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L'éolien offshore prend son envol

Publié le par Gerome

De nombreux postes pérennes seront créés ces prochaines années dans les régions concernées.

 

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On le sait, le chantier de l’éolien offshore est désormais bien en marche. Lancé l’an dernier, le premier appel d’offres gouvernemental a rendu son verdict peu avant l’élection présidentielle. Grande gagnante, la doublette EDF-Alstom a été désignée pour trois des quatre sites finalement mis en jeu. Autre fleuron national de l'énergie  le groupe Areva n’a par voie de conséquence réussi qu’à éviter le zéro pointé, mais il aura l’opportunité de faire mieux avec le lancement d’un deuxième appel d’offres, vraisemblablement dans les prochaines semaines. Fixé dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’objectif est d’obtenir une capacité de production d’électricité de six mille mégawatts (MW) à l’horizon 2020.


Une dizaine de milliers d’emplois directs et indirects devraient pour ce faire être créés et pérennisés par les consortiums vainqueurs, rappellent nos confrères de Cleantechrepublic.com, selon lesquels cette estimation optimiste s’explique « notamment par la complexité de l’éolien en mer ». « À puissance installée égale, il faut six fois plus d’ETP (Équivalents temps plein) que dans l’éolien terrestre pour construire puis exploiter des éoliennes offshore », précise Elodie Perret, responsable des filières éolienne et énergies marines au sein du SER (Syndicat des énergies renouvelables) citée par Cleantechrepublic.com.


Et le directeur de la Maison de l’emploi et de la formation (MEF) du Cotentin (Manche) Yannick Guilbert de renchérir : « Rien que pour le site de Courseulles-sur-Mer (Calvados), environ huit millions d’heures de travail seront nécessaires sur vingt-cinq ans, dont la moitié pour la phase d’exploitation, 40 % pour la construction et le reste pour la conception en amont ainsi que le démantèlement ». Plusieurs économies régionales seront donc sensiblement dynamisées et il semblerait que les industriels soient déjà à pied d’oeuvre.

 

« Il faut encore ajouter les emplois créés par les deux usines de construction de mats et pâles qu’Alstom implantera à Cherbourg (Manche), soit environ cinq cents emplois directs et quatre mille emplois induits », souligne par ailleurs Cleantechrepublic.com, reprenant l’estimation de l’entreprise. En amont, des organismes de formation [dont l'ENSAM à Angers (Maine-et-Loire) et l'École navale de Brest (Finistère)] proposent à présent des cursus adaptés. La MEF du Cotentin, elle, publiera en septembre prochain un « Annuaire des métiers et formations pour la filière des éoliennes offshore », étant entendu que « la grande majorité existe déjà et concerne des postes de niveau ouvrier ou technicien spécialisé », résume M. Guilbert.


Il reste que des perspectives encourageantes s’ouvrent pour les secteurs du génie civil, du formage et de l’assemblage des métaux, de l’électronique, de l’électrotechnique ainsi que pour celui de la maintenance. De par les contraintes techniques différentes, l’éolien offshore suppose des compétences particulières. La filière ayant vocation à s’exporter, le personnel devra enfin « parler couramment anglais », détaille M. Guilbert. Le développement des énergies renouvelables et la protection de l’environnement renforcée qu’il induit le valent bien…

 

 


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Citroën casse le prix de sa C-Zéro électrique

Publié le par Gerome

La marque aux chevrons va proposer 200 voitures électriques au prix de 90 euros par mois au lieu de 459 euros par mois.

 

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Pour tenter de démocratiser le véhicule électrique malgré son prix élevé, Citroën vient de lancer une offre spéciale sur sa C-Zéro. La petite citadine sera commercialisée par le biais du portail Multicity à 90 euros par mois sur 23 mois dans la limite de 20.000 kilomètres. Un prix qui n'est pas loin de son équivalent en version thermique. Jusqu'à présent, la C-Zéro coûtait 459 euros par mois les trois premières années, puis 260 euros par mois les deux années suivantes. L'offre est limitée à 200 véhicules.


Pour l'instant, les ventes de voitures électriques sont nettement en dessous des attentes. Principale raison au delà des craintes sur l'autonomie et sur la recharge : son prix élevé, lié notamment au coût de la batterie. Résultat, il ne s'est vendu que 1.594 voitures particulières en version électrique sur les quatre premiers mois de l'année. Et pour l'instant, ce marché reste surtout réservé aux services d'autopartage ou aux flottes d'entreprises, pour qui l'achat de véhicules électriques a surtout une valeur expérimentale.


