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Une photo récente de Shanghai prise depuis un hôtel par un touriste

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Le bâtiment que l'on peut à peine apercevoir est seulement à 400 mètres de l'hôtel.

 


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Le Brésil accorde des concessions de gaz de schiste, craintes pour l'environnement

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Le Brésil a attribué jeudi des concessions pour l'exploitation de gaz naturel et de gaz de schiste, malgré les critiques de défenseurs de l'environnement sur les risques et le manque de réglementation sur ce type de production.

Un total de 72 bloc sur 240 ont été adjugés jeudi, dont 49 attribués à la compagnie publique brésilienne Petrobras. Ces enchères ont rapporté 165 millions de reals (environ 72 millions de dollars), selon l'Agence nationale du pétrole (ANP, publique).


Les adjudications devaient s'effectuer jeudi et vendredi.

Seulement quatre des compagnies étrangères qui étaient sur les rangs pour ces enchères se sont vu concéder des blocs: la Française GDF Suez, la Colombienne Petrominerales, la Panaméenne Trayectoria Oil y Gas et Geopark, des îles Bermudes, a détaillé l'ANP.

La dirigeante de l'ANP, Magda Chambriard, a souligné qu'il s'agissait de "semer la culture" de l'exploration et de l'exploitation de gaz naturel au Brésil.

La polémique porte principalement sur l'exploitation des gaz de schiste, dont l'extraction par fracturation hydraulique comporte de nombreux risques de pollution des nappes phréatiques en raison de l'usage de produits chimiques, en plus d'être très consommatrice d'eau.


La fracturation hydraulique "suscite une énorme polémique dans tous les pays, en raison de ses énormes impacts environnementaux, raison pour laquelle certains pays comme la France l'ont interdite. Aux Etats-Unis, où cette technique est employée, le nombre de plaintes pour pollution des eaux augmente", a dénoncé l'Institut socio-environnemental (ISA) brésilien.

Magda Chambriard a garanti que le Brésil préparait une réglementation environnementale sur l'exploitation de ces ressources.

 

 


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Un viticulteur poursuivi pour avoir refusé de traiter ses vignes

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Un arrêté préfectoral pris en juin impose à tous les viticulteurs de la Côte d’Or l’usage d’un insecticide. Ce que se refuse à faire un producteur de vin biodynamique.

 

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Un viticulteur de Côte-d’Or est convoqué prochainement devant la justice pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescence dorée, a-t-on appris lundi auprès de l’intéressé. En juin, un arrêté préfectoral avait imposé le traitement de «l’ensemble des vignobles de la Côte d’Or» au moyen «d’une application unique d’un insecticide» contre la cicadelle, insecte vecteur de la flavescence dorée, une maladie de la vigne présente notamment dans le nord Mâconnais, en Saône-et-Loire.

«Je me suis refusé à faire ce traitement», a dit Emmanuel Giboulot, qui exploite dix hectares de vignes en biodynamie sur la Côte de Beaune et la Haute-Côte de Nuits, confirmant une information du site bastamag.net. «On sait que le traitement systématique ne règle pas le problème», a-t-il poursuivi. «Même les insecticides naturels ne sont pas inoffensifs car ils ne sont pas sélectifs et on détruit toute la faune auxiliaire. Or, notre approche en biodynamie, que l’on applique sur nos vignes depuis les années 1970, est de travailler sur les équilibres biologiques».

Après un contrôle en juillet de la direction régionale de l’Agriculture, Emmanuel Giboulot a fait l’objet d’une convocation devant le délégué du procureur de la République du tribunal d’instance de Beaune pour une composition pénale. Prévue le 12 novembre, sa comparution a été reportée à une date, qui n’a pas encore été fixée.

Dans cette convocation, que l’AFP a pu consulter, il est reproché au viticulteur un «refus d’effectuer les mesures de protection des végétaux contre les organismes nuisibles en l’espèce en refusant de traiter contre la flavescence dorée». Il encourt jusqu’à six mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. «On a l’impression qu’on veut faire un exemple et qu’on manque de recul et de discernement sur les choses», a dit Emmanuel Giboulot.

 

 


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Les émissions de CO2 à un nouveau niveau record en 2013

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Les émissions mondiales de dioxyde de carbone devraient atteindre cette année le niveau record de 36 milliards de tonnes, d'après les estimations d'un groupe de chercheurs publiées mardi.

Le rapport du Global Carbon Project illustre l'incapacité des décideurs politiques à réduire les émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre, facteur du réchauffement climatique.


