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Le nord et l'est de la Chine enveloppés dans un épais brouillard polluant

Publié le par Gerome

Un épais brouillard assorti d'une atmosphère extrêmement chargée en particules fines enveloppait samedi le nord et l'est de la Chine, affectant les transports tandis que les personnes fragiles étaient invitées à rester confinées chez elles, selon l'agence Chine nouvelle.

 

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Un smog très dense s'était abattu sur Pékin pour la deuxième journée consécutive et devait persister jusqu'à lundi, selon le centre de surveillance de l'environnement de la capitale chinoise.

L'indice de qualité de l'air mesuré par les autorités s'élevait samedi à 456 dans Pékin. L'air est considéré comme bon lorsque cet indice est inférieur à 100.

La Chine, qui comptent beaucoup de villes parmi les plus polluées du monde, a commencé l'an dernier à mesurer la densité dans l'air des particules les plus fines, d'un diamètre de 2,5 microns, qui sont celles qui pénètrent le plus profondément dans les poumons.

Les personnes âgées et celles souffrant de maladies cardiovasculaires et respiratoires, ainsi que les enfants devaient éviter de sortir de chez eux, selon une recommandation des autorités citée par l'agence officielle.



Le brouillard recouvrait de vastes pans du pays. Dans la province orientale du Shandong, 20 autoroutes ont été fermées à cause d'une visibilité réduite à moins de 50 mètres, tandis que 63 vols ont été annulés ou retardés dans la grande ville portuaire de Qingdao (est), affectant 5.000 passagers.

L'édition en ligne du Quotidien du Peuple a de son côté rapporté que le pire indice de qualité de l'air mesurable, soit 500, avait été relevé vendredi dans quatre villes de la province du Hebei, qui entoure Pékin.

Il s'agit de Shijiazhuang, la capitale de cette province, ainsi que de Handan, Xingtai et Hengshui.

 

 


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La pollution au mercure touche 200.000 enfants en Europe

Publié le par Gerome

L’intoxication au mercure affecte le développement cérébral chez l’Homme. En Europe, plus de 200.000 enfants présentent des taux de mercure largement supérieurs au seuil établi par l’OMS. Dans une étude récente, une équipe de recherche mixte, qui a pris en compte l'impact sur l'économie de ce problème sanitaire, révèle qu’en Europe, réduire les risques d’exposition au méthylmercure ferait économiser presque 10 milliards d’euros par an.

 

Si le mercure peut être émis de façon naturelle comme lors des éruptions volcaniques, il est principalement généré par la combustion de sources d’énergie fossile. La pollution est souvent due à la phase gazeuse du composé. En effet, dans l'environnement, et en particulier dans les lacs, les voies navigables et les zones humides, le mercure peut réagir et former un composé organique fortement toxique, le méthylmercure (MeHg). Les océans sont fortement contaminés au mercure, en raison de la capacité de bioaccumulation du phytoplancton.

 

La principale source d’ingestion de MeHg pour l’Homme est donc la consommation de produits de la mer. Le corps humain peut absorber 6 fois plus facilement ce composé organique que le mercure inorganique. En outre, une forte exposition au MeHg affecte le développement du cerveau. Le méthylmercure peut traverser la barrière hématoencéphalique et réagir directement avec les cellules du cerveau. S’il est trop exposé durant sa formation, le cerveau humain développe de mauvaises aptitudes à apprendre, à la suite de troubles du comportement.

 

Une équipe mixte européenne de recherche s’est intéressée à l’impact du mercure sur l’Homme en Europe. L’étude est basée sur le projet Democophes qui propose une étude cohérente de la biosurveillance des êtres humains. Les biologistes ont prélevé des échantillons de cheveux tant sur les enfants que sur leurs mères, et ce dans 17 pays. Les résultats d’analyse révèlent que 1.866.000 enfants nés en Europe sont exposés à des niveaux toxiques de MeHg, c’est-à-dire supérieurs à 0,58 µg/g de cheveu.

 

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Les enfants d’Espagne et du Portugal les plus touchés par le mercure

 

En outre, 232.000 d’entre eux sont exposés à des taux très alarmants. Il s’agit d’une concentration supérieure à 2,45 µg/g de cheveux, qui est le seuil d’alarme de l’Organisation mondiale de la santé. Mais tous les enfants ne sont pas égaux devant le risque. Les enfants touchés par l’empoisonnement au méthylmercure proviennent principalement du Portugal et d’Espagne.

 

L’équipe de recherche mixte s’est par la suite intéressée au prix de la pollution au mercure sur l’Europe. D’après leur étude, publiée en libre accès sur le site du journal Environmental Health, réduire les expositions prénatales au MeHg et nettoyer au plus possible les zones à fort taux de mercure pourraient faire économiser presque 10 milliards d’euros par an à l’Union européenne.

