Biographie de Pierre Rabhi

Publié le par Gerome



Pierre Rabhi (Kenadsa, Algérie 1938) est un agriculteur, homme politique, écrivain et penseur français d'origine algérienne, inventeur du concept « Oasis en tous lieux ».

Il défend un mode de société plus respectueux des populations et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et préservant les ressources naturelles, notamment dans les pays arides.

Pierre Rabhi est né en 1938 à Kenadsa près de Béchar, une oasis dans le sud de l'Algérie dans une famille musulmane. Sa mère meurt alors qu'il est âgé de 4 ans.

Son père qui était forgeron, musicien et poète, fait la connaissance d'un couple de français, un ingénieur et une institutrice, venus travailler à la Compagnie des Houillères de son village natal colonisé. Comme ce couple ne peut avoir d'enfant et que le père du jeune Pierre se préoccupe de son avenir, il accepte que ce couple élève son fils à condition qu'il reste un bon musulman. Plus tard, ce père biologique sera contraint de fermer son atelier et de travailler à la mine, ce qui marqua la réflexion et la pensée de son fils.

Ainsi, Pierre Rabhi a partagé son enfance entre la France et l'Algérie, le monde catholique et le monde musulman, jusqu'à l'âge de 14 ans. À l'âge de 16 ans, il choisit de se convertir au christianisme. Il réalise deux années d'études secondaires puis doit arrêter car sa famille ne peut plus l'assumer financièrement.

Lorsque la guerre d'Algérie éclate en 1954, il se trouve dans une situation de double exclusion, rejeté par son père pour s'être converti et par son père d'adoption qui l'avait mis à la porte suite à un conflit, juste au début de la guerre.

Il décide de partir s'installer en France à Paris.
Non diplômé, il trouve un poste d'ouvrier spécialisé. Dans l'entreprise où il travaille, il rencontre Michèle avec qui plus tard il se mariera.

Tout deux nourrissent le rêve de s'extraire de cette vie urbaine et pensent à l'agriculture. Il rencontre le docteur Pierre Richard, un médecin, écologiste et visionnaire qui s'occupait à l'époque de la création du Parc national des Cévennes, et qui les encourage dans leur démarche.

Ils décident alors de débarquer en Ardèche pour y rester définitivement en 1960. Décision originale pour l'époque puisqu'elle précède largement le mouvement néorural de la fin des années 60.
En arrivant, ils se marient à Thines. Pierre Rabhi devient père et, n'ayant aucune connaissance agricole, s'inscrit dans une Maison familiale rurale et obtient un diplôme.

Après trois ans comme ouvrier agricole, en 1963, il devient lui même paysan dans les Cévennes ardéchoises et se lance dans l'élevage caprin avec l'intention de ne pas reproduire les mêmes modèles de productivisme.

En 1978, il est chargé de formation à l'agro-écologie par le CEFRA (Centre d'études et de formation rurales appliquées).

À partir de 1981, il se rend au Burkina Faso en tant que « paysan sans frontière » à la demande du gouvernement de ce pays et avec le soutien du CRIAD (Centre de relations internationales entre agriculteurs pour le développement).

En 1985, il créé un centre de formation à l'agroécologie à Gorom-Gorom, avec l'appui de l'association Le Point-Mulhouse.

En 1988, il fonde le CIEPAD (Carrefour international d'échanges de pratiques appliquées au développement) avec l'appui du Conseil général de l'Hérault. Il met en place un « module optimisé d'installation agricole », de programmes de sensibilisation et de formation, et le lancement de nombreuses actions de développement à l'étranger (Maroc, Palestine, Algérie, Tunisie, Sénégal, Togo, Bénin, Mauritanie, Pologne, Ukraine...)

En 1992, il lance le programme de réhabilitation de l'oasis de Chenini-Gabès en Tunisie.

Depuis 1994, il anime le mouvement « Oasis en tous lieux », visant à promouvoir le retour à une terre nourricière et la reconstitution du lien social.

En 1997 et 1998, il intervient à la demande de l'ONU dans le cadre de l'élaboration de la Convention de lutte contre la désertification (CCD) et est appelé à formuler des propositions concrètes pour son application.

De 1999 à 2001, il lance de nouvelles actions de développement au Niger (région d'Agadez) et au Mali (région de Gao).

En 2002 il fait une pré-campagne présidentielle où il obtient 184 parrainages d'élus et qui donne naissance au Mouvement Appel Pour une Insurrection des Consciences (MAPIC)

Il anime régulièrement des conférences ou des ateliers sur les thèmes de la simplicité volontaire et de la décroissance. Considéré comme artisan de l'altermondialisme, il fut invité lors du Forum social européen, et a intitulé un de ses exposés « Donner une âme à la mondialisation ». Il crée en 2007 le « mouvement international pour la terre et l'humanisme »

Il est président d'honneur de l'association Terre et Humanisme, il a fait partie du comité éditorial du mensuel français La Décroissance et est vice-président de l'association Kokopelli qui oeuvre à la protection de la biodiversité ( à la production et distribution de semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique..) et à la régénération des sols cultivés.

