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L'Afrique est devenue le continent-dépotoir

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L'Algérie stocke actuellement plus de 190 tonnes de pesticides interdits, principalement du DDT.

Plus de 50.000 tonnes de pesticides périmés dégradent l'environnement en Afrique subsaharienne, pouvant causer des cancers, des allergies, des troubles de la reproduction, des dérèglements immunitaires et des lésions du système nerveux, a indiqué la Banque mondiale (BH). 

A ce propos, l'institution de Bretton Woods note que le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) avait débloqué en 2005 un montant de 25 millions de dollars pour éliminer ces stocks en Tunisie, au Mali, en Afrique du Sud, en Ethiopie et en Tanzanie.

A ce jour, 3310 tonnes de produits dangereux ont été évacuées de 897 sites dans le cadre du Programme d'élimination des stocks de pesticides périmés en Afrique (ASP). 

Au cours des 15 dernières années, plusieurs donateurs ont financé des projets destinés à éliminer méthodiquement ces produits chimiques toxiques en Afrique. La sensibilisation des populations au problème de santé causé par les pesticides est l'un des volets-clés du programme ASP qui a financé une campagne d'information multimédia pour conseiller aux populations comment acheter et utiliser les pesticides et prévenir les risques de maladies. 

Le Programme d'élimination des stocks de pesticides périmés en Afrique «est un bon exemple de projet ayant un impact positif dans toute une région», selon Magda Lovei, directrice pour l'environnement à la BM. L'élimination de ces stocks dangereux est une priorité pour le développement, souligne la BM, ajoutant que les communautés rurales ne peuvent prospérer si le sol et l'eau, dont leurs activités et leur santé en dépendent, sont contaminés par des pesticides. Il en est de même pour les habitants des villes qui ne peuvent prétendre à une vie meilleure s'ils souffrent de maladies graves provoquées par des pesticides toxiques. 

Il faut savoir que l'Algérie continue de stocker des pesticides interdits par les conventions internationales. C'est l'accusation que porte le Sénat français dans un rapport sur la pollution en Méditerranée daté du 21 juin dernier.

Le rapporteur du Sénat précise qu'une «évaluation de l'importance de ces stocks a été effectuée par le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue). Même si ces données datent de 2002, la situation n'a probablement pas beaucoup évolué depuis». 

Selon le document, l'Algérie stocke actuellement plus de 190 tonnes de pesticides interdits, principalement du DDT alors que le Maroc en stocke huit tonnes et la Turquie 10 tonnes. 

Ces polluants se trouvent actuellement dans des entrepôts situés dans six wilayas qui sont: Alger, Tipasa, Aïn Témouchent, Sidi Bel Abbès, Mascara, Tizi Ouzou et Mostaganem. 

Le rapport précité de l'Agence européenne de l'environnement pointe la situation de l'Algérie qui est le principal pays producteur de pétrole de la région: rejet de 10.000 t/an dues à des fuites d'exploitation en mer, rejet de boues toxiques provenant des raffineries à Alger et à Skikda et qui se concentrent dans les sédiments portuaires de ces villes.
Ceci quand ces résidus ne sont pas mélangés aux ordures domestiques et stockés de façon non sécurisée dans des décharges à ciel ouvert qui sont lessivées lors des épisodes pluviométriques violents». 

L'Algérie est un grand consommateur de pesticides: 30.000 tonnes sont «épandues» chaque année. «Les conséquences sanitaires de l'exposition à ces milliers de composants chimiques, par le biais de l'eau et de l'alimentation, sont massives et inquiétantes», avance-t-on encore.

Mais le risque est multiplié par quatre si le pesticide employé est périmé ou de mauvaise qualité. En l'absence de chiffres officiels de contamination par les résidus de pesticides périmés, des aliments vendus sur les étals, d'autres données sanitaires sont édifiantes.

En effet, en 2011, les analyses physico-chimiques réalisées par le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l'emballage (Cacqe) ont touché 7 675 échantillons alimentaires. 2 419 échantillons sont déclarés non conformes, soit 32% du total.