 

Le mercure est mauvais pour le QI, donc pour l'économie...

 

Les chercheurs ont estimé ce prix en se basant sur l’impact de la baisse de quotient intellectuel (QI) des enfants empoisonnés au mercure. L’idée est brutale mais simple : plus le QI d’un individu est bas, moins il est productif. Philippe Grandjean, l’un des auteurs, explique comment calculer ce que rapporte un certain QI. « Si nous convertissons les effets du MeHg sur le développement du cerveau en points de QI, alors les avantages du contrôle de la pollution de MeHg équivalent à 700.000 points de QI par an. Ces points représentent des bénéfices d’un montant de 8 à 9 milliards d’euros par an pour l'ensemble de l'Union européenne. La réduction de l'exposition serait principalement bénéfique pour le sud de l'Europe. »

 

Le méthylmercure a un cycle de vie de plusieurs milliers d’années, ce qui expose de nombreuses générations à des niveaux toxiques. Toutefois, atténuer les dommages causés par le mercure à l’échelle européenne, voire mondiale, demanderait un important travail de coopération entre les politiques. Les Nations unies sont en train d’établir un projet de nettoyage du mercure : reste à voir si le projet tiendra.

 

 


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Gaz de schiste : des fuites trois fois plus importantes que prévu

Publié le par Gerome

Alors qu'il était prévu qu'elles ne dépassent pas 2,4%, les fuites des puits d'un bassin gazier de l'Utah laissaient échapper 9% de leur méthane. L'info, diffusée par la revue Nature, montrerait que cette méthode d'exploitation des hydrocarbures cause plus de dégâts environnementaux que celle du charbon. Reste à savoir si ces fuites sont généralisées.

 

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Comme si l’exploitation du gaz de schiste ne suscitait pas déjà assez de réserves comme ça, un article publié dans Nature dénonce à nouveau les méfaits de la fracturation hydraulique. Parue le 3 janvier, la publication montre que certains puits américains laissent échapper jusqu’à 9% de leur méthane, un gaz dont l’effet de serre est 25 fois plus important que celui du CO2. C’est une équipe de la National Oceanic and Atmospheric Administration et de l’université du Colorado qui a étudié le phénomène.



Les chercheurs ont passé au crible l’état de l’atmosphère au-dessus des puits du bassin d’Uintah, aux États-Unis. Par comparaison, ils ont pu en déduire quels rejets étaient émis par ces champs pétroliers et gaziers. Selon l’Agence américaine pour l’environnement, les fuites concernent 2,4% du méthane extrait en 2009. Ici, les chercheurs ont trouvé un chiffre de… 9%! "Nous nous attendions à obtenir des niveaux élevés de méthane mais pas de cette ampleur", a expliqué au Monde Colm Sweeney, qui a dirigé les prélèvements par avion.


Plus dommageable que le charbon


Outre le manque d’étanchéité des canalisations, c’est le principe même de la fracturation hydraulique qui est mis en cause. Un mélange de liquides est envoyé à très haute pression pour fissurer les roches en profondeur et libérer le gaz qu’elles contiennent. Ensuite, il faut nécessairement pomper ces liquides jusqu’à la surface. Or ils emprisonnent des bulles de méthane qu’ils remontent à l’air libre.


Le faible pourcentage de fuite était pourtant un des arguments phares en faveur de l’exploitation du gaz de schiste, présenté comme plus écologique que l’exploitation du charbon. Comme le souligne le Monde, un article des Annales de l'académie des sciences américaine avait estimé que tant que les fuites de méthane restaient en dessous de 3,2% du total prélevé, la méthode restait préférable au charbon. Avec 9%, c’est visiblement raté. Reste encore à savoir si le champs gazier et pétrolifère d’Uintah est représentatif ou s’il s’agit d’un cas isolé particulièrement polluant.

 

 


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Levi's renonce aux produits chimiques toxiques dans ses vêtements... en 2020

Publié le par Gerome

Face à la pression de la campagne " Detox " de Greenpeace, la marque Levi's vient de décider de ne plus utiliser de produits chimiques dangereux pour la santé et l'environnement dans la fabrication de ses vêtements. Mais pas avant 2020...

 

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Greenpeace vient d'annoncer qu'elle a réussi à convaincre Lévi's de rejoindre les fabricants de vêtements de mode qui acceptent de renoncer à l'utilisation de produits chimiques dans la fabrication de ses vêtements. La marque de jeans, Levi's a ainsi présenté des engagements pour entrer en " Detox " en éliminant le rejet des produits chimiques dangereux de sa chaîne de production.