Bibliographie

    * Du Sahara aux Cévennes ou la reconquête du songe (autobiographie), Éditions de Candide, Lavilledieu, 1983, rééd. Albin Michel, Paris, 1995, rééd sous le titre Du Sahara aux Cévennes :itinéraire d'un homme au service de la Terre-Mère, Albin Michel, Paris, 2002.
    * Le Gardien du Feu (roman), Éditions de Candide, Lavilledieu, 1986, Éditions Albin Michel, Paris, 2003.
    * L'Offrande au crépuscule (Prix des sciences sociales agricoles du ministère de l'Agriculture), Éditions de Candide, Lavilledieu, 1989, rééd. aux éditions L'Harmattan 2001.
    * Le Recours à la terre (recueil d'articles), Éditions Terre du Ciel, Lyon, 1995, nouvelle éd. augm. 1999.
    * Parole de Terre : une iniciation africaine, Éditions Albin Michel, Paris, 1996 (préface de Yehudi Menuhin).
    * Manifeste pour des Oasis en tous lieux, ouvrage collectif sous la direction de Pierre Rabhi, 1997.
    * Le Chant de la Terre interview par Jean-Pierre et Rachel Cartier, Editions La Table Ronde, Paris, 2002
    * Graines de possibles, regards croisés sur l'écologie avec Nicolas Hulot, Ed Calmann-Lévy, Paris, 2005. ISBN 2702135897
    * Conscience et environnement, Éditions du Relié, Gordes, 2006.
    * La part du colibri, l'espèce humaine face à son devenir, Editions de l'aube, 2006 (témoignage au festival du livre de Mouans-Sartoux en 2005).
    * Terre-Mère, Homicide volontaire ? Entretiens avec Jacques Olivier Durand, Le Navire en pleine ville, 2007.
    * Manifeste pour la Terre et l'Humanisme, Pour une insurrection des consciences, Actes Sud, 2008.

Source : Wikipedia

LE BLOG DE PIERRE RABHI : link




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La spiruline

Publié le par Gerome

La spiruline existe telle quelle depuis plus de trois milliards d'années. Ainsi nommée en raison de sa forme spiralée, elle appartient à la famille des cyanobactéries ou microalgues bleu-vert. Il existe près de 1 500 espèces d'algues bleues, et 36 espèces de spiruline sont comestibles. La principale espèce actuellement offerte sur le marché est la Spirulina platensis Elle est cultivée principalement en Californie et à Hawaï où une sous-espèce a été mise au point, la Spirulina pacifica®. Dans le commerce, la spiruline se présente sous la forme d'une poudre bleu-vert déshydratée.



Des algues sont sans doute consommées depuis la préhistoire. Et les Aztèques consommaient de la spiruline au XVIe siècle.
En raison de leur richesse exceptionnelle en protéines, les spirulines sont cultivées dans de nombreux pays, depuis les années 1970 : Afrique, Antilles, Chine (province du Yunnan), États-Unis, Hawaii, Inde, Madagascar, Mexique, Équateur, Thaïlande... Depuis peu, on les cultive sous serres en France (Cévennes, Var, Bouches-du-Rhône, Tarn-et-Garonne, Aude).

La culture se pratique dans des bassins aquatiques de quelques décimètres de profondeur exposés au soleil, dans une eau alcaline (pH proche de 10) et maintenue à une température comprise entre 30 et 35 °C, la production atteint 20 g/(m².j). Après filtration, égouttage, lavage, puis séchage, on obtient une fine poudre verte.

Le Conseil économique et social des Nations unies a développé l'« Intergovernmental Institution for the use of Micro-algae Spirulina Against Malnutrition » (IIMSAM) pour promouvoir l'utilisation de la spiruline contre la malnutrition sévère

Composition nutritionnelle :

    * Glucides : 16 % m.s.
    * Lipides : 6 % m.s., dont l'acide gamma-linolénique
    * Protides : 69 % m.s.
    * Sels minéraux : bore, calcium, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, sélénium, sodium, zinc...
    * Vitamines : Vitamines B1, B2, B3, B5, B6, B7, B9 et B12, vitamine E (alpha-tocophérol), provitamine A (β-carotène).

La spiruline contient trois fois plus de vitamine B12 que le foie de veau cru. Il faut toutefois noter qu'une proportion variable (mais forte) de cette B12 est en fait constituée d'analogues de B12, non assimilables par l'homme.