« Notre offre vise à rendre l'électrique accessible à un plus grand nombre et à le faire connaître », explique une porte-parole de Citroën. Son lancement va de pair avec la création d'une plate-forme de location entre particuliers en partenariat avec Zilok. Les acheteurs de la C-Zéro auront la possibilité de mettre à disposition leur voiture à d'autres automobilistes. Citroën pense donc retrouver une partie de son investissement par les commissions perçues via Multicity.

 

 


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Il a inventé la douche sans eau !

Publié le par Gerome

Un étudiant de l'Université de Cape Town a inventé la douche sans eau. Alors produit pour paresseux ou innovation écologique majeure ?

 

D'après Reuters, un étudiant africain aurait résolu le problème de son ami trop paresseux pour prendre une douche. Marishane, un étudiant de 22 ans à l'Université de Cape Town a en effet inventé un produit appelé DryBath : un gel transparent appliqué sur la peau qui fait le travail de l'eau et du savon. Après quelques mois de recherches sur internet, cette invention lui a valu de remporter le prix de l'Entrepreneur étudiant de l'année 2011... ainsi qu'une reconnaissance mondiale.


Le produit se distingue des gels de lavage anti-bactériens par son absence d'alcool. Il crée un film nettoyant hydratant biodégradable et inodore.

Son produit, à la base créé pour compenser la paresse d'un de ses amis offusqué par le temps perdu dans un bain, va beaucoup plus loin qu'une simple innovation. Eh oui, pensez à tous ces pays en voie de développement où l'eau courante ne l'est pas tant que ça et l'hygiène quotidienne, une chose difficile. Se pourrait-il qu'un étudiant change le cours de l'Histoire ? Peut-être bien oui...car qui parle d'aménagement en terme d'hygiène parle aussi d'avancée sur certaines maladies.

 

DryBath n'est surement que le commencement d'une suite d'innovations qui pourrait changer la vie de millions de personnes dans le monde, à suivre donc !

 

 


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L'économie verte, l'une des rares branches créatrice d'emplois

Publié le par Gerome

L'économie verte, orientée sur la protection de l'environnement, se portait bien mieux que les autres branches entre 2009 et 2010, avec une hausse de 4,5% des effectifs dans les éco-activités, contre 0,1% dans l'ensemble des secteurs, sur fond de crise mondiale, selon l'Insee.

 

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Dans son "Rapport sur les comptes de la nation 2011", l'Institut des statistiques a noté une "évolution soutenue de l'emploi", malgré la crise en 2009. Et la palme d'or de la croissance en termes d'emplois est revenu au domaine des énergies renouvelables (+19%), le photovoltaïque en tête avec un doublement des emplois.


Le secteur de l'économie verte représentait ainsi 959.500 emplois en France en 2009, soit 4% des emplois du pays. Les éco-activités, comme les traitements de la pollution de l'air, des déchets, eaux usées ou du bruit employaient 267.700 personnes (en équivalent temps plein), selon ce rapport publié le jour de l'ouverture du sommet mondial Rio+20 consacré au développement durable et à la croissance verte.


La gestion des eaux usées et celle des déchets représentaient près de 100.000 emplois chacune, tandis que celle des ressources naturelles employait plus de 125.000 personnes, dont la moitié dans la production d'énergies renouvelables.

Les autres emplois concernaient des activités adaptées à la protection de l'environnement, comme les travaux d'isolation et d'étanchéité pour améliorer l'efficacité énergétique du bâti et consommer moins d'énergie (176.300 emplois).


Inscrits dans le Grenelle de l'Environnement de 2007 à la rubrique transports, les projets de construction de liaisons ferroviaires et de matériels roulants, entre autres, ont occupé 128.200 salariés.

 

 

 

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L'entrée en scène des managers durables

Publié le par Gerome

Green washing, social washing... Depuis quelques années, les entreprises sont accusées de nettoyer leur image. Mais quelle est la part de l'incantatoire et des effets d'annonce en matière de développement durable et de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ? Même s'il convient de rester vigilant devant les sirènes de la communication, notre enquête montre que s'affranchir de ces nouvelles règles devient difficile et risqué, tant pour les entreprises que pour leurs managers.


