Océans – Les Poubelles Radioactives – Documentaire Français Complet
L'info écologique
Grâce à 18.000 heures d’enregistrements vidéo, des chercheurs ont fait le point sur la présence de déchets d’origine anthropique dans la baie de Monterey (Californie). Les sachets en plastique, canettes et autres boîtes de conserve prolifèrent jusqu’à 4.000 m de profondeur, affectant au passage les écosystèmes. Voilà un problème qui ne devrait plus être ignoré.
Il est actuellement aisé d’étudier la présence de déchets dans des eaux superficielles, puisque de simples filets suffisent pour les récolter. En revanche, faire de telles inspections dans les grands fonds océaniques, à plusieurs centaines de mètres de profondeur, est plus complexe, car les moyens techniques à mettre en œuvre sont conséquents et coûteux. Ainsi, peu d’informations existent sur la pollution dans les profondeurs océaniques.
Dans cette vidéo en anglais, le Monterey Bay Aquarium Research Institute (Mbari) présente en image l'étude menée par Kyra Schlining, ainsi que différents objets découverts au fond de la baie de Monterey en Californie. © Mbari, YouTube
Interloquée par une étude, Kyra Schlining, du Monterey Bay Aquarium Research Institute (Mbari, États-Unis), a trouvé une solution abordable pour s’attaquer au problème : exploiter la base de données Video Annotation and Reference System (ou VARS) créée et alimentée par son organisme de rattachement. De quoi s’agit-il ? Ce fichier répertorie tous les êtres vivants et les objets qui ont été observés sur les 18.000 heures d’enregistrements vidéo réalisés par des ROV (des robots sous-marins) du Mbari depuis 22 ans, entre Vancouver et le golfe de Californie, ainsi qu’à Hawaï.

Dans un premier temps, la chercheuse s’est uniquement intéressée à la situation rencontrée dans la baie de Monterey, au large de la Californie. Avec l’aide de plusieurs collaborateurs, elle vient de présenter ses résultats dans la revue Deep Sea Research Part I. Le message est clair : la pollution des grands fonds ne doit plus être ignorée, car elle est bien réelle et souvent sous-estimée.
Ces grands fonds qu’affectionnent les déchets de l'Homme
Pas moins de 1.149 débris d’origine anthropique ont été repérés dans la baie, entre 25 m et 3.971 m de profondeur. Dans 33 % des cas, il s’agit d’objets en plastique, dont la moitié se compose de sachets. Les objets métalliques, dont les deux tiers sont en aluminium ou en acier, représentent pour leur part 27 % des détritus recensés. Enfin, le reste se compose notamment de cordes, defilets de pêche, de bouteilles en verre, de papier et de textiles. Selon la chercheuse, « ce qui est frustrant, c’est que la plupart des déchets sont recyclables ».
Un autre point l’a particulièrement surprise : les polluants s’amoncellent principalement à plus de 2.000 m de profondeur, selon une distribution qui ne doit rien au hasard. En effet, les débris ont été trouvés sur des sites où lescourants marins sont perturbés par la topographie des fonds : sur les pentes abruptes bordant le canyon sous-marin, ou à proximité d’obstacles au fond de ce dernier. La découverte de bois et de déchets naturels bien précis en ces lieux prouverait un dernier fait important, à savoir que les polluants proviennent principalement du continent, et non de navires.
Une aubaine pour les espèces sessiles, mais pour les autres ?
Ces déchets, qu’il s’agisse de sachets en plastique ou de canettes, impactent directement l’environnement, et pour longtemps. Dans un milieu marqué par l’absence de lumière, une faible température et une concentration en oxygène réduite, les bactéries à même de les décomposer se développent moins rapidement que dans d'autres milieux, ce qui augmente la durée de vie des déchets.
Par ailleurs, certains détritus offrent parfois des substrats solides au milieu defonds sableux, ce qui favorise la fixation d’organismes sessiles exogènes. La composition en espèces de l’écosystème incriminé s'en trouve ainsi modifiée, au risque de voir certains organismes disparaître.
Il est inenvisageable de nettoyer les grands fonds. Ainsi, en publiant cette étude, Kyra Schlining espère que certaines personnes prendront conscience du problème et qu'elles agiront à sa base, en limitant au mieux l’arrivée dedéchets en mer.