Valeur thérapeutique :

On prête de nombreuses vertus thérapeutiques à la spiruline. Elle serait efficace dans les cas de syndrome du déficit de l'attention, de problèmes gynécologiques, de sida/VIH, de syndrome prémenstruel, de diabète, de cancer, de problèmes rénaux, de maladies cardiovasculaires, d'anxiété et de dépression. Elle améliorerait la mémoire et la digestion, diminuerait le cholestérol, augmenterait l'énergie et ferait perdre du poids. Pourtant, au Canada comme aux États-Unis, il est interdit de prêter d'éventuelles allégations thérapeutiques à des produits vendus comme aliment ou comme supplément alimentaire, et jusqu'à maintenant, les recherches scientifiques ne permettent pas de considérer la spiruline comme un médicament. Par conséquent, toute publicité sur son usage en tant qu'agent thérapeutique ou antibiotique est interdite, mais les recherches se poursuivent, notamment sur la protection que pourrait apporter la spiruline contre les rayons gamma, certains cancers de la bouche et certains virus.

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La citation du jour

Publié le par Gerome

“En permettant l'homme, la nature a commis beaucoup plus qu'une erreur de calcul: un attentat contre elle-même.”
Emil Michel Cioran

De l'inconvénient d'être né (1973)

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Lumière sur " La gelée Royale" : un produit bon pour le corps

Publié le par Gerome


A votre avis, qu'est-ce qui explique la prodigieuse longévité des Reines abeilles? Eh bien ces mesdames se font nourir de gelée royale alors que les ouvrières ne mangent que du pollen et du miel. 4 ans d'espérance de vie pour les premières et seulement un an pour les dernières.

La gelée royale est le produit de sécrétion du système glandulairecéphalique (glandes hypopharyngiennes et glandes mandibulaires) : pour résumer, la gelée royale est produite dans le cerveau des abeilles ouvrières, entre le cinquième et le quatorzième jour de leur existence (ouvrières qui portent alors le nom de nourrices). C’est une substance blanchâtre aux reflets nacrés, à consistance gélatineuse, de saveur chaude, acide et très sucrée, qui constitue la nourriture exclusive :

  • -de toutes les larves de la colonie, sans exception, de leur éclosion jusqu’au troisième jour de leur existence ;
  • -des larves choisies pour devenir reines jusqu’au cinquième jour de leur existence ;
  • -de la reine de la colonie pendant toute la durée de son existence à partir du jour où elle quitte la cellule royale.
La technique de récolte est très particulière et pratiquée par des apiculteurs spécialisés. En bref, la ruche est rendue orpheline en lui retirant sa reine et des « cadres » sont placés dans la ruche avec des ébauches de cellule royale remplies de larves d’ouvrières. Les abeilles nourrices vont alors servir de la gelée royale en abondance aux jeunes larves. Le pic étant atteint le 3ème jour, les apiculteurs vont alors prélever les cadres et aspirer la gelée royale cellule par cellule. Une ruche ne pourra pas donner plus de 500 grammes de gelée royale par an.

Quels sont ses effets sur le corps?

La gelée royale se compose de  :

  • 66% d’eau
  • 13 % de protides (acides aminés)
  • 14,5% de glucides
  • 4,5% de lipides
La Gelée Royale est un véritable concentré d’éléments vitaux : vitamines du groupe B (B3, B5, B8, B9), vitamines A, C, D et E, minéraux (cuivre, phosphore, fer…), nombreux acides aminés et acides gras essentiels. Elle contient également d’autres nutriments tels que l’acétylcholine (indispensable au bon fonctionnement des cellules nerveuses et des neurones) et des principes anti-bactériens. La gelée royale est notamment le produit naturel le plus riche en vitamines B5. Toutes ces substances sont notamment connues pour renforcer les défenses naturelles de l’organisme.

La gelée royale est une source de vitalité légendaire, un mélange de substances actives.
Redynamisante et Revitalisante, c’est une source d’avantages nutritifs, énergétiques et métaboliques, particulièrement pour les enfants et les personnes âgées :

  • Elle améliore les performances physiques et intellectuelles. (Notamment la mémoire)
  • Elle renforce les défenses de l’organisme et accroît l’endurance à la fatigue et la résistance au froid.
  • Elle entretient la vivacité d’esprit grâce à ses nombreux principes actifs revitalisants
  • Elle améliore également la résistance au stress et diminue l’émotivité.
  • Elle ralentit les effets du vieillissement de la peau et des phanères (cheveux et ongles) en particulier du fait de sa richesse en vitamines du groupe B.
Si vous voulez vous procurer de la gelée royale, évitez celle qu'on trouve en hypermarché, elle est bien souvent synthétique ou bien on trouve très peu de gelée à l'intérieur, le reste étant remplacé par de l'eau et du sucre. Il est impératif de l'acheter bio car on sait que les abeilles ne sont allées butiner que dans dans des endroits où les cultures sont propres.
Il faut quand même compter 10 à 15 euros pour une gelée royale bio en pot de 25 grammes. C'est cher mais ça vaut le coup car le pot dure longtemps en raison de la faible quantité que l'on doit prendre chaque jour : un demi gramme à 1 gramme de Gelée Royale le matin à jeûn, en fonction des besoins et en cure d’un mois, particulièrement aux changements de saison.