"Pour tout un faisceau de raisons réglementaires, commerciales ou de réputation, les entreprises, de plus en plus, doivent prouver, chiffres à l'appui, que ce qu'elles annoncent est vrai", résume Xavier Houot, responsable des activités développement durable de BearingPoint. De leur côté, les cadres et les dirigeants commencent à être obligés d'intégrer la RSE dans leurs missions, leurs fonctions et leurs objectifs. Cela entraîne une redéfinition des métiers, et l'apparition de nouvelles règles managériales. Petite chronique des pionniers.


A PepsiCo, la présidente, Indra Nooyi, ne plaisante pas avec le sujet, elle qui prône le lien "inaliénable" entre performance économique et "investissement dans le capital humain". Aux managers d'appliquer la doctrine sur le terrain ! Concrètement, un responsable du marketing peut se voir poser comme objectif de dépasser les 30 % de plastique recyclés au moment de la conception des bouteilles Tropicana ou Lipton d'ici à la fin de l'année. Le patron de la logistique produits frais peut se voir fixer un taux d'émission du CO2 par palette.

 

"Nous complétons les fiches de postes des managers avec des objectifs de plus en plus précis et pointus", commente Jean-Raphaël Hétier, directeur commercial grandes et moyennes surfaces (GMS), et, depuis la fin de 2008, directeur du développement durable et membre du comité de direction de PepsiCo-France. Pour évangéliser les troupes, depuis deux ans, tous les collaborateurs sont progressivement formés au développement durable, l'objectif étant que tous se soient vu expliquer les grands principes et enjeux du "DD" d'ici à la fin de l'année.


Du côté de Danone, Franck Riboud a clairement montré à ses collaborateurs la voie du social business en se rapprochant en 2006 de Muhammad Yunus, le "banquier des pauvres", inventeur du microcrédit. Cela entraîne de profondes mutations dans certains métiers. Ainsi Philippe Bassin est-il à la fois directeur des achats pour le pôle produits laitiers frais et, depuis 2010, directeur général du Fonds Danone pour l'écosystème (1).


Contradictoire ? "Au contraire, j'innove dans mon métier ! assure-t-il. En quelques années, je suis passé d'une logique de négociation commerciale classique, parfois tendue avec certains fournisseurs, où seule la performance économique de court terme primait, à une logique de cocréation avec nos petits producteurs de lait." Angélique ? "Il ne s'agit pas de philanthropie, mais de business gagnant-gagnant, se défend-il. Dans une dizaine de pays, comme le Mexique et l'Ukraine, la production de lait est insuffisante pour les quantités requises par Danone. Le groupe cherche donc à renforcer la filière avec de petits producteurs, en partant de leurs besoins plutôt que des nôtres. Au Mexique, nous achetons déjà 2 % de notre sourcing à ces petits producteurs, et nous espérons parvenir à 8 % en 2015, en fédérant 400 éleveurs, contre nos 105 actuels."


L'implication sociale respectueuse s'accompagne parfois de pittoresque. Dans un faubourg de Mexico, le Fonds Danone pour l'écosystème a constitué une force de vente avec des femmes en difficulté d'insertion afin de commercialiser ses produits en porte-à-porte. Il a fallu tisser des liens avec un ex-membre de gang, caïd de l'entrepreneuriat local, pour déchiffrer l'organisation sociale et les particularités locales. "Nous avons stabilisé le modèle économique et social de cette initiative, et nos 280 vendeuses - 3 000 à terme - génèrent une rentabilité opérationnelle prometteuse. Un investisseur classique aurait jeté l'éponge au bout de quelques mois", constate Guillaume Desfourneaux, responsable des Amériques pour le fonds.


Au total, le géant de l'agroalimentaire pilote une cinquantaine de projets "hybrides" (à caractère économique et social) via les trois grands supports que sont Danone.communities, le Fonds Danone pour l'écosystème et Livelihoods.

 

"Environ 10 % de nos directeurs généraux de business et managers ont développé de nouvelles compétences avancées, que nous souhaitons transférer à la majorité de nos équipes de direction, pas spécialement versées dans la gestion de l'amont ou le social business", précise Muriel Pénicaud, directrice générale des ressources humaines de Danone et présidente du conseil d'administration du Fonds Danone pour l'écosystème.

 

 


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