C'est pour Greenpeace " une belle réussite collective, résultat de la mobilisation rapide, réactive, créative du monde entier ". Mais il va falloir attendre encore 7 ans avant que cette décision soit totalement mise en application. C'est beaucoup trop quand on sait que ces produits polluent l'environnement et l'eau des pays ou sont fabriqués les vêtements, (Chine, Inde, Mexique...), mettant la santé des populations locales en danger, et détruisant la biodiversité.


Levi's précise qu'elle " demandera à ses fournisseurs en Chine, au Mexique et ailleurs dans le monde, de publier leurs données en matière de pollution et ce, dès la fin Juin 2013. Cette demande sera étendue à 25 autres fournisseurs à fin 2013 ".


Les riverains qui vivent à proximité de ces usines auront donc accès à ces informations sur les rejets générés par la fabrication des vêtements. Mais en pratique ça changera quoi pour eux ? Ils sauront simplement combien leur eau est polluée et ne pourront pas faire autrement que de continuer à la consommer.

 

 


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Le Père Noël, gros polleur bedonnant

Publié le par Gerome

La faute à une empreinte carbone astronomique.


On l’a dit et répété et la communauté scientifique est désormais quasi-unanime : le  combat pour atténuer le réchauffement climatique et ses impacts est (très) mal engagé. À ce stade, on voit mal en effet comment le seuil de deux degrés celsius pourrait ne pas être dépassé d’ici au milieu du siècle, voire plus tôt, d’autant que les Nations Unies tardent à s’entendre sur un accord contraignant et plus ambitieux que le Protocole de Kyoto en matière de réduction des rejets de gaz à effet de serre.

 

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En l'espace d'une nuit, le Père Noël émet autant de gaz à effet de serre que le Qatar en un an...


L’énergie durable ne se développe pas assez vite, les pays dits du Sud s’inquiètent des difficultés de leurs homologues du Nord à trouver un terrain d’entente pour leur accorder le soutien financier et logistique conséquent dont ils ont besoin pour pouvoir espérer surmonter l’épreuve climatique, la pollution atmosphérique ne diminue pas à l’échelle planétaire : le tableau est noir et les prophéties funestes. Dans cette triste affaire, il se trouve que le Père Noël a lui aussi une part de responsabilité étant donné son bilan carbone.


Calculé par Ethical Ocean et déjà évoqué l’an passé dans ces colonnes, celui-ci est tout simplement désastreux. « En une seule tournée de cadeaux, le 24 décembre, le père Noël émet autant de gaz à effet de serre que le Qatar en un an », résume ainsi le site Internet Youphil.com. Impressionnant.


Des alternatives écologiques sont possibles


Plus précisément, le Père Noël rejetterait près de… soixante-dix millions de tonnes de CO2 (dioxyde de carbone) dans la nuit du 24 au 25 décembre. Une nuit au cours de laquelle, à sa décharge, il parcourt environ cent quatre-vingt-seize millions de kilomètres pour distribuer aux enfants du monde entier quelque trois cent vingt-et-un mille tonnes de jouets. Indissociables de « Santa Claus » (NDLR : le Père Noël est appelé ainsi dans les pays anglo-saxons), les sept rennes qui tirent son traîneau, eux, produisent du méthane, un gaz à l’effet de serre vingt-trois fois plus puissant que le dioxyde de carbone, et rejettent plus de quarante mille tonnes dudit dioxyde dans l’atmosphère.


Et ce n’est pas tout : de la production des matières premières à leur distribution, l’ensemble des présents que les enfants retrouvent au pied du sapin ont généré un peu plus de soixante-huit millions de tonnes d’émissions de CO2, dont neuf cent quatre-vingt-trois mille sont rejetées par l’usine du Père Noël, installée au Pôle Nord. Quant à l’emballage papier utilisé pour confectionner les paquets cadeaux, il engendre à lui seul une émission de deux cent quatre-vingt-quatre mille tonnes de CO2 dans l’atmosphère.


Des chiffres pour le moins élevés, mais qui n’ont rien d’une fatalité. Le progrès technologique rend en effet possible – et souhaitable – un verdissement allant de l’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit de l’usine précitée (à plus forte raison parce que le Pôle Nord est sujet à des périodes d’ensoleillement de vingt-quatre heures six mois sur douze) à l’installation de batteries au sodium rechargeables semblables à celles installées dans les véhicules hybrides sur le traîneau. Ces batteries permettraient de surcroît au Père Noël de se déplacer plus vite et de ménager les cervidés, forcément exténués après un aussi long périple.


Concernant les emballages cadeau, rien ne l’empêche d’opter pour du papier recyclé et biodégradable constitué de fibres naturelles. Soulignons enfin que les jouets éco-conçus sont de plus en plus répandus. Avec tout cela, le Père Noël peut atténuer son impact environnemental. Et, ce faisant, (re)commencer à vivre avec son temps.

 

 


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