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Un désastre : 48 tonnes de poissons morts dans un lac au Mexique

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C'est un véritable désastre écologique. Au moins 48 tonnes de poissons morts ont été retirées ces derniers jours du lac de Cajititlan, près de la ville de Guadalajara, résultat possible d'une mauvaise gestion des eaux usées par une usine, selon les autorités locales.

 

« Le phénomène est grave, on le traite en conséquence et nous prévoyons de travailler deux jours de plus », a souligné la responsable de l'environnement pour l'Etat du Jalisco, Magdalena Ruiz Mejía. La mairie de Tlajomulco, où est situé le lac, estime que ce drame pourrait être lié à un phénomène cyclique « en raison des variations de températures et d'une diminution de l'oxygène ».


Mais l'Etat du Jalisco estime qu'il s'agit plus probablement d'une négligence industrielle, car c'est le quatrième épisode de mort massive de poissons cette année. Les autorités chargées de la protection de l'environnement du Jalisco ont ouvert une enquête sur le traitement des eaux usées par plusieurs usines proches du lac.

 

Le Monde

 


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Charbon : l'Allemagne renoue avec ses vieux démons

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Environ 7.500 personnes venues de toute l'Europe ont formé samedi une chaîne humaine à la frontière germano-polonaise pour protester contre l'extension prévue de plusieurs mines de charbon à ciel ouvert, ont annoncé les organisateurs.


«Si ce projet se réalise, ces terres deviendront la plus grande fosse à charbon avec les plus importantes émissions d'oxyde de carbone (CO2) d'Europe», avertit dans un communiqué Meri Pukarinen, de Greenpeace Pologne, se réjouissant néanmoins de «la croissance du mouvement anti-charbon».

A l'initiative de collectifs d'habitants et de plusieurs associations écologistes, soutenus par les Verts et le Parti pirate, la chaîne s'est déployée sur près de huit kilomètres entre Kerkwitz, dans le sud du Brandebourg (est de l'Allemagne) et Grabice, à la frontière occidentale de la Pologne.


Les manifestants entendaient protester contre l'agrandissement prévu d'exploitations de lignite à ciel ouvert des deux côtés de la frontière, critiquées pour la pollution et le déplacement d'habitants qu'elles occasionnent.

Début juin, l'Etat régional allemand du Brandebourg avait approuvé le projet du groupe énergétique suédois Vattenfall d'étendre sur 1.900 hectares sa mine de Welzow-Sud, près de Kerkwitz.


La décision était intervenue au terme de sept ans de consultations, qui se sont traduites dans la seule année 2013 par le dépôt de 190.000 prises de position et d'objections. Elle est une nouvelle preuve que l'Allemagne, lancée dans une transition énergétique qui doit la faire passer à l'énergie propre, a bien du mal à se passer pour le moment du charbon.


L'exploitation de la mine de Welzow-Sud, en activité depuis le début des années 70, a déjà conduit au déplacement ou à la disparition de plus de 15 villages des environs. La nouvelle tranche, qui doit entrer en activité en 2026, se soldera par le déplacement de 800 personnes supplémentaires.

Côté polonais, qui exploite avec son site de Belchatow la centrale à charbon la plus polluante d'Europe, le projet d'extension est conduit par le groupe PGE.

La Pologne et l'Allemagne détiennent à elles deux les plus grandes ressources de charbon de toute l'Union européenne, rappelle Greenpeace.

 

 


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Le déclin massif des insectes menace l'agriculture

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PESTICIDES

 

« Je pense que j'ai dû me réveiller vers le milieu des années 2000. Un jour, alors que je marchais près de chez moi, dans la garrigue, je me suis demandé où étaient passés les insectes, car il me semblait qu'il y en avait beaucoup moins qu'avant, raconte Maarten Bijleveld van Lexmond. Et puis j'ai réalisé qu'il y en avait aussi de moins en moins collés sur le pare-brise et la calandre de ma voiture. Presque plus, en fait. » En juillet 2009, dans sa maison de Notre-Dame-de-Londres (Hérault), le biologiste néerlandais, 77 ans, réunit une douzaine d'entomologistes partageant la même inquiétude.


Tous notent un déclin accéléré de toutes les espèces d'insectes depuis les années 1990. Selon eux, l'effondrement des abeilles domestiques n'est que la partie visible de ce phénomène aux conséquences considérables pour l'ensemble des écosystèmes.

« Au terme d'une longue journée de discussions, nous avons décidé d'examiner tout ce qui avait été publié dans la littérature scientifique sur les insecticides systémiques dits “néonicotinoïdes”, poursuit-il. Cette nouvelle génération de molécules, mise sur le marché dans les années 1990, nous semblait être un élément déterminant pour expliquer la situation. »


Encore fallait-il étayer ce soupçon. Au fil des mois, le petit groupe de chercheurs est devenu un consortium international – le Groupe de travail sur les pesticides systémiques (TFSP, pour Task Force on Systemic Pesticides) – d'une cinquantaine de scientifiques de 15 nationalités, pour la plupart universitaires ou chercheurs au sein d'organismes publics, ayant tous rejoint le groupe d'experts intuitu personae.


