Une honte : le Brésil veut urbaniser la forêt amazonienne, jugée "non productive"

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jair bolsonaro
jair bolsonaro : le visage de la mort

Le chef des affaires stratégiques du nouveau gouvernement brésilien a annoncé son intention de construire de nouvelles méga-structures dans le pays, s’attaquant à la forêt amazonienne.

Elu en octobre dernier, le nouveau chef d’Etat brésilien Jair Bolsonaro est en train de mettre son funeste plan d’action à exécution. La première de ses victimes ? La forêt amazonienne.

Le nouveau président avait déjà décidé de transférer l’autorité du ministère de l’environnement à celui de l’agriculture, aux mains des lobbys agricoles. Une façon peu voilée de faire comprendre que la protection de la vie sauvage, pourtant abondante dans son pays, ne le concernait guère.

"Zone improductive"

Maynard Santa Rosa, le chef des affaires stratégiques de l’administration, a dévoilé à la radio les principaux travaux auxquels il faut s’attendre dans les prochaines années. Qualifiant la forêt équatoriale de "zone improductive", le gouvernement veut l’industrialiser.

Au menu, un pont sur le fleuve Amazone, une extension d’autoroute sur plus de 500 kilomètres pour relier la frontière du Surinam au sud du pays, ce afin de faciliter le transport du soja. Le gouvernement va également lancer un projet de barrage hydroélectrique que la rivière Trombetas, un des affluents de l’Amazone.

Augmenter les capacités énergétiques du pays

La justification est simple, et tout aussi populiste que le programme qui a amené Bolsonaro au pouvoir : "L’Amazonie a une population de 10 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté. Nous ne pouvons plus fermer les yeux. Nous devons intégrer cette espace improductif pour y amener des emplois et de l’argent."

Selon ses arguments, le barrage va augmenter les capacités énergétiques du pays, offrant de l’énergie à l’industrie de l’aluminium et empêchant les fréquentes coupures de courant dont souffrent les grandes villes de Manaus et Boa Vista.

Destruction des réserves indigènes

Si la destruction de la forêt équatoriale est un désastre environnemental à elle toute seule, rien n’a évidemment été évoqué quant aux populations indigènes qui vivent dans la région. Quatre réserves indigènes sont concernées par le projet, tout comme huit populations quilombo, des descendants d’esclaves africains qui vivent désormais dans la forêt.

Evidemment, les organisations de protection de l’environnement sont rapidement montées au créneau. "Ce plan met en danger une région de l’Amazonie qui est une mosaïque de régions indigènes et de conservation de grande importance, non seulement pour ses habitants, mais pour toute la planète", explique Lucia Andrade, la coordinatrice de la commission Pro-Indian.
Un dernier espoir : le Brésil est soumis à des mesures d'austérité

Le plan doit encore être confirmé par décret présidentiel dans les deux prochains mois. Une manière, pour le gouvernement, d’éviter tout contrôle initial du congrès et toute étude d’impact sur l’environnement. Ce décret devra ensuite être adopté par l’assemblée législative dans les trois mois, sous peine d’annulation.

En revanche, le gouvernement n’a, à aucun moment, parlé des ressources financières nécessaires à de tels travaux. Et c’est là où le bât pourrait blesser. Car le pays est soumis à des mesures d’austérité strictes et ses dépenses publiques sont sévèrement encadrées. Ce qui pourrait donner encore un peu de répit à la forêt. Un bien maigre espoir…

Pour sauver la forêt amazonienne, merci de signer la pétition en cliquant sur le toucan :

toucan

 

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Les deux tiers des glaciers de l'Himalaya pourraient fondre d'ici la fin du siècle, selon un rapport international

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Qualifiée de "troisième pôle", cette région glaciaire alimente dix cours d'eau majeurs d'Asie. La fonte de ces glaces mettra en danger au moins 2 milliards de personnes.


Une fonte dramatique. Les deux tiers des glaciers de l'Himalaya et de l'Hindou Kouch pourraient fondre d'ici à la fin du siècle si la planète restait sur la même trajectoire d'émissions de gaz à effet de serre, selon une étude dirigée par l'International Centre for Integrated Moutain Development (ICIMOD), publiée lundi 4 février. Cette étude est le fruit de cinq ans de travail et a mobilisé plus de 350 chercheurs et experts.