L'estimation, calculée chaque année à partir de données d'instituts de recherches du monde entier, représente une hausse de 2,1% par rapport à 2012 et de 61% par rapport à 1990, l'année de référence du Protocole de Kyoto, à ce jour unique accord mondial fixant des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre.


La publication de ce rapport coïncide avec la tenue à Varsovie d'une nouvelle conférence internationale sous l'égide de l'Onu pour tenter de négocier le successeur du Protocole de Kyoto.

"Les gouvernements doivent trouver un accord sur les moyens d'inverser cette tendance. Les émissions doivent chuter de manière substantielle et rapide si nous voulons contenir le changement climatique sous le seuil de 2°C", souligne Corinne Le Quéré, climatologue à l'université britannique d'East Anglia et responsable de cette étude.


Le seuil de 2°C figure dans les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), qui estime qu'au-delà de cette limite, le réchauffement climatique entraînerait des événements climatiques (inondations, sécheresses, tempêtes) extrêmes.

D'après Glen Peters, climatologue à l'institut norvégien Cicero, l'accroissement des émissions de CO2 s'explique par la forte croissance de la consommation mondiale de charbon, qui dépasse les progrès liés au développement des énergies renouvelables.


"Bien que la société assiste aux nombreux développements positifs en matière d'énergie renouvelable, ces capacités de production accrues ne supplantent pas la consommation de charbon", souligne-t-il.

 

 


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Des pesticides et des médicaments retrouvés dans 10% des bouteilles d’eau

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L'enquête va faire mal.

 

Traces d’herbicides, de fongicides et même de médicaments : les analyses, réalisées grâce à des outils très pointus, ont mis en évidence des polluants dans l’eau du robinet, mais aussi – chose qui semblait impensable – dans certaines eaux en bouteille…
Une étude de 60 Millions de consommateurs et de la fondation France Libertés a révélé lundi la présence de traces de pesticides et de médicaments, dont un pour traiter le cancer du sein, dans environ 10 % des eaux en bouteille, sans toutefois remettre en cause leur potabilité.

« A court terme, il n’y a absolument aucun problème de qualité. Ces eaux sont parfaitement buvables, insiste le rédacteur en chef de 60 Millions de consommateurs, Thomas Laurenceau. On est dans l’ordre de l’ultra-trace, du millième de micron, c’est vraiment minuscule. »

L’enquête « ne met absolument pas en cause l’honnêteté des embouteilleurs », mais interroge la contamination de l’environnement par les pratiques humaines, ajoute-t-il. « Il y a inquiétude sur la qualité de la ressource globale », résume M. Laurenceau, qui appelle, avec France Libertés, à « la remise à plat des normes de qualité » prenant en compte les nouveaux polluants.

L’analyse a porté sur 47 bouteilles d’eau, trois bonbonnes d’eau et une dizaine d’échantillons d’eau du robinet prélevés dans trois départements. Sur les bouteilles d’eau étudiées – portant sur l’ensemble du marché –, 37 ne présentaient aucune trace des 85 (*) molécules recherchées. Dix en revanche contenaient des résidus de médicaments et pesticides.

« ANALYSES À GRANDE ÉCHELLE »

« La grande surprise », écrit 60 Millions de consommateurs, est la présence de tamoxifène, hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein, dans la Mont Roucous, Saint Yorre, Salvetat, Saint Armand (Du Clos de l’abbaye) et Carrefour Discount (Céline Cristaline). La teneur est « infime », mais c’est « suffisant pour qu’on s’interroge sur la pureté originelle imposée par la règlementation des eaux minérales », souligne le magazine, qui précise avoir procédé deux fois à l’analyse des échantillons après contestation de la part des embouteilleurs des premiers résultats et de la méthodologie employée, accusée de produire de « faux positifs ».

« La seconde analyse a confirmé cette présence, sans que nous soyons en mesure d’en expliquer l’origine, ajoute encore 60 Millions de consommateurs. L’affaire est suffisamment sérieuse pour qu’on lance des analyses à plus grande échelle. »

Du buflomédil et du naftidrofuryl, des vasodilitateurs, ont été également détectés dans l’Hepar pour le premier et dans la Saint Armand pour le second. Par ailleurs, des traces d’atrazine et d’hydroxyatrazine, des désherbants pourtant interdits en 2001 mais très persistants, ont été trouvées dans la Vittel (Grande source), la Volvic (Clairvic), la Cora (Saint-Pierre) et la Cristaline (Louise).