NOTRE ENVIRONNEMENT AGRICOLE ET NATUREL MENACÉ


Le résultat de leurs cinq années de travail, à paraître dans la prochaine édition de la revue Environmental Science and Pollution Research, devait être rendu public mardi 24 juin. « Les preuves sont très claires, affirme Jean-Marc Bonmatin (Centre de biophysique moléculaire du CNRS), membre du TFSP. Nous assistons à une menace pour la productivité de notre environnement agricole et naturel. Loin de sécuriser la production alimentaire, l'utilisation des néonicotinoïdes met en péril les pollinisateurs qui la rendent possible. »


Au total, les experts du TFSP ont passé en revue quelque 800 études publiées dans la littérature savante sur ces insecticides. Ils en ont tiré sept longues synthèses thématiques sur leurs modes d'action, leur devenir dans l'environnement, leurs impacts sur divers organismes, etc.

Ces molécules (imidaclopride, thiaméthoxame, clothianidine, mais aussi fipronil) se partagent aujourd'hui environ 40 % du marché mondial des insecticides agricoles et représentent un marché de plus de 2,6 milliards de dollars (1,9 milliard d'euros). Elles se distinguent d'abord des précédentes générations par leur toxicité, 5 000 à 10 000 fois celle du célèbre DDT, par exemple.


Leur mode d'application est également différent. Ces produits sont en effet non seulement appliqués en pulvérisation, mais sont aussi utilisés en traitement des sols et en enrobage des semences, dans le cadre d'une utilisation systématique et préventive.


 LES POPULATIONS DE NOMBREUSES ESPÈCES FRAGILISÉES


Or, une part importante – jusqu'à plus de 90 % – des quantités ainsi utilisées n'est pas absorbée par les plantes au cours d'une seule saison végétative. Ces produits s'accumulent ainsi dans les sols où ils persistent de plusieurs mois à plusieurs années. De plus, ajoutent les chercheurs, ces molécules sont hautement solubles dans l'eau et peuvent migrer et contaminer des zones n'ayant jamais été traitées.


Selon le TFSP, « il y a des preuves fortes que les sols, les cours d'eau et les plantes, dans les environnements urbains ou agricoles, sont contaminés, à des concentrations variables, par des mélanges de néonicotinoïdes, de fipronil et de leurs produits de dégradation ». Entre autres exemples, les experts du TFSP notent que de l'imidaclopride a été détecté dans 91 % de 74 échantillons de sols français analysés en 2005 : seuls 15 % des sites avaient été traités…


Les concentrations relevées ne conduisent généralement pas à une toxicité aiguë. Mais l'exposition chronique à ces faibles doses fragilise les populations de nombreuses espèces : troubles de reproduction, facultés de survie réduites, etc. Cette « contamination à large échelle » de l'environnement est, selon le TFSP, un « élément déterminant » dans le déclin des abeilles et joue un rôle « irréfutable » dans celui des bourdons. Pour les papillons, les tendances dégagées sont de l'ordre d'une réduction de moitié des populations européennes en vingt ans. Pour M. Bijleveld, le déclin en cours de l'ensemble de l'entomofaune relève d'un « effondrement brutal ».


« LE DÉCLIN DES INSECTES, C'EST AUSSI CELUI DES OISEAUX »


Son ampleur se mesure notamment sur les niveaux supérieurs de la chaîne alimentaire. « Le déclin des insectes, c'est aussi le déclin des oiseaux, dont plus de la moitié sont insectivores », note François Ramade (université Paris-Sud), l'une des grandes figures de l'écotoxicologie française, cofondateur du TFSP. De fait, le programme de suivi européen ad hoc montre par exemple une perte de 52 % des oiseaux des champs au cours des trois dernières décennies – cependant, les auteurs se gardent d'attribuer l'ensemble de cette perte aux seuls insecticides systémiques, d'autres facteurs entrant en ligne de compte.