Publié dans Nutrition & Santé

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New-York veut faire plus de place au vélo

Publié le par Gerome

New York nourrit l'ambition de devenir l'une des métropoles américaines les plus favorables à l'usage du vélo. Dernière proposition en date, augmenter les espaces de stationnement réservés aux bicyclettes dans les immeubles d'habitation et de bureaux.

En élargissant le "parc de stationnement" dans les bâtiments, les représentants des autorités espèrent doper la motivation des New-Yorkais à aller travailler ou faire leurs courses à vélo.


Si l'on en croit certaines études, le manque de places de stationnement dans des endroits sûrs empêche les adeptes de la petite reine d'user de ce moyen de locomotion. Nombre de New-Yorkais hésitent à laisser leur vélo, même équipé d'antivol et cadenas, dans la rue, de crainte qu'il ne disparaisse. Et dans nombre d'endroits, il est interdit de garer son vélo sur le trottoir devant les immeubles.

En vertu des nouvelles règles proposées par la municipalité, un espace de stationnement sécurisé pour vélos devrait être prévu à chaque fois que deux nouveaux appartements seront construits dans un nouvel immeuble d'habitation. Un même espace pour chaque 700 mètres carrés serait exigé dans les nouveaux immeubles de bureaux.

Cette initiative "sera une véritable transformation culturelle de la ville", observe Amanda Burden, responsable des services de l'urbanisme. "D'une ville orientée vers la voiture", la Grosse Pomme deviendrait "une ville orientée vers le vélo".

 



Ces nouvelles tendances proposées correspondent à la feuille de route délivrée en 2007 par le maire Michael Bloomberg pour une ville plus vivable et écologique. Un coup de pouce serait notamment donné en faveur d'un plus grand usage du vélo.

Dans le cadre du plan visant à encourager son utilisation, les responsables des transports ont décidé d'augmenter le nombre des pistes cyclables: les amateurs de vélo devraient ainsi pouvoir rouler sur 675km aménagés en juin 2009. Sont aussi installés des milliers de râteliers à vélo dans les rues.

"Nous avons découvert qu'un des plus grands obstacles à l'usage du vélo est le manque d'espace pour le ranger, à la maison et au travail", souligne Amanda Burden.


Selon elle, ces nouvelles dispositions viennent s'aligner sur celles des villes les plus "pro-vélo" du pays, San Francisco et Portland: des espaces de stationnement protégés des intempéries et fermés à clef seraient installés dans les immeubles d'habitation d'au moins dix appartements, des immeubles de bureaux, des magasins, des hôpitaux, des universités, ainsi que dans les parkings pour automobiles.

Les règles s'appliqueraient aux nouveaux bâtiments, aux immeubles connaissant un agrandissement de 50% ou plus ainsi qu'aux lieux convertis en espaces résidentiels.


Les partisans du vélo ont salué ces propositions, espérant même qu'on puisse aller au-delà.

Mais Mike Slattery, vice-président du Real Estate Board of New York, remarque que certains, dans le secteur immobilier, craignent qu'il n'y ait pas assez de demande pour toutes les places de stationnement qui verraient le jour du fait de ces nouvelles règles...

La Commission d'urbanisme devra voter sur ce projet, à l'issue d'un débat public qui devrait durer de plusieurs mois.

Source : AP

(Je me réjouis de lire cette nouvelle. Je crois que l'optimisme doit-être de mise car chaque jour dans le monde des femmes et des hommes inventent un avenir meilleur pour nous et nos enfants mais surtout pour notre mère la Terre. Tout ceci ira en s'améliorant si nous marchons main dans la main vers cette même direction : le respect de la Nature. Longtemps critiqués et rélégués au rang de premier pollueur mondial, les Etats-Unis nous montrent qu'ils s'investissent pour l'environnement et l'éléction de Barak Obama à la présidence américaine devrait accélérer les mesures en faveur de la Terre. Le règne de terreur de bush est terminé, une nouvelle ère s'annonce!)

Publié dans Les bonnes nouvelles

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