Invention d'un nouveau matériau plus performant pour stocker le C02

Publié le par Gerome

Des chercheurs français et étrangers ont mis au point un matériau deux fois plus efficace que ceux actuellement commercialisés pour stocker le dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, a annoncé lundi le Centre national (français) de la recherche scientifique (CNRS).

Un mètre cube de ce matériau, une poudre nommée MIL-101, est capable de retenir 400 mètres cubes de C02 grâce à des pores d'une taille de 3,5 nanomètres (un milliardième de mètre), contre une taille maximale de 2,2 nanomètres pour les produits actuellement commercialisés, précise le CNRS dans un communiqué.


Cette poudre pourrait notamment servir dans les filtres pour réduire les émissions des véhicules, a expliqué Gérard Férey, qui dirige en France les travaux dans ce domaine à l'Institut Lavoisier.

L'augmentation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère laisse présager une accélération du réchauffement climatique, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour les écosystèmes de la planète. La possibilité de créer des puits de carbone artificiels, en plus des océans et de la végétation dont les capacités arrivent à saturation, est une piste pour réduire les émissions polluantes.


Les travaux de l'équipe de M. Férey ont de plus "permis de comprendre, expérimentalement et théoriquement, le mécanisme de fixation du CO2 dans les pores" du MIL-101, selon le communiqué.

Les solides dits hybrides (à la fois organiques et inorganiques), inventés à partir de la fin des années 90, permettent de piéger ou d'emmagasiner transitoirement des gaz ou des liquides.


Outre leur utilisation pour piéger le C02, ces matériaux peuvent trouver de nombreuses applications, pour des électrodes ou encore en médecine.

"Certains de ces solides adsorbent (stockent en surface) de grandes quantités de médicaments, mais surtout les restituent linéairement pendant des durées pouvant aller jusqu'à trois semaines", selon la présentation d'une conférence que M. Férey doit faire mardi à l'Académie des Sciences.

Les travaux de M. Férey et de ses collègues doivent être prochainement publiés dans la revue scientifique Langmuir.



Publié dans Les bonnes nouvelles

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Les biocarburants en dessin

Publié le par Gerome

Ces temps-ci beaucoup de dessins humoristiques traitant des biocarburants circulent sur la toile... Mais derrière l'aspect caustique de ces dessins il faut y voir un sujet très grave.
Ceci dit en voici un bien marrant.




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Qui sème des biocarburants récolte la faim

Publié le par Gerome





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Biocarburants: l'UE maintient ses projets, malgré le feu des critiques

Publié le par Gerome

"Crime contre l'humanité", "menace pour l'environnement": les biocarburants sont ouvertement critiqués, mais les responsables européens refusent de les abandonner, par crainte de remettre en cause tout leur plan de lutte contre le réchauffement climatique.
"Il n'est pas question pour l'instant de suspendre l'objectif fixé pour les biocarburants", a affirmé lundi Barbara Helfferich, porte-parole du commissaire à l'Environnement Stavros Dimas.

Les dirigeants européens, qui veulent montrer l'exemple contre le réchauffement, se sont engagés à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre de l'UE d'ici à 2020.
Pour ce faire, ils veulent porter à 2O% la part des énergies renouvelables et imposer 10% de biocarburants pour les transports. Ils espèrent trouver un accord pour mettre en oeuvre ce plan d'ici fin 2008.

"On ne peut pas changer un objectif politique sous peine d'avoir un débat sur tous les autres objectifs", a expliqué un responsable européen sous couvert de l'anonymat.
Les critiques se font pourtant de plus en plus dures contre les biocarburants face à l'envolée des prix alimentaires et la multiplication des émeutes contre la faim dans les pays en développement.

"La fabrication de biocarburants est aujourd'hui un crime contre l'humanité", a tonné lundi le Suisse Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation.
L'Agence européenne de l'Environnement, un organisme relevant directement de la Commission européenne, a recommandé vendredi de "suspendre" l'objectif pour les biocarburants en raison des "menaces pour l'environnement".
Les dirigeants européens sont conscients de ces critiques, mais ils ont décidé de conserver leur objectif "à la condition d'assurer une durabilité de cette production et la promotion des biocarburants de la seconde génération", souligne M. Dimas.

Le problème est que "les procédés de fabrication pour la seconde génération ne sont pas complètement au point", a confié ce week-end la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. "Cela peut prendre entre 10 et 20 ans", a-t-elle souligné.
Les carburants "verts" de la première génération - biodiesel et éthanol - sont produits avec des graisses et des sucres tirés de végétaux - blé, colza, maïs, betterave - également cultivés pour l'alimentation humaine et animale.

La seconde génération de biocarburants, comme l'éthanol cellulosique, utilise elle les résidus, comme les fanes des betteraves, la paille du maïs, grâce à la thermochimie et à la gazéification.
Les 27 pays de l'UE devraient approuver le 7 mai des critères très stricts pour la production de ces biocarburants, selon la Commission.
Plusieurs dirigeants européens avaient fait part de leurs préoccupations face aux biocarburants lors du sommet européen de mars. Le chef du gouvernement italien Romano Prodi avait dénoncé le fait que les "cultures énergétiques" bénéficient de subventions.

"Accorder d'énormes subventions pour produire les biocarburants est inacceptable moralement et irresponsable", s'était insurgé fin mars le patron du géant agroalimentaire Nestlé, Peter Brabeck. Si cela continue, "il n'y aura plus rien à manger", avait-il averti.
"La production agricole à des fins alimentaires doit être clairement prioritaire", a renchéri lundi le ministre français de l'Agriculture Michel Barnier.
La Commission européenne a entendu le message. "Nous allons proposer aux Etats membres de supprimer ces subventions", a confirmé lundi son porte-parole à l'Agriculture, Michael Mann.
L'aide est consistante: "90 millions d'euros pour 2 millions d'hectares", soit 45 euros l'hectare, a-t-il précisé.

Source AFP

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Affamer le tiers-monde pour rouler vert

Publié le par Gerome


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