Une variété d'autres espèces importantes pour les écosystèmes est également affectée par ces substances. En particulier, les micro-organismes du sol et les lombrics, animaux essentiels au maintien de la fertilité des sols. L'ensemble des informations rassemblées par le TFSP ayant été publié, reste à comprendre comment des effets d'une telle magnitude ont pu demeurer si longtemps sous le radar des autorités sanitaires – à l'exception de l'Europe, qui a commencé, en 2013, à prendre des mesures. « Aujourd'hui, le savoir est fragmenté, juge Maarten Bijleveld. Il n'y a plus de généralistes. »


Le diagnostic de François Ramade est plus sévère. « La recherche en agronomie est sous la tutelle des pouvoirs publics, qui sont généralement soucieux de ne pas gêner l'activité économique et donc l'emploi, estime-t-il. De plus, les agences de sécurité sanitaire ne se sont guère préoccupées de ce problème car ces substances ne posent pas de graves problèmes pour l'homme. Il n'en reste pas moins qu'elles finiront par avoir un impact économique négatif important. »

 

Le Monde

 

 


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La Chine déclare la guerre à la pollution, les équipementiers autos se frottent les mains

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Les équipementiers automobiles veulent tirer parti de la guerre que l'Etat chinois a décidé de livrer contre la pollution en aidant les constructeurs automobiles chinois à se conformer aux nouvelles règles d'émission des moteurs diesel qui entreront en vigueur en janvier.


"D'une manière générale, nous bénéficierons de normes d'émission plus strictes en Chine car elles entretiendront la croissance de nos activités", a dit Liu Xiaoxing, vice-président pour la Chine de Cummins, un fabricant américain de moteurs diesel associé à Faurecia et pour qui la Chine représente le marché le plus important et le plus dynamique.


La pollution est devenu un grave problème en Chine après des années de croissance à tout va et l'automobile en est le principal responsable, selon l'autorité locale chargée des questions de l'environnement.

Parmi les différentes mesures que le gouvernement chinois appliquera à compter de l'an prochain, figure un nouveau dispositif de réglementation des émissions de gazole destiné surtout à éliminer les poids lourds trop polluants.

La Chine compte également retirer de la circulation six millions de voitures polluantes et met au point un arsenal juridique destiné à réduire la consommation moyenne des véhicules, visant un objectif de 6,9 litres aux 100 km en 2015 contre 7,38 litres actuellement.


"Ce sont les équipementiers étrangers qui tireront le plus parti de normes d'émission plus strictes sur le long terme parce qu'ils ont des technologies plus avancées que les fournisseurs chinois", observe Li Jia, analyste du consultant IHS Automotive.

Dans un rapport daté du 3 juin, la banque privée suisse Bank J. Safra Sarasin cite Continental, Robert Bosch, Denso, Tenneco et Faurecia, contrôlé par Peugeot, comme équipementiers susceptibles d'aider les constructeurs chinois à prendre le virage écologique.

 

 


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La Chine veut retirer des millions de voitures de la circulation

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La Chine souhaite retirer de la circulation plus de cinq millions de véhicules, dont 330.000 à Pékin, dès cette année afin d'améliorer la qualité de l'air, a annoncé lundi le gouvernement.

La pollution est devenue l'une des priorités du gouvernement chinois qui cherche à limiter les atteintes à l'environnement provoquées par des décennies de croissance effrénée.


Dans ce plan, qui vise à réduire les émissions polluantes au cours des deux prochaines années, le Conseil d'Etat, l'équivalent du gouvernement, assure que le pays a atteint ses objectifs en la matière pour la période 2011-2013 mais ajoute qu'il faut désormais accentuer les efforts.

Quelque 5,33 millions de véhicules qui ne respectent pas les normes chinoises vont être retirés de la circulation cette année, dit le document. En plus des 330.000 voitures qui seront retirées à Pékin, 660.000 autres le seront dans la province du Hebeï, qui entoure la capitale chinoise et dans laquelle se trouvent sept des villes les plus touchées par des nuages de pollution en 2013.

Selon l'autorité de surveillance environnementale, les voitures sont responsables de 31% des émissions de particules fines (PM2.5), contre 22,4% pour la combustion de charbon.


Pékin souhaite limiter à 5,6 millions le nombre de véhicules qui circulent sur ses artères, un plafond qui sera porté à six millions d'ici 2017. La capitale chinoise a réduit l'année dernière de 37%, à 150.000, les délivrances de carte grise.

Le document du Conseil d'Etat ne donne aucune précision sur les modalités du retrait annoncé de la circulation de millions de véhicules. Par le passé, la municipalité de Pékin proposait des primes à la casse de 2.500 à 14.500 yuans (300 à 1.700 euros).


La municipalité de Pékin interdit déjà l'entrée dans la ville des véhicules qui ne respectent pas un certain nombre de normes environnementales, mais certains responsables politiques reconnaissent que les instruments de contrôle font défaut et que certains conducteurs savent contourner les interdictions.

"De nombreux véhicules ont des problèmes et beaucoup d'entre eux ne respectent même pas les normes quand ils sortent d'usine, et les mettre à l'amende quand ils sont dans les rues n'est pas une solution", a déclaré Li Kunsheng, un responsable des Transports à la municipalité de Pékin.

 

 


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