement les opposants.

Où en est-on en France ?

En 2002 des syndicats agricoles -et en particulier la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles)- font la promotion en France du concept fourre-tout d’agriculture raisonnée. Son référentiel est peu contraignant, il mentionne des exigences réglementaires, les produits permis par la loi et une « optimisation » floue de l’usage des pesticides qui vise à brouiller les lignes.

Le glyphosate, ingrédient actif du Roundup, a été classé « cancérogène probable » par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer agence spécialisée de l’Organisation Mondiale de la Santé).

En France l’usage des pesticides de synthèse par les particuliers et dans les espaces verts publics est désormais interdit. En revanche, il reste autorisé dans l’agriculture de l’Union européenne jusqu’en 2022.

Cet attentisme, s’il permet de faire gagner du temps à Bayer-Monsanto, ne prépare pas le monde agricole à sortir de l’ère du pétrole et des pesticides.

En mai 2018, un débat de fond avait mis en porte-à-faux les députés de la majorité présidentielle avec l’opinion qui soutenait Nicolas Hulot. Malgré la promesse de campagne du candidat Macron, l’interdiction du glyphosate n’a pas été retenue dans le projet de loi « agriculture et alimentation » présenté par le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert. Les amendements demandant une interdiction à trois ans avaient été rejetés. Le gouvernement argumentait que l’interdiction du glyphosate aura bien lieu, même si elle n’est pas dans la loi, les agriculteurs étant censés « se responsabiliser ». Nous verrons.

Mais comment ces agriculteurs en France ou en Europe peuvent-ils faire des choix éclairés devant tant de pusillanimité des autorités alors « qu’en renonçant à soutenir fortement le secteur, les décideurs politiques français et européens créent les conditions d’une insécurité économique pour les futurs candidats à la transition agro-environnementale » selon l’interpellation du président Macron par une tribune de 200 chercheurs parue le 17 mai 2019 dans Libération.

En France, fin 2017, le gouvernement a mis fin à la rémunération légitime des agriculteurs biologiques certifiés. Près de 20 000 agriculteurs n’ont toujours pas reçu les aides environnementales de 2016 et 2017, d’où des emprunts forcés ou des faillites. « Les agriculteurs ayant choisi un mode de production performant, dynamique et à la pointe des combats du siècle (climat, biodiversité, santé) se retrouvent en danger de mort économique ».

Ce qui explique une augmentation constante de la quantité de pesticides utilisés en France ces dernières années et montre l’ambivalence de l’État malgré les engagements de réduction de 50% pris au Grenelle de l’environnement en 2008 et du nouveau plan Phyto de 2015.

L’utilisation massive de ces intrants dans l’agriculture intensive a créé pour les agriculteurs et dans une certaine mesure pour les consommateurs des dépendances qui s’apparentent à des drogues. Un gros dealer est identifié et il n’est plus très sûr que le crime puisse continuer à payer.
La désintoxication est difficile et sera longue.

Pourtant des communes se sont déjà engagées dans la désintoxication. Elles sont de plus en plus nombreuses telles Barjac ou Valleraugue dans le Gard, Fontainebleau en Seine-et-Marne, Solesmes ou Grande-Synthe dans le Nord, Langouët en Ille-et-Vilaine. Cette dernière commune a fait la une de l’actualité en mai 2019 en interdisant toute utilisation de pesticides à moins de 150 m de lots comprenant une habitation.
La transformation de la PAC, la politique agricole européenne, est à l’agenda. Elle ne doit pas simplement rééquilibrer les dotations des pays mais surtout mettre fin à la préférence pour l’agriculture industrielle au détriment de l’agriculture biologique et de la permaculture. Ce n’est pas gagné.

La reconversion des agriculteurs suppose de reconquérir des compétences que la division du travail actuelle a eu tendance à laminer. La chaîne de production, distribution et transformation, est marquée par la logique actuelle du gain immédiat de certains acteurs dominants – semenciers, vendeurs de machines agricoles, grande distribution, organismes de crédit – au dépend des agriculteurs et de la santé de tous. Cela constitue un enjeu de santé publique autant qu’un enjeu démocratique.

Source : agoravox

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Anne Hidalgo annonce la création de "forêt urbaine" sur "4 lieux emblématiques" de Paris

Publié le par Notre Terre

"Nous avons l’obligation d’agir aujourd’hui pour éviter l’impossibilité de vivre dans cette ville plus tard." Dans un entretien au Parisien, jeudi 13 juin, la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo annonce la création de "forêt urbaine" sur des sites parisiens.