« POTENTIELS EFFETS COCKTAIL »

« Ce qu’on en retire, ce n’est pas de dire que telle marque est plus risquée qu’une autre. Il n’y a pas les bons et les mauvais. Sur l’ensemble des marques, il y a un problème, poursuit M. Laurenceau. Les embouteilleurs sont extrêmement prudents, mais ça interpelle de voir qu’il peut y avoir [des micropolluants], même si c’est infinitésimal, qui ne devraient pas être là. »

Et l’eau du robinet ? Sur 10 prélèvements, huit contiennent une à quatre molécules sur les 85 ** recherchées, principalement des pesticides, mais aussi des résidus de médicaments dont, à nouveau, du tamoxifène décelé notamment en milieu urbain (Rennes et Limoges).

Enfin, sur les trois bonbonnes, des traces de diéthylphtalate ont été trouvées dans l’Obio, et de bisphénol A, d’atrazine et de retardateur de flamme dans la Culligan Val-de-Marne. « Si tous les micropolluants sont ici présents en très faibles teneurs, leur variété interroge sur les potentiels effets cocktail », souligne 60 Millions de consommateurs.

Le magazine et France Libertés, qui ont lancé en 2011 l’ »Initiative transparence santé », ont publié en mars une carte de la qualité de l’eau potable en France, montrant que les seuils limites en polluants étaient dépassés dans près de 420 communes grâce à des dérogations, sans risque sanitaire immédiat.

« PAS DE RÉSIDU DE MÉDICAMENTS »

Les eaux minérales naturelles ne contiennent « aucun résidu de médicaments », a rétorqué lundi la chambre syndicale des eaux minérales. Elle « s’étonne » de ces résultats et indique avoir fait réaliser, après une première communication des résultats par 60 Millions de consommateurs, des « contre-expertises » par un « laboratoire indépendant » du CNRS au sein de l’université de Bordeaux. Les conclusions « contredisent les résultats publiés et confirment l’absence de résidus médicamenteux dans les eaux minérales », assure la chambre syndicale.

Concernant les pesticides, elle précise que les traces trouvées par 60 Millions de consommateurs « le sont à des niveaux infinitésimaux de l’ordre du milliardième et donc parfaitement conformes à la réglementation ».

 

(*) Voici la liste des 85 molécules recherchées.

Phtalates : Diméthylphtalate (DMP), Di octylphtalate (DOP), Di 2-éthylhexylphtalate (DEHP),  Butylbenzylphtalate (BBP), Di butylphtalate (DBP), Di isobutylphtalate (DIBP), Diéthylphtalate (DEP).

Médicaments : Tamoxifene, Diclofenac, Tramadol, Ceftriaxone, Ciprofloxacin, Clarithromycin, Ofloxacine, Piperacillin, Pristinamycin IIA, Sulfamethoxazole, Trimethoprime, Sertraline, Prednisolone, Ketoprofen, Buflomedil, Cyamemazine, Furosemide, Bezafibrate, Atenolol, Losartan, Naftidrofuryl, Pravastatin, Carbamazepine, Oxazepam, Fluoxetine, Diosmin, Propanolol, Epoxycarbamazepine, Erythromycine, Fenofibric acid.

Perturbateurs endocriniens (dont hormones utilisées dans un cadre médical) : Bisphenol A, Prednisone, Biochanine_A, Coumestrol, Daidzeine, Formononetine, Ethylhexyl diphenyl phosphate, Tributyl_phosphate, Triphenyl_phosphate, Tripropyl_phosphate, Tris(2-butoxyethyl)phosphate, Tris(2-chloroethyl)phosphate, Tris(2-chloroisopropyl)phosphate, Tris(2-ethylhexyl)_phosphate, Tris(dibromopropyl)phosphate, Progesterone, Testosterone, Levonorgestrel, Norethindrone.

Pesticides : 2,4-D, 2,4-MCPA, Ametryne, Atrazine, Bentazone, Carbofuran, Chlortoluron, Cyanazine, Desethyl-terbuthylazine, Diflufenicanil, Dinoseb, Diuron, Hydroxyatrazine, Imidacloprid, Isoproturon, Linuron, MCPP, Metazachlore, Methabenzthiazuron, Metobromuron, Metolachlore, Metoxuron, Monolinuron, Oxadixyl, Piperonyl_butoxide, Prometon, Propazine, Sebuthylazine, Sebuthylazine-desethyl, Secbumeton, Simazine, Tebutame, Terbuthylazine, Terbutryne.

 

 


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