 

 

 


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Chine: Le fleuve Yangtsé a perdu 99,7% de ses poissons

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L’excès d'activités humaines, la surpêche, et les nombreux barrages hydroélectriques tout le long du fleuve Yangtsé a eu pour conséquence immédiate de faire s'effondrer totalement l'ensemble des écosystèmes aquatiques du fleuve : 99,7% de ses poissons ont aujourd'hui disparu.

"Le nombre de poissons des quatre grandes espèces endémiques s'est totalement effondré, passant d'une estimation de 30 milliards dans les années 1950 à moins de 100 millions aujourd'hui. 

Quant au nombre d’espèces observées, la réduction constatée est totalement effrayante, passant de 143 à 17 aujourd'hui, selon un rapport publié dernièrement par le Comité des ressources halieutiques du fleuve Yangtsé dans le cadre d'une étude d'impacts des activités humaines commandée par le ministère de l'Agriculture et le Fond mondial pour la nature ».

En plus d'une baisse spectaculaire du nombre de poissons, plusieurs autres espèces, notamment les marsouins aptère,  ont aujourd'hui totalement disparu, rapporte Zhao Yimin, responsable des ressources halieutiques du fleuve.

Entre autre pas moins de 25 centrales hydroélectriques ont été bâtis tous les 100 km tout le long des 2308 km de la rivière Jinsha, un affluent du Yangtsé, pour une capacité de production totale de quatre fois celle du barrage des Trois Gorges, selon un rapport du plan de développement énergétique de la Chine.

Tout cela a eu un impact dévastateur sur le fleuve en bouleversant complètement l'environnement aquatique et la qualité des eaux du fleuve, a déclaré Zhao.

Le bassin du fleuve Yangtsé arrose a lui seul 19 provinces, ce qui représente tout de même 18,8 % de la superficie des terres chinoises.

Consulter l'article complet ici.(En anglais seulement)

 

 


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Ces maladies insoupçonnées causées par la pollution automobile

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Résistance à l’insuline entraînant des diabètes de type 2, hypertension artérielle pouvant provoquer des maladies cardiaques ou encore asthme chronique : les méfaits de la pollution automobile sont nombreux et dramatiques.


Pour la première fois, une étude lie pollution automobile et résistance à l’insuline (qui entraîne des diabètes de type 2). 

L’impact dramatique de la pollution automobile sur la santé est connu, mais une nouvelle étude pourrait bien révolutionner notre perception des dommages de cette pollution sur notre condition physique. Publiée dans le journal Diabetologia (en anglais), cette expérience montre que les enfants qui ont grandi dans des zones exposées à des hauts niveaux de pollution de l’air liée au trafic automobile sont plus résistants à l’insuline, ce qui entraîne une intolérance au glucose et est donc précurseur d’un diabète de type 2.


L’équipe allemande a collecté des échantillons de sang de 400 enfants de 10 ans, la plupart vivant à Munich, et ont analysé les émissions de pollution automobile autour de la maison où ils ont grandi (l’étude a également contrôlé le statut socio-économique, le poids à la naissance, l’Indice de Masse Corporelle et le tabagisme passif du foyer). Ce qu’ils ont trouvé est impressionnant : les résultats mettent en évidence des liens entre la proximité du lieu de résidence avec la grande route près de chez eux et le niveau de résistance à l’insuline de ces enfants. Concrètement, à chaque fois que la maison se rapproche de 500 mètres de la voie de communication très fréquentée et donc très polluée, la résistance à l’insuline augmente de 7% chez ces enfants de 10 ans.


Cette étude, comme le précise The Atlantic, est la première du genre à connecter l’exposition à long terme à la pollution automobile avec la résistance à l’insuline chez l’enfant. Reste à savoir si ces effets persistent si l’enfant déménage dans un lieu moins pollué, et surtout si ces réactions persistent jusqu’à l’âge adulte…


Ce n’est en tout cas pas le seul impact connu de la pollution automobile sur la santé. Ainsi, comme nous l’évoquions il y a quelques semaines, la pollution automobile pourrait être responsable de 14% des cas d’asthme chronique chez l’enfant. Un impact comparable à celui du tabagisme passif. C’est ce qui ressort d’une étude menée dans 10 grandes villes européennes et publiée dans la revue European Respiratory Journal.


Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs ont comparé l’exposition des enfants vivant à proximité d’un axe très pollué (transportant plus de 10 000 véhicules jour) à ceux vivant plus loin. Résultat : « Nous avons estimé que 33 200 cas d’asthme (soit 14% de l’ensemble des cas d’asthme observés chez ces enfants) pouvaient être attribués aux polluants automobiles (…) ce qui signifie en d’autres termes que ces cas ne se seraient pas produits si personne n’avait vécu dans ces zones », explique l’étude.


Enfin, il ne faut pas oublier que la pollution automobile n’est pas uniquement liée à ces gaz d’échappement. Elle est aussi sonore. La BBC rapporte qu’une équipe de l’université de Lund, en Angleterre, a découvert qu’une exposition journalière à un bruit moyen de 60 décibels augmente le risque d’avoir de l’hypertension artérielle de 25%. Au dessus de 64 décibels de moyenne par jour, le risque augmente de 90%. Pour rappel, l’hypertension artérielle entraîne des risques de problèmes cardiaques. Moralité, il faut vivre aussi loin que possible des grands axes routiers…


Le site Atlantico a interrogé le Dr Pierre Souvet, cardiologue et président de l’Association santé environnement France (ASEF).


Atlantico : Jugez-vous les résultats de cette analyse crédibles ? Comment les expliquer ?

Dr Pierre Souvet : A ma connaissance, c’est la première étude prospective qui a examiné la relation sur le long terme de la pollution atmosphérique liée au trafic à la résistance à l’insuline chez des enfants. Auparavant, plusieurs études chez l’homme et l’animal avaient évoqué la relation entre pollution de l’air et diabète ; probablement par l’effet de stress oxydatif que provoque les polluants sur les cellules. Il faudra poursuivre et amplifier les recherches sur ce lien qui montre une fois de plus l’étendue du problème de la pollution atmosphérique notamment parce qu’elle touche des millions de personnes.


Hormis la résistance à l’insuline, l’hypertension et l’asthme chronique, quelles autres maladies sont liées à la pollution automobile ?

Les polluants, notamment les oxydes d’azote et les particules fines qui pénètrent plus ou moins profondément dans l’organisme par l’appareil respiratoire vont avoir des effets oxydatifs, c’est-à-dire d’inflammation, sur les systèmes respiratoires (asthme, aggravation des pathologies respiratoires) et cardiovasculaires ; on s’aperçoit que les pathologies cardiovasculaires, dont les accidents vasculaires cérébraux, les coronaropathies et les infarctus du myocarde, sont augmentés. Des études ont également suggéré des effets sur le poids et la taille des bébés à naissance, ainsi que sur les capacités intellectuelles des enfants à l’âge de 5 ans exposés au trafic. Et bien sûr, les particules fines ont été classées cancérigènes.


Quelles sont les politiques mises en place pour lutter contre ce fléau ?


La pollution de l’air est responsable de 42 000 décès prématurés par an ; il me semble qu’on n’a pas pris encore la mesure de ce problème de santé publique majeur, dont le coût a été évalué entre 20 et 30 milliards d’euros par an et qui nécessite des mesures fortes, dont la fin à programmer de l’avantage fiscal du diesel (responsable d’importantes émissions de particules et d’oxyde d’azote), la valorisation des transports propres et en commun, la limitation de la circulation des véhicules en ville, la création d’ espaces verts, ne pas placer de crèches, d’écoles ou de lieux d’habitation près des grands axes routiers etc.


Que peut-on faire, à notre niveau, pour se protéger de ces dégâts ?


Les solutions doivent être majoritairement collectives, mais les effets de la pollution de l’air nous touchent individuellement. A notre niveau, nous pouvons tout de même agir, par exemple en aérant très tôt le matin ou très tard le soir, afin de ne pas faire entrer les polluants extérieurs ou en évitant  au maximum la proximité des grands axes routiers, surtout lorsque vous promenez les enfants ou que vous faites du sport . En inhalant plus d’air, l’enfant ou le sportif absorbent aussi plus de polluants et en subissent donc les effets de manière plus accentuée. Dès qu’il y a des espaces où la circulation est moins intense, notamment les espaces verts, la pollution diminue ; ce sont des lieux à privilégier

 

 

 


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Japon : crise écologique sans précédent.