"On a repéré quatre grands sites emblématiques sur lesquels nous allons créer de la forêt urbaine", déclare-t-elle. Les lieux sélectionnés sont "le parvis de l’Hôtel de ville, l’esplanade nord de la gare de Lyon, l’arrière du Palais Garnier" et une partie des rives de Seine. "Nous allons débitumer l’une des deux voies des berges de Seine piétonnes, Rive droite, l’autre voie devant rester goudronnée pour la circulation des véhicules d’urgence", précise l'élue.

Livraison "au cours de l'année 2020"

"À l’Hôtel de ville ou à la gare de Lyon, nous envisageons de neutraliser l’étage supérieur des parkings pour les remplir de terre", explique Anne Hidalgo. "Pour Opéra, nous serons en pleine terre, tout comme pour les voies sur berge", poursuit-elle, ajoutant que "la livraison de l’ensemble des quatre lieux pourra se faire, au mieux, au cours de l’année 2020". Pour se faire une idée, Célia Blauel, adjointe d'Anne Hidalgo, a partagé des images des futurs sites.

forêt-urbaine-Paris


Anne Hidalgo souligne que "des sites plus petits, comme la rue Louis-Blanc (10e), le boulevard Pasteur (15e) seront végétalisés". Elle relève également que "sur l’avenue Daumesnil, la plantation en pleine terre se fera à la place du stationnement". Anne Hidalgo note qu'"il est prévu une promenade végétale du parc de la Villette aux Buttes-Chaumont (19e)".

 

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Le Canada va interdire bouteilles, sacs et autres plastiques à usage unique dès 2021 :)

Publié le par Notre Terre

pollution-plastique-plage

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé ce lundi 10 juin que le Canada allait interdire plusieurs articles en plastiques à usage unique dès 2021.

Bouteilles, pailles, sacs : le Canada va interdire plusieurs articles en plastique à usage unique dès 2021, a annoncé lundi le Premier ministre Justin Trudeau.
Liste précise établie après des évaluations scientifiques

« La pollution par le plastique est un fléau mondial », a dit à la presse le dirigeant libéral en annonçant que la liste de produits bannis sera établie après des évaluations scientifiques.

« Comme parents, on amène nos enfants à la plage et il faut chercher du sable qui n'est pas rempli de plastique, de bouteilles, de styromousses ou de pailles », a déclaré Justin Trudeau en illustrant ce problème majeur de pollution.

Chaque année, un million d'oiseaux et plus de 100 000 mammifères marins dans le monde subissent des blessures ou meurent en s'empêtrant dans des déchets plastiques ou en les confondant avec de la nourriture, indique un communiqué du Premier ministre.

Dans l'Union européenne, 10 produits en plastique à usage unique doivent également être interdits pour 2021, tels que les touillettes, les cotons-tiges, les pailles...

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Victoire! Le projet "Montagne d'or" en Guyanne est enfin annulé

Publié le par Notre Terre

montagne d'or Guyanne

Pressé par le parlement et les médias de préciser la position du gouvernement sur Montagne d'or en Guyane, François de Rugy a affirmé que le projet « ne se fera pas ». Finis le « en l’état actuel » et les autres formulations floues d’avant les élections européennes. L'association "Sauvons la forêt" salue cette grande victoire fruit de trois ans de mobilisation citoyenne.

Emmanuel Macron avait déjà revu, avec le temps, sa position publique sur la mine industrielle de Montagne d’or, passant d’une volonté de « tout faire pour qu’un projet de cette envergure puisse voir le jour » (août 2015), à un « projet qui peut être bon pour la Guyane » (octobre 2017), pour finir par un projet « pas compatible avec une ambition écologique » en l'état actuel début mai 2019.

L’annonce du Conseil de défense écologique le jeudi 23 mai 2019 a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En reprenant quasi textuellement les mots du président, à savoir que « le projet actuel “Montagne d’or” est incompatible avec les exigences de protection environnementale », l’annonce a fait l’unanimité contre elle pour son manque de clarté.

Associations, politiques, parlementaires et journalistes ont pressé le gouvernement, et en premier lieu le ministère de la Transition écologique et solidaire, de clarifier une bonne fois pour toutes la situation. Le ministre François de Rugy et les secrétaires d’état Emmanuelle Wargon et Brune Poirson ont finalement répondu de concert que Montagne d’or « ne se fera pas ».

