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Recharger sa voiture électrique en roulant !

Publié le par Gerome

Recharger sa voiture électrique tout en roulant sera-t-il bientôt possible ? C'est en tout cas ce que des chercheurs de Stanford tentent de mettre au point et les premiers essais sont concluants. De quoi contourner l'obstacle majeur de la voiture électrique.



Réduire la pollution due aux transports est l'un des enjeux technologiques de notre époque, avec une incidence positive sur la santé publique et sur l’environnement. Parmi la panoplie des transports verts, la voiture électrique paraît intéressante, mais elle ne manque pas d'inconvénients, à commencer par une autonomie très faible. À l’instar de tous les appareils qui fonctionnent avec une batterie, il est nécessaire de la recharger régulièrement. S’il ne s’agit pas d’un obstacle pour les courts trajets urbains – quoiqu’il faille tout de même trouver une borne électrique –, la situation devient bien plus compliquée lors de longs voyages.



D’où la mise au point de voitures hybrides qui font appel non seulement à l’énergie électrique, mais également à celle d’un carburant afin de pallier, entre autres, le manque d’autonomie du moteur électrique.

L'électricité sans fil

L’une des voies explorées est de permettre de recharger la batterie tout en se déplaçant. C'est celle qu'ont empruntée Shanhui Fan et ses collègues du laboratoire de Stanford. Le système qu’ils testent – présenté lors d'un symposium sur les énergies renouvelables – repose sur un transfert d’énergie entre la route et le véhicule. Grâce à un couple de bobines placées l'une sous l’asphalte et l'autre dans la voiture, les scientifiques ont réussi, en laboratoire, à faire passer l’énergie de la première vers la seconde. Les deux bobines sont associées grâce à une longueur d'onde très précise.


En 2007, une équipe du MIT avait utilisé ce système afin d'alimenter une ampoule située à 2 m de sa source d’électricité. C'était le début de l'électricité sans fil. Mais ceci est-il applicable pour une voiture en déplacement et – encore plus intéressant – à grande vitesse ? Oui, selon les calculs de l’équipe de scientifiques. Ils ont mesuré que 10 kilowatts pouvaient être transférés au bout de 7 microsecondes, avec une efficacité de 97 %, ce qui est suffisant dans le but d'effectuer une recharge à la vitesse autorisée sur une autoroute.



Une bonne nouvelle quand on sait que le parc automobile ne cesse d’augmenter. En France, le nombre d’immatriculations (tous véhicules confondus) est d’ailleurs passé de 33 millions en 2000 à 37,5 millions en 2010 soit une augmentation de 13 % environ en dix ans, allant de pair avec une hausse des gaz à effet de serre (+ 23 % entre 1990 et 2004 imputables aux transports). Il est temps de trouver une solution.

 

 

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Produire de l'élèctricité à partir de plantes, c'est possible!

Publié le par Gerome

Des chercheurs du CNRS ont transformé l'énergie chimique issue de la photosynthèse en énergie électrique. Cette nouvelle stratégie pourrait permettre d'utiliser les plantes pour convertir l'énergie solaire en énergie électrique, de manière écologique et renouvelable.

 

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La photosynthèse est un processus naturel qui permet aux plantes de convertir l'énergie solaire en énergie chimique. A la lumière, le dioxyde de carbone (CO2) et l'eau (H20) sont transformés en sucre (glucose) et en dioxygène (O2) grâce à une série complexe de réactions chimiques. Les chercheurs du centre de recherche Paul Pascal ont ainsi mis au point une biopile, alimentée par les produits de la photosynthèse (glucose et O2) : composée de deux électrodes modifiées avec des enzymes, celle-ci a été insérée dans une plante vivante, en l'occurrence un cactus.

 

Le dispositif génère une puissance de 9 μW par cm². C'est très peu, mais le rendement étant proportionnel à l'intensité de l'éclairage, on peut imaginer que dans un futur (lointain, malheureusement), cette technique pourrait permettre de transformer l'énergie solaire en énergie électrique de façon écologique.