S'étendant sur 3 500 kilomètres de l'Afghanistan à la Birmanie, la région montagneuse de l'Hindou-Kouch-Himalaya (HKH) est qualifiée de "troisième pôle" (en plus du pôle Sud et du pôle Nord) par les scientifiques pour ses gigantesques réserves de glace. Celles-ci alimentent dix cours d'eau majeurs d'Asie, comme le Gange et le Mékong.
"Des événements climatiques extrêmes"

Même si les nations de la planète parvenaient à contenir le réchauffement climatique du globe à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle d'ici à 2100, la cible basse de l'accord de Paris sur le climat de 2015, l'Hindou-Kouch-Himalaya perdrait tout de même un tiers de ses glaciers. Une fonte qui ne sera pas sans conséquences pour les 250 millions d'habitants de ces montagnes. Et surtout pour les 1,65 milliard d'autres qui vivent dans les bassins fluviaux en aval.

Une fonte dramatique. Les deux tiers des glaciers de l'Himalaya et de l'Hindou Kouch pourraient fondre d'ici à la fin du siècle si la planète restait sur la même trajectoire d'émissions de gaz à effet de serre, selon une étude dirigée par l'International Centre for Integrated Moutain Development (ICIMOD), publiée lundi 4 février. Cette étude est le fruit de cinq ans de travail et a mobilisé plus de 350 chercheurs et experts.

S'étendant sur 3 500 kilomètres de l'Afghanistan à la Birmanie, la région montagneuse de l'Hindou-Kouch-Himalaya (HKH) est qualifiée de "troisième pôle" (en plus du pôle Sud et du pôle Nord) par les scientifiques pour ses gigantesques réserves de glace. Celles-ci alimentent dix cours d'eau majeurs d'Asie, comme le Gange et le Mékong.

"Des événements climatiques extrêmes"

Même si les nations de la planète parvenaient à contenir le réchauffement climatique du globe à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle d'ici à 2100, la cible basse de l'accord de Paris sur le climat de 2015, l'Hindou-Kouch-Himalaya perdrait tout de même un tiers de ses glaciers. Une fonte qui ne sera pas sans conséquences pour les 250 millions d'habitants de ces montagnes. Et surtout pour les 1,65 milliard d'autres qui vivent dans les bassins fluviaux en aval.

"Le réchauffement climatique est en passe de transformer les pics montagneux couverts de glaciers de la HKH à travers huit pays en roches nues en moins d'un siècle. Les conséquences pour les peuples de la région, déjà l'une des régions de montagnes les plus fragiles et à risques du monde, iront d'une aggravation de la pollution de l'air à une augmentation des événements climatiques extrêmes", a mis en garde Philippus Wester, le responsable du rapport.

Selon le rapport, la région aura besoin de 3,2 à 4,6 milliards de dollars par an d'ici à 2030 pour s'adapter au changement climatique, puis de 5,5 à 7,8 milliards de dollars par an d'ici à 2050.

Publié dans Nature, Pollution

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EXCLUSIF. Hulot : "Monsanto a demandé à une officine belge de s'occuper de ma réputation"

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Nicolas Hulot révèle au JDD avoir été sous la menace de l'entreprise Monsanto (désormais propriété du groupe Bayer) quand il est devenu ministre de l'Ecologie.


Nicolas Hulot ne retient pas sa colère contre l'entreprise Monsanto, désormais propriété du groupe Bayer. L'ancien ministre commente pour le JDD le procès qui s'ouvre mercredi et qui opposé le géant mondial de l'industrie agrochimique à un agriculteur français, Paul François. Ce dernier "ne réclame pas vengeance mais justice pour lui et pour toute sa profession", juge Nicolas Hulot qui livre son opinion sur Monsanto, "la pire firme du monde". Il révèle ainsi au JDD qu'il aurait été la cible du groupe agrochimique à partir du moment où il est devenu ministre de l'Ecologie d'Emmanuel Macron.

"Quelques mois après que j'ai été nommé ministre, une personne de ma connaissance, haut placée dans une entreprise travaillant dans le domaine de l'environnement et qui pourra confirmer ce que je révèle ici, est venue me voir avec ce message menaçant : Monsanto avait demandé à une officine belge de s'occuper de ma réputation", détaille Nicolas Hulot.
Le "lobbying musclé" de Monsanto

"Je ressens une profonde colère face à l'indulgence dont bénéficie Monsanto : toutes les portes lui sont ouvertes dans la plupart des institutions. Ce lobbying musclé est intense", dénonce encore l'ancien ministre.

Et selon lui, "tous [les] agissements [de ce groupe] se font sous le regard de la plupart des décideurs mondiaux". "Leur silence et leur indifférence valent presque complicité", déplore-t-il encore.

Sollicité samedi par le JDD, Bayer Monsanto dément "formellement ces allégations très graves et diffamatoires".

Publié dans OGM j'en veux pas!

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Si vous pensez que l'économie est plus importante que l'écologie...