Le projet n’est certes pas définitivement enterré. La réforme du code minier prévue pour décembre 2019 pourrait contenir son lot de (mauvaises) surprises. La visite en Guyane du ministre de Rugy à partir du 13 juin prochain est dans ce sens très attendue.
Mais nous n’allons pas bouder cette importante victoire dans la bataille de l’opinion. Car elle est essentielle et encourageante.
L'association "Sauvons la forêt" remercie les plus de 410.000 signataires de la pétition du Collectif "Or de question" contre la mine d’or industrielle en Guyane. Nous tenons aussi à féliciter les différents individus et groupes qui, de près ou de loin, ont contribué à matérialiser cette grande mobilisation internationale pour la préservation de la forêt amazonienne et de sa biodiversité.

"Or de Question" continue le combat en réclamant le rejet du renouvellement de la concession de la Cie Montagne d’or, le gel des 360.000 ha de permis de recherche (PER) accordés à ce jour par l’Etat, l’arrêt de l’utilisation du cyanure dans l’industrie minière, et enfin la structuration véritable des 25 filières d’emplois endogènes et durables dans le cadre du respect des accords de Guyane.

Source : "sauvons la Forêt"

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Cette députée a fait disparaître le vol Amsterdam-Bruxelles !

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"Aux Pays-Bas, j’ai déposé une proposition pour la suppression des vols de Amsterdam à Bruxelles. Cette proposition de l’opposition a été soutenue par la majorité. Il s’agit du premier vol du monde qui sera banni pour des raisons climatiques."

 

Mesdames et messieurs,

S’il y a un sujet qui ne pourra avancer sans coopération internationale, c’est le changement climatique. Tout seul on ne pourra jamais gagner la lutte contre le réchauffement climatique. Mais ensemble, nous la gagnerons. C’est pour cette raison que je suis très heureuse d’être parmi vous aujourd’hui.

Aux Pays-Bas, j’ai déposé une proposition pour la suppression des vols de Amsterdam à Bruxelles. Cette proposition de l’opposition a été soutenue par la majorité. Il s’agit du premier vol du monde qui sera banni pour des raisons climatiques.

C’est le premier pas, le début, d’un plus grand mouvement, plus vert. Un mouvement vert la diminution des voyages en avion, et l’augmentation des voyages en train. Aujourd’hui nous faisons un autre pas en avant. Mon collègue, le parlementaire François Ruffin présente une proposition de loi visant à limiter les vols à courte distance.

Pendant longtemps, la croissance dans le secteur de l’aviation était pratiquement sans limites : the sky was the limit. L’aviation avait une position d’exception. Il n’y a toujours pas d’impôts sur la kérosène ni de TVA sur les billets et l’aviation n’est pas incluse dans les objectifs climatiques précis de l’accord de Paris.

Cette position d’exception trouve son origine dans la convention de Chicago. Après la deuxième guerre mondiale, il était considéré d’une grande importance pour la paix universelle que le plus grand nombre de personnes ait la possibilité de voyager. En effet, voyager est important et les voyages nous unissent.

Mais, maintenant la crise climatique exige que nous changeons d’approche vis-à-vis de l’aviation. Les impôts dans le secteur de l’aviation devront être équitables. Cela signifie qu’il nous faut, dans les plus brefs délais, des taxes sur la kérosène ainsi que des objectifs précis définissant la réduction des émissions de dioxyde de carbone pour l’aviation. Les voyages en train en Europe devront devenir une alternative plus attrayante. Nous avons besoin de plus de connexion de train entre les cités européennes et de plus de trains de nuit pour parcourir de plus longues distances.

Amsterdam-Bruxelles : c'est le premier vol supprimé pour des raisons climatiques. Et on le doit à la députée néerlandaise écologiste Suzanne Kröger, qui est venue (en train) nous soutenir à l'Assemblée...
Nous ne pourrons achever nos objectifs qu’à travers une coopération étroite. Les résultats des élections de la semaine dernière font preuve d’une vague verte. La politique climatique est victorieuse dans de plus en plus de pays. Parmi les jeunes, le climat est une des raisons les plus importante pour aller voter. La politique fossile perd de plus en plus de terrain.

C’est pour toutes ces raisons que c’est un grand honneur pour moi de m’adresser à vous, lors de la présentation d’une nouvelle proposition de loi qui limitera les vols à courtes distances. Nous avons besoin de politiciens audacieux qui osent renverser les intérêts établis en proposant de vraies alternatives.

Le mouvement vers plus de trains et moins d’avions gagne vite en importance. Le nombre de personnes qui ne veulent plus prendre l’avion pour les courtes distances augmente et ils demandent une bonne alternative. C’est à nous de nous engager, ensemble, pour la leur offrir.

Je vous remercie de m’avoir offert la possibilité d’assister au lancement d’une loi qui devra limiter les vols à courte distance. Encore un pas en avant pour le mouvement climatique. Merci beaucoup.

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