Plus près de nous, l'objectif initial de ces travaux est la mise au point d'une biopile utilisée à des fins médicales : cette dernière fonctionnerait alors sous la peau de façon autonome, en puisant l'énergie chimique de l'oxygène et du glucose, naturellement présents dans notre organisme. L'une des applications possible pourrait être un capteur autonome sous-cutané mesurant le taux de glucose des patients diabétiques. Encore une preuve des services rendus par la nature à l'espèce humaine. 

 

 


 

 


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La Roumanie va protéger ses forêts vierges

Publié le par Gerome

La Roumanie abrite la plus grande surface de forêts vierges de l'Union européenne. Un trésor de biodiversité, et une arme contre le réchauffement climatique, de plus en plus menacé et difficile à préserver.

 

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Les forêts vierges ou primaires, celles qui n'ont jamais été exploitées, fragmentées, ni directement  influencées par l'homme, représentent d'après l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) 36% de la surface forestière mondiale. Elles ont disparu de nombreux pays d'Europe, mais existent encore en Scandinavie et en Europe orientale.


La Roumanie abrite une surface boisée de 250.000 hectares, essentiellement composée de hêtres, de sapins et d'épicéas. Ces forêts constituent l'habitat de nombreuses espèces animales, comme les loups, les ours et les lynx. "Une des sources les plus importantes pour lutter contre le changement climatique sont les forêts", a souligné le ministre de l'Environnement roumain Laszlo Borbely, cité par l'AFP.


Mais si jusqu'alors les forêts vierges de Roumanie ont pu été préservées, grâce à leur difficulté d'accès notamment, elles sont aujourd'hui de plus en plus menacées, alerte Erika Stanciu, la directrice du programme Forêts du WWF dans les Carpates. "Seules 18% ont un statut protégé", déplore l'association de protection de l'environnement, qui le mois dernier, a lancé un appel pour les "sauver". Dans une pétition signée par 90.000 personnes, elle réclame la mise en place de "mesures urgentes et efficaces de précaution".


Classer les forêts vierges en zone de protection stricte


Il y a quelques jours, Laszlo Borbely a annoncé travailler sur un projet de loi censé entrer en vigueur avant la fin de l'année. Il visera à classer toutes les forêts vierges en zone de protection stricte, excluant alors toute possibilité d'exploitation, indique l'AFP. Les propriétaires de ces forêts , se verront accorder des compensations financières alimentées par des fonds européens, dont le montant total est estimé à 100 millions d'euros. Un tel projet a été expérimenté à Sinca, dans le centre du pays. En échange d'une compensation du WWF, la mairie a accepté de préserver une partie de sa forêt vierge.


L'association salue la promesse du gouvernement roumain. Toutefois, elle reste sur ses gardes. "L'engagement public du ministre pour les forêts vierges est un succès pour la campagne du WWF mais nous attendons de voir si ces mesures sont appliquées", a souligné auprès de l'agence Gabriel Paun, de l'ONG Agent Green. Ce dernier se dit "échaudé par certaines déclarations non suivies d'effet" par le passé.

 

 


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Une nouvelle façon de faire de l'électricité

Publié le par Gerome

A l'heure où une pénurie des énergies fossiles est annoncée d'ici 50 à 70 ans, trouver de nouvelles ressources durables est un enjeu primordial. De la Colombie à l'Allemagne, en passant par le Royaume-Uni, chercheurs, industriels et acteurs environnementaux expérimentent des sources d'électricité responsables et pour le moins insolites. Des initiatives surprenantes qui démontrent que les énergies renouvelables sont plus nombreuses qu'on ne le croit.


Deux colombiens cultivateurs de café résidant dans la vallée de Cauca (sud-ouest de la Colombie) produisent du bioéthanol à partir du mucilage, la substance visqueuse issue du lavage des grains qui intervient juste après leur récolte.