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économie vs écologie

 

Publié dans Les citations

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Emmanuel Macron renonce à sa promesse d’interdire le glyphosate en 2021

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épandage glyphosate

En affirmant, jeudi, que l’objectif de sortie d’ici à trois ans n’était « pas faisable », le chef de l’Etat a fait un geste en direction de la FNSEA.
En quelques mots prononcés lors d’un débat citoyen auquel il s’était invité, Emmanuel Macron a rouvert le délicat dossier de l’interdiction du glyphosate. Jeudi 24 janvier, en fin de journée, à Bourg-de-Péage (Drôme), le président de la République a déclaré que la France ne parviendrait pas à se passer totalement de cet herbicide controversé d’ici trois ans, un engagement qu’il avait pris personnellement.

« Je sais qu’il y en a qui voudraient qu’on interdise tout du jour au lendemain. Je vous dis : un, pas faisable, et ça tuerait notre agriculture. Et même en trois ans on ne fera pas 100 %, on n’y arrivera, je pense, pas », a-t-il déclaré, tout en encourageant les « productions alternatives » pour ne plus utiliser cet herbicide. Répondant à l’interrogation d’un apiculteur qui évoquait la mort de ses abeilles, M. Macron a rappelé que la France s’était battue pour que l’homologation de cet herbicide, commercialisé en particulier par la firme Monsanto avec le Roundup, ne soit renouvelée que pour cinq ans, quand l’Union européenne en proposait quinze.
Indiquant que certains « ne voulaient pas bouger du tout », le chef de l’Etat a rappelé qu’un « contrat de confiance » allait être signé et qu’il fallait « aider ceux qui bougent ». « Il a été montré qu’il y avait des doutes. Il n’y a aucun rapport indépendant ou pas indépendant qui a montré que c’était mortel », a-t-il aussi déclaré.

Alors que cette substance avait été jugée « probablement » cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en juillet 2015, l’OMS et la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) concluaient, un an plus tard : « Le glyphosate est peu susceptible de présenter un risque cancérogène pour l’homme à travers le régime alimentaire. »

Avec ces déclarations, Emmanuel Macron fait un geste en direction de ceux qui critiquaient la future interdiction de l’herbicide – la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) en particulier. Profitant de la crise des « gilets jaunes », le principal syndicat agricole avait dénoncé, le 23 novembre 2018, « l’agribashing ». Dans un communiqué commun avec les Jeunes Agriculteurs, la FNSEA avait alors remis en question « l’augmentation de la redevance pollution diffuse, les charges supplémentaires induites par la séparation du conseil et de la vente des produits phytosanitaires, les interdictions de produits de traitements sans solutions ni alternatives ».


« Renoncement »

glyphosate monsanto

C’est « le “L’environnement, ça commence à bien faire” d’Emmanuel Macron », a commenté sur Twitter l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot, en référence à la phrase prononcée par l’ancien président Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture en 2011, remettant en cause les objectifs de réduction de consommation des pesticides décidés lors du Grenelle de l’environnement.
En 2018, le débat parlementaire autour du glyphosate, dans le cadre de la discussion de la loi agriculture et alimentation, avait été tendu. Certains députés, y compris LRM, comme Matthieu Orphelin (Maine-et-Loire), s’étaient battus, en vain, pour que l’objectif de l’interdiction du glyphosate soit inscrit dans la loi. Le gouvernement et sa majorité parlementaire avaient rejeté l’amendement, arguant que l’objectif de sortie d’ici à 2021, affirmé par le chef de l’Etat, était clair et qu’il n’était nul besoin de l’inscrire dans un texte.

La possibilité que cet engagement ne soit finalement pas respecté est un « renoncement », a réagi l’association de défense de l’environnement Générations Futures dans un communiqué publié dans la soirée : « Après le refus de l’interdiction dans la loi, cette déclaration sonne comme un renoncement à un réel objectif de sortie du glyphosate qui n’est pas acceptable. »

« Un rapport de l’INRA, en novembre 2017, indiquait que des alternatives au glyphosate existent déjà pour 90 % des surfaces agricoles. Dans ces conditions, il est bizarre d’affirmer, trois ans avant l’objectif, qu’on ne pourra pas l’atteindre », explique François Veillerette, le directeur de l’association.

Les propos d’Emmanuel Macron sont d’autant plus incompréhensibles, selon lui, que le tribunal administratif de Lyon vient d’annuler, le 15 janvier, en application du principe de précaution, la décision d’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, prise en mars 2017 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). « Le président de la République doit revenir sur ses déclarations et réaffirmer l’importance de l’objectif de sortie du glyphosate », conclut M. Veillerette.

Rémi Barroux. Le monde.fr

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