Le «Wall Street Journal» était récemment en reportage dans l’Ouest désertique du Texas pour décrire, photos à l’appui, comment le boom pétrolier créé par le recours à la fracturation hydraulique «ramenait la vie» dans des municipalités sur le déclin comme le village de Barnhart, 200 habitants. La voie de chemin de fer abandonnée a été ressuscitée et «l’impôt levé par l’Etat sur toutes les ventes a augmenté de 61 % en un an», a rapporté le quotidien qui ne cite, aux rangs des désagréments causés par l’activité pétrolière, que la hausse du trafic routier, les difficultés de recrutement des ranchs de la région (qui ne peuvent offrir les mêmes salaires que les compagnies pétrolières) et la poussière soulevée par l’exploitation du bassin permien, résultant parfois en «de petites tempêtes de sable».
Mais «les activités de forage ont aussi accru la demande en eau», écrit le «Texas Tribune», une publication en ligne lancée il y a quatre ans pour «promouvoir l’engagement civique» des Texans (qui détiennent le record de l’abstention électorale aux Etats-Unis) en couvrant des sujets d’intérêt public parfois délaissés par les principaux médias.
Résultat: depuis mardi, Barnhart est à court d’eau potable. Sous les effets combinés de la sécheresse et du boom pétrolier, la principale pompe du village a cessé de fonctionner, laissant plus de la moitié de la population sans eau courante et obligeant la municipalité à faire affréter de l’eau en bouteilles et par camion-citerne en attendant de pouvoir mettre en service une pompe de secours.
Des habitants «plutôt en colère»
Or «la reprise du pompage sera lente», a prévenu la Commission de la qualité environnementale du Texas. «La situation est sérieuse», a reconnu un représentant de la société d’approvisionnement en eau de Barnhart, précisant que seules «des chutes de pluie significatives» pouvaient rétablir le bon fonctionnement de la pompe. Celles enregistrées jeudi étaient très localisées, rapporte le quotidien du secteur, le «San Angelo Times». Alors, même si les pompes de particuliers continuent de donner un peu d’eau, les habitants sont «plutôt en colère», a indiqué le chef de la brigade de pompiers volontaires de la commune, heureusement parée en eau pour faire face aux éventuels incendies grâce à un réservoir.
Ce n’est pas la première fois qu’une commune texane se retrouve à court d’eau, rappelle le «Texas Tribune». Et un total d’une trentaine de communes texanes pourrait se retrouver sans eau d’ici à la fin de l’année, selon une liste établie par la Commission texane sur la qualité environnementale. Alors que les conflits relatifs au partage des ressources en eau douce se multiplient, avec le Mexique, mais aussi avec les Etats voisins et même entre Texans, le manque d’eau pourrait donc constituer le principal frein à la croissance du Texas, bien supérieure à celle du reste du pays.
La pollution a augmenté l'an dernier dans les campagnes chinoises du fait de l'empiètement de l'industrie et de l'exploitation minière sur les terres agricoles et de l'augmentation des élevages d'animaux, rapporte le ministère de l'Environnement chinois.
La pollution est aujourd'hui l'un des défis que doit affronter le Parti communiste chinois (PCC). La mauvaise qualité de l'air et de l'eau sont une des raisons des troubles sociaux qui agitent périodiquement le pays.
Pékin devrait dévoiler ce mois-ci de nouvelles mesures visant à endiguer les rejets industriels, notamment dans les campagnes. Selon les experts, les fermes sont aujourd'hui plus polluantes que les villes.
"Avec l'industrialisation, l'urbanisation et la modernisation de l'agriculture, la situation dans les zones rurales est devenue inquiétante", peut-on lire dans le rapport annuel du ministère de l'Environnement publié mardi.
La Chine continue de faire face à des problèmes de pollution malgré l'amélioration globale de la qualité de l'eau et de l'air en 2012, dit le rapport.
Il décrit l'année 2012 comme un tournant considérable en raison du souhait formulé par les nouveaux dirigeants chinois de construire "une superbe Chine" et de s'attaquer aux conséquences de trente ans de croissance effrénée.
Le rapport précise, bien que les conditions environnementales ne se soient pas aggravées en 2012, que la "situation reste extrêmement sérieuse".
Il y a quelques mois, Pékin avait des airs de Blade Runner , aujourd'hui la ville rappelle Matrix. Mais jusqu'où ira la folie des hommes ?
Mark MacKinnon correspondant pour le " Canada's Globe and Mail "a posté un tweet ce matin montrant des images de Pekin plongée dans l'obscurité à midi :
Mark MacKinnon/马凯 @markmackinnon
Allegedly, it's noon in Beijing. #smogmeetsstormhttp://twitpic.com/cv5skm