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De l'eau contaminée continue de s'échapper dans l'océan…


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Tokyo Electric Power (Tepco) peine toujours à endiguer les fuites radioactives autour du site de la centrale nucléaire de Fukushima. Mardi, l’Autorité de régulation nucléaire japonaise a qualifié la situation actuelle du site de «situation d'urgence». De l’eau contaminée continue de s’échapper vers l’océan Pacifique.


Porte-parole de Tepco, Noriyuki Imaizumi a révélé lundi lors d’une conférence de presse que le niveau d’eau de la nappe phréatique contaminée du réacteur n°2 a augmenté rapidement, rapporte le Japan News. « Si le niveau d’eau continue d’augmenter, il pourrait atteindre la surface du sol », a reconnu Noriyuki Imaizumi. Selon l’entreprise, il a crû d’environ 70 centimètres au cours des 20 derniers jours. « Nousallons prendre des mesures pour drainer les eaux souterraines », a-t-il ajouté.


Entre 20.000 et 40.000 milliards de becquerels ont fui dans les eaux de l’océan de mai 2011, soit deux mois après la catastrophe, à juillet 2013, estime Tepco. C’est la première fois que la société publie ses estimations depuis le séisme du 11 mars 2011, qui avait provoqué un gigantesque tsunami, cause d’une panne géante au sein de la centrale de Fukushima.

 

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Quelles conséquences sur l'homme et la faune?

Cet accident nucléaire était le plus grave depuis celui de Tchernobyl, survenu 25 ans auparavant. L’opérateur nippon n’est toujours pas en mesure de contenir ces fuites dans l’océan, dont les conséquences sur la faune maritime, mais aussi l’homme, sont difficiles à évaluer.


Tepco a avoué fin juillet que de l’eau souterraine pleine de tritium, strontium, césium et autres éléments radioactifs ne stagnait pas sous terre, comme prétendu pendant des semaines, mais allait jusqu’à l’océan. La société fait l’objet de critiques récurrentes pour sa façon jugée malhonnête d’informer le public. Les ennuis sont quotidiens à la centrale Fukushima, dans le nord-est de l’archipel, mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

Environ 3.000 techniciens et ouvriers s’escriment sur le site pour préparer son démantèlement, mais sont en permanence confrontés à de nombreuses avaries dans des lieux inaccessibles à cause de la radioactivité.


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Les tortues de mer avalent de plus en plus de déchets

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Il s'agit d'une espèce en danger...


Les tortues vertes, une espèce en danger, sont de plus en plus nombreuses à ingérer en mer des déchets rejetés par l'homme, voire des sacs plastiques avec lesquels elles peuvent s'étouffer, indique une étude australienne. Selon cette étude, publiée dans la revue scientifique Conservation Biology, six des sept espèces de tortues marines ingèrent des débris rejetés par l'homme et toutes les six sont classées comme vulnérables ou en danger.


«Pour la tortue verte, la probabilité qu'elle ingère des déchets a quasiment doublé en 25 ans», a déclaré Qamar Schuyler, qui a piloté la recherche à l'université du Queensland. «Les tortues vertes en particulier en ingèrent beaucoup plus qu'auparavant», puisque la probabilité est passée de 30% en 1985 à près de 50% en 2012.


Les tortues prennent ces sacs pour des méduses


Pour parvenir à ces statistiques, l'équipe de recherche s'est appuyée sur 37 études publiées de 1985 à 2012 et qui détaillent des données collectées depuis 1900 sur le contenu des estomacs de tortues. Adultes, les tortues vertes mesurent plus d'un mètre et certains spécimens atteignent 1,50 m. Leur espérance de vie est de 80 ans.


Les débris en plastique avalés par erreur par les tortues -qui les prennent en fait pour des méduses, dont elles se nourrissent- peuvent les tuer, en bloquant leur estomac ou en perçant leurs intestins. Ces déchets peuvent aussi libérer des toxines dans le corps de l'animal et affecter par exemple son cycle reproductif, selon Qamar Schuyler.

 

 


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