Le tandem fabrique ainsi du carburant pour des véhicules, des générateurs et du combustible destiné à des poêles adaptés. Il s'inscrit dans une démarche durable qui permet la valorisation du mucilage habituellement déversé dans les cours d'eau, ce qui entraîne une pollution considérable de cette ressource naturelle. Et le résidu issu de la transformation du mucilage en bioéthanol est utilisé comme un engrais et comme un complément alimentaire pour le bétail.


Pour ce recyclage optimal des déchets produits par la culture du café, les deux hommes ont reçu une allocation de 140 000 euros dans le cadre du concours IDEAS pour l'innovation énergétique, ce qui leur a permis d'achever la construction de leur usine test avec comme objectif une production de 800 à 1 000 litres de bioéthanol par jour. L'expérience devrait bientôt porter ses fruits.

 

 


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La Grande Muraille Verte d'Afrique

Publié le par Gerome

Parer à la famine, au réchauffement climatique et à la désertification du continent africain, c'est tout l'enjeu de la Grande muraille verte d'Afrique.


Ce programme transcontinental et panafricain, réunissant onze pays sahélo-sahariens, prévoit de relier Dakar, la capitale du Sénégal, à Djibouti par une longue barrière d'arbres de 7.000 km de long sur 15 km de large. Lancé en 2007 par Abdoulaye Wade, l'actuel président sénégalais, le projet est aujourd'hui soutenu par plusieurs bailleurs de fonds internationaux: les programmes des Nations unies pour le développement (Pnud), l'environnement (PNUE), l'alimentation et l'agriculture (FAO), enfin, la Banque mondiale (BM). Un bon projet en somme pour s'attaquer en profondeur aux causes de ces fléaux «plutôt que de distribuer dans l'urgence de la nourriture —ce qui soulage la conscience des gouvernements occidentaux [...] mais n'apporte pas de solution pérenne» comme le souligne Le Monde Diplomatique.


Mais l'initiative a rapidement été décriée par de nombreux scientifiques et organisations non gouvernementales (ONG) en dénonçant un projet qui n'aurait pas de réels conséquences sur le terrain. Le Monde Diplomatique rapporte ces critiques:


«Ils prédisent l'échec de l'entreprise, dans la mesure où celle-ci ne tient pas compte de la nécessité de s'occuper, jour après jour, pendant des années, des jeunes pousses, de les arroser, de les protéger des animaux, de les tailler etc.»

Aussi, pour que la Grande Muraille Verte d'Afrique bénéficie en premier lieu aux personnes concernées (notamment les paysans du Sahel et du Sahara), les scientifiques ont expliqué avec insistance qu'il fallait impliquer les populations locales directement dans le projet en les dotant de moyens suffisants pour que l'initiative ait un sens.


Bien que réticentes à l'idée de départ, les populations locales du Sahel et du Sahara travaillent aujourd'hui à la réalisation de ce projet pour améliorer elles-mêmes leur quotidien comme c'est le cas dans le village de Koutal, au sud ouest du Sénégal. Car ce sont bien ces populations qui sont les premières à souffrir de la sécheresse et de la dégradation des sols comme l'atteste de récents tests effectués qui ont démontré que l'eau salée s'était infiltrée en profondeur dans les sols.


Selon Le Monde Diplomatique,

«aucune des femmes du village ne connait l'expression "changement climatique" mais toutes se plaignent d'un climat moins clément et d'une sécheresse persistante, qui a durci la terre, la rendant plus difficile à cultiver.»


Aussi, ce programme, qui devrait protéger dix millions de paysans de la désertification et par conséquent de la famine, doit «promouvoir les savoirs locaux et les connaissances scientifiques orientés vers la préservation de l'environnement et le développement durable» d'après M. Dennis Garrity, directeur du Centre agroforestier mondial.


Promouvoir les savoirs locaux comme le souhaitaient les scientifiques, c'est un pari qui semble avoir été relevé puisque selon le Programme des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), «des millions d'hectares du Sahel ont reverdi grâce à des agriculteurs qui ne se sont pas contentés de planter des arbres, mais les ont entretenus».

 

 


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